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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 23:38

   Depuis sa création en 2012, je n'avais jamais participé au IronMan 70.3 Mont Tremblant. C'est pourtant la course IronMan la plus proche de chez moi. La raison est qu'il faut s'inscrire un an à l'avance pour avoir son dossard. Sauf que cette année, avec la carte pro, je pouvais m'inscrire jusqu'à trois semaines avant l'épreuve. J'allais donc enfin pouvoir prendre le départ.

   Comme pour le 70.3 Pays d'Aix, je n'étais pas du tout tendu avant l'épreuve. Le samedi, j'ai descendu la rivière rouge en canot avec ma chérie Gwen et le capitaine/chasseur de canards Milton, j'ai mangé mes ironfraises et gardé mon ironvin pour ironmom & irondad, pour la prochaine fois qu'ils viennent au Québec. Avec Gwen, nous avions pris un chalet pas cher sur AirBnB en plein milieu de la forêt, loin de l'agitation. Et ça a fait beaucoup de bien de s'éloigner de l'athmosphère électrique du village de Tremblant, même si c'était en revanche très apprécié le jour de la course.

   A l'heure du départ, j'étais assez intimidé de me retrouver à côté de gros noms comme Lionel Sanders, Cody Beals, Jesse Thomas, Taylor Reid, Tyler Butterfield, Paul Ambrose ou Richie Cunninghman. La bourse totale s'élevait cette année à 60 000$ (contre 25 000$ l'an dernier), et du coup, la start list s'est etoffée. Cependant, j'étais relax, trop relax d'ailleurs quand je vois cette photo, quelques secondes avant le départ, où tout le monde est prêt à partir, sauf... Moi, tout à gauche, debout et... Relax.

   De plus, au premier plongeon dans l'eau, mes lunettes partent et je dois m'y reprendre trois fois avant de parvenir à les remettre correctement. Bref, une fois lancé, je me sens immédiatement très à l'aise malgré l'eau fraîche (16°C). En plus, je parviens à me glisser dans un groupe, et je ne force pas trop, c'est le wetsuit Zoot Prophet qui fait tout le boulot. Sur le chemin du retour, je suis trop confortable, et je me mets sur le côté pour essayer de dépasser, mais malheureusement durant les derniers 800m, je ferais le yoyo, sans jamais vraiment pouvoir m'éloigner du groupe. Je sors ainsi avec ce groupe de 5. La première bonne surprise fut qu'enfin, le sub 27 était atteint (26'58'', de justesse). La deuxième bonne surprise fut que je réalisais que le leader du pack n'était autre que Sanders, et je me suis retrouvé à courir à côté de lui jusqu'à nos vélos. Un moment vraiment spécial. Les autres personnes du pack étaient mon ami Pat Brisindi, Ryan Cain, et Pierre-Yves Gigou.

   Une fois embarqué sur le vélo, n'ayant pas de powermeter, je me suis fié au feeling, qui m'a fait aller un peu vite sur les 20 premiers kilomètres. J'ai rattrapé du monde, dont Gigou, qui m'a ensuite redoublé plus loin. Je suis ensuite entré dans ma vitesse de croisière jusqu'au kilomètre 50. J'ai bu seulement deux gourdes sur le vélo contre quatre d'habitude, et je n'ai eu aucune crampes. J'ai aussi beaucoup moins mangé que d'habitude. C'est intéressant de voir qu'avec l'expérience, je stocke davantage de réserve pour ce type d'épreuve.

   Au kilomètre 50, je me suis fait rattraper par le train des trois premières femmes, avec à l'arrière James Seear et Ryan Cain, piégés, car l'arbitre qui suivait à moto prévenait que si on doublait, il fallait sortir les watts pour doubler tout le train et ne pas gêner la course des femmes. J'étais un peu écoeuré de me faire rattraper par Meredith Kesler et ses copines, alors que j'étais parti 4 minutes avant elles, alors je me suis saigné dans une côte afin de semer tout le monde. J'ai eu les jambes explosées au sommet, mais j'ai réussi à prendre le large... Pour 5km, car tout le monde m'a repassé à l'occasion d'une longue descente. Cette fois, nous sommes sortis de l'autoroute pour entrer dans la montée Ryan, plus étroite, et c'était tout simplement impossible de doubler à cause des motos des médias qui filmaient les femmes à l'avant. Pendant environ 15 - 20km, je suis resté en arrièredu train, frustré, car ça n'avançait vraiment pas au rythme que j'aurais voulu dans ces petites côtes. Devant moi, Seear et Cain parlaient carrément ensembles. Sur la fin de la montée Ryan, donc proche du chemin Duplessis et ses fameuses montées, je demande l'autorisation à l'arbitre de doubler. Il me l'accorde et je me faufile entre les motos et m'échappe à nouveau.

