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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 11:51

   J'avais participé à cette épreuve en septembre 2013, et le changement de date pour début juillet en 2015 faisait que cette course rentrait bien dans le calendrier. A cause de son parcours difficile, la performance que je pouvais faire à ce triathlon restait néanmoins imprévisible. J'avais accumulé beaucoup de courses pendant le mois de juin, et je ne savais pas trop ce que ça allait donner dans les bosses. Vu que le plateau n'était pas si relevé, je ne me fixait comme seul objectif mon premier top 10 sur une course WTC (World Triathlon Corporation, l'entreprise qui gère les courses Ironman).

   Le coin de Muskoka, au fond de l'Ontario, est vraiment paradisiaque, mis à part les moustiques; Je n'en ai jamais vu autant, et c'est très dur de s'endormir dans une chambre quand il fait 30°C, mais qu'on est obligé de dormir sous les draps car 25 moustiques sont rentrés en même temps que moi par la porte. Le samedi matin, avec Gwen et Milton, nous avons vu notre premier orignal sauvage dans le parc Algonquin. Vu qu'il n'était vraiment pas effrayé, nous ne devions pas être ses premiers humains sauvages.

   Concernant la course, j'ai eu d'excellentes sensations dans l'eau. Le départ des pros ne comptait qu'une quinzaine d'athlètes, ce qui facilitait la chose. Nous avons tous été surpris par le coup de départ, un peu expédié rapidement, et j'ai du pousser sur les 100 premiers mètres pour rejoindre les pieds de Sanders. Trop confortable, je suis parti du groupe au bout de 500m. Je m'attendais à ce qu'on me suive, mais non, je me suis retrouvé seul en 5ème position de la course pendant un moment. Peu avant la fin, Chase et Monnink me passent et je sors 7ème juste sous les 27 minutes.

   Je considère cela comme ma meilleure nage car le 26 minutes a été fait en solitaire. De plus je sors davantage en 26'40'' de l'eau, le tapis se trouvant un peu plus loin sur la berge. Motivé par ce résultat, je m'attendais à faire une grande course, car je ne perds pas de place sur le vélo en général. Mais là, j'en ai déjà logiquement perdue une dans le premier kilomètre lorsque Sanders m'a passé, puis deux autres peu avant la fin. J'était loin de ma meilleure forme de vélo, car je fais le même temps qu'en 2013, ce qui est un peu frustrant, mais je m'y attendais un peu avec l'enchaînement des courses. Le parcours était terriblement dur, un peu plus de 1000m d'ascension sur 94km, et à aucun moment je ne me suis senti vraiment confortable. Bref, j'ai déposé le vélo en 10ème place, et espérais que ma course à pied allait me sauver.

   Là encore, le parcours de course à pied n'avait rien de plat, notamment la fin avec de très grosses bosses. D'entrée de jeu, je me fait doubler par Lantz qui a décidé de courir son 21km à bloc. Mais plus loin, le brésilien Amorelli a sauté et finit à la marche. Vers la fin, je reprends Chase, passe en 9ème position et rempli donc mon objectif de top 10. Mon 21km en 1h23 est assez correct vu ma performance en vélo et la difficulté du parcours (et la pause toilette à mi-course), et surtout je confirme mes progrès en course à pied, je suis loin des 1h28 de l'an dernier ! Un parcours plat et des jambes reposées pourraient me rapprocher des 1h20 voire même le casser, mais encore faudra-t-il tenir le 3'45''/km plus loin que le 11ème kilomètre !

   Il y avait deux places à moins de deux minutes devant moi, et c'est vraiment dommage que je n'ai pas su pousser plus sur le vélo. Mais d'un autre côté, heureusement que certains athlètes comme Beals ou Crawford ne se sont pas pointés à la course, ce qui m'a permis de remplir mon objectif. En juillet, il y aura beaucoup moins de courses, et beaucoup plus d'entrainement. L'idée est de retrouver de la fraîcheur pour août et 70.3 Timberman, où je fais chaque année ma meilleure course.

IRONMAN 70.3 MUSKOKA - 1,9KM+94KM+21,1KM

4h29'42''

Nage : 26'59'' (1'25''/100m, 25ème temps)

Transition 1 : 3'16''

Vélo : 2h34'47'' (36,438km/h, 17ème temps)

Transition 2 : 0'42''

Course : 1h23'58'' (15,077km/h, 3'58''/km, 9ème temps)

9ème sur 1545 partants

9ème pro.

Les photos ici.

