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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 20:00

   Après Barcelone en octobre dernier, Lake Placid était le deuxième Ironman que j'avais choisi pour poursuivre mon "apprentissage" de la distance. Je ne m'attendais pas à faire autant de progrès autant rapidement : A Lake Placid, j'ai bien couru jusqu'au kilomètre 32 (contre 14 à Barcelone), je m'en suis sorti avec quelques courbatures et aucune crampe (A Barcelone, il fallait m'aider à monter dans une voiture ou descendre du lit pendant 48h)... Je suis très encouragé au rythme où vont les choses. Certes, le temps final est très loin encore de ce que je veux faire un jour, mais il ne veut pas dire grand chose, car quand on explose sur le marathon d'un Ironman, on peut perdre 30 à 40 minutes par 10km. L'objectif est de rentrer un marathon correct avant de réfléchir à un temps total que je voudrais faire.

   Comme à Barcelone, la natation étant sans combinaison pour les pros seulement. Je voulais battre mon temps de référence de 59 minutes établi en octobre. Après un départ plutôt rapide, j'ai dû me mettre dans le rouge pour aller chercher un pack devant. Après 400m, je me retrouve confortablement installé dans des pieds, et j'attends que le temps passe. Après une boucle, lors de la petite sortie à l'australienne, je vois que la moitié du parcours a été faite en 29 minutes, ce qui est une bonne chose pour le sub 1h. Mais en attaquant la seconde, je réalise que la dernière vague de groupe d'âges, les plus lents, vient tout juste de partir. La deuxième boucle a été un calvaire à slalommer entre les brasseurs et dos-crawleurs, et à se dégager un chemin dans les virages. Résultat, une deuxième boucle plus lente pour un temps de 1h01.

   Avant de me présenter pour la course, j'avais fait deux fois le parcours vélo en entrainement dans les semaines précédentes. Je savais exactement où il fallait rouler vite, où s'en garder. J'ai testé une nouvelle méthode de nutrition, en ne prenant que du salé : une barres salée aux 25km, soit 7 barres au total. J'ai eu du mal à les manger, mais cette stratégie a été bonne, car je n'ai pas eu de baisse d'énergie, et mon estomac s'est très bien senti pendant le marathon, et j'ai pu m'alimenter avec ce que je trouvais sur le parcours course à pied, évitant ainsi une explosion prématurée à cause d'un estomac qui ne veut plus rien savoir. Le reste de ma nutrition consistait en des boissons Pro Circuit. Côté équipement, en plus de la fine lame Giant Trinity, j'avais priorisé la légereté vu les côtes finales avec des roues Falcon 88mm (arrière) et 55mm (avant), et l'incontournable casque Smith TT Podium, très aéré et avec un grand champ de vision.

   Concernant cette partie vélo, je visais un temps total en un peu plus de 5h. En faisant une première boucle en 2h34, je me suis rendu compte que ça serait dur. En terminant en 5h18, j'étais déçu, mais en regardant les résultats, j'ai vu que je n'étais qu'à 10 minutes de certains bons rouleurs qui m'avaient déjà mis 10 minutes sur un 70.3. Du coup, je prends très volontier ce temps de 5h18, et encore plus les jambes fraiches qui venaient avec.

   Je sais à présent qu'il est normal de se sentir léger à l'entame du marathon mais que celà ne dure pas longtemps. Alors plutôt que d'y aller aux sensations et me retrouver à courir à 4'/km, je me suis freiné sur les 10 premiers kilomètres pour être dans les 4'30''/km. Ensuite, je n'avais plus besoin de me freiner jusqu'à la fin de la première boucle. C'en était euphorisant de voir comment cette course à pied se déroulait tellement bien, tellement mieux qu'à Barcelone. Une fois les 21km passés, j'ai commencé à m'accrocher pour tenir l'allure, et les petites montées ont fait se rapprocher mon allure moyenne proche des 5'/km. C'est au 32ème kilomètre que je me suis senti vidé. J'ai essayé de ne marcher que dans les côtes et les ravitaillements, pour rallier cette ligne d'arrivée en 3h54 (3h46 à ma montre qui n'a pas compté les deux arrêts toilette!).

    Le fait d'avoir son corps en presque bon état à la fin d'une telle épreuve est l'élément qui remonte le plus le moral. Initialement j'avais prévu d'abandonner si le corps ne voulait plus avancer, pour ne pas hypothéquer mon Ironman Mt Tremblant 4 semaines plus tard, mais deux semaines plus tard, les muscles ont déjà oublié Lake Placid et l'entrainement suit son cours normal. Tout est en place pour que je me rende à bonne allure au-delà du 32ème kilomètre le 20 août !

   P.S.: Antoine Jolicoeur-Desroches m'a fait l'honneur de son podcast, et nous parlons de mon Ironman Lake Placid, et de véganisme : Voilà le lien pour les curieux : https://soundcloud.com/user-549034918/sacha-cavelier-triathlete-pro

IRONMAN LAKE PLACID - 3,8KM+180KM+42,2KM

10h21'03''

Nage : 1h01'37'' (1'37''/100m)

Transition 1 : 4'30''

Vélo : 5h18'40'' (33,891km/h, 52ème temps)

Transition 2 : 2'09''

Course : 3h54'07'' (10,815km/h, 5'32''/km, 203ème temps)

79ème sur 2788 finishers

17ème pro.

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Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons Ironman
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