   Au pied de Duplessis, je suis presqu'à 40km/h de moyenne, mes Falcon Rampage ont fait un travail magnifique, mais le quasi-plat est maintenant fini. Dans les côtes, je rattrappe un autre pro, qui décide de me suivre, puis c'est Seear et Cain qui nous rejoignent. Entre deux blagues sur le fait que cette partie n'est pas la plus agréable, Meredith Kessler nous rejoint juste avant le sommet, et s'excuse de me doubler pour une troisième fois. Je la pardonne volontier, vu que cette fois, elle est venue seule sans ses copines. C'est à nouveau un joli train donc qui redescend vers la T2. Au final, mon temps vélo est de 2h17'08'', un peu déçu d'avoir été bloqué un moment, car du coup j'ai roulé à peine 18 secondes de mieux qu'en septembre, sauf que cette fois, grâce au petit répis à mi-course, je me sens nettement d'attaque pour la course à pied.

   Je suis parti directement sur le pace travaillé à l'entrainement, 3'50''/km, et ça a été un peu difficile de le tenir dans les premiers kilomètres assez vallonés. Je me suis fait rattraper par Monnink, et me suis accroché à lui. Au bout de 5km, nous entamons la piste cyclable du petit train du nord, plate, et du coup je retrouve un deuxième souffle, accélère et sème Monnink. Je fais tomber le pace à 3'45''/km de moyenne au kilomètre 10, et j'ai trois personnes en ligne de mire devant moi. Cependant, j'ai une baisse d'énergie au kilomètre 11. Je passe ce kilomètre au bout de 3h30 d'effort, donc je me fixe comme objectif de finir à 4'00''/km pour faire 4h10. Je ne doublerai plus personne de la course, mais j'ai Antoine Joicoeur Desroches à 50 mètres devant, et je m'efforce de ne pas le perdre. Grâce à lui, nous tenons un 3'58''/km, même dans les 5 derniers kilomètres qui se durcissent à nouveau avec de belles montées. Je suis sur les bases de 4h09, mais la montée finale dans le village aura raison de moi. Dans cette dernière côte, je perds Antoine. A ce moment, c'est 90% mental, et l'autre moitié physique. Je franchis la ligne heureux et soulagé en 4h10'35''. 15ème à la sortie de l'eau, 14ème en posant le vélo, et 14ème à l'arrivée. J'aurais été 5ème l'an dernier avec ce temps, alors que cette année les 5 premiers ont cassé le record du parcours. Une très belle cuvée 2015, donc !

Crédit photo : http://julienheon.com/

   C'est une petite victoire que celle d'avoir pu ne pas perdre de places au long de la course. L'autre victoire, c'est d'avoir couru 1h21'58'' sur mon 21km sur un parcours pas facile, ce qui constitue de très très loin ma meilleure course à pied en triathlon, et du coup mon meilleur temps sur 70.3. Pour finir, aucun amateur ne finit devant moi, ce qui est soulageant en quelque sorte, car ça me donne un peu moins l'impression de faire un hold-up à chaque fois que je prends un dossard avec un numéro à un ou deux chiffres !

IRONMAN 70.3 MONT TREMBLANT - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h10'35''

Nage : 26'58'' (1'25''/100m, 48ème temps)

Transition 1 : 3'41''

Vélo : 2h17'08'' (39,378km/h, 19ème temps)

Transition 2 : 0'50''

Course : 1h21'58'' (15,445km/h, 3'53''/km, 11ème temps)

15ème sur 2391 partants

14ème pro.

Les photos ici.

 

Voici le resume de la course a Sasha au Ironman Mont-Tremblant 70.3 ce dimanche passe:"L'IronMan 70.3 de Mt Tremblant ...

Posted by Zoot Team Canada on Thursday, June 25, 2015

 

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Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons 70.3
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