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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 17:03

   Cette année, j'ai voulu reproduire le même plan qu'en 2016 : Une belle préparation hivernale, le demi-marathon de New York avec pour objectif de battre le temps de l'an dernier (1h16'18'') et un demi-marathon fin avril (Montréal cette fois), plat et plus dans le pic de forme pour battre mon record personnel (1h14'37'').

   J'étais très confiant à New York puisque le volume hivernal avait été plus élevé qu'en 2015 (build-up hebdomadaire de 90-100-110-120-130km jusqu'à deux semaines de l'épreuve, 130km étant ma plus grosse semaine à vie, tout en gardant une base de nage et de vélo), et en plus j'avais intégré beaucoup de côtes à mes sorties lentes et mes allures demi-marathon.

   Hélas, tout ne s'est pas passé comme prévu ! Grosse contre-performance, que j'ai sentie arriver dès le kilomètre 5, où mes cuisses ont commencé à beaucoup souffrir à cause des côtes (le parcours à New York a une première moitié dans les côtes de Central Park, et une deuxième moitié plate). Au kilomètre 10, mes cuisses faisaient terriblement mal malgré mon temps au 10km identique à celui de 2015, les jambes explosées en plus. J'ai tout de même accéléré à 3'33''/km pour garder un semblant de plan de match, mais au kilomètre 15, j'ai mis le clignotant à droite car je n'ai jamais eu aussi mal aux cuisses depuis mon marathon de 2012. Les 6 derniers kilomètres ont été un chemin de croix, et j'ai failli carrément marcher dans la petite descente sous un pont au kilomètre 20.

   Facture : 1h16'59'' et 41 secondes de plus que l'an dernier. Cependant, je ne suis pas vraiment déçu, car je savais que je ne me présentais pas pour un record, et surtout que d'après le coach Dorys, le problème vient que je n'ai pas complètement récupéré de mon gros kilométrage (les deux dernières séances de piste avant la course avaient été en effet douloureuses musculairement). La bonne nouvelle est donc qu'il me faut récupérer de mon hiver pour voir ma forme décoller, et courir 1h17 avec des jambes ouvertes les 3/4 du parcours est plutôt rassurant, au moins sur mon seuil de résistance à la douleur.

   Si le vent est de mon côté, ce sera plus au 10km de St Laurent, et au demi-marathon de Montréal que les cuisses auront plutôt intérêt à la fermer !

PS : à 180 balles le dossard et pas un ticket de métro offert pour rentrer au départ à 10km de l'arrivée, pas sûr de retourner me faire mal dans les côtes en 2017...

COURSE : NYC 1/2 2016OBJECTIF : Battre le temps de 2015 (1h16'18'')MOYENS : Pleins de côtes à l'entrainement, plus de...

Posted by Sacha Cavelier Triathlete on Monday, March 21, 2016

NEW YORK CITY HALF MARATHON - 21,1KM

1h16'59''

16,445km/h,  3'38''/km

129ème sur 20149 finishers

29ème men 25-29 years.

13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 11:32

   Ma troisième et dernière course à pied du printemps était un semi-marathon sur le territoire français. Je n'y attachais pas beaucoup d'intérêt en terme de performance chronométrique car depuis le demi de New York, j'ai baissé le volume de course à pied pour mettre du volume de vélo. De plus, ayant passé une nuit blanche dans l'avion et étant arrivé le samedi matin, le jetlag était vraiment terrible, je n'avais jamais sommeil ou faim au bon moment.

   Cependant, plusieurs paramètres ont fait que j'ai réussi un temps que je ne referais pas de sitôt. Pour changer des listes d'excuses suite à une mauvaise performance, voilà une liste de raisons à ma bonne performance :

- Le parcours était incroyablement plat, pas une côte, très rapide, même les demi-tours étaient fait de façon à pouvoir être pris de façon large sans ralentir. C'était vraiment Berlin version semi-marathon.

