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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 10:27

Sans titre

   Après avoir très bien récupéré de l'Ironman de Nice, deux 541456 10150197181544980 1266825462 nsemaines plus tôt, je me suis lancé tête baissé dans mon deuxième objectif de la saison, performer sur le demi ironman, ou 70.3, une distance qui me plaît vraiment : on récupère très vite d'un 70.3, on peut mettre du rythme tout le long de ce type de course sans essayer de se garder de l'énergie pour plus tard comme dans un ironman, l'épreuve est moins exigeante en entraînement. Bref, je suis donc parti à 9h de Montréal samedi matin, et après avoir traversé le Vermont, le New Hampshire, le Massachusetts, après avoir franchi la frontière et les embouteillages de Boston, j'ai débarqué dans cet Etat que je ne connaissais pas, le Rhode Island, quelques minutes avant la fermeture du retrait des dossards à 17h. Puis, la course contre la montre a continué pour aller déposer les affaires de courses puis le vélo à quelques kilomètres de là, à Olney Pond, un petit coin paradisique où je n'ai pas pu résister à la tentation de me baigner dans l'eau chaude avec le soleil couchant. Dans la soirée, ma voiture, en plus de me servir de moyen de transport, m'a aussi servi d'hotel. Après tout, ce n'était que pour quelques heures, puisqu'à 4h du matin, je me levais pour me diriger vers le centre ville de Providence, la ville hôte de l'évènement, pour prendre une navette qui me conduirait jusqu'au départ de la natation. 

IronMan-70.3-Rhode-Island-2012 0002   Arrivé vers 5h30 sur l'ère de départ, je vérifie rapidement mon vélo avant de quitter la zone de transition à 5h45. Le départ des pros se fera à 6h et le départ de ma vaque à 6h45. J'ai donc tout le temps de regarder les vagues partir et même arriver. La mauvaise nouvelle de la matinée est que les combinaisons sont interdites, pas étonnant avec la température de l'eau. Moi qui voulait casser le chronomètre sur la nage aujourd'hui, je dois me résigner à ce que mon temps ne soit pas excellent. Lorsque l'heure du départ s'a0197 00499pproche, les coureurs de mon groupe d'age se rassemblent sur la plage. Je me suis faufilé dans les premières lignes. Puis le départ est lancé. Je cours quelques mètres là où l'eau est au niveau des genoux, et au moment de plonger pour nager, je marche sur une pierre qui me fait contracter bizarrement le pied, et je crampe au niveau de l'arche du pied. Pendant 50m, je ne parviens pas à nager comme je le devrais, et la moitié des triathlètes de ma vague me passe sur le corps. Lorsque la crampe passe enfin, je prends un rythme peu confortable afin de rattrapper du monde. Je me concentre pour garder ce rythme, toujours être à la limite de mes capacités pulmonaires. Je profite aussi de l'instant, car les sensations sont très bonnes, je me sens glisser dans l'eau chaude, sur ce lac magnifique. Je double beaucoup de monde, notamment ceux des autres vagues partis avant. Après 25 minutes et quelques virages, j'aperçois la ligne d'arrivée de la nage, et je me donne encore plus, sentant les muscles des épaules s'échauffer. Lorsque je sors, je suis extrêmement satisfait de m'être défoncé comme jamais, même si le temps n'est pas mon meilleurs, 34'47'', la combinaison aide définitivement à aller plus vite. Je cours jusqu'à l'aire de transition, attrappe mon vélo et pars sur le circuit de 90km.

