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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 13:42

   L'an dernier j'avais gagné l'épreuve sprint du S-Triman, et en 2014, l'épreuve de distance olympique. C'est un parcours que j'aime beaucoup car c'est certainement le parcours le plus dur au Québec, et celà me convient bien quand je rentre tout juste de france avec une belle forme. Cette année j'ai décidé d'y refaire l'olympique, car je n'aurais pas trop d'occasion cette année de faire cette distance, et je voulais comparer mon temps de cette année avec celui de 2014.

   En natation, le départ a été rapide et j'ai donc été patient. Après 500m, je me suis retrouvé dans les pieds du premier, et j'étais bien décidé à y rester tranquillement. Finalement, l'allure m'a semblé trop lente alors j'ai pris la tête avant le demi tour et me suis construit une petite avance . C'était ma première nage avec mon nouveau wetsuit Wiki Wiki. La grande nouveauté de ce wetsuit est une paroie très fine au niveau des épaules qui fait qu'on ne sent plus du tout le wetsuit. C'est assez désagréable quand on rentre dans l'eau à 14°C car les épaules sont plus exposées au froid, mais une fois la course lancée, c'est extrêmement confortable.

   Après avoir fait le premier temps de nage, j'ai fait certainement le plus mauvais temps de transition et me suis retrouvé à embarquer sur le vélo au milieu d'un tas d'autres athlètes. En donnant mon maximum à vélo, je me suis rapidement retrouvé seul devant avec deux minutes d'avance sur le deuxième au kilomètre 10. J'ai gardé cette avance jusqu'en T2.

   Pour finir, j'ai couru du mieux que j'ai pu sur les premiers 5km car j'avais peur d'un retour de l'arrière. Au demi-tour, j'ai vu que j'avais plus d'une minute d'avance encore, et j'ai pu relâcher la pression. Malgré ça, je bats mon temps de 2014 d'une minute. Au-delà de cette jolie première place, la satisfaction vient de battre mon temps de 2014. Cela faisait un moment que je n'avais pas battu un de mes temps des années passées. L'épuisement du mois d'avril est donc derrière moi, et je reprends tranquillement le chemin de la piste d'athlétisme pour de progressives séances d'intervalles.

 

S-TRIMAN - 1,5KM+40KM+10KM

2h09'25''

Nage : 22'28'' (1'29''/100m, 1er temps)

Transition 1 : 1'26''

Vélo : 1h07'11'' (35,723km/h, 1er temps)

Transition 2 : 52''

Course à pied : 37'27'' (3'44''/km, 16,021km/h, 2ème temps)

1er sur 98 partants

1er homme 25/29 ans.

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 19:18

   L'an dernier, j'avais participé au grand prix élite le samedi et gagné le sprint le dimanche. Cette année, j'ai relevé le défi de faire le triathlon olympique puis une heure après le sprint.

   En effet, plutot que de faire une course à fond, il valait mieux aller un peu plus lentement (allure 70.3) mais en faire plus, pour travailler mon endurance, ce qui me fait défaut ces temps-ci. Avec les bourses pour les trois premiers de l'olympique et du sprint, j'espérais aussi payer les frais (voiture, essence, inscription) de cette journée d'entrainement.

   Et ç'a été un entrainement très intense. La natation consitait en 8 tours dans le bassin creusé pour l'occasion avec une sortie à l'australienne pour passer sur un tapis compteur de tours à chaque fois. Courir après avoir nagé n'est pas un exercice facile. J'ai pu aussi pratiquer ma nage en combinaison, chose que j'ai -trop- laissé de côté ces derniers mois.

   Sorti 2ème de l'eau, j'ai ensuite tenu mon allure 70.3 sur le vélo tout en testant mon nouveau positionnement, beaucoup plus efficace et confortable. Je rentre 3ème en transition avec les jambes fraiches pour courir 3:45/km, pour allure espérée rêvée pour l'un des 70.3 de fin d'année. A ce moment je me dis que 3ème c'est parfait et que je touche une petite bourse tout en finissant mon entrainement. Mais je prends carrément la tête au bout de 3km, et gagne avec 1'30'' d'avance, plus qu'inespéré.

   L'heure qui a suivi a été assez stressante en terme de logistique (déménagement dans le parc à vélo, changement de numéro, signatures d'autographes, foule en délire...). En natation, je prends le même rythme que sur l'olympique et sors 3ème et l'idée de gagner deux courses en deux heures me traverse l'esprit, mais je redescend vite sur terre sur le vélo, car évidemment, le rythme des concurrents a été plus élevé. A force de me faire dépasser, je sors un peu de mon plan initial qui était de continuer à allure 70.3, et roule un peu plus vite, mais malgré ça, je suis 5ème en T2, et avec presque plus d'énergie pour la course à pied. Les 5km de course ont été faits plus lentement que l'allure 70.3, mais disons que j'ai travaillé mon allure de fin 70.3, quand je suis explosé et en mode survie. Je termine tout de même 8ème du sprint en courant sous les 4:00/km.

   Au passage, mon frère finit dans le top 10 de l'olympique avec trois séances de nage en 2016, mon vélo d'entrainement et un casque trouvé dans la rue. De nous deux, il serait plus Ali (Brownlee) que Johnny !

GRAND DEFI DE VICTORIAVILLE- 1,5KM+40KM+10KM

2h04'04''

Nage : 21'13'' (1'24''/100m, 2ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h05'26'' (3ème temps)

Course 37'26'' (16,0028km/h, 3'44''/km, 1er temps)

1er sur 93 partants

1er homme 20-29 ans.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:01

   L'année dernière, j'avais enchainé les courses, et surtout m'était présenté à chacune d'elles à 100% de ma forme. Si la saison avait été fructueuse, il s'en était suivi une perte de vitesse en septembre et deux mois de grosse fatigue à cause de cet enchainement, et d'absence de vitesse, à cause de tout les entrainements qui avait sauté pendant l'été afin de se reposer pour les courses. Cette année j'ai appris que le problème n'est pas forcément de trop faire de compétitions, mais de ne pas les classer en importance. Du coup, j'ai commencé à décider de mes A-races, comme le 70.3 Tremblant ou le 70.3 Timberman. Les autres courses sont plutôt des B-races, des courses de second plan, où je sais que je ne suis pas dans un pic de forme, mais j'affiche tout de même des ambitions, comme le 70.3 Muskoka. Enfin, il y a les C-races, les courses en mode entrainement, pendant une grosse semaine de volume par exemple.

   Car effectivement, j'ai aussi découvert cette année qu'une planification pour provoquer un pic de forme, en faisant monter le volume à 3 et 4 semaines avant une course par exemple, est un outil puissant. J'ai pu m'en rendre compte en retranchant 3 minutes à mon record personel sur 21km ou encore lors du 70.3 Tremblant. C'est une ligne de conduite de laquelle je ne dévie pas à présent. Pour le 70.3 Timberman le 16 août, mes deux grosses semaines tombaient pendant les championnats canadiens amateurs à Magog, et vu que mon commanditaire Pro Circuit m'offrait le dossard, c'était une occasion parfaite de conclure une grosse semaine. Surtout que ce championnat canadien n'était en fait rien d'autre qu'un championnat québécois. C'est le désavantage de vivre dans un grand pays. J'imagine les championnats du Liechtenstein ont plus de facilité à regrouper des athlètes des quatre coins du pays.

