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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:03

Sans titre

1.jpg   Voulant découvrir l'organisation Challenge, et voulant m'aligner sur un parcours relativement facile, car mon dernier demi-ironman rapide remontait à Timberman 2012, je me suis inscrit, avec mon pote JP, à la course inaugurale Challenge Saint Andrews, au New Brunswick. Après 9h de voiture à travers le Maine, et surtout à travers l'ouragan Arthur, c'est un paysage dévasté par les arbres tombés et les lacs au milieu des parkings que l'on a découvert, difficile à croire que le triathlon du lendemain allait se dérouler dans le calme plat et 25°C. Du coup, après 24h sans électricité ni eau, à manger du riz au barbecue, les nuages sont parti et nous avons pu découvrir la mer et les paysages du New Brunswick.

   Le matin de la g9b5ez7k.jpgcourse, la nage s'est déroulée dans Katy's cove, une baie à l'abri des vagues et des courants, donc prometteuse d'une nage rapide. De plus, le wetsuit Zoot Prophet, combiné à l'eau salée allait donner un mélange détonnant. Parti 5 minutes après les pros, je me suis glissé en 4ème position des amateurs, et ai nagé étonnant droit tout le long du parcours. Sur la fin, me sentant plus endurant, j'ai même pu relancer et recoller au 3ème, sortant avec ma meilleure nage sur 1900m, soit 27'10''. En revanche, la grosse montée de 400m (3 minutes exactement) pour remonter vers la transition n'était pas très optimale pour commencer la journée.

   Sur le parcours cycliste, je suis parti en chasse, conscient de mes récents progrès en vélo. Sur les premiers 15km très vallonnés, je m'affolle un peu et arrive à la portion d'autoroute à 39km/h de moyenne. Mais je double tout un wagon de filles pros, et les amateurs sortis devant moi de l'eau. ps1z9kmu.jpgA présent, il s'agit de faire deux allers-retours sur l'autoroute avec des bosses qui se passent tout en puissance. Mais avec un bon vent de face, la moyenne descend vite, je m'inquiète un peu et pousse un peu trop. Je rattrape quelques pros, et fait un état des lieux au premier demi tour: 10ème à quelques minutes de Mirinda Carfrae. Sur le retour, avec le gros vent de dos, la moyenne remonte, et je comprends que ça ne sert à rien de pousser à l'aller, car le retour compense bien ! En effet je suis à 39,4km/h de moyenne à mi parcours, 1h08'30'' aux 45km, il faut dire que mes roues Blackace sont dans leur élément sur ce revêtement parfait, mais je dois ralentir tout de même d'urgence ! Sur le deuxième aller, je gère l'effort, ce qui ne m'empêche pas de doubler deux filles dont Mirinda, et de rester seul très longtemps ensuite. Je m'hydrate énormément malgré la fraîcheur (4 bouteilles, donc 2 litres, rien que sur le vélo, et du Pro Circuit X1 en pagaille !). En quittant l'autoroute, la moyenne a un peu diminué et je me sens entamé. Je redoute les 15km vallonnés pour rentrer, mais il semble que je garde l'allure, car je double à nouveau un pro, puis un autre à quelques mètres de la fin du vélo, avec une moyenne finale de 38,6kmh (si on prend en compte les 90,5km, exactement), 5ème overall à ce moment là, mais sutout avec mon meilleur vélo à vie, 2h20.

   A présent, j'ai épuisé mes armes secrêtes60webfki et je pars pour sauver les meubles pour 21km. Au bout d'un kilomètre, je me fait doubler. Au kilomètre 3, c'est Mirinda, accompagnée de Scott Cooper, qui me doublent sur un pace de malade. Puis je croise dans le sens opposé Tim O'Donnell, qui est en train de bouffer la course à 3'30''/km. Et moi, j'ai mal partout, des débuts de crampes, maux de tête, maux de ventre. Je m'attends à exploser sévèrement. Mais en fait, à cause du gros effort sur le vélo, il fallait juste laisser le temps à mon corps de faire sa transition vers un autre effort. Au kilomètre 5, les engrenages décollent, et je pars à mon rythme de croisière, à 4'05''/km, que je tiendrais jusqu'à la fin sans flancher, pour la première fois. Au kilomètre 15, je vois qu'il est possible de casser le 4h20 mais ça va se jouer à un poil de cul. Je donne vraiment tout sur les derniers kilomètres, en faux plat montant.dno0g95l.jpg Quand j'aperçois l'arche d'arrivée, je sens que je vais passer dessous à 10 secondes de l'échéance... Mais on me dirige vers une boucle de 200m que je n'avais pas vu et ce sera finalement en 4h20 et des brouettes que je terminerai, avec 1h26 pour la partie course.

