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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 22:15

unnamed   Après avoir fini ma saison de triathlon, j'ai rechaussé mes Zoot Kiawe pour embarquer dans la saison de course à pied d'automne. Même si je suis resté plus sage que l'an dernier en sélectionnant seulement quelques courses sur route, mes résultats m'ont déçu (35'24'' au 10km de la coupe Dix30 de Longueuil, 36'13'' au 10km de la classique du parc Lafontaine). La cause ? Après l'avis du spécialiste Dorys Langlois, j'aurais perdu ma VMA de printemps (20,4km/h d'après mon demi-marathon de printemps, contre 19,5km/h d'après mon meilleur 10km d'automne). En effet, le maintien de la VMA l'été se fait par le biais des séances du jeudi, séances auxquelles je n'ai pas été très assidu à cause des triathlons le samedi ou dimanche et du besoin de repos pré-course. C'est clair qu'en 2015, il y aura plus de B-races et d'entrainements le jeudi...

   Du coup, à 5 semaines de la dernière course de la saison, le demi-marathon de Philadelphie, j'ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté en arrêtant les courses, et mettre l'attention sur l'entrainement. J'ai retravaillé ma VMA à la piste, fait de belles semaines d'entrainement jusqu'à 110km, avec des sorties de 30km et plus le dimanche, avec allure demi-marathon.

   D'un côté, 110 est mon kilométrage hebdomadaire maximum à vie, et sachant que j'ai couru 1h17 en avril avec 60km de moyenne hebdomadaire, je me dis que ça peut être bénéfique, surtout que les kilomètres sont assez bien rentrés. Ce n'est pas énorme, car d'autres coureurs sont bien au-delà, mais il faut savoir que j'ai recommencé à nager beaucoup (mi-octobre à mi-avril est la période où j'essaie d'améliorer ma nage), et je me donne aussi un kilométrage minimal à respecter en vélo pour éviter de repartir de zéro au printemps. Du coup, je me suis rentré des semaines à 25h, et avec la fin de session à l'université, ça n'était pas facile à gérer. Malgré ça, toute mes séances de course, piste comprise, ont été avec de bonnes sensations, et c'est une première.

   D'un autre côté, on ne gagne pas 1km/h de VMA en un mois, donc je savais que je ne faisais pas tout cet effort pour un record personnel sur demi-marathon, mais plus pour un temps respectable honorant mon inscription. Cet entrainement serait aussi le début 'un hiver de gros entrainement de course à pied avec des espoirs de meilleurs temps au printemps 2015. Je me suis donc rendu à Philly en m'enlevant de la pression, juste courir du mieux que je pouvais.

5.jpg1.jpg   La nuit s’annonçait déjà courte, et en plus inconfortable, notamment à cause des séances de bras pour regonfler le matelas gonflable qui s’est mis à se dégonfler à 23h. Finalement, après 5h de sommeil recroquevillés avec ma chérie sur le petit divan du salon, nous avons commencé à partager beaucoup de stress d’avant course, moi pour la souffrance du pace de 3’40’’/km visé, elle pour la souffrance à venir dans les derniers kilomètres de son premier demi-marathon.

   Après l’avoir accompagnée dans son corral, je me suis rendu au mien sans gros échauffement, en tenue assez minimale, malgré la fraicheur de 7h. Je me suis senti d’excellentes jambes d’entrée de jeu, chose assez rare et agréable. Dans l’inconnu complet sur mon pace (trop rapide, trop lent ?), c’est au bout de 4,83km que je me rends compte que je suis à la seconde près dans le rythme prévu, en apercevant le premier marqueur de miles, le troisième. Je suis bien confortable, et il y a beaucoup de monde dans les rues, alors je maintiens le rythme sans mal jusqu’au kilomètre 8. Là, j’accélère un peu et passe avec pas mal d’avance sur le tapis du kilomètre 10 en plein cœur de Philadelphie, en 36’15’’ (soit le temps de mon 10km il y a un mois à 2 secondes près). Toujours en plein confort, je maintiens ma poussée, surtout qu’il est bon d’attaquer les côtes de la deuxième partie avec un peu d’avance sur le chrono. Je dépasse beaucoup de monde dans ma quête de negative split, dont les femmes élites parties 20 secondes avant. Vu la souffrance que j’avais subie pour sortir 3’40’’/km en avril, je suis étonné d’être aussi confortable à 3’37’’5/km, et j’espère ne pas avoir de mauvaise surprise plus tard.

   Les choses se corsent entre les kilomètres 12 et 16, où de belles côtes à 9.jpgmonter et descendre me tapent sur les quads. Au mile 10, toujours avec 20 secondes d’avance sur mon plan le plus optimiste, je commence à croire à un sérieux PB. Après la dernière grosse descente, j’aperçois dans un U-turn mon pote Fred qui doit avoir 50m d’avance et ça me pousse à garder mon rythme (3’36’’5/km sur la deuxième moitié malgré les deux belles côtes). Sur les trois derniers kilomètres, le long d’une rivière, donc tous plats, la douleur dans les cuisses se fait sentir, mais l’odeur  de la ligne d’arrivée avec un temps inespéré me pousse à garder le rythme.

   Je passe finalement la ligne devant le Art Museum en 1h16’22’’, un temps sorti de nulle part à voir comment je cours ces derniers mois. L’entrainement des dernières semaines a finalement bien fonctionné. Pour madame aussi, la journée a été belle, avec un premier demi-marathon complété un peu plus tard, le sourire aux lèvres, les douleurs aux jambes. La course à pied est un sport assez mystérieux pour moi encore. Autant je parviens toujours à prédire mes temps de nage et de vélo, autant en course à pied, je dois m’attendre à être loin de mes prédictions, dans le pire comme dans le meilleur, et aujourd’hui il faut bien l’avouer, c’était dans le bien bien meilleur.

   2014 étant tourné, la place est maintenant libre pour de beaux entrainements d'hiver, et pourquoi pas être surpris encore à la prochaine course en mars 2015, au New York City half marathon.

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PHILADELPHIA HALF MARATHON - 21,1KM

1h16'22''

16,578km/h,  3'37''/km

62ème sur 12758 finishers

23ème men 25-29 years.

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