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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:15

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   En signant pour ce marathon avec les copains, Antoine, Eric et Thomas, le but était clair : se faire plaisir et courir dans un des endroits les plus enchanteurs de la côte de l'océan Atlantique. Mais quand j'avais vu le prix des billets de train pour rentrer au bercail le dimanche soir, je m'étais mis en tête une idée un peu folle, celle d'un week end "longue distance", en enchaînant les kilomètres à vélo après avoir couru mon marathon, le plus loin possible, jusqu'au mardi, jour où je devais impérativement rentrer pour aller à Nice pour une autre histoire.

081011-1744081011-1810   Me voilà donc parti samedi matin pour 6h de train jusqu'à Bordeaux, où je devais enchainer à vélo jusqu'à la dite presqu'île du Cap Ferret. Après avoir suivi environ 40km de piste cyclable, mes plans ont du changer, car celle-ci s'est brusquement arrêtée devant une autoroute. N'ayant pas envie de faire demi tour pour rouler encore 10km jusqu'à la précédente intersection, et n'ayant pas non plus envie de me faire écraser par un camion, ce qui aurait encore changé mes plans, j'ai choisi de faire cette portion en stop... Et au bout d'un quart d'heure, un bonhomme a finalement consenti à me ramasser, et m'a même emmené jusqu'au village vacances, je n'en demandais pas tant, où était réservé le chalet. Après avoir fait environ 20km de plus pour aller chercher mon dossard, je me retrouvais avec 57km de vélo la veille d'un marathon, plutôt bon comme réveil musculaire.

   091011-0906Bref, toujours est il que nous nous sommes retrouvés en ce frais et humide matin dominical pour envoyer, encore une fois, la onzième pour moi, ces légendaires 42,195km. Si beaucoup d'excitation et d'émotion ont disparu par rapport à mes premiers marathons à cause de l'habitude, l'envie de guerroyer contre les miles est intacte, toujours la même motivation de ce test ultime. A 9h30, le départ sonne, et je me jette dans la fosse aux lions. J'avais été prévenu la veille par le staff que le parcours était très peu favorable à un chrono, à cause des nombreuses côtes (et même des escaliers au kilomètre 39 !) et des nombreux virages dans les petits villages. Ainsi, l'idée de pour moi était plutôt de prendre un rythme et de le tenir jusqu'à la fin. Le début du circuit se passe dans des quartiers vallonnés, où je parviens tout de même à m'extirper des 13 premiers kilomètres en 1h tout rond. Là, une grosse côte de 500m viens casser la vitesse moyenne, puis quelques passages sur des plages de sable viennent regonfler le moral. On arrive alors à la mi parcours, et de belle lignes droites plus roulantes jusqu'au kilomètre 25 me permettent de me rapprocher un peu plus de ce qui serait mon allure marathon théorique, 4'30'' au kilomètre. Je suis même assez content de tenir cette cadence sans flancher jusqu'au 26ème kilomètre, malgré l'apparition de quelques douleurs dans les mollets, qui s'évanouissent avec le passage devant le phare de la pointe de la presqu'île.

12   Démarrent alors les dédales dans de minuscules rues où il est impossible aux voitures de circuler en temps normal. Ces rues ne sont même pas goudronnées, mais de nombreux ostréiculteurs ont élu domicile. L'un des ravitaillements est même constitué à 100% d'huîtres. Cela me change du coca, banane et orange, cocktail que je prends à chaque ravitaillement depuis le départ, tous les 4 kilomètres. Enfin arrive le 30ème kilomètre, celui où il se passe plein de choses, rompant ainsi la monotonie. Mis à part quelques douleurs musculaires, qui disparaissent rapidement, peut être grâce à  la formidable vue sur la mer, je garde le rythme, et de l'énergie pour la fameuse, voire glorieuse, montée des marches du 39ème kilomètre, dont je suis l'un des rares autours de moi à faire en courant. Au-delà, les 3 kilomètres restant ne sont plus qu'une formalité, le plus dur est fait. Résultat, je franchis la ligne d'arrivée en 3h25', les côtes ayant fait chuter ma vitesse moyenne, mais bien content de ma course. Je n'ai que peu de courbatures, en comparaison des trois autres amis, qui mettent entre 3h45' et 4h11', bien heureux et méritants d'en finir. Le speaker, intrigué par mon haut "IronMan 70.3" me questionne sur le Mooseman et mes marathons précédents.

14   Encore une bonne chose de faite. Je tire un grand trait dans ma checklist, mange un kilo de pâtes et, fidèle à mes engagements, je charge sur mon dos mon sac de 15 kilos (avec ma tente, sac de couchage, bouteille de vin spéciale cru du marathon offerte à l'inscription (j'allais tout de même pas abandonner  un bordelais),...) et m'élance sur mon vélo vers 16h, le moral dans les chaussettes (tout de même) mouillées, car une pluie fine s'est chargée de me rendre la tâche difficile. Direction : plein sud est, qui sait, jusqu'à Béziers peut être ?

La suite ici...

8MARATHON DES VILLAGES DE LA PRESQU'ILE DE LEGE CAP FERRET - 42,195KM

Temps officiel : 3h25'56''

Temps réel : 3h25'56''

12,294km/h, 4'53''/km

46ème sur 572 arrivants

15ème homme 22/40 ans.

Les photos ici.

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