- Le parcours était mesuré car qualificatif pour les championnats de France. C'est d'ailleurs la première fois que je réalise un temps qui me qualifie. On n'avait donc pas à craindre un parcours trop long (ou trop court).

- La météo était la perfection absolue : Pas le moindre souffle de vent, du soleil et une dizaine de degrés au départ. Je n'avais pas froid, et à l'issue de la course, je n'ai pas eu une seule goutte de sueur qui est apparue. L'air était très sec.

- J'avais peur de courir seul au début car le gagnant de l'année dernière avait couru 1h17. Mais cette année, il y a eu des coureurs en 1h14, 1h15, 1h16, ce qui fait que je n'ai jamais été seul.

- Tout mon ancien club était là pour m'encourager, parfois même m'accompagner à vélo. C'était formidable de se sentir autant soutenu, et ça donne des ailes. Merci à eux.

- Mes parents était venus nous soutenir mon frère et moi. Là encore, ça donnait envie de se défoncer pour qu'ils ne se soient pas levés pour rien.

   Bref, c'était les conditions qu'on ne rencontre qu'une fois dans sa vie. Dernière condition à remplir : Avoir des jambes en forme. Et ça, je m'en suis rendu compte dès l'échauffement. Et même dès le premier kilomètre, franchi en 3'23'', dopé aux gentils mots de ma chérie trouvés le matin même dans ma valise. Me sentant dans une grande journée, j'ai immédiatement ralenti pour ne pas bousiller ma course, et me suis câlé à l'allure qui était l'objectif initial de New York sur la première moitié : 3'36''/km. A New York, j'avais prévu d'accélérer à mi-course, et à Cavaillon, je me suis dit qu'au kilomètre 11 si je me sentais les jambes encore fraîches, j'accélèrerai.

   Je suis devenu un métronome pour 11km, passant à la seconde près chaque kilomètre en 3'36'', et le 10km en 36'00''. J'avais vraiment les jambes fraiches, et à chaque fois qu'un coureur me dépassait, je faisais mon possible pour rester calme et garder le rythme. A mi-course, j'ai commencé à ressentir de la pression d'avant course, car dans ma tête le kilomètre 11 approchait, et c'était là que la course commençait réellement pour moi. Ainsi, au 11ème panneau, j'ai accéléré. Un peu trop, car au bout de 1000m, j'ai ressenti des crampes d'estomac. Elles étaient assez intenses et m'ont fait peur car je ne me voyais pas finir avec ça. Heureusement, elles étaient aussi soudaines qu'intenses car elles sont passées vers le kilomètre 13 à force de relaxer mon ventre et de ralentir. J'ai donc repris une bonne vitesse et commencé à reprendre du monde. Au kilomètre 15, un rapide calcul me donnait que je roulais sous les 3'30''/km sur les 5 derniers kilomètres malgré mes soucis de crampes. A ce moment là, je suis passé en zone rouge car j'étais 3ème avec les deux premiers en ligne de mire. Je me suis défoncé comme jamais pour reprendre le 2ème au kilomètre 18. J'étais alors complètement vidé, et c'est le mental qui a pris le relais. Je me suis rapproché à 50m du premier, mais je n'ai jamais était capable de le reprendre, j'étais vraiment à bloc, pas possible de rouler plus fort, et ça me convenait très bien, car en passant en 1h10'55'' au kilomètre 20 (34'55'' sur le deuxième 10km, soit 3'29''/km), le chrono que j'allais réaliser était pour moi une très belle récompense ! En effet, j'ai terminé 13 secondes derrière le vainqueur en 1h14'37'', le chrono que j'avais en tête (et même un peu mieux) après mon hiver très sérieux sur la piste.

