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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 06:19

front.jpgtriathlon du sud 25-26 mai 2013 (59)

   Après trois semaines assez intenses et axées sur le vélo, mon séjour en France se devait de terminer par un beau triathlon. Ainsi, après une semaine de 35h d’entrainement et une montée du Ventoux le mercredi qui concluait 20h d’entrainement sur le début de la semaine, j’ai tout stoppé pour retrouver des jambes en vue de l’half ironman de Villetelle, le triathlon du sud. Le temps de la veille peu clément n’a pas empêché mon frère de gagner son groupe d’âge sur le sprint, et heureusement le soleil était au rendez-vous le dimanche matin. Les mauvaises températures des dernières semaines n’ont pas permis à l’eau de se réchauffer plus que 15°C, ce qui m’inquiétait un peu. Mais finalement après un bon échauffement dans l’eau, le froid était supportable.

   Ce petit half ironman d’une centaine de partants était une belle occasion de tester ma forme avant les courses d’envergure, mais aussi le moment d’essayer de s’illustrer un peu. Je suis donc parti un peu à tombeau ouvert dès les premiers mètres des 1900m natation. Au bout d’un moment, je lève la tête et constate que je suis 4ème. Le 3ème n’est pas loin et j’essaie de revenir sur lui. Mon wetsuit Zoot F4 a joué un rôle primordial. Je le trouvais très serré en dehors de l’eau, mais dès qu’on s’immerge, il devient une seconde peau. Des ajouts de matières au niveau des bras assurent une diminution des remous, mais surtout ce qui est incroyable c’est la glisse qu’il procure. Lors de mon premier essai en piscine, après l’avoir enlevé, j’avais l’impression de nager dans du beurre plutôt que de l’eau. Et ce jour-là, le sub 13 minutes au 1000m en piscine m’avait mis en confiance pour les triathlons à venir.

triathlon du sud 25-26 mai 2013 (82)   Bref, du coup tout allait bien dans l’eau fraîche de la rivière Vidourle, et une fois le 3ème rejoint, je suis sagement resté dans ses pieds jusqu’à la fin. Nous sortons à moins de deux minutes des premiers avec un chrono de 24 minutes. Un temps un peu trop rapide, j’ai donc des doutes sur la distance réelle, toujours est-il que cette sortie 4ème de l’eau me bourre de confiance. Malgré une transition très lente à cause du froid qui m’avait engourdi, je suis toujours 4ème lorsque je me pose sur le vélo, et entame la portion vélo que j’imaginais assez facile.

   Je m’étais fait prêter des roues Zipp pour l’occasion, triathlon du sud 25-26 mai 2013 (98)espérant sortir un beau chrono, mais le vent et les côtes m’ont vite fait changer d’avis. Cependant, le vent de face et le beau col au kilomètre 35 ont joué en ma faveur puisque j’ai pu prendre un temps la 3ème place. Ce pied sur le podium, je ne l’ai pas gardé longtemps, car dès la descente, les roues lenticulaires et les vélos aéros m’ont déposé. Je constate ainsi, le moral dans les chaussettes, vers le kilomètre 70 que je suis 7ème. Un petit coup d’accélérateur me permet de repasser 5ème à la fin du vélo, avec un joli 35km/h de moyenne sur ce parcours côteux et venteux d’environ 95km finalement. Mais j’y laisse un peu des plumes, car je retombe immédiatement 7ème lors de la première boucle de la course à pied.

triathlon du sud 25-26 mai 2013 (103)   Le circuit de course consiste en une boucle à faire 4 fois. A ma grosse surprise, de grosses montées sont présentes, et même des montées de trail.  Du coup, ce triathlon est propulsé comme l’half ironman le plus dur que j’ai eu à faire. Heureusement, je ne craque pas et reste 7ème sur les deux autres boucles. Puisque la forme va assez bien, j’accélère un peu sur la dernière boucle, mais ne rattrape personne. Je suis satisfait de mon temps (1h33) vu les difficultés, et encore plus du temps final, 4h47, à 13 minutes de mon meilleur temps qui avait été établi sur un parcours très facile.

Je suis donc en pleine confiance pour les triathlons à suivre, et en prime je finis premier de mon groupe d’âge. Avec plus de repos et pas de Ventoux le mercredi, je me sens bien d’aller chercher un beau classement sur un triathlon de niveau relevé, même si mes fidèles supporters / photographes, mes parents, ne seront pas là la prochaine fois. La saison est lancée !

triathlon du sud 25-26 mai 2013 (127)TRIATHLON DU SUD - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h47'00''

Swim + transition 1 : 27'01'' (4ème apèrs swim+T)

Bike : 2h46'00'' (34,880km/h,5ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 + run : 1h33'59'' (7ème classement final)

7ème sur 85 finishers

1er homme 25/29 ans.

Les photos ici.