   Cette semaine, donc, j'ai eu d'excellentes sensations sur mes intervalles de vélos lundi et mercredi, et sur la piste (7x600m à 2'55''/km le mardi, 5x1800m à 3'28'', 3'28'', 3'24'', 3'20'' et 3'19''/km le jeudi), et le vendredi il ne me restait pas grand chose dans le corps à part des jambes douloureuses. Le jour de la course, dans ma vague (moins de 29 ans) se trouvaient la crême de la crême : Mathieu Pageau, intouchable sur la nage, Simon B. Lalonde, intouchable sur le vélo, et Thomas Windisch, intouchable sur la course à pied. En temps normal, c'est un défi stratégique de battre l'un ou l'autre de ces gars, et ça promettait un grosse bagarre que d'affronter le trio d'un coup. Sur la nage, comme l'an passé le wetsuit n'était pas permis ce qui a donné une bonne pratique en eau libre. J'ai eu de bonnes sensations, mais apparement ça ne veux rien dire car je nage à la seconde près le même temps que l'an dernier, alors que j'ai baissé d'une minute mes temps de nage sur 70.3.

   Sur le vélo, dans un parcours technique et valloné, j'ai travaillé mes trajectoires et me suis concentré à ne pas faire de pic d'effort dans les montées. La stratégie a payé car j'ai repris mon retard sur Thomas et sur d'autres athlètes pour me classer troisième derrière Mathieu et Simon qui nous a évidemment éclaté avec un bike split de 1h07, alors que les 2ème, 3ème et mon 4ème temps vélo se tiennent en 1h09 et des poussières. Contrairement à Drummondville en juin, j'ai roulé beaucoup plus sous contrôle en vélo à Magog et me sentait près à courir vite. Le problème est plus venu du manque d'hydratation: La course partait à 13h, et ma gourde sur le vélo n'a tenu que 10km avant d'être vide. Commencer la course à pied avec une grosse soif n'est pas vraiment optimal.

   Au passage, je tenais à signaler la grande dangérosité du parcours vélo. 3 boucles avec 500 athlètes sur la boucle, et 6 passages sur une voie ferré à 50km/h est surement le meilleur moyen d'envoyer les gens dans le décors (ce qui est d'ailleurs arrivé), surtout que dès le troisième passage, la route était jonchée de bidons qui tombaient des vélos sous les vibrations. L'an dernier, l'aller-retour sans voie ferrée était parfait, pourquoi changer ce qui fonctionne ?

   Pour finir, j'ai couru tant bien que mal, mais avec les jambes que j'avais, j'ai compris que je n'aurais pas Mathieu. J'ai repris Simon, suis resté temporairement 2ème avant de me faire doubler par Thomas à 1km de la ligne d'arrivée. J'ai donc fini 3ème puis été relégué 4ème pour 25 secondes après les résultats des autres vagues. Là encore, c'est regrettable que l'organisation fasse des vagues par groupe d'âge plutôt que par niveaux comme cela se fait sur absolument tous les autres triathlons au Québec. Même si je suis content de conserver le titre de champion canadien 25-29 ans, c'est beaucoup plus excitant de se battre pour le classement général, et ces départs par vague selon l'âge biaisent l'aspect stratégique et le résultat final.

   Voilà en prime la brochette "Top 4" de la vague des moins de 29 ans: Simon, Thomas, Mathieu et moi : Du gros potentiel sur le longue distance comme sur le court. Je profite que ces gars là ne soient pas encore sur le long pour essayer d'aller décrocher des bons classements sur 70.3, ce sera plus dur après !

 

TRIMEMPHRE - 1500M+40KM+10KM

2h12'05''

Nage : 23'32'' (1'34''/100m, 15ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h09'10'' (4ème temps)

Course : 39'24'' (3'56''/km, 15,228km/h, 8ème temps)

4ème sur 567 partants

1er homme 20/29 ans.

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 00:01

   Le triathlon de Drummondville a été l'un des premier au Québec et a même fait l'objet d'une coupe du monde gagnée par Chris McCormack il y a une vingtaine d'année. Il était assez logique que Triathlon Québec choisisse cet emblême pour une course draft legal sur distance olympique. Malheureusement, malgré les bourses de 10 000$, le succès n'a pas été présent du côté des inscriptions, et les quelques élites inscrits ont été relégués sur le triathlon groupe d'âge, avec drafting. L'avantage, c'est que je pouvais tester mes Falcon Rampage de 88mm en mode course.

   La rivière était déchaînée à cause des grosses pluies de la semaine, et la natation a même failli être annulée, mais ce sera finalement dans un fort courant que le triathlon aura bien lieu. Je visais à cette course un top 5 car je savais que tous les bons athlètes étaient présent, et j'avais 4 noms en tête que je savais bien meilleur que moi (Gilbert, Lefebvre, Vézina, Al-Sabbagh). Ces quatre là signeront d'ailleurs des chronos de 17 à 20 minutes sur la nage, prenant déjà une bonne avance sur moi et mes 23 minutes.

   Cependant, j'ai eu d'excellentes sensations sur le vélo qui m'ont fait remonter des places, dont Al-Sabbagh et Vézina. Je me sentais très bien sur 30km, mais j'ai malheureusement mal géré, car j'ai eu une baisse de régime dans les dix derniers kilomètres. J'ai tout de même signé l'un des meilleurs chronos sur le vélo avec 41km/h ce qui donne pas mal de confiance à 8 jours du 70.3 Mt Tremblant.

   En transition, en 6ème place, j'espérais retrouver de l'énergie sur la course, comme c'est souvent le cas, mais j'ai eu de terriblement mauvaises sensations rien que pour traverser la transition, et sur les cinq premiers kilomètres de course, je voulais arrêter tous les dix mètres. La seule chose qui m'a fait continuer, c'est de voir que j'allais à un très bon rythme, vers 3'30''/km. J'ai évidemment bien ralenti sur la deuxième moitié, car je ne pouvais ni tenir ce rythme, si supporter ce manque d'énergie, et la fin a été un peu plus agréable. J'ai cependant vraiment fini sur les rotules, ayant remonté à la 4ème place, à 20 secondes du 3ème, mais n'ayant jamais pu le rejoindre, et je me suis même fait doubler par Al-Sabbagh dans le dernier kilomètre en étant incapable de coller et combler les 10 secondes qui me séparaient de lui.

   Je me suis allongé peu après la ligne d'arrivée, et il m'a fallu deux bouteilles d'eau pour me relever. Je pense que le fait d'avoir fait un vélo overpace dans la grosse chaleur a rendu cette course à pied la plus terrible que j'ai eu à faire, sans énergie et déshydraté. Mais au moins, je signe un temps correct pour des jambes sans jus (36'33''), brise le 2h, et rempli mon objectif de top 5.

TRIATHLON FBL DE DRUMMONDVILLE- 1,5KM+40KM+10KM

1h59'17''

Nage : 23'39'' (1'34''/100m, 15ème temps)

T1 + Vélo : 59'05'' (3ème temps)

T2 + Course : 36'33'' (5ème temps)

5ème sur 180 partants

4ème élite.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 12:37

10646869 513052385505597 178805055740016925 n10433944 513717618772407 4047423498339343482 n    J'ai découvert cette année qu'en prenant une semaine de récupération quasiment sans entrainement après un demi-ironman, je pouvais sortir une bonne course sur un olympique. Ç'a été le cas pour le triathlon de Sherbrooke, alors j'ai un peu retenté la même chose à Valleyfield. D'un autre côté, cette course à Valleyfield était importante à cause du fait que c'était le championnat provincial sur le format olympique, et en tant que dernière étape de la coupe du Québec, il y avait des points à prendre pour le classement final. Mais je ne me mettais aucune pression, en m'autorisant une mauvaise course en cette fin de saison chargée, sachant que je ne considère pas avoir eu de vraiment mauvaise journée cette année, même si j'ai un peu joué avec le feu avec des courses rapprochées.

