Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 05:34

   Comme je le disais dans un précédent compte-rendu, depuis 2015 (qui reste pour le moment mon année de référence car c’est celle où j’ai eu mes meilleurs résultats), mes performances ont doucement diminué. Je n’ai pas mis en cause un éventuel surentrainement car les périodes hivernales (avec du faible volume mais toujours des intensités) ne semblaient pas changer la tendance. Durant l’automne 2016, j’ai acquis un capteur de puissance et un Tacx iFlow pour l’entrainement intérieur. Je me suis à m’entrainer comme jamais sur le vélo, avec deux séances d’intensité de course à pied, et autant en vélo. Cependant, mes performances ont continué à diminuer sur les courses sur route hivernales. Fin avril, lors du demi-marathon de Montréal, alors que j’étais à une allure similaire à celle de mon 70.3 Mt Tremblant 2015, j’ai abandonné au kilomètre 15, incapable de tenir jusqu’au bout.

   Cette fois-ci, pas le choix de nier le surentrainement. Puisque que ce n’est pas le volume qui est à l’origine de ça, c’est logiquement les intensités trop nombreuses. Une fois cette conclusion tirée, j’ai décidé de prendre une pause d’intensité, surtout que je m’envolais pour la France pour trois semaines avec l’habituelle idée derrière la tête de faire beaucoup de volume basse intensité.

   Cet objectif-là a été bien atteint avec trois semaines de 570km, 430km et 400km de vélo. Trois triathlons me permettaient de juger de ma forme, deux sprints et un 70.3. Comme raconté précédemment, les deux sprints ont en effet montré de nettes améliorations, restait à voir le juge de paix, le 70.3 Pays d’Aix.

   Pour commencer, la nage s’est passée de manière idéale, puisque j’ai trouvé deux paires de pieds (Acevedo et Mlinar) pour me tracter sans aucun effort sur ces 1900m. Je sors de l’eau sans me brûler dans les 27’30’’ (30’’ de plus qu’en 2015, mais avec nettement moins d’effort). Je trouvais en effet plus intéressant pour la suite de nager abrité, plutôt que de sortir de mon canapé pour trente secondes.

   Sur le vélo, je suis parti sur le wattage cible (300 watts), mais après avoir brisé le bracelet de ma montre en transition, celle-ci est tombée sur la route au kilomètre 15. Après avoir fait demi-tour et l’avoir rangé au fond de ma poche arrière, j’ai décidé de continuer sans regarder mes watts, au feeling, comme d’habitude, donc. Dans la poche, la montre a perdu le signal avec mon capteur de puissance, ce qui fait que je ne sais toujours  pas quels sont mes chiffres sur un 90km de vélo. En revanche, malgré ma semaine de 430km (j’ai tout de même ralenti sur les trois derniers jours avant la course), je me suis senti plein d’énergie toute la course, et ai gagné quelques places au classement. Je signe le même temps qu’en 2015 (où j’étais plus reposé), 2h32, sur le 2ème parcours le plus dur que je connaisse (le plus dur étant le 70.3 Weymouth).

   En course à pied, j’ai découvert le nouveau parcours qui m’a semblé un peu plus vallonné que l’ancien, qui consistait en trois boucles. J’ai pris ma montre dans la main et à l’issu de la première boucle, j’ai réalisé que j’étais sur les mêmes bases que 2015 (1h21). J’ai rangé à nouveau la montre dans la poche pour le deuxième tour pour me rendre compte lors de ma pause toilette qu’elle avait perdu le signal GPS au fond de la poche. Je l’ai donc à nouveau repris dans la main pour la dernière boucle. J’ai un peu accusé le coup des grosses journées d’entrainement un peu proches de la course et ai ralenti pour finir en 1h26 ces 20,3km (ou 1h24’30’’ sans la pause toilette, ce qui me donne une meilleure idée de ma forme). Pour la première fois depuis un an et demi je peux dire que je suis satisfait de ma course dans les trois sports, et je pense être sur la bonne voie pour retrouver une forme similaire à 2015, et je suis même déjà loin des courses de 2016 où j’explosais en course à pied. A Aix, je n’ai pas eu l’ombre d’une crampe, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps, en particulier sur les parcours difficiles comme Aix (je cours en général le même temps sur le 20,3km d’Aix que sur un 21,1km plus plat comme Mt Tremblant).

  

   Pour la suite, je compte continuer à juger de l’évolution de ma forme sur quelques triathlons au Québec avant le 70.3 Mt Tremblant. Je pense reprendre les intensités en vélo et course progressivement les semaines sans compétitions le dimanche. A terme, il faudra que je repense mes semaines d’entrainement avec moins d’intensité pour éviter de retomber dans ce piège du surentrainement.