   Ceci dit, je suis couvert de bonheur de réaliser un tel chrono. De même, mon classement, 4ème amateur et 8ème overall me comblent de joie. Si j'avais été pro sur cette course, j'aurais fini 4ème pro avec une bourse de 2000$ à la clé (le prize money de la course était de 30 000$). Certes, on ne fait pas ce sport pour l'argent, mais deux mois de (mon) salaire, ça fait réfléchir pour mon statut 2015. Alors peut être que l'ouragan aura fait peur aux meilleurs aujourd'hui tout simplement, mais il me semble que les podiums en 25/29 ans ça va quelques années, et c'est en se frottant à meilleur que soi que l'on progresse. Je suis rendu au milieu de ma saison et je ne pouvais pas espérer mieux, j'ai hâte de voir ce que la suite de l'été me réserve !

CHALLENGE SAINT ANDREWS - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h20'42''

Nage : 27'10'' (1'25''/100m, 8ème temps)

Transition 1 : 4'29''

Vélo : 2h20'48'' (38,352km/h, 7ème temps)

Transition 2 : 1'23''

Course : 1h26'54'' (14,568km/h, 4'07''/km, 17ème temps)

8ème sur 269 partants

2ème homme 25/29 ans.

Les photos ici.

 

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 05:41

1-copie-1

 P1130709  Le 70.3 Pays d'Aix a été l'un de mes premiers triathlons, lors de ma première saison en 2011. J'étais alors en mode découverte, et j'ai toujours voulu y retourner pour faire un bon résultat. Il faut dire que c'est motivant d'avoir une course 70.3 à 50km de là où j'ai grandi. Aussi, quand la date a changé de septembre à mi-mai, pendant mes vacances, j'ai sauté sur l'occasion.

   Vu l'hiver déprimant qu'on a eu au Québec, mon but était de limiter la casse en vélo, mais de bien nager et bien courir, car ayant bien travailler ces disciplines pendant l'hiver. Avec le recul, même le vélo a bien été, grâce aux sorties de qualité de dernière minute pendant avril et début mai.

   Mes parents sont depuis peu arbitres de triathlon, et ils ont été aux premières loges pendant la course pour me voir, surtout au départ de la natation, ce qui a été vraiment agréable, surtout qu'il ne m'ont pas mis de carton, il faut dire que je suis resté sage toute la semaine. P1130713

   Bref, à 5h30 du matin le jour J, les bus nous ont mené sur le lieu du départ au lac de Peyrolles. Pour une fois, je ne pars pas en derniére vague, mais juste après la vague des pros et des femmes. On ne sera donc pas gênés sur le parcours vélo. L'eau est à 18°C et le wetsuit est autorisé. Il n'y a pas un nuage et la journée s'annonce très chaude. Je bois une gourde de Pro Circuit X1 avant le départ pour bien m'hydrater, et j'ai une autre gourde sur le vélo, avec un gel X4. Le but et de tenir avec ça jusqu'au ravitaillement du kilomètre 75, et donc de sauter les deux premiers ravitaillements pour gagner du temps.

