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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 10:50

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   Départ 6h du matin dans une nuit noire étoilée et fraiche (4°C), qui teste une dernière fois ma motivation. L'heure de route pour aller à Cabriès se déroule elle aussi dans le noir, mon petit déjeuner à gauche et l'atlas routier à droite. Je fini finalement par trouver le lieu du départ vers 7h20, il fait toujours aussi frais, je courrai avec la veste. Après inscription et autre modalités (mise en route du mp3, remplissage du camelbak, mise en place de la puce électronique, ...), je regarde parmi les 70 coureur si je ne voit pas Jalabert, en vain, il était sur le semi marathon de l'année passée (qui, avec le 10 km, attirent plus de monde, pas loin de 1000 coureurs). 8h00. C'est parti.
    Le soleil se lève et les premiers km se font sur chemins et routes dans un parc privé d'équitation, au milieu des chevaux matinaux, avec le soleil levant, au son d'Offspring et Balavoine. Les premiers dénivelés s'avalent assez bien, il y en aura 360 sur le parcours.
    Le km 15 (1h15 de course) a le mérite de donner un petit coup au moral, on se dit que c'est à peine un peu plus que le tiers, alors on fait le vide et on cours, car on a rien d'autre à faire, on encourage le coureur qu'on double, et ne s'accroche surtout pas à celui qui nous dépasse car ce serait le payer cash en fatigue quelques kilomètres plus loin.
Finalement on arrive assez bien au km 20 (1h40 de course) et encore plus vite au km 30 (2h22 de course), car la musique est bonne et elle ne triche pas comme dirait l'autre, et le fait de croiser les semi-marathoniens (qui commençaient à 9h30 sur un autre parcours peu différent mais plus court) motive un peu plus. Mais c'est en général à partir de 30 km que la donne change...
    A ce moment là, le corps est physiologiquement épuisé, il n'a plus de glucide, et le marathonien souffre, ralenti, réfléchi davantage, déprime,... C'est pourquoi s'est forgée la légende du "mur" des 30km. Et c'est pourquoi cette semaine j'ai fait un régime scandinave dissocié (pas de glucides les lundi, mardi, mercredi pour être en manque, et bouchées doubles de pâtes les jeudi, vendredi, samedi, et le corps stocke 2 à 3 fois plus de glucides lents). Mais je n'ai pas vu de mur. km32, 33, toujours rien. ça marche. Au km 34, j'accélère, j'ai deux minutes à rattraper si je veux finir en 3h30, objectif déjà fixé sur le marathon de Genève 2009, mais non atteint.
    Les jambes font mal, cardiaquement, pulmonairement, tout baigne, musculairement, c'est l'horreur. Je bois assez et je n'ai pas de crampes, mais les muscles me font part de leur calvaire. Cependant voilà à chaque kilomètres je récupère quelques secondes. La musique me lâche, plus de piles. Je souffrirai donc en silence. Je double le premier espoir, lui fait connaissance avec le mur. Le km 40 fait plaisir a voir, ce 4 et ce 0 sur ce bête panneau, c'est un cap. Je doubles les derniers coureurs du 21km et du 10 km partis plus tard, et passe enfin dans le temps, 3h19 au km 40.
    On dit que les derniers mètres sont les plus durs, les derniers milliers aussi. Surtout quand ça monte un peu. Quelques larmes apparaissent sur le dernier kilomètre, parce que ça fait mal aux jambes, parce que ça fait plaisir de remplir l'objectif des 3h30 que je m'était fixé il y a plus d'un an, parce que j'ai bientôt fini, parce qu'après 42,195 km on craque toujours un peu mentalement, ...
    Je passe la ligne en jetant un regard blanc, sans vie, sur le chrono. 3h29'06''. Je suis premier espoir. Je m'assois. Cela ne m'a jamais fait autant de bien.

MARATHON DE LA CABRO D'OR - 42,195KM

3h29'06''

12,108km/h, 4'57''/km

21ème sur 57 arrivants

1er espoir.

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