IRONMAN 70.3 PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h33'20''

Nage : 27'37'' (1'27''/100m)

Transition 1 : 4'54''

Vélo : 2h32'40'' (35,371km/h)

Transition 2 : 2'09''

Course : 1h26'00'' (14,721km/h, 4'04''/km)

68ème sur 2054 finishers

23ème pro.

Partager cet article
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 15:58

   Depuis la mi-août, j’ai commencé à me concentrer plus ou moins sur ma grosse échéance d’octobre, l’ironman de Barcelone, ce qui signifie passer par des semaines de volume plus grosses que d’habitude, et de conclure avec un mois de septembre dans le sud de la France. Puisque je devais me rendre en Avion en France et que je  devais faire un repos obligé d’au moins 48h (voyage en avion et ses préparatifs), je me suis dit, tant qu’à faire, j’allais atterrir à Londres pour faire le 70.3 Weymouth (le prix du vol étant le même). Pour ce 70.3 j’ai donc testé un repos très minimal (seulement vendredi et samedi).

   Depuis le début de cette année, j’essaie de me faire héberger chez l’habitant pour les weekends de course, et j’ai été très chanceux en 2016 car j’ai toujours trouvé un hôte chaleureux pour mes courses. L’Angleterre n’a pas dérogé à la règle, et la famille Ireland a été formidable et a simplifié beaucoup de choses dans mon weekend. C’est formidable de s’immerger à 100% dans un pays qu’on ne connait pas.

   L’Angleterre a apporté son lot de surprises : Parcours de vélo sur la voie de gauche, arrière-pays magnifique, valloné et verdoyant, pluie torrentielle le samedi et grand soleil le dimanche, palmiers et côte jurassique en bord de mer…

   En ce qui concerne la course, je m’imaginais quelque chose semblable à Mt Tremblant ou Timberman, c’est dire à quel point j’ai été surpris, mais surpris dans le bon sens puisque j’étais plus à la recherche d’une séance difficile que d’un chrono. La natation en mer était peut-être un peu longue compte tenu que j’ai toujours eu des temps rapides en eau salée (28 minutes cette fois au lieu des 26 minutes de Miami l’an dernier) et des temps réalisés par la tête de course. Mais la véritable difficulté a été de gérer le froid à la sortir de l’eau (10°C), même si, à écouter les Anglais, la température était parfaite.

   Ma technique a été de mettre une bonne couche de journal sur le torse, ce qui m’a permis de n’être gelé qu’aux bras et aux jambes pendant la première heure. Cette première heure ressemblait à des montagnes russes du style 70.3 Muskoka, où j’ai gardé un 36 de moyenne. Vers la moitié, je m’attendais à ce que ça redescende afin de poser le vélo en moins de 2h30, mais au contraire, on a eu droit à 3 ou 4 belles côtes genre Mt Royal, c’est-à-dire des côtes de 2 ou 3km bien sèches qui flinguent la moyenne. Sur la fin, je m’acharne à rouler de toute mes forces dans de nouvelles montagnes russes, car j’ai le sentiment d’être à la traine, mais loin de là, car je double 3 autres pros, et même avec un temps de 2h38’ (parcours de 93km), je ne suis qu’à moins de 20 minutes de la tête.

   Ma course a été pleine jusqu’au kilomètre 10 où je tiens une moyenne de moins de 4 minutes du kilomètre. Ensuite, la fatigue de la semaine a un peu pris le dessus et je ralentis, et les deux pauses toilette n’arrangent pas le chrono. Bref, je boucle à la 14ème place chez les pros. Je ne parle pas de classement général, car les pros ne font pas la même course que les amateurs, nous notre course est sans drafting, du moins, je l’espère, car je n’ai vu que les premiers groupes d’âge et pas la tête de course des pros, ni les arbitres d’ailleurs car ils étaient restés couchés ce matin-là.

   Bref, c’était une course bien dépaysante et qui tombait à point de par sa difficulté et son emplacement dans le calendrier.

 

 

 

 

 

 

 

IRONMAN 70.3 WEYMOUTH - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h49'10''

Nage : 28'12'' (1'29''/100m, 42ème temps)

Transition 1 : 5'30''

Vélo : 2h38'27'' (34,080km/h, 37ème temps)

Transition 2 : 2'41''

Course : 1h34'20'' (13,420km/h, 4'28''/km, 74ème temps)

38ème sur 1731 finishers

14ème pro.

Les photos ici.

