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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 19:10

   Puisque je visais 1h15' à mon demi-marathon de New York, en théorie je devais être capable de briser le 34 minutes sur 10km. Mais je ne m'accrochais pas trop à ça, car pour New York, j'ai mis un gros focus sur la course à pied, et aussitôt rentré, j'ai repris sérieusement les entrainements de vélos, à cause des courses qui arrivent bientôt. Ainsi, la veille de la course à LaSalle, avec une sortie vélo de 2h30 en extérieur, je m'attendais plus à un 34 minutes, mais cela me convenait très bien vu que je chassais ce chrono depuis 2013.

   Le jour de la course, lors de l'échauffement, j'ai toutefois senti que les jambes n'étaient pas trop dures. C'est étonnant, car j'ai commencé les sorties de vélo extérieures tard cette année (1er mars, contre mi-février l'an dernier), et le premier mois de vélo dehors laisse des traces habituellement. Mais vu la bonne forme, j'ai donc décidé de partir sur du pace costaud !

   Le parcours était exposé au vent, mais nous avions la chance d'avoir d'excellentes conditions, soleil, très frais (-5°C) et une petite brise. Avec ma prise au vent, je roulais à 3'30''/km avec le vent de face, mais je compensais par des kilomètres en 3'14'' - 3'18'' avec le vent de dos. Sur la première boucle, j'ai trouvé un rythme moyen de 3'24''/km, passant 17'01'' à mi-course, ce qui est d'ailleurs mon PB sur 5km. Cependant, je me suis trouvé un peu gourmand, car je ne voyais pas trop comment je pouvais réitérer cette vitesse là sur 5km à nouveau. J'ai tout de même tenté d'accélérer au kilomètre 6, et il a fallu que je me sorte les tripes pour faire mon split négatif. A deux kilomètres de l'arrivée, comme à New York, j'ai commencé mon combat contre l'horloge. Avec un temps de 27'10'' à la huitième borne, il me fallait rouler 3'25''/km jusqu'à la fin, ce qui était amplement faisable, pour briser le 34. Mais avec le vent et un kilomètre à 3'30'', je me retrouve à 1000m de l'arrivée en 30'40'' et l'obligation de sortir un kilomètre en dessous de 3'20''. Je me suis rendu à l'évidence qu'avec les jambes explosées que j'avais à ce moment là, c'était peine perdue, mais j'ai continué à pousser. Dans la dernière ligne droite, impossible de ralentir avec la fameuse horloge qui indique 33' et qui se rapproche doucement du 34'. Le suspense a tenu jusqu'au bout puisque j'ai franchi la ligne en 33'59''5 sous les encouragements de ma chérie (temps de la puce : 33'58'', j’avais de la marge finalement !)... Et vomi pour la première fois de ma vie juste après la ligne. J'ai finalement réussi à faire un autre PB sur 5km dans la deuxième moitié, 16'57''. Vidé (au deux sens du terme) mais satisfait ! J'espère transposer mes progrès de course à pied sur le triathlon à présent, ce qui est une autre histoire.

COURSE POPULAIRE DE LASALLE- 10KM

33'58''

17,664km/h,  3'23''/km

11ème sur 739 finishers

6ème homme 20-29ans.

5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:01

   Cette course n'est pas exceptionnelle par le niveau des coureurs, pourtant c'est un rendez-vous que je ne rate jamais. D'abord parce que c'est la dernière course de l'année. Ensuite, le repas à l'arrivée fait maison par les bénévoles est tout simplement incroyable. D'ailleurs la plupart des organisateurs sont des connaissances que j'ai toujours plaisir à revoir. Enfin parce que je l'ai gagné l'an dernier (je l'ai dit, le niveau des coureurs n'a rien d'exceptionnel).