   Sur cette course, c'est avec le wetsuit Zoot Force 3.0 que j'ai nagé (en attendant que le Prohpet 2.0 sorte de l'usine), ce qui m'a très bien réussi. Le départ a été très rapide, on dirait que tout le peloton de nageurs effectue un sprint de 300m avant de ralentir considérablement. Bien qu'en première ligne, je me fais remuer les 300m premiers mètres, mais ensuite m'extirpe du peloton et prends mon rythme de croisière. Comme à mes premiers triathlons de début de saison, j'ai vite mal aux bras et aux épaules, même aux cuisses. Je ne suis pas habitué à un rythme soutenu sur 1900m. Je sors les épaules en vrac de l'eau, mais nage en 28'31'', soit le même temps qu'à Muskoka en fin de saison 2013, ce qui est très encourageant, sachant que j'ai habituellement 1'30'' de différence entre une nage en début de saison et une nage en fin de saison. P11307201   La transition est vraiment très longue, 700m à courir pieds nus en wetsuit pour rejoindre le parc à vélo. Lorsque le vélo commence, nous avons droit à 15km de plat avec vent de face à 30km/h. La route est parfaite et je suis déjà à 39km/h de moyenne, boosté par les gros vélos de contre-la-montre autours de moi. Lors de la première montée, le goudron devient vraiment mauvais, et ce sur 12km. Moi et trois autres gars nous faisons avertir par un arbitre car nous sommes trop proches. Comme les trois gars autours de moi ont l'air louche (l'un d'eux, un suisse, m'a même proposé de rouler ensembles, je n'ai même pas répondu), je mets une petite accélération dans la côte pour m'éloigner d'eux. Bonne idée, car je ferais tout le reste de la course seul et sans problèmes. Les deux premières difficultés se font finalement assez bien, la pente n'est pas trop élevée, et après la deuxième grosse montée, un long faux plat descendant 8permet de rouler à 50km/h pendant de longues minutes, et je mesure toute la qualité des roues Blackace C6 qui fendent l'air. Au pied de la dernière difficulté, au kilomètre 70, j'ai le moral au plus haut avec 37km/h de moyenne au compteur. Mais le col du cengle et ses 5km auront raison de ma moyenne. Au total, nous auront eu 1250m d'ascension sur le parcours (pour comparer, le Revolution 3 Quassy en a 1150m), mais ces dénivelés étant bien concentrés sur trois grosses montées, il y a de la place pour des parties bien roulantes qui remontent la moyenne. Derrière le col du cengle, après une courte montée (Le Tholonnet), nous avons à nouveau du plat dans la ville d'Aix, mais avec beaucoup de virages en angle droit et relances, et la moyenne reste à un peu plus de 36km/h. Je pose le vélo en 2h28. P1130724

16   La course a pied consiste ensuite en 4 tours d'un peu plus de 5km, majoritairement plat, avec de très courtes montées dans le parc de la Torse au milieu de la boucle. Pour la partie course à pied, j'étais équipé d'un deux pièces Zoot Ultra Tri, dont la technologie cold black qui garde au frais m'a très été utile sous la chaleur de fin de matinée. Pour les chaussures, j'ai couru avec des Zoot Ultra Race 4.0 car j'ai fait toute ma saison passé avec, donc je sais que je cours bien avec, et surtout elles font gagner un temps précieux en transition. Je suis parti sur mon rythme objectif, 4'00''/km. J'ai été inquiété dans le premier tour par un crampe à la cuisse, mais je ne l'ai pas écouté, j'ai continué, me suis bien hydraté et elle a finit par passer. J'ai été à peu 4près constant sur mes 4 tours, sauf le dernier où j'ai payé un peu les efforts en vélo, car je finis en 1h24 sur un parcours d'environ 20,5km, soit 1h26 s'il y avait eu la distance. J'ai deux minutes de trop à mon goût, mais suis très heureux de ce temps en début de saison, et surtout de briser le 4h30 compte tenu des difficultés en vélo, et des transitions interminables. Concernant le vélo, j'ai comme prévu été battu par beaucoup de monde qui roule à l'année en Europe. Mais la bonne nouvelle est que j'ai un meilleur bike split que 9 des 22 pros, à la différence près que eux ont allongé 1h21/1h22 minimum sur la course à pied. Donc finalement mon vélo n'est pas si mal et c'est plus sur la course à pied que j'aimerais progresser. En attendant, mon objectif de courir à 4'00''/km se concrétise, surtout si le parcours vélo est moins taxant. Je n'ai plus fait de 70.3 faciles depuis 2012, et j'ai hâte de voir le temps que je peux sortir sur un all flat comme ceux qui s'en viennent en 2014. 10IRONMAN 70.3 FRANCE PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h28'33''

Swim : 28'31'' (1'30''/100m, 85ème temps)

Transition 1 : 3'55''

Bike : 2h28'42'' (36,315km/h, 70ème temps)

Transition 2 : 2'51''

Run : 1h24'36'' (14,965km/h, 4'00''/km, 68ème temps)

57ème sur 1659 arrivants

6ème men 25/29 ans.

