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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:59

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   Afin de peaufiner ma préparation au grand évènement de ma vie, l'Ironman de Nice, le 24 juin 2012, j'avais prévu de faire un marathon à peu près un mois avant. En mars, lorsque j'ai su que j'allais pouvoir revenir au Québec passer l'été, je me suis donc jeté sur le calendrier des marathons à la recherche d'un 42km de la région que je n'aurais pas déjà fait, ce qui n'est pas tâche aisée à présent. Toronto, Mississauga me tentaient bien , mais hélas ils étaient trop près d'un autre gros évènement, le 50 miles de Bear Mountain. Je suis finalement tombé sur le Sugarloaf marathon, qui se trouvait être parfait : la date rentrait parfaitement dans mon calendrier, je n'avais jamais couru dans l'Etat du Maine, ce n'était pas si loin de Montréal (environ 450km). La deuxième étape consistait à présent à trouver du monde pour m'accompagner, car les meilleurs moments sont ceux qui sont partagés. Et finalement, c'est mon amie de plus longue date au Québec, Marie-Caroline, qui s'est décider à venir et courir le 15km, autre épreuve de l'évènement.
Sugarloaf2012Mai-003.jpgSugarloaf2012Mai-007.jpg   Ainsi, après un départ en fin de matinée de Montréal, nous avons pris la destination du Maine le samedi. Durant ce trajet, beaucoup de choses m'ont frappées. Jamais je n'ai vu autant d'obèses de ma vie que dans le Maine, et jamais je n'aurais imaginé trouver un endroit aussi sauvage, montagneux, verdoyant, à deux pas de villes comme Montréal, Boston ou New York City. Des kilomètres de route traversant des forêts à n'en plus finir, de rares villages ici et là. Les jambes me démangeaient d'aller faire du trail, mais j'ai heureusement su garder ma fougue jusqu'au lendemain matin, 4h15.
   Nous avons rejoint le lieu d'arrivée, où des autobus nous ont menés moi et Marie-Caroline à nos départs respectifs. Déguisé en sac poubelle pour me protéger de la fraicheur matinale, j'ai eu le loisir de contempler l'intégralité du parcours en bus. Tabernacle, c'est long 42,2km ! Et à 7h, les 575 coureurs dont je faisais parti se sont élancés sur le bitume. Pour ce marathon-ci, je n'ai pas pris de jours de repos comme il l'est recommandé. Je me suis entrainé normalement dans la semaine, avec à peu près 14h d'entrainement le vendredi soir au compteur. L'idée était de faire ce marathon davantage en entrainement qu'en compétition. Pour l'Ironman, j'aurais 180km de vélo et 3,8km de nage avant de faire le marathon ! Ceci dit, j'ai pris assez facilement un pace confortable mais tout de même dynamique, 7 minutes au mile, ce qui représente une performance d'un peu plus de trois heures. Mon ancien record étant de 3h19, je me serais bien vu finir en bas de 3h10.
   Mais j'ai dû vite oublier mes objectifs. De terribles maux de ventre sont survenus à plusieurs reprises pendant laSugarloaf2012Mai-009.jpg course. kilomètre 5, 10 et 25. Trois pauses toilettes dans la forêt, 10 minutes de perdues. Ce n'est pas un épisode glorieux, mais c'est l'envers du décors d'un marathon : ce sont les choses dont on n'entend jamais parler, mais cependant elles arrivent. Je n'avais pourtant rien changé à mes habitudes alimentaires d'avant course. Peut être le fait de s'être levé très tôt a bousculé mon rythme biologique, toujours est-il que malgré mon pace satisfaisant que j'ai pu garder tout au long de la course, je savais bien que je ne remplirais pas l'un des objectifs qui était de faire un bon temps. Mais les autres objectifs, s'amuser et s'entrainer allaient de toute manière être remplis, alors j'ai fait en sorte que ce soit du mieux possible. Régulièrement encouragé par Pierre, venu de Montréal faire le cheerleader, et bavardant plusieurs fois avec Bruno, de mon club de course montréalais, venu sur le marathon aussi, je me suis senti pousser des ailes.
photo.JPG   Au kilomètre 21, lorsque les jambes s'alourdissaient, j'ai commencé à carburer au gel, avec ma technique personnelle consistant à prendre des petites bouchées toutes les minutes et faire ainsi durer un gel sur un ou deux miles. Tactique gagnante. Boosté par l'endroit enchanteur et les encouragements du public, j'ai pu rattrapper beaucoup de monde sur la fin, et je n'ai finalement pas connu de gros coups durs, juste de petits coup au moral qui n'ont jamais duré, en tout cas pas autant que sur mes marathons précédents. Lorsque Pierre m'annonça la victoire de Marie Caroline sur le 15km en 59 minutes, j'ai même pu relancer la machine. Je n'ai pas senti la grosse chaleur annoncée, ce qui n'était pas le cas des malheureux en brancard dans les ambulances. En pénétrant dans la ville de Kingfield, synonyme de finish line, j'ai demandé à mes jambes un ultime gros effort, finir fort, courir à environ 15km/h dans les derniers kilomètres, pour me finir. C'est finalement un beau nouveau record de deux minutes que j'ai pu décrocher, 3h17. Certes il y a la petite déception de se dire que, oui, aujourd'hui j'avais les jambes pour briser le 3h10, mais elle vite oubliée par les bonnes sensations dans les jambes malgré la fatigue. Et puis un marathon reste un marathon, et voilà encore un beau dossard, le douzième, à accrocher à mon mur. Quoi qu'il puisse arriver, 42km à traver les forêts épaisses du Maine n'est jamais une mauvaise journée.

7264049296_32192aa13e_k.jpgSUGARLOAF MARATHON - 42,195KM

Temps : 3h17'44''

12,804km/h, 4'41''/km

48ème sur 575 arrivants

9ème men under 29 years.

Les photos ici.

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