 

Pas une journée aussi bonne qu'au 70.3 Trembant, mais voilà premier top 10 overall à 70.3 Muskoka !Swim 26'59'' (50 sec devant Sanders cette fois !)Bike 2h34 (94km)Run 1h23

Posted by Sacha Cavelier Triathlete on Sunday, July 5, 2015

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 23:38

   Depuis sa création en 2012, je n'avais jamais participé au IronMan 70.3 Mont Tremblant. C'est pourtant la course IronMan la plus proche de chez moi. La raison est qu'il faut s'inscrire un an à l'avance pour avoir son dossard. Sauf que cette année, avec la carte pro, je pouvais m'inscrire jusqu'à trois semaines avant l'épreuve. J'allais donc enfin pouvoir prendre le départ.

   Comme pour le 70.3 Pays d'Aix, je n'étais pas du tout tendu avant l'épreuve. Le samedi, j'ai descendu la rivière rouge en canot avec ma chérie Gwen et le capitaine/chasseur de canards Milton, j'ai mangé mes ironfraises et gardé mon ironvin pour ironmom & irondad, pour la prochaine fois qu'ils viennent au Québec. Avec Gwen, nous avions pris un chalet pas cher sur AirBnB en plein milieu de la forêt, loin de l'agitation. Et ça a fait beaucoup de bien de s'éloigner de l'athmosphère électrique du village de Tremblant, même si c'était en revanche très apprécié le jour de la course.

   A l'heure du départ, j'étais assez intimidé de me retrouver à côté de gros noms comme Lionel Sanders, Cody Beals, Jesse Thomas, Taylor Reid, Tyler Butterfield, Paul Ambrose ou Richie Cunninghman. La bourse totale s'élevait cette année à 60 000$ (contre 25 000$ l'an dernier), et du coup, la start list s'est etoffée. Cependant, j'étais relax, trop relax d'ailleurs quand je vois cette photo, quelques secondes avant le départ, où tout le monde est prêt à partir, sauf... Moi, tout à gauche, debout et... Relax.

   De plus, au premier plongeon dans l'eau, mes lunettes partent et je dois m'y reprendre trois fois avant de parvenir à les remettre correctement. Bref, une fois lancé, je me sens immédiatement très à l'aise malgré l'eau fraîche (16°C). En plus, je parviens à me glisser dans un groupe, et je ne force pas trop, c'est le wetsuit Zoot Prophet qui fait tout le boulot. Sur le chemin du retour, je suis trop confortable, et je me mets sur le côté pour essayer de dépasser, mais malheureusement durant les derniers 800m, je ferais le yoyo, sans jamais vraiment pouvoir m'éloigner du groupe. Je sors ainsi avec ce groupe de 5. La première bonne surprise fut qu'enfin, le sub 27 était atteint (26'58'', de justesse). La deuxième bonne surprise fut que je réalisais que le leader du pack n'était autre que Sanders, et je me suis retrouvé à courir à côté de lui jusqu'à nos vélos. Un moment vraiment spécial. Les autres personnes du pack étaient mon ami Pat Brisindi, Ryan Cain, et Pierre-Yves Gigou.

   Une fois embarqué sur le vélo, n'ayant pas de powermeter, je me suis fié au feeling, qui m'a fait aller un peu vite sur les 20 premiers kilomètres. J'ai rattrapé du monde, dont Gigou, qui m'a ensuite redoublé plus loin. Je suis ensuite entré dans ma vitesse de croisière jusqu'au kilomètre 50. J'ai bu seulement deux gourdes sur le vélo contre quatre d'habitude, et je n'ai eu aucune crampes. J'ai aussi beaucoup moins mangé que d'habitude. C'est intéressant de voir qu'avec l'expérience, je stocke davantage de réserve pour ce type d'épreuve.

   Au kilomètre 50, je me suis fait rattraper par le train des trois premières femmes, avec à l'arrière James Seear et Ryan Cain, piégés, car l'arbitre qui suivait à moto prévenait que si on doublait, il fallait sortir les watts pour doubler tout le train et ne pas gêner la course des femmes. J'étais un peu écoeuré de me faire rattraper par Meredith Kesler et ses copines, alors que j'étais parti 4 minutes avant elles, alors je me suis saigné dans une côte afin de semer tout le monde. J'ai eu les jambes explosées au sommet, mais j'ai réussi à prendre le large... Pour 5km, car tout le monde m'a repassé à l'occasion d'une longue descente. Cette fois, nous sommes sortis de l'autoroute pour entrer dans la montée Ryan, plus étroite, et c'était tout simplement impossible de doubler à cause des motos des médias qui filmaient les femmes à l'avant. Pendant environ 15 - 20km, je suis resté en arrièredu train, frustré, car ça n'avançait vraiment pas au rythme que j'aurais voulu dans ces petites côtes. Devant moi, Seear et Cain parlaient carrément ensembles. Sur la fin de la montée Ryan, donc proche du chemin Duplessis et ses fameuses montées, je demande l'autorisation à l'arbitre de doubler. Il me l'accorde et je me faufile entre les motos et m'échappe à nouveau.

