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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 22:34

    Il existe tellement peu de courses de 15km que lorsque l'occasion se présente, on saute dessus. La distance est pourtant très intéressante, à mi-chemin entre le 10km et le demi-marathon. La difficulté de la semaine a donc été de trouver le pace 15km, rebaptisé pour l'occasion "pace pichous". Moi et mon sport partner JP avions initialement décidé de partir à 3'40''/km. Cependant la tâche s'est compliqué quand de nombreux coureurs nous ont conseillé de partir au pace 10km, à cause du parcours légèrement descendant. Après de nombreuses hésitations, nous avons finalement décidé de prendre le pace de 3'35''/km. "Ca passe ou ça casse".

   Située tôt dans l'année, et qui plus est dans le nord du Québec, au Saguenay, cette course est soumise au caprices de la météo. Heureusement, nous avons échappé à la tempête de neige, ce qui n'était pas le cas il y a deux ans. Mais le -23°C le jour de la course ne donnait pas envie de partir courir. Le petit vent dans le dos et le parcours rapide furent deux éléments motivateurs importants.

   Lorsque le départ est donné de Jonquières à midi, les 1400 coureurs partent vite, très vite, trop vite. Avec JP, nous nous laissons un peu emporter par le flot et passons le premier kilomètre en 3'19''. Assez vite, nous rectifions le tir et cherchons l'allure de croisière. Le 3'35''/km semble trop rapide, et c'est plutot à 3'39''/km que nous trouvons nos repères. Nous respectons ce pace à la seconde près pendant un bon moment. Nous sommes très faciles et en plus de ça beaucoup de coureurs autours de nous commencent à souffrir à cause de du départ rapide. En un clin d'oeil, nous nous retrouvons au kilomètre 10 en 36'30'', avec l'impression de faire le jogging du dimanche. J'annonce alors à JP que je vais essayer d'accélérer pour finir fort sur les cinq derniers kilomètres. JP veut embarquer, mais se verra contraint à garder le pace initial à cause de crampes d'estomac.

   De mon côté, ce qui devait être au début une simple accélération se transforme en sprint, surmotivé par le fait de rattraper autant de coureurs et par les encouragements du public. Je suis à 3'22''/km sur deux kilomètres, puis diminue un peu le rythme, bien que j'aurais voulu courir jusqu'à la fin comme ça. Le parcours longe la rivière du Saguenay, et malgré le cadre idyllique, j'ai hâte de finir. J'aperçois alors Chicoutimi, mais pas de ligne d'arrivée. J'espère profondément qu'il ne faut pas traverser la ville car je suis à bloc. Heureusement, après un petit virage, la ligne d'arrivée apparait. En voyant le chrono, je me dis que je peux faire un sub 54', mais si j'accélère, je vais vomir, mais si je ne fais pas un sub 54', je vais m'en vouloir toute la semaine, bon, du coup, je sprinte, passe 4'' avant le 54', m'accôte sur une barrière, mais finalement ne vomis pas.

   J'ai donc couru en 3'29''/km sur les cinq derniers kilomètres, ce qui est très encourageant. J'ai même décroché une bourse pour avoir finit 2ème chez les hommes 20/29ans, et un personal best de huit minutes. Mais ce qui me trotte dans la tête avec le recul, c'est que 3'39''/km pourrait bien être mon pace demi-marathon., ce qui fait un 21,1km en 1h16'59''. Avant de me fourvoyer au demi-marathon de Montréal le 28  avril, il reste par chance deux 10km pour huiler la mécanique.

 

COURSE DES PICHOUS - 15KM

53'56''

16,687km/h,  3'35''/km

12ème sur 1121 finishers

2ème homme 20-29ans.

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