 

 


 
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 12:39

Sans-titre.jpg

 

Ironman-70.3-Timberman-2012 0003    Me voilà arrivé au dernier triathlon longue distance de la saison. Le dernier grand rendez-vous, le dernier gros objectif. Cette saison est passée en un éclair, puisqu'elle commencé il y a deux mois à peine avec l'Ironman de Nice. Heureusement il y aura d'autres petits évènements en septembre, mais c'est dur de se dire qu'on ne va pas revivre avant l'année prochaine ces fabuleux moments que l'on trouve dans les triathlons longue distance. Encore une fois, je suis parti en mode 'aventurier solitaire' : 4h30 de voiture d'une traite à l'aller et une nuit dans la voiture au milieu des forêts du New Hampshire. Au passage, ce coin là du New Hampshire que j'ai découvert est une merveille de la nature. Après avoir traversé les immenses falaises des White Mountains, je suis tombé sur un véritable paradis, sur les rives de ce lac, Lake Winnipesaukee, où les plages de sable et les vagues côtoient les animaux sauvages et les paysages montagnards au large des eaux claires. Une beauté dans ces paysages qui donne davantage envie de pousser fort la machine, afin de mériter ce cadre. D'ailleurs, j'avais des ambitions pour ce triathlon. Après deux demi ironman où les résultats n'étaient pas à la hauteur de mes espérances, je ne me voyais pas faire à nouveau en dessous de ma marque de l'an passé, 4h53. Cette fois-ci, j'ai eu quasiment un mois pour récupérer de ma dernière épreuve, j'arrive donc frais, et j'ai énormément travaillé la natation, avec des semaines qui frôlent le 15km de nage. Il faut dire qu'à force de regarder les jeux olympiques, j'ai découvert que mes mouvements n'étaient pas excellents, et j'ai gagné de précieuses secondes à vouloir imiter le geste parfait que l'on aperçoit quelques brêves secondes lors d'une épreuve à la TV depuis les caméras situées dans la piscine. Il fallait que je fasse un temps en natation. En vélo aussi, vu que le parcours allait être le plus roulant que je n'ai jamais fait jusqu'à présent. Et dans la foulée, je veux faire un bon temps en course à pied. Bref, pour résumer, je veux faire un bon temps de partout. 

   Lorsque le grand jour arrive enfin, il fait encore nuit. 11C'est 4h, et le parking vient d'ouvrir. Je voulais être parmi les premiers arrivants, car lorsque le parking sera complet vers 5h, les suivants devront se garer loin et prendre une navette. A 4h15 je suis garé dans le parking et je me rendors jusqu'à 6h. J'ai beaucoup moins de pression à présent lors de mes triathlons. Auparavant, je me disais "dès que tu sors de l'eau, si tu es vivant, tu es sauvé". Maintenant, la nage est loin d'être la partie que j'aime le moins, c'est une discipline où je ne suis plus en train d'essayer de sauver les meubles, mais plutôt où je me mets en première ligne au départ pour être le plus compétitif possible. J'ai progressé techniquement en natation et c'est à présent une discipline que j'aime. Avant je nageais parce qu'en triathlon il y a une partie nage. Maintenant, je peux dire que j'aime et je fais du triathlon en partie parce qu'il y a de la nage dedans. Ce matin,  je suis dans la dernière vague, celle des hommes de moins de 29 ans. Je regarde patiemment les autres vagues partir, et quand vient mon tour, je me mets sur la première ligne. Je suis très content de cette fraicheur matinale qui a permis d'autoriser le port de la combinaison. C'est tellement plus rapide avec. Nous avons de l'eau jusqu'aux genoux, et lorsque le départ est donné, c'est la ruée vers le large. Dès les premiers mouvements j'essaie de m'extirper du peloton. Très vite je rattrappe les autres vagues, et lorsque je lève la tête pour me repérer, contrairement à d'habitude, je n'aperçois que très peu de bonnets blancs, la couleur de ma vague, ce qui m'encourage. Je me concentre énormément à faire le mouvement le plus efficace possible. Il est dur de se concentrer en triathlon, car la majeure partie du temps, on cherche à doubler, éviter des nageurs, où se diriger vers les bouées du parcours. Le temps passe très lentement aussi dans l'eau. j'ai l'impression de nager depuis une heure, mais pourtant, je suis bien en dessous de la demi-heure lorsque je regarde ma montre pour la première fois, sur le chemin du retour vers le rivage. J'ai un objectif secret qui est de casser le 30 minutes, et je donne tout dans mes brassées sur la fin pour y parvenir. Lorsqu'il y assez de fond pour que je me redresse, ma montre indique 30'20''. Peut être qu'une vingtaine de mouvements un peu plus forts aurait suffit... Je cours sur la plage et passe sous l'arche en 30'38''. Il y a très peu de bonnets blancs autours de moi et je suis extrêmement content de voir qu'il ya beaucoup de vélos dans ma rangée dans l'aire de transition. Ceux de ma catégorie sont encore en train de nager. En fait sur la cinquantaine de men 18-24, je suis sorti de l'eau 6ème, une première pour moi. Grâce à deux bénévoles qui m'arrachent litérallement ma combinaison, je fais une transition rapide, et enfourche mon vélo.