10460312 513717268772442 2125757541525445883 n   Le départ a été donné à 7h du matin, une mauvaise idée10592795 513717322105770 4905136151727413276 n selon moi pour deux raisons : Pour les gens de Montréal, et c'est loin d'être la ville la plus éloignée de Valleyfield, il fallait se lever à 4h15 du matin ! Aussi tôt que pour les IronMans et 70.3 ! Et de plus, 75% du parcours de nage s'est fait avec le soleil levant, autrement dit, on ne voyait rien lorsqu'on sortait la tête de l'eau ! Un calvaire pour se repérer sur le lac, on ne voyait les bouées que lorsqu'on était à deux mètres d'elles. Par contre, un avantage de cette nage à Valleyfield, est que le parcours était un rectangle, avec un le plus grand côté au bord de la berge, courant de face très faible, et l'autre grand côté, au milieu du lac, courant dans le dos assez fort. Les temps ont vraiment été bons ! Pour ma part j'ai eu du mal à trouver mon rythme dès le début, avec de la fatigue dans les épaules. Je ne 10351675 513717582105744 1036702916886223419 nme voyais pas dans un grand jour, et même avant le départ, a motivation était moyenne. Si ma chérie n'était pas venue me supporter et me prendre en photo, je n'aurais jamais pu me botter le cul après les 500 premiers mètres de nage où j'étais largué par le groupe de tête ! Finalement, j'ai retrouvé de l'énergie et le goût de forcer, et suis rentré dans un pack de nageurs, pour sortir avec eux à deux minutes des premiers. Et finalement à la sortie de l'eau, mon temps de nage  m'a motivé à repartir dans la course.

   Sur le premier tour de huit, j'ai constaté que j'avais vraiment du retard à rattraper sur les trois gars devant. Mais en voyant que je reprenais 15-20 secondes par tour, je me suis dit que c'était jouable, et je suis resté patient. Les jambes allaient bien sur le vélo, j'ai roulé 5 minutes plus vite que l'an passé (merci les roues BlackAce et les gels Pro Circuit !), ce qui me convainc que j'ai fait beaucoup de progrès sur ce type de parcours qui n'était pas à mon avantage avant (plat, avec beaucoup de virages). Je rejoins le premier dans la transition, avec le deuxième temps vélo de la course à quelques secondes du meilleur temps.

   En transition, j'enfile mes Zoot "orthopédiques" Kalani : Mes chaussures de l'an dernier avec les morceaux aux endroits de frottement (talon) découpés, car j'ai toujours des plaies douloureuses datant de Timberman, la semaine passée ! Je me suis très vite retrouvé en tête de la course, et au premier demi-tour au bout d'un kilomètre, j'ai constaté une avance de 1'40'' sur mon principal adversaire, Philippe Reynolds, qui est moins près que ça d'habitude après le vélo ! Ces 1'40'' m'ont tout de même réconfortées, et durant le premier tour, je me voyais gagner la course, un peu trop vite, car au 10643422 10152565060121999 30719175 ndemi-tour du 2ème tour, ce n'était plus que 1'10'' d'avance que j'avais. Après un rapide calcul, j'allais être attrapé dans le dernier tour. Et j'ai eu beau pousser le pace, ma belle a eu beau crier de toute ses forces, je me suis fait doubler à 1500m de l'arrivée, incapable de suivre le rythme d'enfer de Philippe ! Pour donner un ordre d'idée, j'ai couru 36'58'' et malgré ça je me suis fait reprendre 1'40'' ! Je termine donc 2ème mais loin d'être déçu, avec des meilleurs temps dans les trois disciplines par rapport à l'an passé et surtout un PB sur la distance de 2h00'41''. Je n'aurais pas pu courir une seconde de mieux, le résultat est très logique, Philippe voit ses efforts d'entrainement depuis juillet récompensés. Et je suis moi aussi très bien récompensé avec une seconde place au championnat provincial olympique (deux semaines après une première place au championnat sur format sprint), en me retrouvant en tête du classement de la coupe du Québec, et surtout avec de superbes photos : https://www.facebook.com/GwendolinePichardPhotography

   Le petit bonus de cette saison sera la course du 7 septembre à Mont Tremblant. Encore une fois, j'ai eu une saison que j'étais loin d'espérer, alors côté performance je ne me mets pas de pression à part pour avoir une belle expérience et du plaisir. Mais je prends bien du repos d'ici là pour quand même mettre toutes les chances de mon côté.

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TRIATHLON DE VALLEYFIELD - 1,5KM+40KM+10KM

2h00'41''

Nage : 19'56'' (1'19''/100m, 4ème temps)

Transition 1 + vélo + transition 2 : 1h03'49'' (2ème temps)

Course : 36'58'' (16,231km/h, 3'41''/km, 5ème temps)

2ème sur 265 partants

1er homme 25/29 ans.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 20:42

111   Dimanche dernier, je suis allé à Magog avec mon ami JP pour les championnats canadiens amateur sur la distance olympique. J'avais fait une grande croix dans mon calendrier pour cette épreuve, et c'était le deuxième triathlon olympique en importance pour moi cette saison derrière le 5150 Tremblant. Le weekend a mal démarré avec une nuit sous la tente plantée dans le jardin d'un inconnu (mais tellement accueillant !) et remplie de moustiques et un réveil à 4h30 du matin sans une goutte d'hémoglobine. Mais il a tout de même plutôt bien continué.

   Au passage, le triathlon 2Magog était vraiment un gros évènement cette année, puisque la veille avait lieu les mondiaux élite de paratriathlon, une coupe ITU continentale avec le recordman américain du 1500m reconverti dans le triathlon, Alan Webb, et l'olympien Kyle Jones, et les championnats canadiens amateurs de sprint. Le dimanche, c'était le demi ironman, les championnats canadiens amateurs d'olympique et les championnats canadiens élite de relais. Bref, ç'a été vraiment intéressant de faire un triathlon avec les grosses règles ITU comme le départ en ligne sur la plage.

   En effet, pour ma course, plusieurs vagues étaient prévus, et la mienne, homme moins de 29 ans, partait en premier. J'ai eu les mêmes sensations que la semaine passée, mais les vagues en moins ont fait que j'ai nagé trente secondes de mieux. Bien sûr le niveau était bien plus relevé, et deux ou trois athlètes sont sortis loin devant, suivi du chasing pack d'une dizaine de nageurs, puis suivi de moi, qui m'était extrait du deuxième pack à mi-course.

 1  C'est très encourageant de voir que les athlètes ont fait le déplacement pour cette course. J'avais peur de voir un championnat québecois amélioré, mais finalement de nombreux athlètes d'Ontario, des provinces maritimes ou même d'Alberta étaient là et relevaient le niveau.

   Sur le vélo, je me suis concentré pour absolument tout donner. Je n'ai rien voulu garder et je me suis concentré à toujours aller chercher la personne devant au loin et la doubler. En plus, étant à l'aise sur ce parcours très technique, j'ai pu battre des gens que je ne bats pas d'habitude, et je suis remonté de la 11ème à la 6ème place de ma vague avec 37,5km/h de moyenne.TM32427

   Sur la course à pied, j'ai payé mes efforts en vélo et je n'ai pas pu allonger le même temps que d'habitude, une à deux minutes trop lent, mais j'ai tout de même repris une place et franchi la ligne d'arrivée 5ème de la vague. Après compilation des temps des autres vagues, je me retrouve tout juste dans le top 10 mais premier chez les 25/29ans, donc champion "canadien" amateur sur la distance et très satisfait de cette performance.