   Au pied de Duplessis, je suis presqu'à 40km/h de moyenne, mes Falcon Rampage ont fait un travail magnifique, mais le quasi-plat est maintenant fini. Dans les côtes, je rattrappe un autre pro, qui décide de me suivre, puis c'est Seear et Cain qui nous rejoignent. Entre deux blagues sur le fait que cette partie n'est pas la plus agréable, Meredith Kessler nous rejoint juste avant le sommet, et s'excuse de me doubler pour une troisième fois. Je la pardonne volontier, vu que cette fois, elle est venue seule sans ses copines. C'est à nouveau un joli train donc qui redescend vers la T2. Au final, mon temps vélo est de 2h17'08'', un peu déçu d'avoir été bloqué un moment, car du coup j'ai roulé à peine 18 secondes de mieux qu'en septembre, sauf que cette fois, grâce au petit répis à mi-course, je me sens nettement d'attaque pour la course à pied.

   Je suis parti directement sur le pace travaillé à l'entrainement, 3'50''/km, et ça a été un peu difficile de le tenir dans les premiers kilomètres assez vallonés. Je me suis fait rattraper par Monnink, et me suis accroché à lui. Au bout de 5km, nous entamons la piste cyclable du petit train du nord, plate, et du coup je retrouve un deuxième souffle, accélère et sème Monnink. Je fais tomber le pace à 3'45''/km de moyenne au kilomètre 10, et j'ai trois personnes en ligne de mire devant moi. Cependant, j'ai une baisse d'énergie au kilomètre 11. Je passe ce kilomètre au bout de 3h30 d'effort, donc je me fixe comme objectif de finir à 4'00''/km pour faire 4h10. Je ne doublerai plus personne de la course, mais j'ai Antoine Joicoeur Desroches à 50 mètres devant, et je m'efforce de ne pas le perdre. Grâce à lui, nous tenons un 3'58''/km, même dans les 5 derniers kilomètres qui se durcissent à nouveau avec de belles montées. Je suis sur les bases de 4h09, mais la montée finale dans le village aura raison de moi. Dans cette dernière côte, je perds Antoine. A ce moment, c'est 90% mental, et l'autre moitié physique. Je franchis la ligne heureux et soulagé en 4h10'35''. 15ème à la sortie de l'eau, 14ème en posant le vélo, et 14ème à l'arrivée. J'aurais été 5ème l'an dernier avec ce temps, alors que cette année les 5 premiers ont cassé le record du parcours. Une très belle cuvée 2015, donc !

Crédit photo : http://julienheon.com/

   C'est une petite victoire que celle d'avoir pu ne pas perdre de places au long de la course. L'autre victoire, c'est d'avoir couru 1h21'58'' sur mon 21km sur un parcours pas facile, ce qui constitue de très très loin ma meilleure course à pied en triathlon, et du coup mon meilleur temps sur 70.3. Pour finir, aucun amateur ne finit devant moi, ce qui est soulageant en quelque sorte, car ça me donne un peu moins l'impression de faire un hold-up à chaque fois que je prends un dossard avec un numéro à un ou deux chiffres !

IRONMAN 70.3 MONT TREMBLANT - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h10'35''

Nage : 26'58'' (1'25''/100m, 48ème temps)

Transition 1 : 3'41''

Vélo : 2h17'08'' (39,378km/h, 19ème temps)

Transition 2 : 0'50''

Course : 1h21'58'' (15,445km/h, 3'53''/km, 11ème temps)

15ème sur 2391 partants

14ème pro.

Les photos ici.

 

Voici le resume de la course a Sasha au Ironman Mont-Tremblant 70.3 ce dimanche passe:"L'IronMan 70.3 de Mt Tremblant ...

Posted by Zoot Team Canada on Thursday, June 25, 2015

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 11:16

   Cela allait être la troisième fois que je participais à l'Ironman 70.3 Pays d'Aix, et ma première course en tant que pro. J'avais pris cette décision de prendre part aux courses comme élite pour diverses raisons dont j'ai parlé précédemment, et je dois dire que dès ma première course je me suis jeté dans la gueule du loup. La course en question a rassemblé 53 pros rien que chez les hommes, dont 19 français, avec bien sûr tout le gratin (Romain Guillaume,Sylvain Sudrie, Denis Chevrot, ...). Cependant, je n'ai quasiment pas eu de pression, car d'une part j'étais confiant quant à ma préparation (je nage et pédale bien, j'ai couru 1h14 sur semi-marathon...), et surtout, j'avais l'avantage du terrain en connaissant le parcours.