1   Il me faut un petit moment pour fixer mes chaussures sur les pédales, puis rentrer mes pieds dedans, car j'ai oublié mes élastiques pour faire tenir mes chaussures et du coup je les ai emportées dans les mains. Ce sont des détails qui importent peu sur de la longue distance, mais je suis rendu à un point où chaque minute gagnée est une petite joie. J'embarque finalement pour 90km de vélo. Ce circuit sensé être très plat commence néanmoins avec de belles bosses en début de parcours. Les montées sont mon point fort, et je ne me fait que très peu doubler, et toujours par des coureurs d'entre 30 et 40 ans (l'âge de chaque triathlète est inscrit au marqueur sur le mollet gauche avant le début de l'épreuve). J'ose lâcher les freins dans quelques descentes vertigineuses, et puis finalement vers le kilomètre 20 ou 25, une portion de faux-plat descendant commence, et ne finira pas avant le demi-tour de la mi-parcours. C'est un régal de rouler à plus de 40km/h sans forcer. A tel point que je m'alimente assez tard, ne ressentant aucun manque d'énergie, et en me forçant, avec une barre de céréales, à la mi-parcours, que je passe en 1h13. Le retour se fera un peu moins rapide, mais tout de même aux alentours de 36, 37km/h grâce à un léger vent dans le dos qui pousse dans le faux-plat montant. J'arrive donc aisément au kilomètre 60 ou 65 en essayant de me rappeler les descentes de l'aller qui seront maintenant des montées. C'est aussi à ce moment qu'un groupe de coureurs de ma catégorie d'âge me rattrappe, armé de time trial. C'est un peu une course poursuite qui s'engage, car ils me doublent sur le plat, mais je les rattrappe aisément sur les montées. Je commence à prendre des gels de temps à autre que j'ai scotché sur mon vélo, et c'est finalement à une dizaine de kilomètres de l'arrivée que je sèmerai mes poursuivants. Je force dans les derniers kilomètres de plat pour aller chercher un chrono sous les 2h30', que je ne raterai que de 19 secondes. Je me souviens alors de ce ravitaillement au kilomètre 70 où je suis allé très lentement sur quelques dizaines de mètres pour prendre le temps de vider ma gourde avant d'en prendre une nouvelle. C'est à peu près le seul moment de la course où j'aurais pu grapiller ces 19 secondes, tout le reste du circuit ayant été fait à plain régime. Je pose mon vélo en zone de transition et en compte quatre autres dans ma rangée. Je suis donc 5ème de  mon age group. C'est une excellente nouvelle, j'arrache le dernier gel du cadre de mon vélo et pars faire mon demi-marathon le gel à la main.

SC 0001   Les premiers kilomètres sont difficiles pour mes jambes et je 3ne parviens pas à trouver le rythme. J'ai peur de payer, encore une fois, les efforts fournis sur le vélo, d'autant plus que mes habituelles crampes d'estomac apparaissent. Mais cette fois-ci, elles passent assez rapidement, peut être parce que le circuit est moins dur que d'habitude. Je trouve alors mon rythme de croisière, et me base sur les miles indiqués le long du parcours, en essayant de les passer toujours en un peu moins de 7 minutes. Je m'alimente et bois beaucoup aussi, car aujourd'hui, tout passe sans problème. Je glisse des éponges un peu de partout sous mes habits, et les encouragements du public amassé le long du parcours me fait doubler du monde à la pelle et me porte jusqu'à la mi-parcours, 10,5km, que je passe en 44 minutes. Je surveille ardemment les mollets des concurrents, mais je n'ai encore vu aucun coureur de ma catégorie. Je m'engage alors sur le deuxième aller-retour, avec une petite baisse d'énergie. Le parcours me semble plus long qu'à l'aller, et je me sens piocher dans mes dernières réserves. Je suis un peu écoeuré par le sucre, et penche plutôt pour des verres d'eau aux ravitaillement. C'est au demi-tour, le deuxième, près du kilomètre 16, donc, que je retrouve de la motivation pour aller me battre sur cette fin de parcours. A ce 4moment je me dis que même un gros coup de fatigue ne m'empèchera pas de garder ce rythme que j'ai réussi à tenir depuis plus d'une heure à présent. Je commence à accélérer progressivement, et les encouragements des autres triathlètes eux-mêmes me donnent du coeur à l'ouvrage. A deux miles de l'arrivée, je me laisse complètement emporter par mes jambes. J'ai des sensations fabuleuses, je cours sûrement à 4'10'' ou 4'05'' au kilomètre mais avec la fatigue et l'euphorie j'ai plutôt l'impression de faire du 3'15'' au kilomètre. C'est d'ailleurs dans ces derniers instants que je double le 4ème de ma catégorie. Cette fois, en abandonnant à mes muscles les derniers milligrammes de sucre de mon sang, je brise la symbolique barre des 1h30' d'une dizaine de secondes et finis en 4h35'07''. J'ai enfin rempli mon objectif de temps, en faisant une course dont l'intensité n'a pas diminué pendant 4h35, ce qui me rempli de bonheur. Dans les trois disciplines, j'ai fait le temps que j'espérais, c'es tellement rare que je finisse une course sans aucun regrets : Il n'y a aucun moment aujourd'hui où je peux dire "j'aurais dû...". Alors je savoure l'instant, surtout que les américains savent les faire apprécier grâce à leur buffets de nourriture d'après course. Sur les évènements IronMan, ici, les podiums vont jusqu'à la cinquième place, et pour la première fois je vais monter sur une marche, sur un IronMan 70.3. Chaque seconde grave le temps mais certaines gravent votre mémoire.

Ironman-70.3-Timberman-2012 0001IRONMAN 70.3 TIMBERMAN - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h35'07''

Swim : 30'38'' (1'36''/100m, 79ème après swim)

Transition 1 : 2'25''

Bike : 2h30'19'' (35,924km/h, 53ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'55''

Run : 1h29'50'' (14,093km/h, 4'15''/km, 38ème classement final)

38ème sur 1335 partants

4ème men 18/24 ans.

 

Les photos ici.