   J'ai eu droit à mon quart d'heure de gloire avec des gens qui sont venu me féliciter (ou alors ils étaient intrigués par l'entrainement d'hiver par -40°C), et par un passage dans les nouvelles locales le lendemain. Il a fallu que je redescende assez vite sur terre pour me reconcentrer sur le vélo, car à trois semaines du 70.3 Pays d'Aix, je n'ai pas le droit de m'endormir. En après midi, j'ai roulé 85km en 2h56' dans les cols de la chaîne des alpilles, accompagné par mon frère, à qui je tire mon chapeau pour m'avoir accompagné sur 60km après son semi-marthon de ce matin, alors qu'il n'a pas touché au vélo de l'hiver. Lui aussi sera de la partie au 70.3 Pays d'Aix !

SEMI-MARATHON DE CAVAILLON - 21,1KM

1h14'37''

16,967km/h,  3'32''/km

2ème sur 203 finishers

1er sénior.

21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 12:39

   Avec l'hiver vigoureux auquel on a eu droit au Québec, il est clair que ce n'était pas du coté du vélo qu'il allait être bénéfique de passer du temps. J'ai donc mis le focus sur la course et la nage. Après avoir couru 1h16'22'' à Philadelphie en Novembre, je me suis mis comme objectif une minute de mieux à New York en Mars, soit un 1h15 bas. Pour cela, je me suis donné les moyens avec une belle préparation. Comparée à celle de Philadelphie, ce fut le jour et la nuit. Voilà un tableau comparatif de la façon dont je me suis préparé pour Philadephie et New York:

 PhiladelphieNew York
Nombre de semaines de préparation511
Kilométrage hebdomadaire maximal109,5121
Semaines à plus de 100km23
Pace de la séance de piste type : 5x1500m3'25''/km3'20''/km
Pace de la séance de piste type : 2x4600m3'38''/km3'29''/km
Pace 1/2 marathon travaillé en longue sortie3'39''/km3'27''/km

   Autrement dit, j'ai réussi à combiner semaines de gros volume de course avec bonnes sensations à la piste. Compte tenu que je travaillais aussi la nage assez sérieusement, et me gardais une petite base de vélo, je me suis tapé des semaines de 25h en plein février, le mois le plus froid de l'histoire du Québec cette annnée.

   Concernant la stratégie de course, elle était inversée par rapport à Philadelphie, car les côtes (Central Park) étaient en début de course sur les 10 premiers kilomètres. Le pace moyen visé était de 3'34''/km soit trois secondes de mieux qu'à Philadelphie. Vu que j'allais sortir avec du retard de Central Park, et vu que les côtes ne sont pas mon point fort et qu'il faut en plus être frais à mi-course, je pensais sortir du parc avec une moyenne de 3'38''/km, et donc rouler à 3'30''/km sur les 10 derniers kilomètres très rapides en ligne droite le long de la Hudson river, jusqu'au Financial center. Le pace à travailler en entrainement allait donc être du 3'30'' et s'est révélé assez confortable pour tous les 2 ou 3km pace demi effectués en fin de session de piste et pendant les longues.

   Le jour de la course, l'excitation était là, et j'avais hâte de courir et d'essayer mes nouvelles Zoot Kiawe et les dernières Smith Optics Arena. J'ai été surpris par la difficulté de Central Park, il n'y a tous simplement pas de plat, et on alterne entre des kilomètres 20 secondes trop lents ou 20 secondes trop rapide. A l'approche du kilomètre 10, je me suis senti bien taxé par les montées - descentes. Je passe en 36'20'' soit 3'38''/km, pile ce que je visais,mis à part que j'aurais aimé avoir les cuisses plus fraîche. A peine sorti du parc, j'ai tout de même eu de la facilité à accélérer, et à me mettre dans le rouge, et ce, jusqu'à la fin sans ralentir. Mon plan aurait certainement fonctionné si la météo n'avait pas décidé ce jour-là d'envoyer un vent de sud-ouest, autrement dit de 3/4 face du haut de Central Park jusqu'à l'arrivée, donc sur les 15 derniers kilomètres. Nous avons eu droit à un petit répis dans Time Square, vide, au kilomètre 11, instant magique, puis le vent continu n'a pas cessé sur tout le reste de la course sur le bord de la rivière. J'ai eu beau pousser, mais avec ma carcasse, j'avais une belle prise au vent et personne d'assez gros pour me protéger, et de toute façon, je n'ai fait que doubler du mnde sur cette portion de la course, notamment mon ami Marc, même objectif que moi, mais même gabarit aussi, et donc même soucis. Nous avons eu l'impression de pousser aussi fort que dans le 3'27''/km lors des longues sorties, serrant les dents très fort, mais le verdict est tombé au kilomètre 20 : 35'56'' sur les dix derniers kilomètres, soit 3'35''/km, bien trop lent. Même le dernier kilomètre à bloc (en 3'28'' malgré une montée pour sortir d'un tunnel) n'a pas suffit pour casser le 1h16', et je finis en 1h16'18'', 4 secondes de mieux qu'à Philadelphie, avec Marc 9 secondes derrière. Maigre récompense, mais je me dis que l'effort pour le 1h15 était là, et je positive en me disant que ce travail paiera tôt ou tard sur les triathlons de cet été.

