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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 17:40

RETROSPECTIVE

   L'année 2015 vient de commencer au Québec avec une vague de froid de l'Arctique donnant des températures glaciales jusqu'à -40°C. Pour se réchauffer, rien de tel que de se remémorer l'été 2014 et de faire le petit exercice annuel rétrospectif.

   Tout d'abord, comme d'habitude, j'ai commencé ma saison au printemps par de la course, avec un objectif sur 10km (raté à cause de la météo) et sur demi-marathon, réussi lors du demi-marathon de Montréal en 1h17. En confiance sur la course à pied, j'ai travaillé mon vélo pendant trois semaines lors de mes vacances en France en mai. Ainsi, côté demi-ironman, j'ai graduellement monté en puissance : 4h28 au 70.3 Pays d'Aix en mai, 4h20 à Challenge St Andrews en juillet, 4h16 à 70.3 Timberman en août. J'aurais aimé faire encore mieux aux championnats du monde amateur de Mt Tremblant, mais j'ai du me contenter de 4h21, la faute à un peu de fatigue accumulée. C'est donc 19 minutes de gagnées sur la distance par rapport à l'an passé, je suis très heureux de ces chiffres. De plus, ce qui me rend encore plus satisfait, ce sont mes nouveaux personal bests sur les disciplines séparées: 27'15'' sur 1900m de nage, 2h16 sur 90km de vélo et 1h26 sur 21km de course à pied.

   L'autre partie de ma saison s'est déroulée sur la distance olympique, où je jouais pour le classement en coupe du Québec. Après la France en mai, je me suis "reposé" 5 jours en Caroline du sud et je suis arrivé très frais au 5150 Mt Tremblant où j'ai fini 3ème amateur et dans le top 15 overall. 6 jours plus tard, je finissais 2ème à l'étape suivante à Drummondville. C'est là que j'ai eu envie de jouer le classement, même si ça se compliquait au niveau du calendrier, deux des trois étapes suivantes se situant une semaine après mes demi-ironmans de prévus. J'ai appris à gérer ma récupération et j'ai réussi à gagner l'étape de Sherbrooke une semaine après St Andrews, et fini 2ème à Valleyfield une semaine après Timberman. Enfin, les championnats canadiens amateurs sur distance olympique à Magog en juillet étaient une étape très intéressante aussi, avec un très bon niveau, où je grapille une 10ème place et un titre en 25-29 ans.

   Enfin, le reste des courses de l'été étaient des sprints, où je me suis présenté avec un gros volume dans les pattes pour faire la course en mode entrainement. Malgré ça, j'ai été surpris de pouvoir aligner trois victoires (Terrebonne, Championnat provincial à Verdun, St Sauveur) et une 4ème place à Victoriaville. Bref, j'ai eu l'impression de ne pas ressentir la fatigue jusqu'en septembre, malgré l'enchainement des courses (seulement 3 weekends sans courses de mi mai à mi septembre).

   Rendu en automne, j'ai poursuivi avec des courses à pied, plus espacées que l'an dernier pour bien récupérer. J'ai cependant été rattrapé par la fatigue et le manque d'assiduité aux séances de piste et enchainé les grosses contre-performances. Après un mois et demi sans compétition et beaucoup de travail en course à pied, j'ai pu retrouver un niveau correct avec un 1h16 au demi-marathon de Philadelphie.

   Les enseignements que je tire de ma saison sont que, certes il est possible de récupérer très vite d'une course et de les enchaîner pendant la saison... Mais on le payera tôt ou tard en fin de saison, et plus dure sera la pente à remonter. En 2015, je planifie de commencer plus tôt ma saison de triathlon et de la finir plus tard. Cette fois-ci, la planification des courses doit faire en sorte qu'il ne me faille pas deux mois à l'automne pour me remettre de ma saison. Des courses plus espacées devront permettre une régularité aux séances de piste, et une meilleure forme de course à l'automne.

 

CALENDRIER

   A présent, concernant le calendrier 2015. J'ai fait le choix en 2015 de courir chez les élites pour plusieurs raisons :

- L'expérience : Je pense que j'ai beaucoup à apprendre à courir parmi les élites sur longue distance, comme ça a été le cas à Challenge St Andrews (la vague amateur était partie 3 minutes après celle des élites), car se rajoute des stratégies de course et la gestion de l'effort est d'autant plus importante. Je ne trouve plus que rester groupe d'âge, partir dernière vague, doubler 2000 concurrents sur le vélo, pour finir 1er, 2ème ou 3ème du groupe d'âge, sans avoir vu qui que ce soit de mon niveau, soit excitant.

- Le chrono : Je ne supporte justement plus de partir en dernière vague sur les Ironman 70.3 et de doubler 2000 participants qui roulent à 20km/h. C'est dangereux et ça fait perdre du temps. Il y a des secondes à gagner en partant première vague et en ayant une route dégagée tout le long.

- L'aspect financier : Mes résultats 2014 m'ont montré que je pouvais accéder aux bourses. C'est non négligeable dans ma situation actuelle, si je veux continuer à avoir des saisons bien remplies.

- L'Ironman d'Hawaï : Je n'ai ni les moyens financiers, ni l'envie d'y participer. Pour moi, l'émancipation d'un athlète, c'est d'aller se frotter à l'élite et de prendre une fessée, pas de multiplier les apparitions à Kona en groupe d'âge. Je pense que Kona se doit être vécu une ou deux fois certes, mais que ce n'est pas l'objectif ultime du triathlète. C'est un point de vue très personnel, et comme je ne suis pas attiré par les "Kona slots" distribués aux meilleurs amateurs, ça faisait une raison de moins de rester amateur.

   Ainsi, en 2015, ma saison s'orientera autours de deux types de courses : Les ironmans 70.3 (Pays d'Aix en mai, Tremblant en juin, Muskoka en juillet, Timberman en août et Princeton en septembre), et le grand prix élite de la coupe du Québec (4 étapes, sprint de Joliette, olympique de Drummondville, supersprint de Victoriaville et sprint de Verdun). Les 70.3 sont bien espacés d'un mois, ce qui devrait permettre d'arriver en forme correcte à chaque fois. Le grand prix élite est constitué de courses draft legal, où je pense beaucoup apprendre, et qui vont être aussi une opportunité de développer des qualités de vitesses.

   Reste ensuite des courses plus modeste où j'aimerais aller défendre les titres 2014, ou utiliser la course comme entrainement. Ma participation à ces courses dépendra des contraintes du moment (envie, fatigue, sorties en dehors du sport). J'aimerais essayer de moins enchainer qu'en 2014 pour mieux durer.

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Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Sponsors & objectifs
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