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 11:31

Sans titre

TM2 1742   Un de plus. Ce qui était l'été dernier une grosse course est devenu cette année la routine. A un tel point, que sans m'en rendre compte je néglige la période de repos d'avant course. Couché tard vendredi soir, levé tôt le samedi matin pour regarder le tour de France, et une nuit de quelques heures dans la voiture de samedi à dimanche. Aussi, avec les combinaisons interdites malgré la fraîcheur matinale, dimanche matin, il était très dur de trouver de la motivation, même pour les championnats canadiens de demi ironman. Heureusement le plaisir est vite revenu dès la fin de la natation, après avoir nagé 1,9km dans le lac Magog en un peu plus de 33', une minute plus rapide qu'il y a deux semaines. Ces derniers temps, j'ai mis l'accent sur la natation, et je me sens progresser de semaine en semaine, tant sur la technicité, sur les appuis, que sur le physique. Peut ête l'effet est-il psychologique, mais je me sens de plus en plus à l'aise sur cette distance de 1,9km.

   Bref, j'étais bien déterminé à faire quelque chose sur le vélo. Comme prévu, le parcours était assez difficile, très valloné. Avec un léger vent de face sur la première moitié, j'ai pu tout de même garder un 33km/h de moyenne, qui s'est transformé en 34,5km/h sur la deuxième moitié avec le vent favorable et plus de descentes. La température n'était pas très chaude, ce qui m'a permis de ne pas perdre de temps à m'arrêter sur les ravitaillements. J'ai réussi à garder un effort constant tout le long, sans baisse de régime comme c'est parfois le cas, et surtout je me suis donné à fond dans chacune des montées, dépassant énormément des vélos de contre-la-montre, qui me rattrappaient ensuite dans lesTM1 1831 descentes et sur le plat. J'ai plutôt apprécié ce jeu du chat et de la souris tout le long du parcours, car pour chaque coureur qui me doublait en descente, je faisais l'effort de le rattrapper dans montée qui suivait, et surtout de l'enrhumer en le doublant, quitte à y laisser de l'énergie pour plus tard. Bref, je me suis bien fait plaisir sur cette partie vélo, ce qui m'a emmené à la terminer en 2h40', mais en comptant les deux transitions, ce qui est là encore une nette amélioration par rapport à il y a deux semaines. Malgré ça, je n'étais pas classé dans le premier 10% de la course, comme sur un ironman classique. Cette fois, j'étais dans les 40ème (après avoir compté les cyclistes au demi tour du parcours vélo), peut être le signe que malgré son faible nombre de participants (200), les championnats canadiens attirent du niveau.

   Je suis donc parti sur mon demi marathon après 3h13' à ma montre, très satisfait et plein d'ambition. En effet, avec une bonne course à pied, ce qui correspond pour moi à 21km en 1h30', je pouvais nettement briser le 4h45', ce qui aurait été un chrono vraiment excellent sur un parcours global assez difficile. La partie de course à pied était constituée d'une boucle de 5,25km à faire quatre fois, avec un belle montée au milieu de chaque tour. Je suis parti sur mon pace visé, pas trop vite cette fois, car l'envie et l'espoir de bien faire étaient là. Des crampes d'estomac sont apparues, mais je ne me suis pas affolé, car il y a deux semaines, j'ai fait une belle partie course à pied avec ces crampes d'estomac. TM2 3488J'ai l'impression que mon corps n'arrive pas encore totalement à encaisser une grosse partie vélo enchaînée d'une grosse course. Cela viendra et en attendant, je me suis efforcé de faire passer doucement ces crampes d'estomac. Le premier tour s'est finalement assez bien déroulé, mais c'est dès le début du deuxième que mes intestins ont lâché, m'obligeant à faire une pause toilette urgente. Du coup, j'avais déjà perdu des minutes dès le deuxième tour. Dans le troisième, un autre problème est apparu, l'hypoglycémie. Sur les ravitaillements de course à pied, les bénévoles ne tendaient que des verres d'eau et de boisson énergétique. Je sentais qu'il me fallait plus que ça, comme des gels, et c'est lorsque j'ai commencé à me sentir mal sur le troisième tour et que j'ai marché à un ravitaillement que j'ai vu des gels tranquillement posés sur les tables, comme cachés dans un coin entre les nombreux verres d'eau et de e-load. J'étais un peu énervé que les bénévoles n'en avait pas donné aux IMG00011-20120722-1047coureurs, aussi j'en ai pris cinq ou six et je suis partis avec. Sur les sept ou huit kilomètres qui restaient, je n'ai carburé plus qu'avec ça et de l'eau, en essayant tant bien que mal de surmonter ma grosse baisse d'énergie. J'ai terminé ma course en 1h39', déçu, mais pas surpris, car j'avais compris dès le deuxième tour que ça serait dur d'atteindre l'objectif fixé. Malgré ça, je fais à trente secondes près le même temps qu'il y a deux semaines, sur un parcours plus difficile, et moins reposé. Je finis donc 38ème de ces championnats canadiens, et 9ème de ma catégorie, une performance pas si pire, d'autant plus qu'elle m'aurait qualifié pour les championnats du monde 2013 de longue distance à Belfort, en France, si j'avais eu la nationalité canadienne !

   Mes sensations sur la nage et le vélo m'ont donné plein d'ambitions pour l'IronMan 70.3 Timberman en août. A condition de moins le prendre à la légère cette fois-ci, et d'arriver frais et motivé, la deuxième chose étant toujours plus facile que la première dans mon cas.

