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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 20:46

   Cela faisait plus d'un an que je n'avais pas écrit sur ce site. La pandémie étant passée par là, à part un triathlon anecdotique au Québec en septembre 2020, mes derniers dossards dataient de janvier-février 2020 en Australie. Mon dernier billet remontait à mars 2020 et mon défi personnel sur le Yurrebilla trail. Tout ça m'avait manqué.

   Lorsque j'ai commencé ce blog il y a 11 ans, je me lançais dans la folie de la longue distance et enchainais marathons et ultras. Mes derniers ultras datent de 9 ans, en 2012, puisqu'une autre folie a pris la relève, celle du triathlon. Et 9 ans après, je vais raconter comment ces sensations sont revenues à la vie.

   Je n'ai pas encore fait un saut d'une discipline à l'autre. Des évènements majeurs ont changé mon rapport à l'entrainement : Fin des études, nouveaux emplois (oui au pluriel puisque je suis passé de chercheur en greffe de moelle épinière en Australie à agent de maintenance à Mt Tremblant au Québec à enseignant en maths à St Hyacinthe à de nouveau chercheur en greffe osseuse aux USA, en l'espace de moins d'un an).... Mais surtout l'arrivée de Nelia dans nos vie en septembre 2020 et bien sûr une pandémie qui a changé notre routine à tous. Désormais je m'entraine par plaisir, même si j'ai réalisé que j'ai besoin de beaucoup d'activité physique pour équilibrer ma vie. Ce plaisir a modifié mon entrainement depuis la fin 2019 : Beaucoup plus de trail, acquisition d'un gravel bike fin 2020... Et l'envie de courir sur des trails et des triathlons très difficiles, mais plus courts que les ironmans.

   Etant arrivé en Ohio en février, je m'étais inscrit à quelques trails et un triathlon de type pète-fibre musculaire fin mai, le Toughman (parcours vélo difficile et course en trail, sur une distance 70.3). Tout a été annulé un peu dernière minute, le département des ressources naturelles ayant suspendu les permis jusqu'au 31 mai à cause de la pandémie. Sauf que... Un trail de 50km se déroulait dans le camp scoot Tuscazoar, privé, donc non soumis à ce rêglement. Je m'y suis précipité et me suis inscrit à deux autres ultras en juin dans la foulée. Il fallait que je mette quelques dossards.

   Ce fut donc la première expérience familiale de déplacement sur une course. Le cadre naturel et la météo ont contribué à rendre ce weekend parfait. La course en question, "Running with my gnomies", doit son nom aux 50 lutins disposés le long de la boucle de 25km à faire deux fois. Cette boucle était faite à moitié de sentiers hors piste la plupart du temps entre boue et rivières,  et à moitié dans des sentiers plus traditionnels.

   Pour finir la description du contexte qui m'a amené là, je cours en ce moment deux fois par semaine, car je garde trois rides de vélo et deux grosses nages. Mais durant mes sorties de courses, je dépasse le 25km, voire le 30km, dans les routes très vallonnées, montagneuses même, des basses Appalaches. J'intégre beaucoup de trail quand je le peux. C'est un peu juste pour espérer tout éclater sur un petit ultra, mais suffisant pour le finir. Le besoin de me challenger et de retrouver les sensations d'il y a 10 ans l'ont emporté sur la raison.

   Maintenant que le contexte est posé, j'ai presque envie de m'arrêter là car le reste est ennuyeux. Comme disait Laurent Vidal, peu importe le résultat, ce qui compte, c'est le processus. Bref, les coureurs partaient aux 20 secondes, je suis parti dans les derniers pour avoir le plaisir de doubler pendant la première boucle. J'ai eu une excellente allure (2h35 environ sur cette boucle) et me suis retrouvé seul au monde sur la deuxième boucle sans voir un être humain à part aux ravitaillements. Comme pour tous les ultras, la fin est un combat avec soi-même, et j'ai eu du plaisir à le mener, porté par les encouragement de la petite famille reçus mi-parcours.

   Je passe proche de mon objectif de top 10 mais il ne faut pas être trop gourmant sur cette première. J'ai eu assez d'énergie pour passer le reste de la journée à profiter du beau temps avec maman et Nelia, et c'est le principal (certaines courses en Australie m'avaient rappelé que cela n'était jamais forcément acquis). Les USA ont aussi cette faculté de reprendre la vie comme si la pandémie n'existait pas (pas vu un masque du weekend, même dans les batiments. Le départ aux 20 secondes était pour la forme, on était entassés derrière la ligne pendant 10 minutes). Avec nos vaccins prévus fin mai, on sera surement moins mal à l'aise au prochain évènement (4 juin sur la même distance) pour reprendre la vie d'avant.

RUNNING WITH MY GNOMIES - 50KM - 1800M+
5h49'12''
8,59 km/h, 6'59''/km
12ème sur 109 finishers
6ème 30/39 ans.

 

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  • : Sacha Cavelier Triathlète
  • : Après une formation d'ingénieur en France, je combine le triathlon élite LD à un doctorat de 2015 à 2020 au Canada et Australie. Installé en Ohio, papa, je poursuis la route sur les ultra trails et triathlons en espérant être encore compétitif.
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