   Cette fois, je suis venu avec mon ami Jeff, champion du Québec de cross country master en titre. Un gars mieux préparé que moi pour ce genre de course, vu les très belles côtes à affronter. Nous avons été quatre en tête de la course jusqu'au kilomètre 4 environ. J'ai senti à ce moment là que le rythme n'était pas le mien, et j'ai préféré ralentir et assurer une 3ème place, tant pis, car je sentais que Jeff et Alexandre Michel étaient une coche au-dessus, mais je savais que je pouvais battre Olivier L'Hénaf, le 4ème homme du groupe. Nous sommes restés avec Olivier à environ une minute des deux premiers et c'est vers le kilomètre 8 que j'ai pu le décrocher. J'ai une belle forme en ce moment qui me permet de finir en assez bon état ma course, et je vais l'utiliser cet hiver pour faire de gros entrainement à la piste.

   Par contre, j'ai toujours été à l'aise dans les côtes, à cause de mon background en trail lorsque j'étais en France, où je faisais vraiment la différence das les montées (lire mes plus belles expériences à Cadolive, au Ventoux ou à Cheval-Blanc). Mais je me rends compte que j'ai complètement perdu cette aptitude, et suis même devenu un mauvas coureur de côtes. Je suis beaucoup plus à l'aise sur le plat et je pense mettre le cross country de côté l'automne prochain.

   J'ai terminé mon 10km de cross en 36'37'' en marchant les derniers dix mètres, juste pour taquiner Olivier qui arrivait derrière à 4 secondes finalement. On est comme ça nous les français. On ne pourra pas comparer avec mon 35'09'' de l'an passé car cette fois le parcours a été un peu allongé pour faire exactement 10km. Mais le chrono est quand même intéressant.

   Au repas d'après course, il fallait faire les réserves pour l'hiver, entre deux appels sur le podium : Médaille de la troisième place, 1er par groupe d'age, mais surtout notre équipe a finit 2ème. Du coup j'ai eu un peu moins honte que d'habitude de remplir autant mes assiettes.

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 16:55

   Durant les mois de mars et d'avril, je suis parti à la chasse aux records sur 10km et demi marathon. Les courses de Lasalle et St Laurent devaient être mes deux chances pour briser mon record personnel de 35'36''. En fait, j'avais un projet plus ambitieux de briser le 35' sur cette distance.

 

LASALLE :

   Il me fallait donc partir à 3'30''/km. C'est le pace que j'ai trouvé rapidement dès les premiers kilomètres. Cependant, j'ai vite compris que ce serait dur à tenir jusqu'au bout,. En général j'aime en garder sous le pied sur la première moitié, et cette fois je sentais que commencer à puiser dans les réserves pour ne serait-ce que garder le rythme. Au passage, c'est ma deuxième course avec mes Zoot Ultra Race, et maintenant que mes pieds se sont fait à elles, c'est un plaisir de pouvoir utiliser la dynamicité de ces chaussures. Elles possèdent une plaque de carbone dans les semelles qui renvoient l'énergie à chaque foulée, et donne une impression de courir sur des ressorts. C'est un régal, et surtout une grosse différence avec mes chaussures précédentes. Elles s'enfilent comme des pantoufles et maintiennent le pied à merveille, j'ai donc hâte d'essayer de les chausser en mode éclair dans la transition d'un triathlon. Elles me portent ainsi jusqu'à la première moitié en 17'45''. J'a à ce moment là une quinzaine de secondes de retard, mais ce qui est encourageant, c'est que malgré la sensation d'avoir fait ce premier 5k à bloc, j'ai trouvé les ressources necessaires pour accélérer et faire un split négatif de 15 secondes. Je suis déçu certes d'être passé si près du but, mais j'ai aussi fait la course entièrement seul, notamment dans les parties venteuses. Ma seule motivation était de récupérer les coureurs que j'avais en ligne de mire et qui était partis trop vite. Je me dis aussi qu'à la course de St Laurent dans une semaine, en formant un pack de coureurs "sub 35", l'objectif est atteignable.

COURSE ET MARCHE POPULAIRES DE LASALLE - 10KM

35'16''

17,013km/h,  3'31''/km

14ème sur 755 finishers

7ème homme 20-29ans.