NEW YORK CITY HALF MARATHON - 21,1KM

1h16'18''

16,592km/h,  3'36''/km

119ème sur 19455 finishers

34ème men 25-29 years.

22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 22:15

unnamed   Après avoir fini ma saison de triathlon, j'ai rechaussé mes Zoot Kiawe pour embarquer dans la saison de course à pied d'automne. Même si je suis resté plus sage que l'an dernier en sélectionnant seulement quelques courses sur route, mes résultats m'ont déçu (35'24'' au 10km de la coupe Dix30 de Longueuil, 36'13'' au 10km de la classique du parc Lafontaine). La cause ? Après l'avis du spécialiste Dorys Langlois, j'aurais perdu ma VMA de printemps (20,4km/h d'après mon demi-marathon de printemps, contre 19,5km/h d'après mon meilleur 10km d'automne). En effet, le maintien de la VMA l'été se fait par le biais des séances du jeudi, séances auxquelles je n'ai pas été très assidu à cause des triathlons le samedi ou dimanche et du besoin de repos pré-course. C'est clair qu'en 2015, il y aura plus de B-races et d'entrainements le jeudi...

   Du coup, à 5 semaines de la dernière course de la saison, le demi-marathon de Philadelphie, j'ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté en arrêtant les courses, et mettre l'attention sur l'entrainement. J'ai retravaillé ma VMA à la piste, fait de belles semaines d'entrainement jusqu'à 110km, avec des sorties de 30km et plus le dimanche, avec allure demi-marathon.

   D'un côté, 110 est mon kilométrage hebdomadaire maximum à vie, et sachant que j'ai couru 1h17 en avril avec 60km de moyenne hebdomadaire, je me dis que ça peut être bénéfique, surtout que les kilomètres sont assez bien rentrés. Ce n'est pas énorme, car d'autres coureurs sont bien au-delà, mais il faut savoir que j'ai recommencé à nager beaucoup (mi-octobre à mi-avril est la période où j'essaie d'améliorer ma nage), et je me donne aussi un kilométrage minimal à respecter en vélo pour éviter de repartir de zéro au printemps. Du coup, je me suis rentré des semaines à 25h, et avec la fin de session à l'université, ça n'était pas facile à gérer. Malgré ça, toute mes séances de course, piste comprise, ont été avec de bonnes sensations, et c'est une première.

   D'un autre côté, on ne gagne pas 1km/h de VMA en un mois, donc je savais que je ne faisais pas tout cet effort pour un record personnel sur demi-marathon, mais plus pour un temps respectable honorant mon inscription. Cet entrainement serait aussi le début 'un hiver de gros entrainement de course à pied avec des espoirs de meilleurs temps au printemps 2015. Je me suis donc rendu à Philly en m'enlevant de la pression, juste courir du mieux que je pouvais.