Les photos ici.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 21:14

111

2013-09-06 19.41.15   Je n'étais jamais arrivé autant stressé sur un triathlon. Et ça m'a plutôt bien réussi car j'ai réalisé mon meilleur triathlon depuis que j'ai commencé ce sport. Il faut dire que la plupart de mes amis avaient fini leur saison avec de superbes performances, voire des qualifications pour les mondiaux de Mont Tremblant en 2014. Moi, je voulais la mienne, et je ne m'étais jusqu'à présent qualifié qu'une seule fois au 70.3 Syracuse, et au sprint pour quelques secondes. Bref, il fallait que je sorte LA course.

   Je suis donc allé à Muskoka, ce coin perdu dans le parc Algonquin, à 6h de route de Montréal, avec mon ami Alain. Comme j'ai toujours fait sur mes triathlons depuis 3 ans, j'ai passé deux nuits dans la tente dans la forêt sous la pluie, et j'ai mangé des boîtes de raviolis froids de 1,5kg pendant deux jours. Mais au moins j'ai rencontré Andreas Raelert et Mirinda Carfrae. Pas dans la forêt, dans le hall du village-expo. J'ai aussi rêvé à plusieurs reprises, pas de Mirinda, hélas,  mais de crevaison ou de départ de nage raté. En fait, je me sentais dans une période de grande forme, doublé d'une semaine avec beaucoup de repos très bénéfique, et je me disais que c'était trop beau, il allais se passer quelque chose. J'étais même persuadé de crever à un moment donné, sachant que je n'avais rien pour réparer. 2013-09-07-15.59.41.jpg   Et donc après deux nuits difficiles, le réveil avec 8°C augurait une course 10vu que cette température n'a pas augmenté sur toute la nage. C'est d'ailleurs un élément de plus qui explique ma grande forme ce jour-là. Difficile de comparer cette course avec une autre, car bien que supposée être assez dure (parcours de 94km au lieu de 90 et rempli de côtes, course à pied vallonnée, ...), beaucoup de choses font que finalement c'est une course où l'ont souffre peu (forme de fin de saison, pic de forme de début d'automne, température fraîche tout le long de la course comme cela n'est jamais possible le reste de la saison, ...).

   Après avoir vérifié peut être 20 fois mes affaires, je me suis finalement dirigé vers la plage. En voyant le field dans mon groupe d'âge (Mathieu Plaisance et Julien Biboud, anciens pros, Pierre-Yves Gigou, 9h06 et premier amateur à l'Ironman Tremblant, ...), je me suis mis à trembler pour mon slot pour les championnats du monde... Et je me suis dis que tant pis, l'important était de tout essayer et de ne rien regretter.

   Je suis aainsi parti à fond de cale dans la natation, annoncée à 2000m, à 8h24, dans la 4ème vague, 24 minutes après les pros. Tout est allé très bien et très vite. Je me suis sorti du pack plus vite que d'habitude et j'ai donc pu prendre et surtout tenir mon rythme sans problèmes, sans moment de faiblesse ou de baisse de motivation. Je sors en 28'20'', ce qui me fait penser que c'était plus un 1900m, mais je réalise tout de même ma meilleure nage sur cette distance, qui me propulse 6ème de mon groupe d'âge. La transition consiste en un beau 400m de grosse montée, pieds nus sur le bitume pour traverser un terrain de golf et aller chercher son vélo. Heureusement les pieds étaient anesthésiés par l'eau fraîche, et le resteront d'ailleurs jusqu'au début de la course à pied.