 

ST LAURENT :

8651198840_bd29b14a25_b.jpgTrois semaines plus tard, me voilà donc avec mon pack de coureurs ayant le potentiel de briser la barre du 35' : Fred (meilleur 10k en 34'37''), Guillaume, Mathieu (meilleur 10k en 35'12''), et JP (meilleur 10k en 35'40''). Cependant le vent risque de nous gêner, car le parcours est assez exposé. Dans la cohue du départ, le pack en question a du mal à se former, et finalement Guillaume, Fred et Mathieu sont 30m devant moi et JP. Il faut dire qu'énormément de coureurs sont partis trop fort et ç'a été trop dur de se trouver. C'est d'ailleurs quelque chose que j'ai du mal à comprendre, car moi, avec ma jeune expérience, j'ai déjà compris qu'il fallait partir sur le pace voire en dessous pour faire de bonnes courses, et je ne comprends pas pourquoi des gens plus expérimentés se retrouvent devant moi au premier kilomètre alors qu'à la fin ils finissent derrière moi de trois minutes. Par exemple, je dois être 40ème au premier kilomètre, et 12ème à l'arrivée. Bref, tous ça pour dire que c'est plutôt avec JP que nous avons pris des relais sur le rythme de 3'30''/km, essayant de nous rapprocher de nos amis en avant, mais sans jamais les atteindre. Le vent nous épuise un brin et nous avons un peu de retard à mi-course, rien d'allarmant, sauf que j'ai moins d'énergie que d'habitude et je sens le contrôle de la course m'échapper. Peu après le kilomètre 7, JP accélère, et me prends quelques mètres, je me dis que c'en est finit de moi, car je vois le retard qui s'accumule, et je sais que je ne retrouverai pas l'énergie nécessaire pour bien finir. Je ne comprends pas trop d'où viens cette fatigue, car je me suis reposé plus que d'habitude avant la course, et le vent n'explique pas entièrement les 50 secondes de trop lorsque je franchis la ligne d'arrivée, 20 secondes derrière JP. Je dois donc me contenter d'un record de 35'16'' d'il y a trois semaines, et je devrai patienter jusqu'en juillet ou octobre pour tenter de briser ce 35 sur un parcours plat. J'ai en tout cas tout donné sur ces deux tentatives, et ne doit pas être déçu d'un record de 20 secondes 5 mois après l'ancien. Il faut juste que je révise un objectif de 1h19' au demi-marathon de Montréal plutôt que 1h17'.

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COURSE DE ST LAURENT - 10 KM

35'49''

16,752km/h,  3'34''/km

12ème sur 594 finishers

6ème homme 20-29ans.

 

CLASSIQUE MEC A LONGUEUIL :

   Ce dernier 10km du printemps était plus un entrainement qu'une course. Le but était de tester ma récupération après une longue sortie d'entrainement marathon la veille de presque 30km avec des allures marathon. Bien que les jambes avaient l'air d'être assez correctes, sans trop de douleurs, je n'ai pas réussi à prendre le pace demi-marathon comme prévu. J'ai même lutté pour courir en bas de 4'00''/km mais au final je suis satisfait d'avoir pu pousser un peu la machine, grâce au dossard et à la linge d'arrivée, chose que je n'aurai pas fait seul en entrainement.

   Cette course était aussi endeuillée par les évènements sanglants de Boston, comme toutes les courses dans le monde ce jour-là, et les couleurs du deuil parmi les couleurs étaient logiquement le jaune et le bleu. Il est clair que les responsables des actes de lundi dernier ont été réalisés par des gens dont des valeurs comme la fraternité, la tolérance, l'accomplissement personnel, la réussite, le partage, la liberté, la solidarité, le respect sont des notions complêtement étrangères, car ce sont ces valeurs là qui étaient représentées à Boston, lundi lorsque des milliers de personnes d'origines différentes, de cultures différentes, de classes sociales différentes, de religions différentes, de nationalité différentes, enfilaient la même panoplie et partageait la même route de 42,195km avec un même but.