   Cela conclu bien les mois de juin et juillet où l'objectif était sur la distance olympique, et à présent je vais prendre deux semaines pour me concentrer sur les intensités pour m'appliquer sur mes deux prochains triathlons qui seront des sprints, au mois d'août.

TRIMEMPHRE - 1500M+40KM+10KM

2h10'11''

Nage : 23'39'' (1'34''/100m, 31ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h07'10'' (8ème temps)

Course : 39'23'' (3'56''/km, 15,235km/h, 12ème temps)

10ème sur 480 partants

1er homme 20/29 ans.

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 21:20

 10419953 736594586399428 2817897837488474220 n  J'avais décidé il y a quelque temps de participer au triathlon de Sherbrooke avec l'idée d'engranger des points au classement de la coupe du Québec. Finalement, le calendrier a fait que ce triathlon se trouvait une semaine après mon demi-ironman au New Brunswick. Pas une super idée, donc. Mais j'ai finalement très bien récupéré, et fait ma course à Sherbrooke.

   Sur la natation, sans wetsuit à cause d'un 0,7°C (22,7°C, température de l'eau), j'ai eu d'excellentes sensations et suis sorti troisième en 23'55'', soit une minute de moins que l'an passé malgré les vagues sur le retour. Sur le vélo, mon plan était de prendre de l'avance sur les autres, car ayant regardé la start list, je savais que je n'étais pas le meilleur coureur, et qu'il me fallait un trois minutes d'avance en T2 pour pouvoir courir relax. Je suis donc parti très vite en vélo au point de me retrouver en tête au bout de deux kilomètres, et de creuser de gros écarts tout le long du vélo. C'était très agréable de suivre la voiture ouvreuse, 10532831 736594133066140 3873087244568412058 oet face à l'absence de concurrence (il faut dire que les meilleurs se trouvaient sur la distance double olympique aujourd'hui), je me suis concentré à battre le temps vélo du gagnant de l'an dernier. Le vent, assez fort, puis la pluie, en ont décidé autrement, et je pose le vélo en 1h06'05'' soit une minute plus lent qu'André Tremblay l'an dernier. Au passage, le parcours faisait 42km, et c'est donc plus de 38km/h de moyenne que j'ai au compteur, ce qui me rends très positif vu les belles côtes du parcours, et confirme les excellentes sensations que j'ai eu sur mon vélo. Bref, pendant que je me battais contre un cycliste fantôme, j'ai accumulé plus de 5 minutes d'avance au dernier demi-tour, ce qui faisait que je savais que j'avais la course en poche. J'ai tout de même poussé un peu sur les 5 premiers kilomètres, puis géré mon avance sur la fin, ayant calculé que cette avance avait même un peu augmenté au demi-tour de course à pied. Je cours finalement en 38'19'' les 10km pas très plats non plus.

   A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, j'ai franchi la ligne avec pas loin de 7 minutes d'avance sur le deuxième, mais je me réconforte en me disant que mon temps de 2h10 pile est le meilleur temps des 10 dernières éditions, malgré le vent d'aujourd'hui, donc j'ai fait le plein de confiance. Et puis, je viens de remporter ma première coupe du Québec et repris la tête du classement. Cette confiance me sera utile pour les championnats canadiens amateur la semaine prochaine sur un parcours assez similaire.

TRIATHLON DE SHERBROOKE - 1,5KM+40KM+10KM

2h10'00''

Nage : 23'55'' (1'35''/100m, 3ème temps)

Vélo : 1h06'05'' (36,318km/h, 1er temps)

Course : 38'19'' (15,659km/h, 3'49''/km, 2ème temps)

1er sur 80 partants

1er homme 25/29 ans.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:02

Triathlon-de-Drummondville-2014 7135 copie copie   Ce samedi, je me suis rendu à drummondville pour disputer la 2ème étape de la coupe du Québec de triathlon olympique. 6 jours après ma course à Tremblant, j'y allais plus dans une optique d'entrainement. De ce fait, je n'ai quasiment pas pris de repos dans la semaine et j'ai suivi une cadence d'entrainement normale. Le goût n'était vraiment pas à l'effort ce samedi matin avec la pluie froide qui tombait sans relâche. L'aire ou se déroulait le triathlon s'était transformée en champ de boue. Je grelôtais déjà au retrait des dossards et j'ai mis mon wetsuit une heure avant et ai attendu le départ les deux pieds dans la boue. En plus, puisque la pluie tombait depuis 72h, la rivière était bien chargée et le courant plus fort que d'habitude. Les temps de nage ont ressemblé davantage à des temps de demi-ironman que des temps de triathlon olympique, ç'a été un peu la catastrophe.

   La natation consistait en un carréTriathlon-de-Drummondville-2014 7103 copie à faire deux fois. Sur la première ligne droite, j'ai suivi le pack, qui m'a guidé. Dans la deuxième ligne droite, je sors un peu du groupe, mais ayant le courant dans le dos, j'arrive tôt à la bouée du prochain virage. Je me dis que c'est pas normal, et je trace tout droit, et avec Jérôme Bresson (le futur gagnant) qui, lui, tourne, on se rentre dedans. Bref, je me remets dans la course, puis je m'échappe à nouveau dans une ligne droite carrément interminable car nous avons le courant de face. Je suis troisième et seul, et je tourne à la bouée et attaque la deuxième boucle. J'ai le courant de côté, je fais de gros effort pour viser la bouée du prochain virage, et à la fin de la ligne droite, je me rends compte que je suis complêtement à côté de la plaque et j'ai raté ma bouée. Je suis obligé de faire un gros effort face au courant pour revenir et contourner la  bouée sous peine d'être disqualifié... Et toute mon avance fond. Alors je décide de rester sage avec Jérôme car aujourd'hui les conditions ne permettent pas de se balader seul devant. Avec Jérôme, nous sortons ensembles 3ème et 4ème de l'eau.

Triathlon-de-Drummondville-2014 7415 copie   Je fais une transition un peu lente et j'ai d'emblée une vingtaine de secondes de retard sur Jérôme. Le parcours vélo consiste en quatre aller-retours de 10km, qui permettent donc de mesurer l'écard avec ceux de devant à chaque demi-tour. Toujours sur la pluie, avec un vent de face sur la moitié du parcours, mais un parcours complêtement plat, je maintiens une vitesse moyenne très satisfaisante (40.5km/h). Mes roues Blackace (80mm à l'arrière et 60mm à l'avant) sont idéales pour ce type de parcours. Je ne parviens pas à revenir sur Jérôme malgré mes efforts durant les deux premières boucles. Il garde une trentaine de secondes d'avance. Sur la troisième boucle, je me sens bien et j'accélère encore, lui prends 10 secondes, mais je le paie dans la dernière boucle ou je suis dans le dur et pose finalement le vélo 36 secondes derrière lui. Je me suis forcé à boire ma gourde de Pro Circuit X1 en vue d'une bonne course à pied, car la soif n'était vraiment pas là dans ce froid. Dans le même temps, nous avons rattrapé les bons nageurs, ce qui fait que nous sommes 1er et 2ème.