3   Dès le début du vélo, je double la plupart de mes camarades 25/29ans, et me retrouve 2ème derrière Pierre-Yves. En fait, je ne connaissais pas ma place, mais je savais que j'étais dans les premiers au vu des sensations sur le vélo. J'avais déjà fait le meilleur temps vélo de mon groupe d'âge à Syracuse, et aujourdh'ui les jambes tournaient toutes seules, mieux qu'à Syracuse. Sans forcer, je rattrapais tout le monde, sur un début de vélo vallonné mais facile : les côtes, pas immenses, se passaient en force, au-dessus de 30km/h. Je double beaucoup, puis de moins en moins, puis très rarement. J'arrive en 1h11 aux 45km, et ne cesse d'améliorer ma moyenne jusqu'au kilomètre 65 (38,2km/h de moyenne). Là, les choses se corsent : les montées sont plus longues, plus raides, et brisent le rythme comparativement au deux premiers tiers. Mais on se dit que la fin est proche et on prend son mal en patience. Je ne réalise qu'un pauvre 33km/h de moyenne sur les difficiles 29 derniers kilomètres, dû aussi en parti au mauvais bitume. Mais ce qui est encourageant, c'est que je passe en 2h26 le 90km (le même temps qu'à Syracuse, mais sur un parcours un peu plus dur, ce qui valide une petite progression en vélo sur mes trois derniers mois d'entrainement). Cependant, il a fallut compter un gros 8 minutes de plus pour arriver à bout de ces 94km... mais je découvre que je suis 2ème en voyant un seul vélo posé dans le rack de mon groupe d'âge.

   Plein de confiance car ayant posé le vélo avec autant 5d'air dans les pneus qu'au départ, je suis parti assez vite sur ma course à pied. Le parcours était certes vallonné, mais à profil descendant jusqu'au demi-tour. J'ai pu ainsi tenir un 3'54''/km sans problèmes sur les premiers 10,5km, boosté par les encouragements des coureurs que je dépassais. On m'annonce dans le top 20 à la mi-parcours, et je garde le rythme, curieux de savoir si ça va tenir. Bien entendu, au km 12, usé par les deux ou trois petites côtes, je ralentis significativement. J'ai du mal dans le faux plat montant au kilomètre 15, surtout qu'il dure jusqu'à la fin. Mais j'ai des frissons en pensant à ma performance qui se dessine depuis ce matin, ma meilleure course à vie possiblement, et je décide de pousser le plus possible tant que mes jambes me soutiendront. La seule grosse difficulté du parcours surgit au kilomètre 20, une grosse montée jusqu'à l'arrivée. Et en voyant des gros noms parti dans la vague précédente et en face de moi dans la montée (Bernard Alix, Andrew Tanner), je livre mes dernières forces. C'est avec beaucoup d'émotion et d'épuisement que je franchis la banderole de l'arrivée réservée aux meilleurs des groupes d'âge. J'ai couru mon meilleur 21km (1h28) en 70.3, ce qui conclut bien ma course. Jamais je n'aurai imaginé finir 4ème amateur et 16ème overall sur une telle course, et je me dis que j'ai bien mérité mon slot pour les championnats du monde, que je ne refuserai pas cette fois-ci. J'ai l'impression d'être sur la bonne voie dans mes entrainements, surtout depuis que j'ai assez modifié certaines choses au début de l'été, et passer le ruban de l'arrivée d'une course comme celle-là vaut largement les sacrifices nécessaires tout au long de l'année.

0463_27571.jpg   Je saurai enfin quoi répondre maintenant la prochaine fois qu'on me demandera pourquoi je m'inflige cette séance de vélo seul sous la grosse pluie dans le froid.

20IRONMAN 70.3 MUSKOKA - 2KM+94KM+21,1KM

4h35'11''

Swim : 28'20'' (1'25''/100m, 52ème après swim)

Transition 1 : 3'31''

Bike : 2h34'12'' (36,576km/h, 14ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'00''

Run : 1h28'08'' (14,365km/h, 4'10''/km, 16ème classement final)

16ème sur 1221 partants

2ème men 25/29 ans.

Les photos ici.


 
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 16:58

Sans titre

   Il s'est passé vraiment beaucoup de choses ce weekend, avec mon pote et training partner JP "the moustache". Déjà, gros évènement du mois, nous avons vu des hamishs sur la route pour aller à Syracuse, NY. On a longtemps hésité à s'installer avec eux, puis finalement on s'était dit que c'était pas si mal d'aller faire un ironman 70.3.