TRIMEMPHRE - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h54'06''

Swim : 33'43'' (1'46''/100m, 41ème temps)

T1 + Bike + T2 : 2h40'44'' (38ème temps)

Run : 1h39'41'' (12,700km/h, 4'43''/km, 49ème temps)

38ème sur 200 partants

9ème homme 20/24 ans.

Les photos ici.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 10:27

Sans titre

   Après avoir très bien récupéré de l'Ironman de Nice, deux 541456 10150197181544980 1266825462 nsemaines plus tôt, je me suis lancé tête baissé dans mon deuxième objectif de la saison, performer sur le demi ironman, ou 70.3, une distance qui me plaît vraiment : on récupère très vite d'un 70.3, on peut mettre du rythme tout le long de ce type de course sans essayer de se garder de l'énergie pour plus tard comme dans un ironman, l'épreuve est moins exigeante en entraînement. Bref, je suis donc parti à 9h de Montréal samedi matin, et après avoir traversé le Vermont, le New Hampshire, le Massachusetts, après avoir franchi la frontière et les embouteillages de Boston, j'ai débarqué dans cet Etat que je ne connaissais pas, le Rhode Island, quelques minutes avant la fermeture du retrait des dossards à 17h. Puis, la course contre la montre a continué pour aller déposer les affaires de courses puis le vélo à quelques kilomètres de là, à Olney Pond, un petit coin paradisique où je n'ai pas pu résister à la tentation de me baigner dans l'eau chaude avec le soleil couchant. Dans la soirée, ma voiture, en plus de me servir de moyen de transport, m'a aussi servi d'hotel. Après tout, ce n'était que pour quelques heures, puisqu'à 4h du matin, je me levais pour me diriger vers le centre ville de Providence, la ville hôte de l'évènement, pour prendre une navette qui me conduirait jusqu'au départ de la natation. 

IronMan-70.3-Rhode-Island-2012 0002   Arrivé vers 5h30 sur l'ère de départ, je vérifie rapidement mon vélo avant de quitter la zone de transition à 5h45. Le départ des pros se fera à 6h et le départ de ma vaque à 6h45. J'ai donc tout le temps de regarder les vagues partir et même arriver. La mauvaise nouvelle de la matinée est que les combinaisons sont interdites, pas étonnant avec la température de l'eau. Moi qui voulait casser le chronomètre sur la nage aujourd'hui, je dois me résigner à ce que mon temps ne soit pas excellent. Lorsque l'heure du départ s'a0197 00499pproche, les coureurs de mon groupe d'age se rassemblent sur la plage. Je me suis faufilé dans les premières lignes. Puis le départ est lancé. Je cours quelques mètres là où l'eau est au niveau des genoux, et au moment de plonger pour nager, je marche sur une pierre qui me fait contracter bizarrement le pied, et je crampe au niveau de l'arche du pied. Pendant 50m, je ne parviens pas à nager comme je le devrais, et la moitié des triathlètes de ma vague me passe sur le corps. Lorsque la crampe passe enfin, je prends un rythme peu confortable afin de rattrapper du monde. Je me concentre pour garder ce rythme, toujours être à la limite de mes capacités pulmonaires. Je profite aussi de l'instant, car les sensations sont très bonnes, je me sens glisser dans l'eau chaude, sur ce lac magnifique. Je double beaucoup de monde, notamment ceux des autres vagues partis avant. Après 25 minutes et quelques virages, j'aperçois la ligne d'arrivée de la nage, et je me donne encore plus, sentant les muscles des épaules s'échauffer. Lorsque je sors, je suis extrêmement satisfait de m'être défoncé comme jamais, même si le temps n'est pas mon meilleurs, 34'47'', la combinaison aide définitivement à aller plus vite. Je cours jusqu'à l'aire de transition, attrappe mon vélo et pars sur le circuit de 90km.

0197 000070197 02627   Sur les premiers kilomètres de plats, le compteur flirte avec le 40km/h. J'ai regardé le profil du parcours, et il semble que ce sera très plat, plus facile qu'à Nice en tout cas. Mais à ma grande surprise, en plus des faux plats montants ou descendants, je rencontre de nombreuses côtes courtes et raides. Je suis à mon avantage dans ces montées-là, et, debout sur le vélo, je double à la pelle des coureurs. Jamais sur le parcours je ne verrai un seul coureur me doubler en côte. Mais dans les descentes, c'est une autre affaire. Là où je roule à 50km/h, les time trial me doublent à 60km/h. Je me concentre sur ma course, car mon objectif est de me rapprocher des 2h30 sur ce parcours vélo, soit un 36km/h de moyenne. Mais vers la mi-parcours, je me rends compte que ces montées et descentes n'amènent ma vitesse moyenne qu'à 34km/h à0197 03974 peine. Ce parcours n'est pas si plat finalement, et il en sera de même jusqu'à l'arrivée. J'ai beau tout donner sur le vélo, sans aucun calcul d'économie d'énergie, ma vitesse moyenne ne bougera pas. La chaleur commence à tomber aussi, et les boissons énergétiques des ravitaillements sont les bienvenues. Le parcours n'a rien de grandiose, des arbres, et parfois des boulevards avec une voie réservée pour les triathlètes et démarquée par des plots. Ces 90km passent rapidement, j'ai maintenant l'habitude de faire des sorties beaucoup plus longues. A l'approche de Providence, le parcours devient par contre vraiment... dégueulasse. De nombreuses portions de routes sont défoncées, et par quatre fois il faut traverser des rails de chemin de fer. De partout sur la route se trouvent à ces endroits-là des bidons d'eau de cyclistes dont la secousse sur les rails a fait tomber les gourdes. Ces bidons sont des dangers mortels, et je me languis d'en finir avec ce parcours de vélo qui est bien différent des parcours que j'ai pu admirer sur les autres évènements ironman. Je pose donc le vélo après 2h39'57'', assez déçu de ne pas avoir mis en banque plus de temps que ça, et d'avoir été à peine plus rapide qu'à Nice où le parcours vélo était très exigeant, car je sais qu'à présent le parcours de course à pied n'est pas facile, et il va être dur de faire un chrono correct.

