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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:01

   L'année dernière, j'avais enchainé les courses, et surtout m'était présenté à chacune d'elles à 100% de ma forme. Si la saison avait été fructueuse, il s'en était suivi une perte de vitesse en septembre et deux mois de grosse fatigue à cause de cet enchainement, et d'absence de vitesse, à cause de tout les entrainements qui avait sauté pendant l'été afin de se reposer pour les courses. Cette année j'ai appris que le problème n'est pas forcément de trop faire de compétitions, mais de ne pas les classer en importance. Du coup, j'ai commencé à décider de mes A-races, comme le 70.3 Tremblant ou le 70.3 Timberman. Les autres courses sont plutôt des B-races, des courses de second plan, où je sais que je ne suis pas dans un pic de forme, mais j'affiche tout de même des ambitions, comme le 70.3 Muskoka. Enfin, il y a les C-races, les courses en mode entrainement, pendant une grosse semaine de volume par exemple.

   Car effectivement, j'ai aussi découvert cette année qu'une planification pour provoquer un pic de forme, en faisant monter le volume à 3 et 4 semaines avant une course par exemple, est un outil puissant. J'ai pu m'en rendre compte en retranchant 3 minutes à mon record personel sur 21km ou encore lors du 70.3 Tremblant. C'est une ligne de conduite de laquelle je ne dévie pas à présent. Pour le 70.3 Timberman le 16 août, mes deux grosses semaines tombaient pendant les championnats canadiens amateurs à Magog, et vu que mon commanditaire Pro Circuit m'offrait le dossard, c'était une occasion parfaite de conclure une grosse semaine. Surtout que ce championnat canadien n'était en fait rien d'autre qu'un championnat québécois. C'est le désavantage de vivre dans un grand pays. J'imagine les championnats du Liechtenstein ont plus de facilité à regrouper des athlètes des quatre coins du pays.

   Cette semaine, donc, j'ai eu d'excellentes sensations sur mes intervalles de vélos lundi et mercredi, et sur la piste (7x600m à 2'55''/km le mardi, 5x1800m à 3'28'', 3'28'', 3'24'', 3'20'' et 3'19''/km le jeudi), et le vendredi il ne me restait pas grand chose dans le corps à part des jambes douloureuses. Le jour de la course, dans ma vague (moins de 29 ans) se trouvaient la crême de la crême : Mathieu Pageau, intouchable sur la nage, Simon B. Lalonde, intouchable sur le vélo, et Thomas Windisch, intouchable sur la course à pied. En temps normal, c'est un défi stratégique de battre l'un ou l'autre de ces gars, et ça promettait un grosse bagarre que d'affronter le trio d'un coup. Sur la nage, comme l'an passé le wetsuit n'était pas permis ce qui a donné une bonne pratique en eau libre. J'ai eu de bonnes sensations, mais apparement ça ne veux rien dire car je nage à la seconde près le même temps que l'an dernier, alors que j'ai baissé d'une minute mes temps de nage sur 70.3.

   Sur le vélo, dans un parcours technique et valloné, j'ai travaillé mes trajectoires et me suis concentré à ne pas faire de pic d'effort dans les montées. La stratégie a payé car j'ai repris mon retard sur Thomas et sur d'autres athlètes pour me classer troisième derrière Mathieu et Simon qui nous a évidemment éclaté avec un bike split de 1h07, alors que les 2ème, 3ème et mon 4ème temps vélo se tiennent en 1h09 et des poussières. Contrairement à Drummondville en juin, j'ai roulé beaucoup plus sous contrôle en vélo à Magog et me sentait près à courir vite. Le problème est plus venu du manque d'hydratation: La course partait à 13h, et ma gourde sur le vélo n'a tenu que 10km avant d'être vide. Commencer la course à pied avec une grosse soif n'est pas vraiment optimal.

   Au passage, je tenais à signaler la grande dangérosité du parcours vélo. 3 boucles avec 500 athlètes sur la boucle, et 6 passages sur une voie ferré à 50km/h est surement le meilleur moyen d'envoyer les gens dans le décors (ce qui est d'ailleurs arrivé), surtout que dès le troisième passage, la route était jonchée de bidons qui tombaient des vélos sous les vibrations. L'an dernier, l'aller-retour sans voie ferrée était parfait, pourquoi changer ce qui fonctionne ?

   Pour finir, j'ai couru tant bien que mal, mais avec les jambes que j'avais, j'ai compris que je n'aurais pas Mathieu. J'ai repris Simon, suis resté temporairement 2ème avant de me faire doubler par Thomas à 1km de la ligne d'arrivée. J'ai donc fini 3ème puis été relégué 4ème pour 25 secondes après les résultats des autres vagues. Là encore, c'est regrettable que l'organisation fasse des vagues par groupe d'âge plutôt que par niveaux comme cela se fait sur absolument tous les autres triathlons au Québec. Même si je suis content de conserver le titre de champion canadien 25-29 ans, c'est beaucoup plus excitant de se battre pour le classement général, et ces départs par vague selon l'âge biaisent l'aspect stratégique et le résultat final.

   Voilà en prime la brochette "Top 4" de la vague des moins de 29 ans: Simon, Thomas, Mathieu et moi : Du gros potentiel sur le longue distance comme sur le court. Je profite que ces gars là ne soient pas encore sur le long pour essayer d'aller décrocher des bons classements sur 70.3, ce sera plus dur après !

 

TRIMEMPHRE - 1500M+40KM+10KM

2h12'05''

Nage : 23'32'' (1'34''/100m, 15ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h09'10'' (4ème temps)

Course : 39'24'' (3'56''/km, 15,228km/h, 8ème temps)

4ème sur 567 partants

1er homme 20/29 ans.

 

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Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons Olympique
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