5.jpg1.jpg   La nuit s’annonçait déjà courte, et en plus inconfortable, notamment à cause des séances de bras pour regonfler le matelas gonflable qui s’est mis à se dégonfler à 23h. Finalement, après 5h de sommeil recroquevillés avec ma chérie sur le petit divan du salon, nous avons commencé à partager beaucoup de stress d’avant course, moi pour la souffrance du pace de 3’40’’/km visé, elle pour la souffrance à venir dans les derniers kilomètres de son premier demi-marathon.

   Après l’avoir accompagnée dans son corral, je me suis rendu au mien sans gros échauffement, en tenue assez minimale, malgré la fraicheur de 7h. Je me suis senti d’excellentes jambes d’entrée de jeu, chose assez rare et agréable. Dans l’inconnu complet sur mon pace (trop rapide, trop lent ?), c’est au bout de 4,83km que je me rends compte que je suis à la seconde près dans le rythme prévu, en apercevant le premier marqueur de miles, le troisième. Je suis bien confortable, et il y a beaucoup de monde dans les rues, alors je maintiens le rythme sans mal jusqu’au kilomètre 8. Là, j’accélère un peu et passe avec pas mal d’avance sur le tapis du kilomètre 10 en plein cœur de Philadelphie, en 36’15’’ (soit le temps de mon 10km il y a un mois à 2 secondes près). Toujours en plein confort, je maintiens ma poussée, surtout qu’il est bon d’attaquer les côtes de la deuxième partie avec un peu d’avance sur le chrono. Je dépasse beaucoup de monde dans ma quête de negative split, dont les femmes élites parties 20 secondes avant. Vu la souffrance que j’avais subie pour sortir 3’40’’/km en avril, je suis étonné d’être aussi confortable à 3’37’’5/km, et j’espère ne pas avoir de mauvaise surprise plus tard.

   Les choses se corsent entre les kilomètres 12 et 16, où de belles côtes à 9.jpgmonter et descendre me tapent sur les quads. Au mile 10, toujours avec 20 secondes d’avance sur mon plan le plus optimiste, je commence à croire à un sérieux PB. Après la dernière grosse descente, j’aperçois dans un U-turn mon pote Fred qui doit avoir 50m d’avance et ça me pousse à garder mon rythme (3’36’’5/km sur la deuxième moitié malgré les deux belles côtes). Sur les trois derniers kilomètres, le long d’une rivière, donc tous plats, la douleur dans les cuisses se fait sentir, mais l’odeur  de la ligne d’arrivée avec un temps inespéré me pousse à garder le rythme.

   Je passe finalement la ligne devant le Art Museum en 1h16’22’’, un temps sorti de nulle part à voir comment je cours ces derniers mois. L’entrainement des dernières semaines a finalement bien fonctionné. Pour madame aussi, la journée a été belle, avec un premier demi-marathon complété un peu plus tard, le sourire aux lèvres, les douleurs aux jambes. La course à pied est un sport assez mystérieux pour moi encore. Autant je parviens toujours à prédire mes temps de nage et de vélo, autant en course à pied, je dois m’attendre à être loin de mes prédictions, dans le pire comme dans le meilleur, et aujourd’hui il faut bien l’avouer, c’était dans le bien bien meilleur.

   2014 étant tourné, la place est maintenant libre pour de beaux entrainements d'hiver, et pourquoi pas être surpris encore à la prochaine course en mars 2015, au New York City half marathon.

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PHILADELPHIA HALF MARATHON - 21,1KM

1h16'22''

16,578km/h,  3'37''/km

62ème sur 12758 finishers

23ème men 25-29 years.

27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 21:06

unamed.png   "The good pace is a suicide pace. Today is a good day to die."