   Le matin de la course, le speaker a annoncé une eau à 19°C. J'ai beaucoup ri vu que la veille elle était à 16°C, et cela m'aurait étonné qu'elle prenne 3°C dans la nuit. Effectivement elle en avait perdu un plutôt. J'ai été le premier athlète à rentrer dans l'eau, et au bout d'un quart d'heure, alors que plusieurs centaines de personnes nageaient déjà, je n'avais pas encore réussi à rentrer. Je suis définitivement trop frileux dans l'eau.

   j'ai aussi droit à un dossard assez classe, le numéro 15, ce qui fait que j'avais des gros noms à coté de moi dans la transition. Pour l'anecdote, je râlais à cause du vélo mal posé à côté de moi, et j'espérais que le gars sorte de l'eau avant moi pour ne pas qu'il m'empêche d'enlever le miens. j'ai ensuite réalisé que c'était le vélo de Joe Gambles. Problème réglé.

   En ce qui concerne la nage, ce fut assez calme, vu que ma vague du coup était réduite à 75 (pros hommes et femmes), au lieu de plusieurs centaines. Je m'étais mis en retrait pour faire ma nage vraiment de mon côté sans pression, armé de mon fidèle Zoot Prophet. J'ai vraiment été gêné par contre par le froid, ça m'a pris 1000m pour commencer à respirer convenablement. Mais au demi-tour, j'ai commencé à bien me sentir et la technique s'est améliorée. Lorsque je regarde ma montre à la sortie de l'eau, je remarque avec joie que j'ai brisé le 27 minutes, 26'56''. Malheureusement, le temps d'atteindre le tapis, je suis en 27'08'', ce sera donc pour une prochaine fois, mais c'est tout de même 1'12'' plus rapide que l'an dernier, ce qui valide le temps passé dans les bassins cet hiver. Je suis aussi heureux de ne pas sortir dernier pro de l'eau, il y a encore du monde derrière, et je suis persuadé à ce moment là que je vais faire une grosse remontée à vélo.

   Cependant les sensations n'ont pas été si bonnes à vélo. Le vent a été de face la plupart du temps, ce qui fait que la moyenne était à peine au dessus de 33km/h sur la première moitié, puis il a fallu se sortir le sang des veines pour rouler à 50-55km/h sur les portions de plat et vent de dos sur le retour pour monter la moyenne. J'ai doublé pas mal de pros sur le vélo, et ne me suis fait doublé que par un russe, donc au début j'ai mis ces mauvaises sensations sur le compte du vent de face. Mais vu que j'avais déjà des douleurs musculaires au kilomètre 20, je pense que j'étais simplement dans une journée sans jambes de vélo, surtout quand je vois que les ubberbiker comme Michael Weiss m'ont planté 19 minutes... J'avais pourtant fait une partie vélo très satisfaisante la semaine passé sur mon sprint, et m'étais reposé depuis, mais c'est le sport. Sur la fin du vélo, un col finit de couper les jambes ainsi que la moyenne déjà pas très haute, et je m'attendais à m'écrouler en arrivant à Aix. En plus, c'était le défilé d'amateurs, partis 5 minutes après, qui me rattrapaient, et j'avais le moral assez bas. En arrivant, à Aix, j'avais exactement la même moyenne que l'an dernier, ce qui est bien d'un côté vu les conditions plus venteuses, mais d'un autre côté, j'étais beaucoup mieux préparé et espérais un temps un peu plus canon. Le parcours faisait 1km de plus que l'an dernier, d'où les quelques minutes de plus (2h31'). Bref, une mauvaise journée sur un 90km de profil montagneux, ça donne quand même un 36km/h de moyenne quand tu es armé de roues Falcon Supremacy.