0197 09935   La transition est très rapide, juste le temps d'enfiler mes chaussures et une casquette et me voilà parti. Je pars très vite d'entrée, surtout que le parcours commence par une descente. Après un kilomètre, je sens des crampes d'estomac. je décide d'arrêter de manger aux ravitaillements le temps de les laisser passer, et je ne prends que quelques gorgées d'eau, mais surtout me verse des litres d'eau sur la tête, coince des éponges d'eau glacée de partout sous mes habits et ma casquette, façon Craig Aexander. La première difficulté est un longue et raide montée de peut être un ou deux kilomètres, qui n'arrange rien à mes crampes d'estomac. Heureusement, je parviens à garder un bon rythme, ces crampes vont et viennent mais ne me gênent pas tant que ça. Je suis étonné de ne voir que peu de monde sur le circuit, je suis pourtant partis dans les dernières vagues. Passé la grande montée, se trouvent encore quelques bosses, puis un demi tour nous renvoit descendre ce que nous avons monté. S'ensuit alors une grande boucle assez plate cette fois mais avec moins de ravitaillement, où je parviens à retrouver de 0197 09937la vitesse. Je finis alors les 10,5km après une dernière belle montée vers l'aire d'arrivée, et je repars pour le dernier tour. Je suis un peu démoralisé à l'idée de devoir me retaper la grosse montée. Mais cette fois, de nombreux coureurs sont arrivés sur le circuit, et dans cette montée, beaucoup d'entre eux marchent. Je les double en courant, ce qui me redonne le moral. L'estomac va bien mieux, et je prends quelques gels et oranges, à titre préventif, car je ne sens aucune baisse de régime, ni physique, ni mentale. Lorsque s'en viennent les cinq derniers kilomètres de plat, je pousse un peu sur la machine pour essayer de garder un bon rythme. Je double énormément de coureurs, et puis lorsque je finis la dernière montée, la ligne d'arrivée apparait. Je suis satisfait d'avoir poussé autant, mais là encore, les montées réduisent mon temps à 1h34'18''. Je finis tout de même en 4h53', le même chrono qu'au demi ironman de Montréal sur un parcours complètement plat. Je suis très content d'en avoir fini, d'avoir pu mettre tout ce rythme tout le long de la course, sans baisse de régime, une première. Mais à l'annonce des résultats, j'ai un peu de rancoeur à voir que je ne suis que 8ème de ma catégorie. Même pas un top 5. Pour une course faite avec d'aussi bonnes sensations, j'aurais espéré mieux. Mettons ça sur le compte de la fatigue de Nice, et puis la saison est loin d'être finie. Je profite des pizzas de l'arrivée, et après une sieste réparatrice dans l'herbe, je finis mon aventure par 6 heures de route vers Montréal. 

0197 11467IRONMAN 70.3 PROVIDENCE RHODE ISLAND - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h53'36''

Swim : 34'47'' (1'49''/100m, 121ème après swim)

Transition 1 : 2'47''

Bike : 2h39'57'' (33,761km/h, 83ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'47''

Run : 1h34'18'' (13,425km/h, 4'28''/km, 69ème classement final)

69ème sur 910 arrivants

8ème men 18/24 ans.

Les photos ici.

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 14:53

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   Déjà trois triathlons dans le corps depuis mon inaugural en juin 2011, mais toujours aucun sur le vieux continent. Il était évident que cet IronMan 70.3 qui allait lancer sa première édition à Aix en Provence, à 50 km de ma ville natale, sonnait comme un signe du destin, comme une provocation, même. Deux semaines après celui de Montréal, me voilà embarqué dans une nouvelle aventure, sur la terre qui m'a vu naître.
240911-1302   Malgré leur prix, les triathlons du label IronMan sont un plaisir à courir tant l'organisation est pensée jusque dans les moindres détails. Je passe ma journée du samedi avec les 1250 autres athlètes à déposer à Aix en Provence mes affaires "run", puis à Peyrolles mes sacs "swim" et "bike" ainsi que ma monture en question. 800 bénévoles se chargeront de faire en sorte que l'on trouve bien nos affaires à chaque transition. Le label IronMan flashe dans tous les sens et met dans l'ambiance des grands jours. Puis, le temps de retrouver l'ami Alexandre DeLayre pour boire un sirop de menthe et c'est l'heure de dormir, ou tout du moins d'essayer, un samedi soir dans une ville aussi agitée qu'Aix.