   Même si c'est finalement les conseils de Steve Prefontaine que j'ai décidé 10257789_10203777124896678_5915890464393105600_n.jpgde suivre, j'avais initialement d'autres plans pour le demi-marathon de Montréal, support des championnats canadiens de la distance, surtout pendant une bonne semaine de 21h d'entrainement avec pas loin de 300km de vélo. Il faut dire que je n'étais pas du tout en confiance sur ma progression en course à pied, à cause de deux courses de 10km dans le mauvais temps qui ne m'ont pas permis de vérifier les progrès pendant l'hiver (LaSalle en mars, dans la tempête de neige, et St Laurent en Avril dans le vent). C'était aussi l'occasion de tester ma tenue complête Zoot. Donc le but était de partir sur un rythme de 1h19 et d'accélérer si possible sur la fin. Mais en voyant mes amis Steve et Jean-Philippe, bien décidés à partir sur du 3'40''/km, et avec le vent qui s'annonçait, je n'ai pas eu d'autre choix que de les suivre... Après avoir vidé un bidon de Pro Circuit X1...

Bric-a-brac-5058.jpg   Durant ma course, je n'ai fait que traverser des high et des down. Un premier down sur les premiers kilomètres, où je me questionnais sérieusement si j'allais vraiment tenir cette vitesse jusqu'au bout. Puis un high au kilomètre 7, car avec le vent dans le dos, tout semblait facile. Au kilomètre 9, dans la grosse portion de 2.5km face au vent, il a fallut faire un travail d'équipe: Steve donnait un top toutes les 30 secondes pour indiquer qu'il fallait changer le relayeur de tête. A ce petit jeu, nous avons gardé le pace même dans le vent, en passant en 36'55'' au 10km, on pace. Puis, malgré le vent dans le dos, je n'ai pas pu éviter un petit down sur quelques kilomètres, la fatigue devenant présente.

   En passant au kilomètre 15 en 55'25'', le moral est un peu revenu, et les jambes aussi, sachant que la ligne d'arrivée n'était plus qu'à 6km, et les encouragements de ma belle allaient pleuvoir dans deux kilomètres. J'ai alors un peu accéléré, claquant deux kilomètres en 3'30'', ce que j'ai aussitôt payé au kilomètre 17, les deux jambes complêtement explosées, avec 4 kilomètres à tirer pour rentrer vivant au bercail. Jean-Philippe est revenu sur moi, et j'ai du lutter pour rester avec lui, Steve suivant juste derrière, tous trois pétant le 1h18 largement à la ligne d'arrivée, avec un pace moyen sur la course de... 3'40''/km. Ca a tenu !

   Cette course m'a rendu profondément heureux, car je peux enfin mesurer le fruit de mes efforts de cet hiver, diminuant mon précédent record personnel par deux minutes. Bref, dans 10 jours, la saison de triathlon débute, et je suis enfin confiant.

Bric-a-brac-5063.jpgCrédit photo: https://www.facebook.com/GwendolinePichardPhotography

 

DEMI-MARATHON DE MONTREAL - 21,1KM

1h17'38''

16,307km/h,  3'40''/km

39ème sur 2663 finishers

10ème homme 25-29 ans.

29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 13:33

   Sur son parcours extrêmement exposé au vent, le demi-marathon de Montréal a souvent connu des éditions catastrophiques à cause de la météo. Mais en ce 28 avril 2013, c'est un temps miraculeusement parfait que les coureurs ont découvert sur l'île St Hélène. Du soleil et pas un souffle de vent. De quoi me mettre un peu plus la pression dans mon objectif de 1h19. Et puis le jour de la fête de ma mère, pas question de se rater.

