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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 11:16

    Vendredi soir, 19h : Malgré le vent annoncé dimanche matin, le trail aura bien lieu, mais la couverture de survie est obligatoire.
    Dimanche, 8h15 : Le réveil sonne. Il fait 0°C et la légère brise m'incite à recourir à quatre épaisseurs, Tshirt manches courtes, Tshirt manches longues, polaire, veste de VTT. Car il fait autant froid l'hiver sur le géant de Vaucluse qu'il y fait chaud l'été.
    8h30 : Philippe passe me prendre et on est partis. On discute de tout et de rien, mais les yeux sont fixés sur le thermomètre de la voiture qui ne cesse de descendre, à l'inverse de nous qui montons au chalet Reynard à 1600m. Ce sera à -7°C qu'il daignera se stabiliser. Arrivés là-haut, les rafales de vent à 80km/h arrachent la neige pour la faire tourbillonner en l'air. Je sors à peine de la voiture que j'y re-rentre immédiatement pour mettre toutes mes épaisseurs et mes habits de rechange. A cause du vent, on ne tient pas debout au sommet, à 1912m, le parcours a donc été dévié, on ne passera pas par le sommet, on ne fera que 12km. Certains coureurs ont emballé les tuyaux de camelbak dans du papier alu pour éviter qu'ils ne gèlent. Ma gourde, elle, ne devrait pas geler.
34864_1416110576056_1631353001_989314_7522312_n.jpgLe départ de la course. Je me glisse dans les premiers.
    10h : ça y est le trail est parti. Bien que couverts de la tête aux pieds, les quelques 240 participants ne semblent pas connaitre la course dans la neige, encore moins dans le bon mètre que l'on trouve au chalet Reynard. Avec mon trail blanc de la semaine passée, je pense avoir un avantage sur ce terrain, ce serait bien de s'arracher un peu pour voir ce que ça donne. Ça tombe bien car dès la première montée, une piste bleue de ski de piste, quasiment tout le monde marche. Je fait l'effort de courir et me retrouve du coup avec les quatre de tête. Mais les écarts se creusent, le premier, 9ème français aux 166km du tour du Mt Blanc connait son job. Je me met dans le rouge pour suivre le 4ème. Vivement la descente. Après 3km, la descente vient mais n'est pas damée comme la piste, on s'enfonce jusqu'aux genoux, mon cardio est aussi haut qu'en montée, je ne parvient pas à récupérer, putain de neige... Vivement la montée.
    Un groupe de 3 coureurs revient sur moi au moment où le 4ème me lâche. Nickel, ils me doublent, et je prend leur rythme, il vont m'aider. Au kilomètre 6, deux d'entre eux lâchent quelques mètres dans la seconde grosse montée, je colle alors le 6ème, et ce jusqu'au 8ème kilomètre où les choses se compliquent. Il s'agit à présent de remonter une combe de 3km où l'on s'enfonce sévèrement. Je paye le prix fort à vouloir suivre les meilleurs, ils courent tous alors que je me sens obligé de marcher, ça me tire jusque dans les muscles du dos, putain de neige... Les deux de derrière passent devant en courant, je marche. Mais à la fin de la combe, ils n'ont qu'une vingtaine de mètres d'avance, ma marche rapide n'est pas un échec total.
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La fin de parcours... il faut résister.
    Cependant, 20 mètres dans une pente enneigée qui s'accentue fortement dans le dernier kilomètre, c'est long. Il faut attendre le petit replat de la fin pour que l'écart se stabilise, je reprend quelques mètres dans les derniers descendants restants, je force un peu, je me prends deux pelles, putain de neige, ils sont trop forts, eux aussi avaient de la réserve. Résultat, je finis cinq mètres derrière mes deux zigotos, une sympathique et inattendue 8ème place pour 240 concurrents, en 1h16'45''. OK, le premier met 1h04'14'', mais le 9ème est 13 minutes derrière moi. Il y avait les huit de tête, et les autres aujourd'hui. Ça fait plaisir d'être dans ce groupe, ça fait plaisir d'être applaudi à l'arrivée pas parce qu'on a fini la course, mais parce qu'on a fait parti de la bagarre, pour la première fois. Les oranges et le coca du ravitaillement ont gelé, j'attends Philippe au chaud dans le chalet. Il met 1h45'28'' pas peu fier non plus de mesurer ses progrès depuis notre première course en septembre.
    On attend les récompenses, car ça vaut peut être le coup, les vignerons du Ventoux sont sponsors de la course. Mon éternelle place de 1er espoir m'offre 3 bouteilles de vin, celle de 8ème, une caisse de 6, c'est p'pa qui va être content. Avec la bouteille offerte à tous les participants, ça fait dix bouteilles, de quoi se réchauffer et se donner du courage pour rentrer jusqu'à Robion.
TRAIL BLANC DU VENTOUX LES TRACES BLANCHES - 12KM - 570M+
1h16'45''
9,381km/h, 6'24''/km
8ème sur 239 arrivants
1er espoir.

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