15
   Puis vers 3h du matin, les bruits de la rue se taisent. Je comprendrais pourquoi au réveil, à 4h55 : il pleut des cordes ! mon moral tombe au plus bas, du soleil avait été prévu jusqu'à hier soir, et voilà que le temps casse l'ambiance. Je n'ai rien prévu pour la pluie et je ne me vois pas me jeter dans l'eau à 20°C ce matin, ni enchainer avec 90km de vélo sous la pluie. Mais je pars tout de même en Tshirt, dans la nuit, sous la pluie, rejoindre le bus qui dois partir à 5h30 pour nous mener à Peyrolles où aura lieu la natation.
   Et heureusement, le pluie cesse à notre arrivée. Les vélos, au chaud sous leur housse de protection, hénnissent de nervosité. Elles sentent les matins des grands jours ces bêtes là. Le temps de faire l'inspection traditionnelle du mien, d'enfiler la combi, et me voilà sur la plage du lac avec les 1250 autres athlètes pour assister au départ des pros, qui partent 5 minutes avant la masse... En parlant de masse... Ce sera mon premier mass start, et je redoute de savoir ce que ça va donner. J'ai toujours fais des triathlons avec des départs par vagues successives par tranche d'age, mais aujourd'hui, je vais devoir me jeter dans la foule des 1250 bonnets bleus. Heureusement, Alexandre est là pour me conseiller. "Distribue des beignes. Moi je fous des baffes à tous ceux que je croise, et au bout d'un moment, je suis seul dans un cercle de 2m de diamètre. Bon je te laisse, je vais en première ligne, c'est là où ça va fighter le plus". Bon, bin merci Alex.
3   Et puis soudainement le départ est lancé. Je pars en arrière du groupe et entends déjà le son des battements de bras lorsque j'avance sur la plage. La dernière chose que je perçois avant de m'enfoncer dans l'eau fraiche est les paroles du speaker : "Regardez cette bataille, cette machine à laver ! C'est ça, le IronMan !". Et puis je sombre dans les cliquetis aquatiques.
   J'en ai pour mon argent. Je reçois souvent une baffe de la gauche, parfois un type me passe carrément sur le corps de la droite. Mais l'époque où je subissais est enfin terminée. j'ai à présent beaucoup plus d'aisance dans l'eau et je ne me laisse pas impressionner, je distribue autant que je reçois, et surtout je double en me faufilant entre les gens, quitte à en bousculer deux ou trois. J'ai l'impression d'exploiter bien plus mes capacités qu'à Montréal, d'aller plus vite. Involontairement, je prends même les virages à la corde. Je prends du plaisir et me retrouve bien vite à la fin de la nage. Je constate avec stupéfaction que j'ai nagé sous les 30 minutes. je déchanterais le soir lorsque je me rendrais compte qu'en réalité il manquait 200m au parcours nage pour atteindre les 1,9km caractéristiques des IronMan 70.3, mais la joie du moment devient un carburant pour parcourir pieds nus les 500m qui nous séparent des vélos. C'est parti pour environ 3h de découverte de la signification du mot "monter".
Slideshow-10080 02129   Je parcours rapidement les 10 premiers kilomètres de plat, à plus de 40km/h, porté par l'ivresse du moment. Puis commence la première difficulté, le premier col. Il y en aura 5 en tout avant d'arriver à Aix en Provence, 5 montées bien raides d'entre 3 et 8km à chaque fois, autours de la montagne de la Sainte Victoire. Les prochains kilomètres de plat seront dans la ville d'Aix. Mais j'aime monter, donc je fais l'effort. En fait, je ne sais pas ce que je n'aime pas. Si c'est dur, j'adore, difficile de me décourager. Et pourtant, j'ai bien eu envie de me taper la tête contre un pin de la pinède lorsqu'au kilomètre 30 mon pneu avant a crevé. Plutôt que de perdre du temps à changer la chambre à air, je préfère balancer une bombe de produit anti crevaison à l'intérieur pour gagner du temps. Mais le trou devient une crevaison lente qui m'oblige à regonfler tous les 20km. Mais je persiste et préfère faire de courtes pauses tous les 20km plutôt qu'une grosse pour changer la chambre à air, qui casserait mon rythme. Lorsque je dépasse dans les côtes au son des "Nice !" encourageants (il n'y a que 500 coureurs français aujourd'hui), c'est pour entendre "Again ?" lorsque je regonfle au sommet avant les descentes.
   Les kilomètres défilent et j'arrive au deuxième ravitaillement. Un homme dans une civière de pompier m'indique de ralentir. J'ai laissé le premier ravitaillement, alors je prends cette fois-ci une gourde. Mais après quelques kilomètres, je ne sais que faire de cette gourde vide, mon vélo étant déjà un garde-manger rempli de gourdes et de barres de céréales.  