a1.jpg   Le pace allait donc être 3'45''/km. Honnêtement, je m'étais tellement reposé, et m'étais tellement entrainé durant l'hiver, que je m'attendais à trouver un moment dans la course où j'allais être capable d'accélérer pour faire même 1h18. Mais j'ai définitivement beaucoup plus un profil rapide qu'endurant. Après un long échauffement avec Dorys Langlois, le coach, avec les amis du club nous nous sommes glissés tout au devant de la course pour ne pas être gênés par les 2700 coureurs qui allaient partir à un pace plus lent. J'avais décidé de faire la course avec Matthieu, que j'avais brieffé pour partir sur le bon pace. Mais lorsque le départ est donné, je sens que nous sommes un peu rapides, et que je ne tiendrais pas 21km comme cela. Premier kilomètre en 3'40'', deuxième, idem, et au troisième je décide de le laisser partir pour prendre le rythme que je veux avoir, le 3'45''/km. Les sensations vont alors bien mieux, et je passe avec quelques secondes d'avance le 5km. Entre le 5ème et le 10ème kilomètre, je suis souvent seul sur la route, qui n'est autre que le circuit de formule 1, une route très large donc, où il y a peu de repères visuels pour estimer sa vitesse. Il faut dire que je n'ai pas de montre GPS, et mes seuls repères sont les sensations et les bornes kilométriques. Le fait d'être seul et de rattraper les coureurs partis trop vite qui ralentissent me fait perdre un peu de la vitesse. Je fais quelques kilomètres en 4'00'/km, et je réhausse l'allure juste de ce qu'il faut lorsque je m'en rends compte.

   Je passe au kilomètre 10 en 37'49'' avec un léger retard. Nous sommes maintenant au bord du bassin olympique. Vers le kilomètre 13, je commence à douter sérieusement de briser le 1h20, car j'ai du mal à tenir le pace. Un ancien olympien du 800m (lorsqu'il le courait en 1'45''), Achraf Tadili, me double, au même endroit que l'an passé. Je tente de secouer un peu la machine et le colle au train. Ca fait un peu mal, mais c'est ce qu'il faut faire pour ne pas sombrer et laisser le 1h19 s'échapper. Je parviens à suivre mon lapin sur environ trois kilomètres, mais nous voilà à moins de cinq kilomètres de l'arrivée, et peut-être que la dizaine de secondes de marge que j'ai tiendra jusqu'à la fin. Je suis bien loin de mon objectif d'accélérer, mais à ce stade, je suis dans un grand doute pour briser ce 1h20, et il redevient mon objectif numéro un.

   Au kilomètre 17, je prends un véritable bain de foule qui fait 62671_10151658490856654_942650191_n.jpgoublier les jambes un moment. J'entends beaucoup crier mon nom, bien que je n'ai aucune idée des personnes qui m'encourageaient, en tout cas je remercie chaleureusement mes supporters. Je serre les dents jusqu'au kilomètre 19, et j'ai toujours mes 10 secondes en banque, ça a tenu. J'ai une envie de vomir qui se déclanche, signe que je suis à bout. Cependant voilà le kilomètre 20, pas question de baisser l'allure d'une seule seconde. Il faut que je fasse mon 1100m en moins de 4'22' et c'est joué. Ce 1100m est interminable, la ligne d'arrivée semble ne jamais se rapprocher. Lorsque j'aperçois enfin le chrono, je me dis enfin pour la première fois sur les dix derniers kilomètres que je vais avoir mon 1h19. Et je l'aurais pour 10,6 petites secondes. J'aurais couru plus lentement de 5 dixièmes au kilomètre et c'était fichu. Je suis bien satisfait de ma performance, car finalement j'ai tout donné, absolument tout, à un tel point, que j'ai eu mal au ventre et la nausée pour une bonne partie de la journée, et les jambes remplies de toxines.

   Maintenant il va falloir songer à récupérer en vue du marathon de Toronto la semaine prochaine. C'est clair que c'est illogique de vouloir faire un marathon après un demi-marathon, sauf que celui-là je ne le fait pas pour performer, car c'était ma source de motivation afin de faire des longues sorties de qualité en avril, en vue de faire un gros mois d'avril de course à pied. C'est aussi une belle conclusion à un bon mois de mileage. Je partirais donc sur les bases de mon temps de référence de 2h58', si je fais mieux, je réinvente les théories d'entrainement de course à pied, si je casse au kilomètre 32, j'aurais 10km pour réfléchir à combien il faut être attardé pour faire un demi-marathon à bloc une semaine avant un marathon. 

DEMI-MARATHON DE MONTREAL - 21,1KM

1h19'49''

15,861km/h,  3'46''/km

48ème sur 2723 finishers

8ème homme 20-24ans.

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