Partager cet article
5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 22:55

   En début de saison, moins entrainé, j'ai eu quelques courses loin de mes attentes. Je me savais moins en forme, mais pas autant. J'ai donc mis le temps, l'argent et l'énergie nécessaire entre les 8 semaines séparant le 70.3 Mont Tremblant du 70.3 Timberman. Au moins une fois par semaine j'ai loué une voiture ou me suis arrangé avec des amis pour aller rouler à Lake Placid, Magog, Mt Tremblant, Val d'Acton, bref des places sans feux rouges, avec des belles côtes, pour faire des (très) longues sorties de de vélo de qualité. C'était une nouveauté pour moi, qui ne roulais avant que sur le Mt Royal ou le circuit de formule 1. Je me suis aussi tapé des semaines bien dégueulasses, comme celle où j'ai cumulé 18 heures d'entrainement entre le lundi et le vendredi avant d'aller faire le demi-ironman de Magog le samedi, une course avec du dénivelé, avec ce qui me restait de jambes.

Crédit : Gwendoline Pichard Photographe

   Mais le miracle ne s'est pas produit à Timberman, et j'ai à peine fait mieux qu'en début de saison, 4h25, en ayant pourtant l'impression d'être à bloc et en forme tout le long. C'est un niveau de forme que j'avais il ya 2/3 ans, et avec le recul, c'est bien logique avec mes courses sur route de printemps où j'ai fait des temps sur 10k et 21k identiques à de que je faisais il y a 2/3 ans. C'est dur de comprendre pourquoi ça n'avance pas cette année, mais peut être que le corps avait besoin d'une pause après 5 années de progrès non-stop depuis mon premier triathlon en 2011. Je ferais donc les courses restantes de cette années sans objectif si ce n'est que de courir avec plaisir, car heureusement au-delà de la performance, le plaisir de s'entrainer de faire des compétitions est là, et on verra en 2017.

   Pour ce qui est de la course, la nage était comme en 2015 sans combinaison pour les pros. Je nage mon record personnel de quelques secondes sur ce parcours sans combinaison, mais l'organisation s'est rendu compte que le parcours était en fait trop long et l'ont raccourci entre les pros et les vagues amateurs. Je pense que j'aurais fait un solide record personnel sans ça.

   Sur le vélo, j'ai lutté pour aller chercher 38km/h de moyenne, alors qu'il y a 2 ans, j'étais au-dessus de 40. Mais je n'ai pas de crampes et des bonnes jambes, alors je me dis que je peux sortir un truc en course à pied.

Crédit : Rob Clifford Photography

   En T1, je pose le vélo avec mon ami Fred Bouchard. Il fait une transition très rapide alors je ne mets pas de chaussettes pour embarquer avec lui. On fait quelques kilomètres à 3'40''/km, puis je le laisse filer pour essayer plutôt de courir sous les 4'/km. Mais je ralentis un peu sur la fin et je ferais le même temps qu'en 2014. Sur les derniers kilomètres, je deviens le lièvre involontaire de Magali Tisseyre en 1ère place à ce moment-là qui luttte contre le retour de Miranda Carfrae, ce qui a donné de très belles photos de Gwendoline Pichard Photography !

Crédit : Gwendoline Pichard Photographe

IRONMAN 70.3 TIMBERMAN - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h25'43''

Nage : 29'24'' (1'32''/100m, 82ème temps)

Transition 1 : 1'53''

Vélo : 2h23'42'' (37,578km/h, 46ème temps)

Transition 2 : 1'22''

Course : 1h29'22'' (14,166km/h, 4'14''/km, 46ème temps)

37ème sur 2154 finishers

23ème pro.

Partager cet article
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 18:32

   Lors du 70.3 Chattanooga, j'étais blessé au genou, et j'avais fait la course relax. Lors du 70.3 Eagleman, il y avait une chaleur terrible, et je ne me suis pas plus affolé que ça quant à mon temps très lent. Mais après le 70.3 Tremblant, je dois me rendre à l'évidence, la forme est loin d'être là.

   Je savais déjà que j'étais dans un creux en course à pied à cause de mes temps un peu plus lent qu'en 2015 sur les courses sur route printanières. Et je savais aussi que mon niveau à vélo était inférieur à 2015, puisque j'ai placé mes vacances en France en septembre cette année pour être prêt pour l'Ironman de Barcelone en octobre. Du coup, je savais qu'il me manquait 4 semaines à 600-700km/semaine de vélo dans les bosses du sud de la France, mais je ne pensais pas que mon niveau serait si bas.