   En septembre, j'avais fait le même type de week end sauf que j'étais arrivé à sortir un 38'15'' sur mon 10km le dimanche matin. Mais je ne suis pas tant inquiet que ça car je ressors de ces grosses dernières semaines d'entrainement avec des jambes sans douleur (volume horaire hebdomadaire des quatre dernières semaines : 24h, 24h, 22h, 22h), ce qui n'était pas le cas la semaine de la course de St Laurent où du coup j'étais plus inquiet. Maintenant que le plus dur est fait, j'ai deux semaines que je vais prendre très relax, afin de performer au demi-marathon de Montréal et de m'amuser au marathon de Toronto.

CLASSIQUE MEC A LONGUEUIL - 10KM

39'00''

15,385km/h,  3'54''/km

6ème sur 143 finishers.

13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 13:32

    Je n'ai jamais eu vraiment l'occasion de participer à des cross. En France, la saison des cross coincide avec celle des trails, et j'ai toujours pris plus de plaisir à courir dans les montagnes. Ce premier hiver au Québec est donc l'occasion de découvrir cette discipline. Mon premier cross a été celui des couleurs, où j'ai découvert avec plaisir un parcours difficile dans le sable la plupart du temps. Cette fois-ci, le cross Boreal a un parcours bien plus facile et roulant à travers le bois de L'Ile Bizard. Les quelques difficultés viennent plus des côtes du parcours.

   Ce matin, malgré la température proche de zéro, le temps ensoleillé donne des conditions idéales de course. A priori, ce sera ma dernière compétition de Novembre, et quasiment de 2012. Alors j'ai bien envie de tout donner. Lorsque le départ est lancé, dans une montée, je me sens d'entrée de jeu en très bonnes jambes. Cette sensation ne disparaitra pas de la course, cela est en partie dû au froid qui doit sûrement anesthésier les muscles, il faut dire que je suis un des rares à courir en cuissard court. Passée la première montée, un groupe de coureur se forme. A ma grande surprise, les jeunes spécialistes de cross ne sont pas agressifs dans les premiers kilomètres, et j'arrive assez bien à suivre le groupe. En fait ma stratégie consiste à toujours être deuxième dans ce groupe de tête, et donc à calquer mon rythme sur le coureur qui décide de prendre la tête. Toutes les cinq minutes, un nouveau coureur prends la tête. Etonné par ce rythme que j'arrive à suivre, je sens dès le deuxième kilomètre que j'ai quelque chose à jouer dans cette course. Les kilomètres sont rapides, en 3'20'', 3'25'', mais c'est principalement dû au faux-plat descendant jusqu'à la mi-parcours. Je reste sagement dans le groupe jusqu'à ce point, où le faux-plat devient montant.

boreal-xcountry-2012a-500x367.jpg   Je me contente de garder un rythme soutenu dans les premières pentes ascendantes, et cela suffit à éclater le peloton. Je fais cavalier seul en tête, mais j'entends que le deuxième n'est jamais très loin. J'ai donc un peu de pression sur la deuxième moitié, espérant que je ne suis pas parti trop fort, car si je casse, le deuxième ne fera qu'une bouchée de moi. Je résiste avec de très bonnes sensation, suivant le vélo ouvreur du parcours. A un kilomètre de l'arrivée, la dernière côte, la plus dure, me fait exploser le coeur dans ma poitrine. Mais à son sommet, je me retourne, et constate que j'ai assez d'avance pour franchir la ligne le premier, surtout qu'il y a devant moi une belle descente dans laquelle on ne pourra pas me rattraper. Je termine ainsi en 35'09'' avec 14 secondes d'avance sur le deuxième, très satisfait de mes sensations, et de ce parcours enchanteur. Mais la cerise sur le gâteau viendra plutôt du banquet gastronomique de l'arrivée trop souvent oublié sur les autres courses au Québec, malgré le faible coût de l'inscription de la course d'aujourd'hui.

COURSE X-COUNTRY DE BOREAL - 10KM

35'09''

17,070km/h,  3'31''/km

1er sur 322 finishers

1er homme 20-29ans.