Triathlon-de-Drummondville-2014 7375 copie   Sur la course à pied, je sens que j'ai poussé sur le vélo et ça fait mal. J'aurais Jérôme Triathlon-de-Drummondville-2014 7492 copieen ligne de mire tout le long, mais incapable de la rattraper, je le verrai s'éloigner tout doucement et cumuler son avance à 51 secondes. Résolu à finir 2ème, mais très content de cette course que je viens de livrer, je serre les dents pour maintenir la vitesse, et on se tape dans les mains et on s'encourage avec Jérôme à chaque demi-tour. Je me classe 2ème, extrèmement content, surtout que j'ai couru 35'58'' (sur un parcours de 9.6km, soit 3'45''/km, ce qui proche de mes meilleurs temps de fin de saison 2013 dans des conditions meilleures).

   J'ai réussi mon coup d'aligner deux bons triathlons olympiques en 6 jours, et ça devrait payer pour la prochaine échance début juillet dans le New Brunswick. Reste à faire ses devoirs dans les semaines qui viennent.

   Ci-dessous, voilà le résumé des courses de la journée que triathlon Québec prépare à chaque étape depuis cette année. Un gros merci à ma belle qui a passé la journée sous la pluie pour prendre toutes ces magnifiques photos. https://www.facebook.com/GwendolinePichardPhotography

 

TRIATHLON DE DRUMMONDVILLE - 1500M+40KM+10KM

2h03'14''

Nage : 25'54'' (1'43''/100m, 4ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h01'21'' (2ème temps)

Course : 35'58'' (3'35''/km, 16,682km/h, 5ème temps, 2ème classement final)

2ème sur 140 partants

1er homme 20/29 ans.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 21:37

    Après avoir retrouvé des jambes cette semaine, je suis allé prendre ma revanche au 5150 Mont Tremblant. Revanche, car l'an passé, les conditions météo avaient transformé la course en duathlon que je n'apprécie guère. Cette année, le soleil a été de la partie, et a même réchauffé le lac jusqu'à 18°C, alors qu'il était resté gelé  jusqu'à tard dans le printemps. Sur un coup tête, nous avons passé la nuit dans la voiture, avec ma belle, sur le parking, alors qu'initialement nous devions partir à 5h du matin le dimanche de Montréal. La nuit n'a pas été longue, 5h environ, mais au moins j'ai bien dormi car en étant sur place, beaucoup de pression est partie.

5150-Mont-Tremblant-2014 6774 copie copie5150-Mont-Tremblant-2014 6813 copiright   Cette année, à cause de l'appelation 5150 officielle, 16 pros hommes et 3 pros femmes ont fait le déplacement. Le niveau promet d'être intéressant. Ayant enfin reçu mon wetsuit Zoot Prophet 2.0, j'allais pouvoir le tester pour la première fois. Je n'ai pas été déçu, c'est une véritable seconde peau qu'on ne sent pas, surtout au niveau des bras, pour la première fois de la saison, je n'ai pas eu mal aux bras à la sortie de l'eau ! Ma vague, groupe d'age moins de 40 ans, est partie 3 minutes après celle des pros. A ma surprise, j'ai trouvé le départ moins rapide que d'habitude, et après 200m dans les pieds des premiers, j'ai décidé de prendre la tête. Je 10383021 469204476557055 2244509369046612298 nme suis senti tellement bien que je l'ai gardé jusqu'à la fin et suis sorti en 21'14'', ma meilleure nage à cette date. C'était ennivrant de voir les bénévoles s'activer pour me guider sur l'eau, et surtout les encouragements à la sortie de l'eau. Je n'avais pas une grosse avance sur le deuxième dans l'eau, mais j'ai finalement couru assez vite sur la longue transition pour apprécier le fait d'être seul en tête en ne pas être stressé dans le parc à vélo.

   Sur le vélo, je suis parti un peu fort, et me suis retrouvé complêtement seul. Je me suis mis en tête de ratrapper les pros, ce que j'ai réussi à faire au kilomètre 6, mais me suis rendu compte que j'étais dans le rouge et que je ne tiendrai pas 40km. J'ai ralenti et repris ma place à l'arrière. Un autre groupe d'âge, Simon Lalonde, jeune de 19 ans prometteur, aussi dans le team Blackace, m'a ratrappé et dépassé. A partir de ce moment là, deux paires de roues Blackace ont mené la course amateur ! Au passage, c'était mon premier essai de ma paire spécial "terrain roulant", c'est-à-dire une 80mm C8 carbon clincher  à l'arrière et une 60mm C6 carbon clincher à l'avant. Je n'ai pas été déçu car j'ai posé le vélo deuxième amateur moins de 40 ans, avec le même temps que l'an passé malgré les 20°C de plus au thermomètre ! Une chaleur suffisante pour me faire descendre la bouteille de X1 Pro Circuit dans l'estomac, moi qui ne boit que très peu sur ces distances d'habitude.

5150-Mont-Tremblant-2014 6888 copie10390962 728070583918689 2772748497304289265 n   Sur la course à pied, je me suis senti les jambes un peu lourdes, sûrement des restes de la France, et les montées n'ont en rien aidé. J'ai mis mes Zoot Ultra Temp 6.0 pour l'occasion à cause de la facilité pour les enfiler et leur confort pour un parcours en montées/descentes. Je me suis concentré pour garder du 4'00/km, j'ai pu ratrapper Simon, et franchir la ligne d'arriver en tant que premier amateur, qui m'a valu les honneurs du micro. Après compilation des résultats, il se trouve que deux concurrents de la vague des plus de 40 ans me dépasse d'une poignée de secondes, mais je reste très heureux de finir vainqueur des 20/29 ans, 3ème groupe d'âge et 13ème overall dans une course avec 16 pros. Je me sens en très bonne forme pour un début de saison, et j'ai très hâte de la suite.

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5150 MT TREMBLANT - 1500M+40KM+10KM

2h11'35''

Nage : 21'14'' (1'24''/100m, 19ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h10'06'' (15ème temps)

Course : 40'17'' (4'01''/km, 14,894km/h, 20ème temps, 13ème classement final)

13ème sur 708 finishers

1er homme 20/29 ans.

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 15:48

2013-08-25 11.10.49    Le triathlon de Valleyfield est un évènement incontournable au Québec, car c'est l'un des rares, sinon le seul, triathlon proposant des bourses aux premiers. Cette année, les bourses étaient disponibles uniquement sur le sprint car ce dernier était le championnat provincial de triathlon sprint. J'ai longtemps hésité à m'inscrire au sprint, mais j'ai finalement opté pour l'olympique car je voulais coller à mon plan d'entrainement pour arriver en forme à Muskoka le 8 septembre, et aussi car je me disais que les jeunes juniors élites viendraient faire une razzia sur le sprint. Mais finalement, il y en avait autant sur le sprint que sur l'olympique, et si j'avais fait le sprint à la même vitesse que j'ai couru mon olympique, j'aurais gagné ma première bourse de triathlon. Mais je ne regrette pas, car je suis très satisfait de ma course à pied de 10km qui a été bonne pour une fois.

   Valleyfield est clairement une organisation qui pense plus au développement du triathlon qu'à son porte-monnaie comme la plupart des autres organisations. Les bourses, les rues complètement fermées aux voitures, le cadre magnifique, l'enthousiasme de la mairie sont des éléments appréciés qui méritent d'être soulignés. a.jpg   Contrairement à Magog, je n'ai quasiment pas pris de repos, 2013-08-25 11.19.00Valleyfield ne faisant pas parti de mes gros objectifs. Pourtant, quand on arrive le matin avec de bonnes jambes, du gros soleil, on se dit toujours que ce serait agréable de gagner. Le matin de la course, l'eau était à 23°C, à la limite de l'autorisation des wetsuits. Dure décision pour les frileux comme moi, aussi pendant que tout le monde écoutait les consignes du directeur de course, je me suis trempé seul progressivement au bord de l'eau. Sans wetsuit, la nage est plus lente aussi, et change la donne pour les nageurs moyens comme moi, car la combinaisons gomme les défauts de technique.