   La bonne surprise a été du côté de la course à pied. D'habitude le vélo est vraiment mon point fort, mais cette fois, je me suis fait cartonner sur le vélo, et je n'étais pas très loin sur la nage et sur la course. En effet, lors de mon premier tour, j'ai croisé l'Autrichien Steger qui avait fini son premier tour (de quatre). J'ai décidé de m'accrocher à lui pour m'en servir de lapin. J'ai du coup rattrappé tous les amateurs qui m'avaient dépassé. Le premier tour a été facile, le deuxième un peu dur, mais dans le troisième les jambes sont revenues, et finalement dans le quatrième tour, je me suis senti tellement bien que j'ai même lâché mon lapin, pour courir 3 minutes de mieux qu'en 2014, les encouragements de ma chérie en prime. Ce fut une première pour moi de faire la course à pied à allure constante, sans problème de crampes ou de baisse d'énergie, surtout après les douleurs du vélo. Du coup j'ai abaissé mon temps général de l'an dernier de 2 minutes et me suis classé 24ème pro sur 34 qui ont fini. Il faut dire que les abandons ont été nombreux, beaucoup de monde, se voyant hors du coup, a préféré garder ses jambes pour une future course. Mais ce qui me rend très très content, c'est surtout de voir combien j'ai réussi de me rapprocher des bons athlètes sur la course à pied. J'ai couru 1h21, et c'est très encourageant quand on voit que les Sudrie, Ospaly, Pannier ont couru 1h19, que Romain Guillaume a couru aussi vite que moi, et que j'ai même battu sur la partie pédestre des noms comme Fraser Cartmel ou Michael Weiss. Bref, ce que je retiens de cette course, c'est qu'il faut que je parvienne à combiner cette journée-là avec un bon vélo comme l'an dernier, et ça pourrait être intéressant.

IRONMAN 70.3 PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h26'43''

Nage : 27'07'' (1'25''/100m, 68ème temps)

Transition 1 : 3'35''

Vélo : 2h31'45'' (35,585km/h, 91ème temps)

Transition 2 : 2'23''

Course : 1h21'53'' (15,461km/h, 3'52''/km, 30ème temps)

39ème sur 2434 partants

24ème pro.

Les photos ici.

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:46

111

10632655 526609110816591 4241361609542109370 n   Au mois d'août, j'ai expérimenté pour le 70.3 Timberman une manière différente de m'entrainer, avec mon plus petit mois en terme de volume de course depuis 2010, mais beaucoup de courses sur route et de triathlons en mode entrainement. Le résultat a été une performance similaire à auparavant, mais avec l'impression d'avoir plus de fatigue accumulée. Je voulais surtout améliorer mon temps de course à pied, ce qui n'a pas été le cas. Ainsi, pour mon dernier triathlon de la saison, le championnat du monde amateur de demi-ironman, j'ai décidé de faire comme je faisais avant, moins de compétitions et plus d'entrainement.

10645095 526609144149921 6069056316796103658 n   J'étais dans un grande confiance, car je n'ai pas connu de mauvaise 10600492 526609234149912 4839557670606360823 ncourse cette année, ni de problèmes mécaniques. Je n'ai eu aucune pression, un bonheur comparé à ma première course de la saison, en mai, où j'ai dû rêver une vingtaine de fois que je ratais le départ. J'étais donc serein, et c'était un weekend de fête car en plus de ma chérie venue m'encourager, mes parents avaient même fait le déplacement depuis la France. J'avais donc une formidable équipe à mes côtés pour m'encourager ! Malgré un petit coup de stress le vendredi, car je ne pouvais pas aller chercher mon dossard (apparemment la terre s'arrête de tourner lors des championnats du monde amateur, il est interdit d'être étudiant et d'avoir des cours le vendredi après-midi), l'organisation m'a bien aidé à régler ce problème et je les en remercie.

10686792 526630204147815 1020910296045245459 n   Le matin de la course, le lac couvert de brume était magnifique mais peu accueillant. Heureusement, le départ tardif laissait une chance au soleil de réchauffer un peu l'ambiance au départ. Comme d'habiture, les grands moyens étaient mis en oeuvre, et c'était un véritable spectacle. Mon départ a été donné dans les dernières vagues. Cependant, étant donné le niveau de l'évènement, à aucun moment je n'ai été gêné par les nageurs plus lents des autres vagues. Il n'y avait tout simplement pas de nageurs lents et j'ai pu nager sans être gêné, et même la densité de nageurs de mon groupe d'âge autours de moi était une aide. Cependant, je pense avoir accumulé un peu de fatigue dans les épaules, car malgré l'absence d'obstacle, j'ai nagé à peine 5 secondes plus rapide qu'à Timberman, soit 27'51''. Je devrais attendre 2015 et un autre hiver de nage pour mon sub 27 !