Je ne veux pas la jeter dans la nature, et je décide plutôt de la donner à un gamin qui serait ravi d'avoir une gourde Powerbar, puisqu'ils sont nombreux dans les villages qu'on traverse. Dans le suivant, j'aperçois un gamin et sa mère sur un trottoir. En passant, je jette ma gourde à deux mètresSlideshow3 d'eux pour éviter de leur faire peur et crie "Tenez, c'est cadeau!". Mais quelques secondes plus tard, j'entends la mère hurler : "Va te faire foutre, connard !". C'est désolant de constater une fois encore qu'en France, contrairement au Québec, la bêtise des gens les pousse à prendre la moindre chose comme une agression. Comme si j'avais rien d'autre foutre pendant mon IronMan 70.3 que d'agresser les spectateurs. Bref, après avoir ri un bon coup, j'ai 0080 06464basculé pour la dernière descente vers Aix. Après quelque virages serrés, l'odeur de la fin se fait sentir. Dommage de quitter ce fantastique milieu naturel. Mais si les mauvaises nouvelles n'arrivent jamais seules, les crevaisons non plus. Et à 500m du finish, c'est au tour de l'arrière de se dégonfler. Je finis donc complètement sur la jante, à 10km/h, jusqu'à l'arche de la fin du vélo, avant de la lancer à un bénévole. J'ai parcouru les 90km en 2h53', 2h45' même d'après mon compteur si on enlève les pauses de regonflage. Je ne suis pas peu fier de la performance, mais troque bien vite ma prétention contre ma paire de chaussures qui m'attend là depuis hier soir. Et je m'élance dans les rues d'Aix, complètement fermées, pour 21,1km...
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   Je fais le tour du rond point de la Rotonde, la célèbre fontaine d'Aix en Provence,0080 09759 immense carrefour de circulation, complètement entourée de barrières aujourd'hui, et à la merci de l'armée de triathlètes. Comme à mon habitude j'imprime du rythme. La boucle de 7km est à faire trois fois, et je passerais donc trois fois à ce rond point. C'est un régal de voir tout ce monde le long du parcours. J'utilise ma technique habituelle, marcher quelques secondes à chaque ravitaillement, pour boire un ou deux verres de boisson énergétique, et emporter un gel que je prendrais petit à petit jusqu'au prochain ravitaillement, pour amener un flux continue de sucre. J'ai posé le vélo après 3h34' de course, et j'ai déjà bien puisé dans les réserves, il faut que j'apporte du sucre dans la machine si je veux finir ces 21,1km. Ma méthode fonctionne bien, je parcours la première boucle en 27'. 0080 11423Un peu rapide même ! En fait, j'apprendrais le soir que la boucle faisait 6,5km au lieu de 7. Ce sera donc 19,5km au lieu de 21,1... Décevant, au prix où on paye l'inscription, il pourrait y avoir les distances exactes ! Lors de ma deuxième boucle, durant le passage dans un parc un peu boueux (ou bouetteux), j'entends des "Allez Alexandra !" du public, et me  fais doubler par Alexandra Louison, une triathlète professionnelle qui en est à son dernier tour. Son physique est impressionnant, la moitié de ma taille, 40kg, des muscles fins et affutés, on a l'impression que ses pieds ne touchent pas le sol lorsqu'elle court, elle semble voler sur le sol. J'effectue ma boucle en 29'. Je suis bien décidé à reprendre un bon rythme pour en finir avec ce dernier passage, surtout que je double énormément de monde qui craque. Je donne tout, et puis même si je n'y croyais en pas en descendant du vélo, l'objectif du sub 5h se dessine peu à peu, à condition de rien lâcher. Je fais un peu la grimace, mais paradoxalement, je trouve la fin moins dure que lorsque je cours un demi marathon classique, peut être grâce à l'effet des endorphines. J'aperçois enfin le rond point de la Rotonde, signe du finish. 28' pour cette dernière boucle, soit 1h24'55'' pour la course à pied (bon, la distaance est un poil courte). Je profite au maximum de ces derniers hectomètres entourés par les barrières IronMan, il n'y a que trop peu de moment comme celui là dans l'année, alors j'essaie de transformer ces dernières secondes en minutes. J'entends mon nom au micro, et regarde sur ma montre, 4h58'. Je passe sous l'arche d'arrivée en criant un bon coup les poings serrés.
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   Il y avait beaucoup de niveau aujourd'hui, je suis 17ème dans ma catégorie, bien loin de la 4ème place que j'avais fait à Montréal. Devant moi, des athlètes de toute l'Europe, tout le monde est venu finir sa saison à Aix. Un peu de déception, mais je suis content de figurer dans le premier 1/5ème des finishers. Et puis si j'arrive à réitérer une performance de ce type sur d'autre demi IronMan, comme le Mooseman que j'avais fait en juin, je peux prétendre à un podium dans ma catégorie. Alors je sais ce qu'il me reste à faire pour 2012. De plus, si je prends autant de plaisir à finir une course comme celle-ci, j'aimerais vraiment savoir ce que ça donnerait sur un IronMan... Mais pour le moment, je prends une bière (tiens, la première de l'année) avec l'ami Alexandre pour fêter l'arrivée, la fin de la  saison, et penser un instant aux milliers de coureurs qui s'élancent à cet instant précis sur le marathon de Montréal, avec beaucoup d'amis parmi eux.
319243 2208157001386 1171260735 32060373 1434702635 nIRONMAN 70.3 FRANCE PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h59'05''

Swim : 30'11'' (1'35''/100m, 404ème après Swim)

Transition 1 : 7'33''

Bike : 2h53'19'' (31,157km/h, 413ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 3'07''

Run : 1h24'55'' (14,909km/h, 4'01''/km, 288ème classement final)

288ème sur 995 arrivants

17ème men 18/24 ans.

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  • : Sacha Cavelier Triathlète
  • : Après une formation d'ingénieur en France, je combine le triathlon élite LD à un doctorat de 2015 à 2020 au Canada et Australie. Installé en Ohio, papa, je poursuis la route sur les ultra trails et triathlons en espérant être encore compétitif.
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