5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 11:56

   Habitué aux saisons qui ne s'arrêtent jamais en France, je cherchais à grapiller la moindre course pour mon premier hiver au Québec, histoire de m'ennuyer le moins possible. Après une longue saison de longues distances l'été, je prends beaucoup de plaisir à ne faire plus que du court durant l'hiver. Pas question de laisser passer ce 10km aux portes de la cité Montréalaise, à Brossard, sur la rive sud du fleuve St Laurent. Avec mon ami Jean, nous nous sommes présentés assez tôt en cette fraîche journée, où quelques flocons s'étaient même permis de faire irruption plus tôt dans la matinée. Nous sommes même arrivés les premiers. Il faut dire que nous avions peur qu'il y ait beaucoup de monde à cause de l'annulation du marathon de New York, suite aux dégâts de la tempête Sandy.

   Ce matin, je ne me vois pas souffrir autant que j'ai souffert pour battre mon record à la classique du parc Lafontaine il y a trois semaines. Et puis, il n'y a pas de bornes kilométriques pour courir à la montre, donc aujourd'hui je vais courir au feeling, ou même stratégiquement, en fonction des autres coureurs.

DSC09482.jpg   Lorsque le départ est donné, je suis impressionné par le gros pace que prennent immédiatement la plupart des concurrents. C'est quelque chose que j'ai remarqué récurrent dans les courses où le niveau est peu relevé, comme c'est le cas aujourd'hui à cause de la concurrence d'une autre course, la Oka road race. Peut être que le manque d'expérience de la plupart des coureurs les pousse à faire les mêmes erreurs que je faisais il n'y a pas si longtemps. Aussi, je laisse filer tout ce beau monde, et prends tranquillement mon rythme. Il y a deux mois à peine, j'aurais paniqué et cherché à suivre le train. Mais aujourd'hui, je sais qu'il est plus payant de patienter. Dès le premier kilomètre, je remonte de la dixième à la quatrième place. Puis l'écart se stabilise avec les trois hommes de tête, je cherche juste à conserver cet écart patiemment, attendant qu'ils faiblissent. L'un craque au kilomètre 4, et je le double à la mi-parcours. Cette mi-parcours marque aussi le moment où ce n'est plus la peine de se contenir : il est temps de lâcher les chevaux. Aussi, je ne sais pas si c'est moi qui ai accéléré, où eux qui ont ralenti, mais tout doucement, au fil des kilomètres, l'écart avec les deux coureurs diminuait. Vers le kilomètre 7, je reviens finalement à leur hauteur, et reste sagement abrité derrière eux. Au kilomètre 8, me sentant en jambes, je choisis le moment d'accélérer et de les laisser. A ce moment là, l'un casse, et l'autre relève le défi de me suivre. Pendant un kilomètre j'entends ses pas juste derrière moi. Mais je suis surmotivé par le fait de courir derrière la voiture de police ouvrant le parcours, et trouve encore les ressources de mettre une dernière petite coche dans le dernier kilomètre. J'entends alors de moins en moins les pas de mon poursuivant. A 50m de la ligne d'arrivée, je me retourne et constate qu'il n'est pas si loin, me confirmant qu'il faut bien sprinter pour assurer la victoire.

   Je passe la ligne avec seulement deux secondes d'avance, mais tellement satisfait d'avoir maîtrisé stratégiquement la course. J'ai même une seconde de trop comme dirait Jacques Anquetil, disons que c'est la marge de manoeuvre. Une autre surprise est mon chrono final, 34'05'', 1'30'' de mieux qu'il y a trois semaines. Je sais alors immédiatement que le parcours est plus court, car je ne suis pas dans le même état qu'à la classique du parc Lafontaine, ce qui est confirmé par les coureurs ayant des montres GPS, il manque à peu près 400m. Mais reste la satisfaction d'avoir finit en tête des 219 coureurs d'aujourd'hui, et de fêter ça au milieu de tous les fruits du ravitaillement d'après course.

CLASSIQUE DE LA MEC A BROSSARD - 10KM

34'05''

17,604km/h,  3'25''/km

1er sur 218 finishers

1er homme 20-29ans.

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