   Sorti de l'eau, j'ai eu droit à la fameuse10620765 529204713890364 8726891140113237601 n longue transition de Tremblant. Une fois sur le vélo, sans surprise, j'avais de super jambes. Je n'ai encore jamais eu de triathlon où le vélo s'est mal passé, alors j'ai tendance à pousser sans compter sur cette discipline là. Je suis arrivé avec 42km/h de moyenne à l'autoroute 117, la portion rapide du parcours, mais venteuse cette journée là. Au bout de quelques kilomètres, des cyclistes très rapprochés me doublent. Je me retourne et c'est un peloton de 100 coureurs qui est derrière moi ! Ne comprenant pas l'intérêt des athlètes à s'inscrire à une course pour tricher, j'ai accéléré pour  semer le groupe. 5km plus tard, le même groupe me rattrape. Je le laisse alors partir, dans l'impossibilité de le semer. Je me retrouve enfin à nouveau en solitaire, et arrive vers le kilomètre 35 au demi-tour, avec 41km/h de moyenne. Je suis très encouragé 10696298 529320140545488 8432028795290044269 npar cette moyenne mais suis aussi conscient qu'elle va chuter dans les 20 derniers kilomètres (montée de Duplessis). Peu après, c'est un nouveau peloton qui me rattrape. En fait, des pelotons il y en a absolument partout, mais celui-ci contient des visages familiers québécois, ce qui est d'autant plus frustrant de savoir que la mentalité dans notre beau sport est en danger jusque dans notre province canadienne.  Ce peloton là, je prends le risque de le semer, et je parviens à parcourir une vingtaine de kilomètres sans problèmes, jusqu'à la sortie de l'autoroute. De retour vers le village de Tremblant, alors que la fatigue commence à se faire sentir, le même groupe de cyclistes me rejoint. Moi, je commence a être dans le rouge dans ma position aéro, et je me fais doubler à 40km/h par des gens même pas en position aéro et en train de parler. J'ai juste envie d'appeler un arbitre mais il n'y en a pas un seul sur tout le parcours, alors ma colère explose et je me retourne pour m'adresser au groupe: "Good job drafters ! Good job ! Drafting is like doping ! I just want to say today you all CHEATERS !". Sur ce, avec ma petite montée d'adrénaline, je trouve la force d'accélérer dans une côte et me débarasse définitivement du groupe de tricheurs.

   Cet épisode est la grosse tâche d'encre 10687177 10152604769716999 8671178995032934999 ndans la fête au début parfaite. L'organisation, en ne mettant aucun arbitre, et les coureurs, en draftant, ont juste gâché l'évènement et faussé complêtement les résultats. D'après ce que j'ai vu, j'estime que les deux tiers des cyclistes roulaient en peloton. Si deux tiers trichent en draftant, quel pourcentage trichent en se dopant ? J'ai récemment lu un article où 20% des athlètes à un ironman en Allemagne ont avoué se doper. Ma question, est : Quel pourcentage se dope mais ne l'avoue pas ? Et quel est le plus grave, gagner 5 minutes sur le vélo en draftant et 5 minutes sur la course à pied car on a les jambes fraîches, ou gagner 5 minutes sur le vélo et 5 minutes sur la course à pied car on est dopé ? Voilà pourquoi selon moi drafter ou se doper, c'est la même chose. D'autres diront qu'il est impossible d'éviter les pelotons sans se griller les jambes. C'est en réfléchissant comme ça que les pelotons passent de 5 à 10 puis 20 puis 50 coureurs. Pour ma part, j'ai pu les éviter même si ça a été dur. Je pensais les triathlètes avec une meilleure force mentale que ça.

h502ns0n   Bref, je suis rentré à Tremblant avec 40km/h de moyenne au compteur, au kilomètre 70. Complêtement écoeuré, j'ai monté Duplessis, suis redescendu, et j'ai posé le vélo en 2h17', battu par 115 athlètes, certains meilleurs que moi, d'autres n'ayant pas donné un coup de pédale.