   Néanmoins, après avoir nagé les 300 premiers mètres dans le pack derrière deux ou trois nageurs, j'ai commencé à bien me sentir. J'ai fait des efforts de concentration sur ma technique ce qui m'a permis de distancer le groupe et de me caler à une centaine de mètres des deux premiers. Je fais deux boucles très égales en temps à 5 secondes près et sort troisième de ma vague (moins de 40 ans). L'un des juniors élites avec qui j'ai eu la chance de discuter après la course m'a annoncé qu'il avait nagé en 23 minutes au lieu de 20 habituellement et estimait à 200m la distance en trop. Je fais donc un bon temps de nage, confirmé par une bonne position en T1. d.jpg1148153 10202018419446215 415603416 n   Sur le vélo, composé de 8 boucles de 5km plates comme des crêpes, je prends un bon rythme et savoure les rues de la ville vides et des encouragements réservés aux premiers sur le parcours. Au bout de deux tours, je suis noyé dans la masse de cyclistes sortis de l'eau plus tard. A un moment donné, j'ai du repasser en deuxième position, puis à nouveau en troisième quand le futur vainqueur m'a doublé. Excellent dans les gros virages où ils ne freinait jamais, il a été bien plus fort que moi sur ce parcours là où je ne suis pas à mon aise, meilleur pilote que moi en tout cas. Sorti de l'eau 30 secondes derrière moi, il arrive une minute avant moi en T2.

   Sur la course à pied, je ne savais pas à quoi m'attendre compte tenu que je n'ai bien couru que sur des 5km cette année. Mais en signant le meilleur chrono de course à pied (à 2 secondes près), j'ai appris que je cours très bien après un vélo plat. C'est encourageant, et ça m'a permis de remonter à la seconde place peu avant la mi-course, et malheureusement de ne reprendre que 20 insuffisantes secondes au leader.

   Une belle deuxième place sur l'avant dernier triathlon de 2013. Prochaine course l'IronMan 70.3 Muskoka à Huntsville, ON le 8 septembre. 998775 10151801669471999 2060339610 nTRIATHLON DE VALLEYFIELD - 1,5KM+40KM+10KM

2h11'06''

Nage : 25'54'' (1'43''/100m, 5ème temps)

Transition 1 + vélo + transition 2 : 1h08'02'' (2ème temps)

Course : 37'12'' (16,129km/h, 3'43''/km, 2ème temps)

2ème sur 180 partants

1er homme 25/29 ans.

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 12:24

brvgl0gp    Me voilà donc à mon triathlon olympique le plus important de la saison, le championnat provincial de la distance, et donc la promesse d'un plateau relevé, bien mieux relevé que les précédents triathlons courts auxquels j'ai participé. Ceci dit, l'absence d'invitations pour les meilleurs, et l'absence de bourses, problèmes récurrents au Québec, plombent le développement des championnats provinciaux qui sont, je pense, d'un niveau bien en-dessous du réel niveau québecois. Il ya encore de la route à faire afin de développer l'élite au Québec, mais j'allais tout de même pouvoir me frotter à des coureurs de mon niveau, et même beaucoup plus forts.

   La natation s'est faite dans le lac Magog, inhabituellement remué par de belles vagues. Le départ a été extrêmement chaotique, à cause d'un départ de la plage où il a fallut courir quelques dizaines de mètres avec l'eau jusqu'aux genoux, exercice que je n'aime pas trop. Du coup, je me suis retrouvé avec des nageurs moins rapides devant moi, et je n'ai jamais reçu autant de coups pour me sortir de ce pack trop lent pour moi. J'ai du remettre mes lunettes, slalomer, puis finalement au bout de 200m j'ai pu prendre mon rythme. J'ai doucement ratrappé des nageurs, et suis sorti de l'eau avec à ma montre environ 22'30'', ce qui correspond à du 1'30''/100m, un excellent temps pour moi, surtout dans les vagues. Je passe sur le tapis électronique devant le parc à vélo en 23'14'', pour ma T1 habituellement longue, avant de commencer à faire le ménage en vélo. Car je n'ai sorti que le 21ème temps de nage, mais il y a 9 personnes à moins d'une minute devant moi, et 17 à moins de deux minutes.

   Sur le vélo, motivé par le nombre de dépassements que je faisais dès le début,86xyrr5k j'ai sorti le gros régime d'entrée. Le parcours très côteux me favorisait extrêmement, et je voulais en profiter au maximum. A aucun moment je je n'aurais pu gagner une seconde de plus, jusqu'à la transition ou je saute de mon vélo à pleine vitesse pour courir pied nu jusqu'à mon emplacement. A ce moment là, je suis sur la dernière marche du podium grâce au troisième temps de vélo.

   Je démarre la course à pied avec d'excellentes sensations. J'ai l'impression d'aller très vite, surtout que je ne vois personne derrière moi. Pourtant, je fais le premier tour de 5km en 20 minutes. Les bonnes sensations sont trompeuses, je ne suis pas si rapide que ça. Je m'attends à me faire rattraper bientôt. C'est ce qui arrive une première fois au kilomètre 7 et une autre au kilomètre 9. Ces deux fois-là, je me sens incapable de suivre le rythme de mes adversaires, et j'accepte très satisfait ma place de 5ème à l'arrivée. Je brise de justesse le 40min sur mon 10km, j'ai laissé des plumes sur le vélo, mais je suis très content d'avoir bien couru dans les trois disciplines. Je préfère finir 5ème avec une belle bagarre plutôt que de gagner avec 1'30'' d'avance comme la semaine passée. Surtout que je finis en avant de triathlètes qui font des ironmans en catégorie professionnelle, comme Jérôme Bresson, ou Julien Biboud qui a fait les championnats du monde de 70.3 chez les professionnels (à peine 14 secondes derrière moi aujourd'hui).

   Il me reste à présent le triathlon olympique de Valleyfield en guise de préparation pour ce qui va être je sens la course où j'aurai le plus de pression de ma vie, l'IronMan 70.3 Muskoka.

TRIMEMPHRE - 1,5KM+40KM+10KM

2h10'31''

Nage : 23'14'' (1'32''/100m, 21ème temps)

Transition 1 + vélo + transition 2 : 1h07'25'' (3ème temps)

Course : 39'55'' (15,031km/h, 3'59''/km, 13ème temps)

5èmesur 359 partants

4èmehomme 25/29 ans.

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 11:25

   Pour fêter le 14 juillet, la fête nationale française, je suis allé avec mon frère faire le triathlon olympique de Sherbrooke. J'ai en tête de faire plus de triathlons olympiques cette année, et ce sera mon premier distance olympique en 2013 puisque Mont Tremblant avait été transformé en duathlon.

   J'ai un peu joué de malchance la veille lorsque j'ai crevé avec mes boyaux à 19h lorsque tous les magasins sont fermés. J'ai voulu changer le boyau pour me rendre compte que la valve était trop courte. J'ai donc remonté le boyau crevé et comblé le trou avec... Trois couches de superglue. Dans ma tête, j'étais démoralisé, car je me voyais le lendemain regonfler cette crevaison tous les 10km. Du coup j'avais perdu mon esprit compétitif et y aller juste dans le but de finir la course.

