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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 20:52

   Dimanche dernier, j'ai pris mon 8ème départ sur la distance ironman, et pour la 7ème fois je me suis encore dis pendant 226km que c'était beaucoup de sacrifices et d'entrainement qui partent en cendres pour pas grand chose, en l'occurence, pour une météo un peu chaude.

   La nage s'est bien déroulée. J'ai une gêne à l'épaule depuis ma chute le 2 juillet, et j'avais oublié mon speedsuit à la maison (il n'y avait pas de wetsuit pour les pros). Malgré cela, je nage seulement une minute plus lent qu'en 2017, en m'accrochant bien aux pieds du mec devant pendant 2900m et en prenant un relais sur le dernier 900m de retour. C'était une première étape très satisfaisante.

   J'avais de grosses attentes sur le vélo compte tenu de l'état de forme que j'avais démontré sur mes deux derniers 70.3 où j'avais sorti une moyenne de 300W environ, soit 30W de plus que les années passées. Je visais donc 30W (ou au moins 20) supplémentaires sur mon wattage ironman habituel, le faisant passer à 260-270W. C'est ce que j'ai tenu sur les 50 premiers kilomètres, avant que mon taux de sudation qui s'était emballé dès le début du vélo ne me déshydrate comme un raisin sec. On ne peut pas non plus parler de canicule, la température a monté de 15 à 26°C (versus 9 à 20°C en 2017), mais c'est déjà trop moi pour rester hydraté dans un effort de plus de 5h. J'ai bu environ 15 gourdes, mais ne suis allé à la toilette que le soir 4h après être arrivé.

   Mon vélo n'a pas été si catastrophique, puisque finalement je m'en sors avec le wattage habituel, 243W, 5 minutes de plus qu'en 2017 qu'on peut mettre sur le compte du vent qui a été particulièrement présent. Sauf, qu'en descendant du vélo, j'ai vite compris que j'avais morflé: Je n'étais plus capable de poser les pieds au sol sans douleur tellement les muscles des jambes et des pieds étaient crispés. En boitant, j'ai rejoint la tente de transition pour prendre un 7 minutes de massage des pieds, qui m'a permis de repartir. Sans éclat, je suis parti pour faire un marathon, mais les jambes se sont replacées, et les douleurs n'ont jamais empiré, ce qui ma poussé à faire la deuxième boucle puis à finir. Ma nutrition, qui est maintenant bien rodée, m'a certainement sauvé du DNF. Je ne me suis pas éloigné du plan habituel, et l'énergie a été bonne tout le long de la course. L'expérience aura servi au moins à ça.

   Certes la course aura fait des dégâts dans le peloton des pros. Avec un temps vélo ordinaire, je gagne trois places, puis avec un marathon en 4h18, j'en reprends trois autres, dans la dernière boucle, c'est dire si les conditions étaient éprouvantes pour ceux qui jouaient un classement plutôt qu'un temps et qui ne pouvaient pas se permettre de gérer leur effort en fonction de la météo. Mais tout de même, c'est paradoxal de se sentir aussi fragile et vulnérable face aux petits aléas météo alors qu'à chaque fois on passe à travers des semaines d'entrainement débiles. Le fossé entre le plaisir et les résultats que j'ai cette année sur 70.3 par rapport à la distance ironman alimente encore cette réflexion qui me dit que 2019 sonnera la retraite de cette distance là. J'ai eu une course de rêve en Arizona l'an passé, mais force est de constater que pour certaines personnes comme moi, si tous les facteurs ne sont pas alignés, soit 7 courses sur 8, je vais en chier. Ceci dit, en ravito d'après course, je reste bon et constant au fil des années, reste à voir si on peut en faire une carrière.

IRONMAN LAKE PLACID - 3,8KM+180KM+42,2KM

10h55'55''

Nage : 1h02'26'' (1'38''/100m)

Transition 1 : 4'20''

Vélo : 5h23'39'' (33,37km/h)

Transition 2 : 7'17''

Course : 4h18'12" (9,81km/h, 6'07''/km)

112ème sur 2938 finishers

20ème pro.

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  • : Sacha Cavelier Triathlète
  • : Après une formation d'ingénieur en France, je combine le triathlon élite LD à un doctorat de 2015 à 2020 au Canada et Australie. Installé en Ohio, papa, je poursuis la route sur les ultra trails et triathlons en espérant être encore compétitif.
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