  Je roule entre 250 et 350km par semaine, mais en l'absence de voiture, je fais tout sur l'ile de Montréal, ce qui fait qu'il y a beaucoup de ville, de pistes cyclables, de plat et donc très peu de qualité dans le tas. Je me rends compte que ce volume-là maintenait mon niveau acquis en mai les années passées, mais n'est pas suffisant pour développer des qualités. Du coup, j'ai maintenu mon niveau pourri de sortie d'hiver. Les intervalles sur la piste de formule 1 ou sur la montée du Mt Royal ne sont pas suffisants je pense s'ils ne sont pas combinés avec des longues de qualité comme c'est possible en campagne ou dans le sud de la France. Bref l'an dernier j'avais roulé 2h17 à Tremblant et j'avais les jambes à peine entamées, prêtes à courir 1h21 sur la course à pied. Cette année, j'avais tablé plus sur du 2h20. Mais au final c'est 2h23, et surtout des jambes explosées et bonnes à rien.

   Commençons par le début. Cette fois-ci, je n'ai même pas un bon temps de nage pour me réconforter. Depuis quelques temps, je sortais à 3'-3'30'' de la tête de course. Cependant, Tremblant a été ma première nage en wetsuit depuis août 2015, et comme un débutant, je n'ai même pas pris la peine de plus ma pratiquer en wetsuit malgré les nombreuses occasions. C'était d'autant plus important à faire que j'ai fait des corrections technqiues dans mes gestes pendant l'hiver. Bref, j'avais mal aux épaules à mi-course, et je sors à 4'30'' de la tête, 30 secondes plus lent que l'an dernier, à la rue donc.

   Sur le vélo, j'étais à peine plus lent que l'an dernier, 40km/h pile au premier demi-tour à 35km. Je me disais que c'était dans les temps pour 2h20 vu les montées de la fin, mais après le demi-tour, je me suis rendu compte qu'il allait falloir composer avec le vent de face. A l'entrée des fameuses montées (Chemin Duplessis) au km 75, dès la première bosse, je crampe au deux cuisses. Le reste des montées ont été faites au ralenti pour ne pas cramper, et j'ai même dû m'arrêter dans la dernière, incapable de pousser sur les pédales. J'avais encore jamais eu une crampe sur le vélo en plus de vingt 70.3.

   Lorsque je pose le vélo, j'ai une douleur vive à chaque fois que je contracte mes quads, et je ferais avec du début à la fin. Je démarre la course à pied au bout de 2h55 de course et je me dis que si je sors 1h25 (ce que je sortais l'an dernier quand j'étais explosé et courrais en mode survie), je finirais en 4h20. Mais mon mode survie cette année c'est plus 4'30''/km. Bref, pas au niveau. Je ne peux même pas dire qu'il faisait chaud. Oui, on était à plus de 30°C, mais ça ne m'a pas inconforté. En fait c'est la température qu'on trouve sur 90% des tiathlons même au Québec. C'est plutôt 2015 qui avait été une course exceptionnellement fraîche, et donc rapide.

   Au cours de l'été dernier, en ayant à peu près n'importe quelle stratégie de course, n'importe quelle météo (vent, canicule, ...), je m'arrangeais pour finir sous les 4h20, et ce chrono là me semblait acquis. Mais rien n'est jamais acquis. Du coup, plutôt que de faire l'Ironman Tremblant le 21 août, je me inscrit au 70.3 Timberman le même jour, avec l'objectif de retrouver le niveau de 2015, ce qui semble déjà être un objectif énorme, mais plus réaliste que de faire l'Ironman Tremblant en s'entrainant sur le canal Lachine. Il me reste deux mois pour caler quelques longues de qualité le weekend !

   Hormis la claque du dimanche, le weekend de trois jours étais d'enfer avec la famille venue de france et la traditionnelle descente de la rivière rouge en canoë (le clébart a pas sauté à l'eau cette fois).

Les photos ici.

IRONMAN 70.3 MONT TREMBLANT - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h30'45''

Nage : 27'36'' (1'27''/100m)

Transition 1 : 3'37''

Vélo : 2h23'28'' (37,639km/h)

Transition 2 : 1'06''

Course : 1h34'58'' (13,331km/h, 4'30''/km)

38ème sur 2705 finishers

17ème pro.