   Je me suis considéré chanceux de faire parti des rares privilégiés à faire un triathlon, 66% des participants n'ayant qu'un demi-marathon au programme, alors j'ai resaisi mon orgueuil et suis parti sur du pace de 4'00''/km. Tout allait très bien malgré les côtes, je n'avais aucune crampes ni grosse fatigue. Mais ayant un très mauvais niveau dans les montées, j'ai laissé beaucoup de temps dans la grosse côte du village. Ce moment était magique avec l'abondance de spectateurs. Mais sur la deuxième boucle, j'ai senti que j'avais laissé des plumes dans cette montée là. Je n'avançais plus pareil dans les petites côtes et j'ai vu le pace diminuer. Sans toutefois connaitre de mur, je me suis fait un peu violence pour rallier le fil d'arrivée avec mon 21km en 1h30', mon niveau actuel sur parcours accidenté. Encore une fois, la ligne d'arrivée était un grand moment de spectacle et d'émotion, tant sous l'arche qu'au moment de retrouver ma famile, ma chérie, mes amis. 10349151 10152604771446999 3716160454584723588 n   Dans l'ensemble, mon temps de 4h21' me satisfait grandement au vu du parcours de course à pied, et je peux espérer quelques minutes de moins sur la version "facile" en juin 2015. C'est un grand évènement dont j'ai été très heureux d'être acteur plutôt que spectateur comme auparavant, et je suis content d'y finir ma saison. Cependant, je ne pense pas refaire cette course, qu'elle soit ici ou ailleurs. C'est un évènement qu'il faut faire une fois dans sa vie, mais cela reste un championnat du monde faussé où l'intérêt est très pauvre, car il ne reflête pas notre place dans le niveau mondial. Je préfère garder mon énergie pour les courses avec arbitres ou tout simplement les autres triathlons de Tremblant. J'ai un sentiment mitigé vis-à-vis de mon premier championnat du monde, et j'espère que les organisateurs comme les athlètes sauront faire revenir notre sport dans la bonne direction.

10656189 10152646871733211 701754707 n

IRONMAN 70.3 WORLD CHAMPIONSHIP - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h21'31''

Nage : 27'51'' (1'27''/100m, 324ème temps)

Transition 1 : 4'27''

Vélo : 2h17'25'' (39,297km/h, 116ème temps)

Transition 2 : 1'28''

Course : 1h30'20'' (13,948km/h, 4'18''/km, 366ème temps)

188ème sur 2230 partants

41ème homme 25/29 ans.

Les photos ici.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 20:26

Sans titre

2014-08-16 15.30.47   Je m'étais inscrit à Timberman l'hiver dernier dans l'optique d'aller chercher mon meilleur temps de 2014 sur la distance, car dans mes souvenirs, le parcours était le plus facile que j'ai eu à faire jusqu'à présent (j'avais fait 4h35 sur ce parcours en 2012 avec mon vélo classique Giant en aluminium). C'est aussi  un grand rendez-vous des québécois, ça parlait quasiment plus français qu'anglais en plein coeur du New Hampshire. J'ai aussi testé une manière différente de m'entrainer avec un bloc très spécifique à la distance fin juillet, puis beaucoup d'intensités dans les deux dernières semaines avant la course : Deux sprints (Terrebonne et Verdun), et deux courses sur route en entrainement (5km Dollard-des-ormeaux en 17'12'' et le 10km de la coupe Dix30 à Brossard en 36'12'').

   La chose que je déteste avec WTC est que pour des raisons obscures, les groupes d'âge les plus rapides partent en dernier, une heure après les pros dans mon cas (25/29 ans), et nous passons la course à risquer notre vie à doubler à 40km/h des gens en plein milieu de la route, où à rentrer dans des gens plus lents sur la nage. C'est assez pénible. Bref, je suis parti dans la dixième vague environ à 8h06, espérant qu'il ne fasse pas trop chaud à 11h pour ma course à pied.

   Mon but était de confirmer que j'étais capable de nager en 27' comme à Saint Andrews, car l'eau n'étant pas salée, la flottaison diminuée demandait de bons efforts pour ce temps de nage. J'ai inhabituellement nagé en zigzag, alors que je trouve normalement de belles lignes droites, et j'ai dû redoubler d'efforts pour sortir en 27'55'', de justesse. Ce qui est encourageant c'est que j'ai des dizaines de secondes à aller chercher en nageant plus droit.

   Sur le vélo, le but était de casser mon temps de 2h20 de Saint Andrews, grâce au parcours plus clément, et même d'approcher le 2h15. Avec les petiteszex5f8lz montées du début, la moyenne ne voulait pas décoller à plus de 35km/h. Heureusement, au kilomètre 22 s'ensuivaient 23km de faux plat descendant (45-50km/h) suivi du retour, 23km de faux plat montant (40-43km/h) qui ont fait décoller la moyenne jusqu'à 39,6k/h. Au début de cette portion de plat, j'ai ratrappé le premier de mon groupe d'âge, et nous avons pris des relais "mentaux" tout le long de la portion plate, c'est-à-dire que j'étais 7 mètres derrière lui, mais dès qu'il rentrait dans un faux rythme ou avait une baisse d'énergie, je le doublais et lui à son tour s'accrochait derrière moi à 7 mètres en respectant les distances légales, et ainsi de suite. Ce qui fait qu'aucun de nous n'a connu de ralentissement pendant cette portion et nous avons glâné du temps précieux. J'ai compris à ce moment là toute l'importance du fameux Kona train, les pros qui se suivent sur le vélo à Hawaï. Malgré la fraîcheur, j'ai suivi mon plan de nutrition habituel, une gourde aux 20km. Sur la fin de la portion plate, j'ai perdu mon collègue et me suis retrouvé en tête de mon groupe d'âge. Je ne m'attendais pas à avoir autant de côtes sur la fin, le parcours était plus difficile que dans mes souvenirs. J'ai dû travailler très fort pour conserver mon 39,6 de moyenne, et j'y ai laissé plus de plumes que je ne le pensais. A 15km de la fin du vélo, je ratrappe mon ami JP parti dans un vague précédente, et ça le motive à me suivre jusqu'à la fin. J'arrive un peu brisé en T2 mais avec un beau 2h16' de vélo ! Cela me conduit à la 8ème place au général au moment où j'enfile mes chaussures de course, mais je sais que la course n'est pas mon point fort.