0197 000070197 02627   Sur les premiers kilomètres de plats, le compteur flirte avec le 40km/h. J'ai regardé le profil du parcours, et il semble que ce sera très plat, plus facile qu'à Nice en tout cas. Mais à ma grande surprise, en plus des faux plats montants ou descendants, je rencontre de nombreuses côtes courtes et raides. Je suis à mon avantage dans ces montées-là, et, debout sur le vélo, je double à la pelle des coureurs. Jamais sur le parcours je ne verrai un seul coureur me doubler en côte. Mais dans les descentes, c'est une autre affaire. Là où je roule à 50km/h, les time trial me doublent à 60km/h. Je me concentre sur ma course, car mon objectif est de me rapprocher des 2h30 sur ce parcours vélo, soit un 36km/h de moyenne. Mais vers la mi-parcours, je me rends compte que ces montées et descentes n'amènent ma vitesse moyenne qu'à 34km/h à0197 03974 peine. Ce parcours n'est pas si plat finalement, et il en sera de même jusqu'à l'arrivée. J'ai beau tout donner sur le vélo, sans aucun calcul d'économie d'énergie, ma vitesse moyenne ne bougera pas. La chaleur commence à tomber aussi, et les boissons énergétiques des ravitaillements sont les bienvenues. Le parcours n'a rien de grandiose, des arbres, et parfois des boulevards avec une voie réservée pour les triathlètes et démarquée par des plots. Ces 90km passent rapidement, j'ai maintenant l'habitude de faire des sorties beaucoup plus longues. A l'approche de Providence, le parcours devient par contre vraiment... dégueulasse. De nombreuses portions de routes sont défoncées, et par quatre fois il faut traverser des rails de chemin de fer. De partout sur la route se trouvent à ces endroits-là des bidons d'eau de cyclistes dont la secousse sur les rails a fait tomber les gourdes. Ces bidons sont des dangers mortels, et je me languis d'en finir avec ce parcours de vélo qui est bien différent des parcours que j'ai pu admirer sur les autres évènements ironman. Je pose donc le vélo après 2h39'57'', assez déçu de ne pas avoir mis en banque plus de temps que ça, et d'avoir été à peine plus rapide qu'à Nice où le parcours vélo était très exigeant, car je sais qu'à présent le parcours de course à pied n'est pas facile, et il va être dur de faire un chrono correct.

0197 09935   La transition est très rapide, juste le temps d'enfiler mes chaussures et une casquette et me voilà parti. Je pars très vite d'entrée, surtout que le parcours commence par une descente. Après un kilomètre, je sens des crampes d'estomac. je décide d'arrêter de manger aux ravitaillements le temps de les laisser passer, et je ne prends que quelques gorgées d'eau, mais surtout me verse des litres d'eau sur la tête, coince des éponges d'eau glacée de partout sous mes habits et ma casquette, façon Craig Aexander. La première difficulté est un longue et raide montée de peut être un ou deux kilomètres, qui n'arrange rien à mes crampes d'estomac. Heureusement, je parviens à garder un bon rythme, ces crampes vont et viennent mais ne me gênent pas tant que ça. Je suis étonné de ne voir que peu de monde sur le circuit, je suis pourtant partis dans les dernières vagues. Passé la grande montée, se trouvent encore quelques bosses, puis un demi tour nous renvoit descendre ce que nous avons monté. S'ensuit alors une grande boucle assez plate cette fois mais avec moins de ravitaillement, où je parviens à retrouver de 0197 09937la vitesse. Je finis alors les 10,5km après une dernière belle montée vers l'aire d'arrivée, et je repars pour le dernier tour. Je suis un peu démoralisé à l'idée de devoir me retaper la grosse montée. Mais cette fois, de nombreux coureurs sont arrivés sur le circuit, et dans cette montée, beaucoup d'entre eux marchent. Je les double en courant, ce qui me redonne le moral. L'estomac va bien mieux, et je prends quelques gels et oranges, à titre préventif, car je ne sens aucune baisse de régime, ni physique, ni mentale. Lorsque s'en viennent les cinq derniers kilomètres de plat, je pousse un peu sur la machine pour essayer de garder un bon rythme. Je double énormément de coureurs, et puis lorsque je finis la dernière montée, la ligne d'arrivée apparait. Je suis satisfait d'avoir poussé autant, mais là encore, les montées réduisent mon temps à 1h34'18''. Je finis tout de même en 4h53', le même chrono qu'au demi ironman de Montréal sur un parcours complètement plat. Je suis très content d'en avoir fini, d'avoir pu mettre tout ce rythme tout le long de la course, sans baisse de régime, une première. Mais à l'annonce des résultats, j'ai un peu de rancoeur à voir que je ne suis que 8ème de ma catégorie. Même pas un top 5. Pour une course faite avec d'aussi bonnes sensations, j'aurais espéré mieux. Mettons ça sur le compte de la fatigue de Nice, et puis la saison est loin d'être finie. Je profite des pizzas de l'arrivée, et après une sieste réparatrice dans l'herbe, je finis mon aventure par 6 heures de route vers Montréal. 

0197 11467IRONMAN 70.3 PROVIDENCE RHODE ISLAND - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h53'36''

Swim : 34'47'' (1'49''/100m, 121ème après swim)

Transition 1 : 2'47''

Bike : 2h39'57'' (33,761km/h, 83ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'47''

Run : 1h34'18'' (13,425km/h, 4'28''/km, 69ème classement final)

69ème sur 910 arrivants

8ème men 18/24 ans.

Les photos ici.

 

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Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons 70.3
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