Partager cet article
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:46

   Le 70.3 Eagleman était sur ma liste depuis un bon moment, mais le calendrier (trop proche du 70.3 Mt Tremblant) avait fait que c’était trop compliqué d’aller faire cette course. Cette année, la course se situait deux semaines avant le 70.3 Mt Tremblant, alors je me suis dit qu’il fallait saisir l’occasion. Le parcours étant plat et rapide, j’avais même décidé d’en faire un objectif principal pour battre mon record personnel de 4h10, quitte à faire Tremblant deux semaines après avec ce qu’il me resterait d’énergie. Ce record personnel ayant été fait à Tremblant sur un parcours pas si plat, j’étais persuadé de faire mon meilleur temps dans le Maryland.

   En plus d’être un billard, Eagleman a la réputation d’être chaud. Cela ne m’a pas inquiété mais ça aurait dû, car il y a une différence entre chaud/30°C où je sais que je ne suis pas tant affecté et chaud/36°C où je suis bon à rien. Bref la prochaine fois qu’on me dit qu’un parcours est chaud, je demanderais « chaud comment ? ».

   L’autre chose que j’ai sous-estimée c’est le temps de voyage, 10h de voiture, 13 avec les pauses pipi et frontière. Disons que je suis content d’avoir Eagleman à mon tableau, car je ne suis pas prêt de me réinfliger ce trajet.

   Mis à part le long trajet, le homestay chez l’habitant proposé par l’organisation était fantastique. Une mamie qui vivait à 1,5km du départ hébergeait 5 pros dans sa grande maison et était adorable. Pour l’anecdote, elle demandait à tout le monde si c’était notre premier triathlon et qu’on devait se méfier car le triathlon de dimanche était très long. Et quand le futur vainqueur Cody Beals est passé devant chez elle le dimanche matin en tête de la course, elle a dit qu’il n’était pas connu car elle ne le connaissait pas et ne l’avait jamais hébergé. Bref, je suis parfaitement d’accord avec ses critères de popularité.

   En ce qui concerne la course, la nage était encore sans wetsuit pour les pros, pour la 4ème fois sur mes 4 derniers 70.3, mais c'est un truc que j'ai appris à apprécier. Je considère avoir fait ma meilleure nage puisque je suis à trois minutes des premiers. J’ai même fait les premiers 400m avec le pack, ce qui est là aussi un record et un signe de progression.

   Sur le vélo, la première moitié était vent de face ce qui a été difficile pour moi à gérer sans powermètre. Je pense avoir un peu trop poussé car je suis à presque 39km/h de moyenne à mi-course, et pour le retour vent de dos, je n’ai pas roulé très vite (en fait j'ai roulé aussi vite). J’aurais dû en garder un peu sous la pédale, surtout que sur la fin je n’avais plus de jus sur les quelques passage vent de face et j’y ai laissé des minutes. Je gagne tout de même deux places.

   En transition, mettre mes chaussettes est un effort intense dans cette chaleur. Je suis tellement écrasé par la chaleur dès les premiers mètres que l'idée de laisser tomber me traverse l'esprit. Mais je pars plutôt avec en tête un 13 X 1 miles + 1 minute marche pour me remplir le trisuit de glaçons aux ravitaillements. Le parcours de course n’a rien d’alléchant avec des longues lignes droites sur la route bouillante en plein soleil, et ce sera l’un des plus durs 21km que j’aurais couru, et même l’un des plus long (1h38), mais je reprends quand même Viktor Zyemtsev et Kyle Pawlaczyk à 1500m de l’arrivée, encore plus explosés. C'est mon lot de consolation. D’après le thermomètre de la voiture, il faisait 36°C. Je ne suis même pas déçu, comme à Miami, j’étais dans un bon jour mais je suis juste incapable de livrer quoi que ce soit dans cette chaleur.

   Je dois aussi donner une mention spéciale à ma chérie et à Milton, qui se sont tapé les côtés chiants du weekend (la route et la chaleur) sans le plaisir de franchir la ligne d’arrivée d’un 70.3 avec des glaçons dans le short.

Les photos ici.

IRONMAN 70.3 EAGLEMAN- 1,9KM+90KM+21,1KM

4h31'44''

Nage : 29'26'' (1'32''/100m)

Transition 1 : 1'40''

Vélo : 2h20'34'' (38,416km/h)

Transition 2 : 1'47''

Course : 1h38'17'' (12,859km/h, 4'38''/km)

31ème sur 1828 partants

14ème pro.

Partager cet article

  • : Sacha Cavelier Triathlète
  • : Après une formation d'ingénieur en France, je combine le triathlon élite LD à un doctorat de 2015 à 2020 au Canada et Australie. Installé en Ohio, papa, je poursuis la route sur les ultra trails et triathlons en espérant être encore compétitif.
  • Contact

SPONSORS

 

 

 

 

*******************************************************

Suivez-moi sur Strava

Sacha Cavelier


 

Instagram