4.jpeg995688_10152943789865693_689370065_n.jpg   En arrivant sur le site du triathlon de la salt city, la température était déjà très chaude, et ça n'allait en rien s'améliorer car c'était 47°C en température ressentie que la météo annonçait. Cela changeait légèrement les plans, car ça ne servait plus à rien d'en garder sous la pédale, car de toute façon tout le monde allait casser sur la course à pied. Bref, il fallait tout donner sur le vélo.

   Nous étions aussi en mode poorfessional. Je l'ai été l'an dernier en dormant dans la voiture à plusieurs reprises, mais cette fois avec JP nous avions réservé dans un camping. Mais en voyant le calme du site, nous avons finalement planté la tente à... 200m du parc à vélo. Oui, nous étions les premiers sur place le dimanche matin. Autre chose aussi, nous avons découvert qu'en camping... Il n'y a rien à faire. Du coup JP s'est couché à 19h, et moi, après plusieurs heures à regarder les canards sans bouger, je l'ai rejoint à 20h30. Certes, on était réveillés à 4h30 du matin, mais avec une grosse nuit qui nous donne au réveil des impressions de jour de forme.

   Puis, il y a quelque chose de qv9jiz0y.jpgdifficilement compréhensible sur les évènements WTC : les groupe d'âge rapides partent en dernier, et passent la course à doubler les autres groupes d'âge lents. donc, moi et JP, en 25/29 ans et 30/34 ans, les deux groupes d'âge les plus compétitifs, nous sommes partis en derniers, une heure après les pros. Nous avons eu tout le loisir d'observer ces messieurs dames faire leur transition, et on s'est dit que finalement on était pas si mal nous autres en transition. Mais ce qui nous a inquiété c'est que les stars comme Joe Gambles ou Lisa Norden (médaillée d'argent aux derniers jeux olympiques, qui d'ailleur au passage a raté la médaille d'or pour 0,9 millième de seconde) ont nagé jusqu'à 2 minutes, 2 minutes 30 plus lentement que d'habitude. C'est clair que la distance n'était pas bonne et en effet, malgré les superbes sensations de glisse dans mon wetsuit Zoot, les conditions parfaites (eau à 20°C), le fait que j'ai pris le draft dans les pied d'un bonhomme assez rapide, je suis sorti en 31 minutes, bien déçu, de l'eau. Pour info, j'avais nagé en 29 minutes il y a trois semaines, avec bien plus mauvaises sensations à cause de la fatigue.

h4i0ed8k.jpg   Bref, je me suis dis que je ne devais pas être mal classé, et je suis parti à la chasse aux places. Les plus grosses montées étant en début de parcours, j'ai forcé modérément en début de course pour utiliser ma force, la grimpe. Je rattrape JP parti 5 minutes avant un peu avant le ravitaillement du 20ème kilomètre. Je m'hydrate énormément car déjà je sue à grosses gouttes sous mon casque aéro. Le vent fait chuter la moyenne si bien que je ne m'attends pas à un grosse moyenne comme prévu, et suis un peufpxwyvqj.jpg découragé à mi-course. Des douleurs apparaissent, et heureusement les ravitaillements et le vent dans le dos dans le chemin du retour me redonnent le moral, car ça roule à présent à 45km/h sur le plat au lieu de 37. En plus, je rattrape deux bonhommes de mon groupe d'âge, ce qui me motive encore plus, j'ai vraiment l'impression de faire un beau vélo, et la moyenne ne cesse de grimper. Je pose le vélo en 2h26, mon meilleur bike split jusqu'à présent, et surtout le meilleur bike split de mon groupe d'âge. Je suis 2ème des 25/29 ans, mais je sais que je vais devoir lutter sur la course à pied.