Bric-a-brac-4930.jpg   Le départ de la course a été donné à 12h15 ce dimanche. Point important, car la température ressentie était dans les quarante degrés. Bien sûr, le wetsuit était interdit dans l'eau à 25°C. Je pense avoir fait une bonne nage, car même si le temps ne casse pas la baraque, je sors de l'eau dans le top 10. Quand je pense qu'il y a deux ans, j'étais sorti avant-dernier de l'eau ici même... C'est un peu l'objectif que je me suis fixé cette année, si je veux bien me classer, il ne faut pas que je sois largué dès la nage. Mais à ce moment là, la seule chose que j'ai en tête c'est que je vais monter sur mon vélo supersonique certes, mais avec un bricolage à la superglue sur le pneu arrière.

   J'embarque donc dans la première montée, double un ou deux types, puis dans la descente à 60km/h, c'est le moment de vérité. Et le bouchon de glue tient bon. Finalement, j'ai pu faire tout mon parcours vélo sans problème, mais l'envie de tout dégommer n'étais pas là. Avant chaque descente (d'autant plus qu'elles étaient nombreuses, autant que les montées), je jetais un coup d'oeil à l'arrière de ma roue pour estimer si je perdais de l'air, et dans les grosses pentes, j'étais plus sur les freins que sur les aérobars. Je me concentrais plus sur ma roue arrière que sur la course. Et surtout, j'ai finis mon bidon d'eau au bout de 20km de vélo, et j'ai terminé le vélo dans une grande soif qui ma bien coupé l'énergie : je n'ai pas réussi à reprendre un gars devant moi que j'ai chassé sur les 10 derniers kilomètres. Alors que c'était plein de côtes, ma spécialité ! Ce gars là, je lui avait mis 3 minutes à Mont Tremblant, et d'après les résultats, il m'a mis une minute aujourd'hui. Quand on compare les temps sur internet, beaucoup de gens (qui ont fait Sherbrooke et Mont Tremblant) ont fait des temps vélo similaires sur ces deux courses, les parcours devaient être de difficultés égales. Moi, j'ai été 6 minutes plus lent à Sherbrooke. Certes, à Mont Tremblant, j'avais les jambes de Chris Froome, mais aujourd'hui, j'étais pas dans le coup.

   Quand je pose le vélo, je jette un regard rapide dans le parc vélo et vois Bric-a-brac-5372.jpgtrois autres vélos. Je suis donc 4ème. J'ai quand même bien roulé par rapport aux autres, en fait j'ai le 4ème temps vélo, mais dans ma tête je voulais le meilleur split, comme à Mont Tremblant, surtout que le niveau est moins relevé ici. Je me dis que peut être je vais sortir une belle course à pied, mais la grosse soif a eu raison de moi. Je cours sans énergie dans la fournaise. Au premier ravitaillement, je m'arrête pour boire des litres pendant que les autres me doublent. De toute façon, soif ou pas, j'aurais pas pu suivre ces gars là, ça passait vite sur le parcours de course à pied aujourd'hui. Au kilomètre 5, c'est un peu la fin du supplice, car les deux litres de boisson dans l'estomac font effet et les jambes repartent. Je rattrape un type et manque même d'en avoir un autre pour quelques secondes et me classe 6ème.

   J'ai un petit goût de déception dans la bouche, mais je viens d'apprendre que pour sortir un gros temps de vélo comme à Mont Tremblant, il faut que tous les éléments soient réunis : matériel, hydratation, motivation. Je prends donc le positif de cette course, car j'ai appris des choses (bien s'hydrater, et ne plus jamais rouler en boyaux), et je ferai en sorte que les éléments en question soient réunis à la prochaine course Magog. En plus, j'ai quand même fait 6ème sur une coupe du Québec à laquelle 24h auparavant je pensais terminer en regonflant ma roue toutes les dix minutes. Donc, ce n'est pas une contre-performance, mais plus une course où j'ai eu l'impression d'être en dessous de ce que j'ai fait sur mes quatre triathlons de juin. Et ça me remet le couteau entre les dents pour Magog ou l'objectif numéro un sera de faire un temps vélo canon, truc que je sais bien faire normalement.

2-copie-3.jpgCHALLENGE O2 - 1,5KM+40KM+10KM

2h20'07''

Nage : 24'56'' (1'39''/100m, 8ème après swim)

Transition 1 : 0'48''

Vélo : 1h10'57'' (33,827km/h, 4ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 0'47''

Course : 42'43'' (14,046km/h, 4'16''/km, 6ème classement final)

6ème sur 122 partants

3ème homme 25/29 ans.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 23:56

    Avec le mauvais temps qui s'abat aussi bien en Europe qu'en Amérique du Nord, les duathlons reviennent à la mode, la faute à une eau trop froide le jour des courses. Le triathlon de Mt Tremblant, avec une eau à 10°C n'a pas échappé à la règle. C'est en effet de la pluie et du froid qui s'est abattu sur le nouveau site mondial du triathlon ces derniers jours, et même le matin de la course, la température fraîche et la pluie ne donnaient pas envie de courir. Ce sera donc un duathlon à la place du triathlon olympique, ce qui ne fait pas mon affaire, car 6 jours après un demi-ironman très éprouvant dans le Connecticut, je ne me voyais pas faire deux épreuves de course à pied au lieu d'une seule. 946420 10152893149530693 540446686 n601920 10152893149630693 149471989 n   Au passage, je tiens à souligner ma surprise en arrivant dans la ville de Mont Tremblant, tellement la ville a su se transformer pour accueillir les évènements WTC (l'entreprise qui organise les Ironman, Ironman 70.3 et les triathlons olympiques 5150). Il faut dire qu'en 2014, il y aura un 5150, un Ironman 70.3, un Ironman et les championnats du monde d'Ironman 70.3 à Mt Tremblant, et la ville voit ceci comme une bénédiction économique. C'est important de le souligner à l'heure où les organisateurs de courses dans des villes comme Montréal ou Québec sont vu comme des gêneurs.

   Bref, pour revenir à la course, j'étais découragé de devoir me confronter à des spécialistes du duathlon maintenant que mon wetsuit Zoot et moi filons assez vite dans l'eau pour tirer mon épingle du jeu dès la première épreuve. Mais cela reste une belle épeuve, avec quasiment 700 coureurs, c'est surement le plus gros duathlon qui ait jamais eu lieu au Québec. Au moment du départ, comme attendu, tout le monde est parti très fort. Avec mon ami JP, nous courrons à 3'30''/km et pourtant nous sommes dans les 30èmes, aux côtés de Jérome Bresson, qui finira 2ème de la course, c'est dire si les gens s'emballent vite. Le parcours est très valloné, et je sens d'entrée que c'est difficile pour mes jambes, cela me rapelle de façon trop fraîche les côtes d'il y a 6 jours. Au bout de 5km, je suis incapable de suivre l'accélération de JP. Il disparait très vite de mon champ de vision, ce qui me décourage, d'autant plus que je ne rattrape pas tant de gens que ça, ça ne casse pas, ou plutôt c'est moi qui casse. Je rentre en transition 25ème en un peu plus de 36 minutes, le coeur au bord de l'explosion. Je fais une mauvaise transition, perds trop de temps à mettre ma veste, mon casque, et commence à me demander ce que je fais ici.