573ksl0x   Dans la transition, j'ai peur de la suite car je n'ai jamais autant poussé sur le vélo dans un 70.3, et j'aurais dû me résoudre au fait que la fin était plus dure que dans mes souvenir et me contenter d'un temps plus proche de 2h20. Cependant, pour la première fois depuis longtemps, je commence à courir sans début de crampes, signe que l'alimentation et hydratation sur le vélo (et la fraîcheur de l'air) ont été bien maitrisées. Je pars alors sur le pace de 4:00/km initialement prévu. Tout s'est bien passé, aucune crampes et alimentation qui passe à merveille, jusqu'au kilomètre 11 où j'ai commencé à payer mes efforts cyclistes par une baisse d'énergie. Le pace est tombé à 4:20 pendant 5km et j'ai vu JP me revenir dessus. Au dernier demi-tour, synonyme de retour définitf vers l'arrivée, j'ai décidé d'essayer de réaccélérer sur les 5 derniers kilomètres. J'ai plutôt réussi mais JP est tout de même parvenu à me dépasser à 3km de l'arrivée, ce qui m'a poussé à sortir de ma "zone rouge" pour ma "zone noire". Ce fût donc un échange de services (je l'ai boosté sur lé vélo, lui sur ma course) très gratifiant ! Malgré la fatigue, unqyw5i99h rapide calcul à chaque panneau de mile me donnait un éventuel sub 4h17. Je n'ai rien laché jusqu'à l'arrivée, et quand je l'ai aperçu, avec 4h16'15'' à ma montre, je suis sorti de ma "zone noire" pour ma "zone noire avec des lumières clignotantes rouges et un signal d'alarme sonore", et en sprintant, j'ai franchis l'arche de justesse en 4h16'55'' complètement vidé.

   Ce temps gomme le 1h28' un peu moyen sachant que je m'entraine depuis le début de la saison pour du 1h24'. j'aurais au moins aimé un 1h26' comme à Saint Andrews. J'ai clairement payé mon entêtement sur le vélo, mais les gros points positifs sont l'absence de crampes, le fait que quand je casse au milieu de mon 21k, je sors tout de même un 1h28 qui était mon meilleur temps la saison passée, et surtout que je trouve les ressources pour finir fort les derniers 5km.

   Pendant la course, je n'ai pas pu suivre un gars de mon groupe d'âge, trop rapide, et finis donc 2ème de ma catégorie, 7ème amateur, et 14ème au général. Je me qualifie aussi pour les championnats du monde en Autriche l'an prochain, de justesse, car avec 30 slots sur la course, seul les premiers ou deuxièmes pour les groupe d'age les plus nombreux avaient leur place. J'ai d'autres plans pour l'an prochain que l'Autriche, et me concentre plutôt sur ma course à Mont Tremblant dans trois semaines, où l'objectif sera de refaire la même chose avec 2 minutes de moins sur la course.

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IRONMAN 70.3 TIMBERMAN - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h16'55''

Nage : 27'55'' (1'28''/100m, 56ème temps)

Transition 1 : 1'57''

Vélo : 2h16'45'' (39,488km/h, 7ème temps)

Transition 2 : 1'39''

Course : 1h28'39'' (14,281km/h, 4'12''/km, 34ème temps)

14ème sur 2277 partants

2ème homme 25/29 ans.

 

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  • : Sacha Cavelier Triathlète
  • : Après une formation d'ingénieur en France, je combine le triathlon élite LD à un doctorat de 2015 à 2020 au Canada et Australie. Installé en Ohio, papa, je poursuis la route sur les ultra trails et triathlons en espérant être encore compétitif.
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