   Les 21,1km sont un aller-retour à faire deux fois. Sur le premier aller, je suis littéralement terrorisé par les côtes, environ 3, qui semblent tellement plus raides que sur le site internet. Et sur deux aller-retour, ça en fait 12. Surtout que je n'ai plus d'énergie, même pas sur le retour un peu plus en descente. La chaleur me fait même vomir un peu sur le début de la course. Mais le gros point positif, c'est que j'ai réussi à inverser la tendance à grand coup de glaçons sous le tri suit dans le dos et le ventre. Je me suis aspergé sans modération, bu énormément, pris des gels, et les jambes sont reparties. Tous ceux de mon groupe d'âge, et même les autres, qui m'avaient uc3on8uf.jpgdépassé à toute allure dans la première partie, se sont mis à marcher dans la deuxième, et j'ai pu reprendre beaucoup de monde. Un bonhomme du même âge que moi me ratrappe, je suis d'humeur à batailler, nous courrons côte à côtes quelques minutes dans une grosse côte puis soudain il marche et me dis "Ok, good run, man". C'est un gros point positif dans mon cas de pouvoir tenir le crachoir sur la fin de course, et même si sur le papier mon temps de 1h43 est assez lent, on peut dire que je fait parti de ceux qui ont le moins cassé. Chez les pros, seulement 3 brisent le 4h20, alors que d'habitude tout le monde est aux alentours des 4h. D'ailleurs des pros qui trottinaient sur le parcours, j'en ai croisé quelques uns, qui avaient complètement arrêté de s'arracher, mais qui ne voulaient peut-être pas de DNF (did not finish).

   Bref, à trois kilomètres de la ligne d'arrivée,l3n0kn29.jpg je ralenti un peu car je commence à être sur les rotules. Mais voilà, à environ 1000m du finish, un bonhomme avec 'Great Britain' sur les fesses et '27' (son âge) inscrit sur le mollet me double vraiment très vite. Je suis écoeuré mais je me dis que je peux pas laisser ce gars là me dépasser maintenant, pas maintenant, même si je n'ai aucune idée de mon classement. Alors je me mets à accélérer avec mes dernières forces, le dépasse et je garde 20m d'avance sur lui. Je suis complètement à bloc, s'il décide d'en remettre une couche, je suis foutu. Je me retourne tous les 50m, et mon avance de 20m a l'air de tenir. Sur la dernière ligne droite, voyant qu'il me laisse tranquillement, je lève un peu les bras en l'air pour célébrer ces 8 secondes d'avance. Sans le savoir, je viens de gagner au sprint le dernier slot pour les championnats du monde à Las Vegas, en me classant 4ème. Je suis extrêmement fier d'avoir réussi cela, même si je n'irai pas pour des raisons financières. Mais qu'il est bon de dire qu'on est capable de se mériter un billet pour les world championships. Bref 4h44 temps final, et une très satisfaisante 31ème place overall sur une course de 1616 athlètes. JP qui n'est guère loin derrirère est lui aussi sur les rotules. Les deux clowns sont bien heureux d'être sortis vivants du four.

3.jpegIRONMAN 70.3 SYRACUSE - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h44'58''

Swim : 31'35'' (1'39''/100m, 66ème après swim)

Transition 1 : 2'45''

Bike : 2h26'14'' (36,927km/h, 26ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'27''

Run : 1h43'00'' (12,291km/h, 4'52''/km, 31ème classement final)

31ème sur 1616 partants

4ème men 25/29 ans.

Les photos ici.


 
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:22

111379758 494255337313432 582150935 n   Une semaine après mon demi ironman en France, j'ai remis le couvert pour un autre aux USA cette fois, dans le Connecticut, un Etat magnifique. Bien que mon demi ironman de la semaine passée était une préparation parfaite pour ce Revolution 3 Quassy qui est extrèmement dur, une seule semaine de repos ce n'était définitivement pas assez pour récupérer correctement, et j'en ai payé les conséquence sur ma course à pied.