   Heureusement, dès les premiers coups de pédales, sans forcer, je double beaucoup de monde. Finalement, c'est plutôt une forme de vélo que j'ai aujourd'hui alors je commence à pousser. Je me transforme alors en bus de ramassage scolaire, et vais chercher les cyclistes les uns après les autres. Je me sens vraiment à l'aise dans les montées, et je ne vois personne capable de m'y suivre. En plus, j'ai gagné de l'assurance en descente, car personne ne me double non plus. Le parcours vélo, assez côteux, est parfaitement à mon avantage, et je fais mes 40km8685 10152893149790693 168682654 n complètement à bloc, et remonte à la 6ème place. En fait, je fais le 2ème chrono du parcours vélo en 1h05', et le meilleur ne l'a été que de 8 secondes. Sachant que ce temps prends en compte les deux transitions, j'aurais définitivement du mieux m'appliquer à la première. Mais je valide bien la sueur versée sur les routes de France en mai, notamment sur les pentes du Mont Ventoux.

   Je pose le vélo avec le 5ème et le 7ème. Cette fois, je fais une excellente transition et parviens à rester au contact. Je passe même 5ème dès le début des 5km de course avec en ligne de mire le 4ème et le 3ème. Mais je ne fais pas de miracle dans les côtes, et ne leur prends pas de temps. Je me suis même épuisé à essayer d'aller les chercher, et lorsque le 6ème, qui a couru derrière moi tout le long, lance des accélérations dans les derniers hectomètres dans le village de Tremblant, je réponds une fois, deux fois, mais je lâche l'affaire à la troisième, n'ayant plus du tout de jus. C'est tout de même une belle 6ème place inespérée qui m'attends, étant données les circonstances; les changements du parcours et la courte récupération.

   Je brise les deux heures sur ce parcours exigeant et fait un podium dans mon groupe d'âge. Ce site enchanteur a tout pour plaire, et c'est sûr que j'y retournerais l'an prochain en espérant pouvoir enfin nager. Reste à savoir sur quelle distance puisqu'apparemment on a l'embarras du choix à présent...5911 497334193672213 1676074421 n5150 MT TREMBLANT - 10KM+40KM+5KM

1h59'30''

Course : 36'08'' (3'36''/km, 16,605km/h, 23ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h05'46'' (2ème temps)

Course : 17'35'' (3'30''/km, 17,062km/h, 14ème temps, 6ème classement final)

6ème sur 683 finishers

3ème homme 20/29 ans.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 19:20

  8 triathlons de complétés dans mon épopée naissante dans le triathlon et toujours pas de courte distance : 7 demi IronMan et un IronMan. Cette saison aura commencé par un IronMan, puis auront suivi trois demi IronMan, et tant qu'à faire les choses à l'envers, allons jusqu'au bout : finissons par un courte distance. Je me suis donc inscrit sur mon premier triathlon olympique, avec un peu de pression, car j'allais découvrir le distance, et devoir affronter la pluie selon la météo. Mais après tout, j'avais l'avantage d'un parcours parfaitement plat sur le circuit de formule 1 de Montréal, le chrono ne pouvait être que bon.

16748-716-17360083   Finalement, pas une seule goutte n'est tombée pendant la course, mais c'est un vent à décorner les boeufs qui a soufflé sur l'île au milieu du St Laurent. J'ai profité du départ de ma vague tardif (12h30) pour arriver bien en avance. Malgré la petite taille du bassin olympique, de belles vagues avaient le temps de se former et de s'écraser sur la plage artificielle créée pour l'occasion. J'ai donc décidé de bien m'échauffer afin de mesurer l'ampleur de l'agitation aquatique du jour. En pleine prise de confiance dans la discipline de la natation, je me suis posté en toute première ligne. Et je n'ai pas été déçu de mon choix, je me suis bien fait bousculer, j'ai bu la tasse plusieurs fois, et même cru que j'allais me noyer. Il faut dire que le départ a été très rapide, et je n'avais pas l'impression d'avoir ma place ici. Mais lorsqu'il a fallut prendre sa vitesse de croisière, à mon grand étonnement, je suis sorti facilement du pack dans lequel j'étais, et j'ai fait cavalier seul durant les trois quarts de la nage avec en ligne de mire une demi-douzaine de nageurs devant moi. La lutte contre les vagues a été terrible, mais dès le demi tour de passé, elles m'ont rapidement mené jusqu'au rivage, me permettant de sortir 3ème de ma catégorie de l'eau, 24'39'', 22ème temps overall parmi les 548 athlètes, un exploit pour moi à qui la natation est le point faible.

  J'embarque rapidement sur le vélo en me posant plein de questions sur la manière dont le vent va me ralentir. En gros, sur un tour de 4,4km, on a 2,2 face au vent, et autant vent dans le dos. Les premiers 2km face au vent sont difficiles, je ne trouve pas mon rythme, mais lorsque le vent me pousse, je file à 55km/h, ça ne m'étais encore jamais arrivé sur cette 16748-284-17341971piste, et je retrouve le moral. Je parviens ainsi a forcer pour garder un 35km/h face au vent, et reste attentif à ceux que je double ou ceux qui me doublent, au cas où ils feraient partis de ma course, mais les coureurs de toutes les distances sont mélangés et il est dur de savoir qui fait quoi. Progressivement, mon compteur affiche un peu plus de 40km/h de moyenne, je suis plus que satisfait d'atteindre mon objectif malgré ce vent. Je compte les tours en même temps que je joue au yo-yo avec d'autres cyclistes (je les double, ils me doublent, je les double, etc...). Lorsque je sors enfin du circuit pour aller vers la zone de transition, je suis surpris de voir que de bons cyclistes embarquent pour un autre tour, mais je ravale ma fierté en voyant qu'il y a déjà pas mal de vélos de posés dans la transition.

16748-121-17373877   Je repars très vite les chaussures aux pieds, mais je n'ai aucune idée du temps que je peux mettre, disons que j'ai un 38 minutes en tête. J'ai 2,5km face au vent, 2,5 vent dans le dos, 2,5 face au vent, et on finit vent dans le dos. Premier kilomètre en 3'15'', deuxième en 4'15'', "OK, les panneaux ont été placés au pifomètre". J'arrête de regarder ma montre et cours au feeling. Tout va bien, et surtout un coureur me rattrappe, on va pouvoir forcer à deux. Nous courrons côte à côte lorsque le vent est dans le dos, ça va très vite et c'est agréable, et lorsque nous nous retrouvons à nouveau vent de face, nous nous entendons à merveille, et alternons les relais tous les 250m. Dans la partie finale, je suis encore très bien, et je décide d'accélérer et lâche sans mal mon adversaire. Je donne tout dans le dernier kilomètre, j'ai l'impression d'aller très vite grâce au vent. Je double quelques coureurs, mais ne parviens pas à rattrapper un grand bonhomme qui finit à peine 9 dixièmes devant moi. Mais j'ai réussi à sortir le meilleur temps de ma catégorie, et le 7ème temps de course à pied de la course, 37'41'', je suis ravi, et ça m'a permis de me hisser tout juste dans le top 10, et premier de ma catégorie. Je suis ravi d'avoir rempli absolument tous les objectifs que je m'étais fixé, ça ne m'arrive que dans le triathlon et c'est pourquoi j'adore ce sport. J'ai à présent un temps de référence de 2h06', et c'est dommage que la saison soit terminée, car j'ai vraiment hâte d'essayer de l'améliorer, car vu le plaisir que j'ai eu aujourd'hui à courir, c'est sûr que j'intégrerai cette distance au calendrier.

16748-101-17397023TRIATHLON OLYMPIQUE ESPRIT DE MONTREAL - 1,5KM+40KM+10KM

2h06'28''

Nage : 24'39'' (1'38''/100m, 22ème temps)

Transition 1 + Véloroute +  Transition 2 : 1h04'10'' (23ème temps)

Course à pied : 37'41'' (15,929km/h, 3'46''/km, 7ème temps)

10ème sur 548 partants

1er homme 20/24 ans.

Les photos ici.

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