   Surtout que des facteurs agravants comme la chaleur extrème était présents. Ceci dit, ils étaient compensés par d'autre facteurs améliorants, comme le fait que j'allais courir pour la première fois avec un vélo time trial et un casque aéro, grâce à la générosité d'un ami. L'eau n'était pas très froide, les conditions de nage étaient excellentes. Ma vague partait quasiment en dernier (hommes de moins de 30 ans), à 7h40, ce qui veut dire que j'allais970316 495672983838334 2039051797 n doubler du monde tout le long. Je me suis positionné en première ligne, confiant de mes capacités. Du coup, en étant un peu devant le pack, je n'ai pas été bousculé. Mais dès les premières centaines de mètres, des petites douleurs, restes de ma grosse nage de la semaine passée, sont ressorties. Je ne pensais pas qu'il fallait autant de temps pour récupérer de la natation. Du coup, même si ça allait assez vite et que je rattrapais les autres vagues, je sentais que je ne poussais pas comme je le voulais et que mon temps serait correct mais pas excellent comme je l'espérais. Je nage donc en 29 minutes, comme quoi un bon wetsuit Zoot ça sauve les meubles, en 5ème position dans mon groupe d'âge et 49ème au total.

   Puis, en embarquant sur le vélo, j'ai été emporté par l'euphorie de conduire un avion à réaction. Je me suis laissé un peu emporter par mes jambes, et fait une belle remontée puisque d'après les résultats détaillés, après 62km de vélo, j'étais 4ème de mon groupe d'âge et 10ème au général ! Le "pic" de ma course en quelque sorte, car j'ai un peu ralenti, involontairement, le rythme dans les grosses côtes de la fin du vélo, à cause de crampes dans les cuisses. Je ne pense pas avoir vu de parcours vélo aussi dur à part sur l'ironman de Nice, ce qui fait que je suis très satisfait de poser le vélo en 2h37', 5ème de mon groupe d'âge et 14ème au général. Satisfait, mais inquiet.

3.jpg   En effet, sur les trois premiers kilomètres, j'ai du m'arrêter à trois reprises 1.jpgpour m'étirer et faire passer les crampes. Malgré la belle descente, je n'allais pas plus vite que 4'15''/km. Je me faisais beaucoup de soucis pour la suite, mais heureusement, en buvant et me ravitaillant bien, toutes mes crampes sont passées. Par contre, les montées ont commencé. Avec la perception biaisée par la fatigue, j'avais l'impression de grimper l'Everest. J'ai complètement cassé, ma seule satisfaction et de ne pas avoir marché. J'ai tout donné, même essayé de m'accrocher à ceux de mon groupe d'âge qui me doublaient, je résistais 3 ou 4km avant de les laisser partir. Le plus dur a été le dernier mile, en grosse montée, j'ai eu l'impression qu'il faisait 5km de long. S'il n'y avait pas eu des coureurs autours de moi, j'aurais fait demi-tour car ne voyant pas la ligne d'arrivée 11 minutes après le panneau du mile 12, j'aurais cru m'être trompé de route. Bref, un beau calvaire sur cette course à pied, 389290 495671800505119 210014920 navec ce combo vélo - course, c'est sûr que ce triathlon est le plus dur que je connaisse, au moins l'ironman de Nice était plat au moins sur la course à pied. Même le vainqueur du jour, Joe Gambles a été du même avis que moi, si ce n'est que lui a couru en 1h13' et moi 1h46'. Avec ce dernier chrono, je me suis ainsi joliment effondré à la 49ème place, 7ème groupe d'âge. Mais je retiendrais que je suis très content de ce que je peux faire en nage et vélo, reste à arriver plus frais pour ne pas casser sur la course. J'ai réussi à le faire au Timberman 70.3 l'an dernier, donc je vais tout mettre en oeuvre pour le faire au Syracuse 70.3 le 23 juin.

Revolution-3-Quassy-2013 5547-L

REVOLUTION 3 QUASSY - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h57'42''

Swim : 29'38'' (1'32''/100m, 49ème après swim)

Transition 1 : 2'29''

Bike : 2h37'25'' (34,304km/h,14ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'21''

Run : 1h46'49'' (11,852km/h, 5'03''/km, 49ème classement final)

49ème sur 996 finishers

7ème men 25/29 ans.


 
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  • : Sacha Cavelier Triathlète
  • : Après une formation d'ingénieur en France, je combine le triathlon élite LD à un doctorat de 2015 à 2020 au Canada et Australie. Installé en Ohio, papa, je poursuis la route sur les ultra trails et triathlons en espérant être encore compétitif.
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