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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 20:54

NACAC---US-mountain-running-championships-2013 0006   Le 21 juillet avaient lieu les championnats américains de course en montagne, qui faisaient aussi office de championnats de la NACAC (North America Central America Caribbean). Une course avec un très beau niveau, avec des coureurs comme Max King et Joe Grey. Le circuit était une boucle de 4km avec 2km de descente et 2km de montée où l'on remontait la piste de ski, avec 256m de dénivellation. Les séniors faisaient 3 boucles et les juniors comme mon frère, 2. Je ne suis absolument pas entraîné pour ce genre de course mais je tenais à y emmener mon petit frère Valentin qui lui court dans le sud de la france, dans les grosses côtes à deux pas du Mt Ventoux, là où même les pistes d'athlétisme sont en pente. Nous avons donc embarqué pour un week-end avec l'équipe de course en montagne canadienne au complet, dans les White Mountains du New Hampshire.

   Valentin a su se tenir à la hauteur 1005310 10100671285635144 2106553360 ndes espérances que je lui portais puisqu'il a brillament fini deuxième derrière un mexicain en 49'04''. Il a eu droit aux honneurs de la presse américaine, même s'il ne comprenait pas les questions, ni les journalistes ses réponses.

   Moi, j'ai fini tant bien que mal avec la masse d'inconnus, 34ème sur 188 en 1h10'47'', mais très satisfait de ma course, car je n'ai pas marché, même dans les pires côtes, et je me suis trouvé très à l'aise dans les montées, sûrement dû au fait le vélo va bien en ce moment, car l'effort dans les côtes en courant est le même que sur le vélo : concentrique, alors qu'il est excentrique lorsqu'on court sur le plat.

1   Ce qui m'a tué par contre, était de soutenir mes 85kg dans les descentes : mes quadriceps ont été brisés pour plusieurs jours. Il m'a fallut 2 jours avant de pouvoir marcher, 4 avant de pouvoir descendre un escalier et 6 avant de courir normalement. J'y réfléchirais à deux fois avant de resigner pour ce genre de course, mais la nature m'a fait du bien avant de retourner aux choses sérieuses !

4NACAC MOUNTAIN RUNNING CHAMPIONSHIPS - 12KM - 768M+

1h07'47''

10,172km/h, 6'53''/km

34ème sur 188 finishers

Les photos ici.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 11:19

   Après un intensif mois de décembre (344km et 38h de trail, autant d'heures de VTT/véloroute), il était temps de se tester sur la première course de l'année, le trail des ocres et limons de Mormoiron, d'autant plus que mon changement de catégorie en janvier me faisais passer dans la difficile catégorie Sénior (22 à 40 ans).

   Mais le beau temps et le soleil (16°C en plein mois de janvier) m'ont donné une énergie qui m'a bien été utile.  Il y aura 215 partants sur le circuit de 20km, accusant environ 620m de dénivelés positifs, répartis en dents de scie le long du parcours. Dès le départ, je me force à trouver un rythme un peu intensif en suivant certains concurrents en forme, les montées font exploser le cardio vers 190bpm. Mais le profil en dents de scie m'est favorable, je force dans les montées, mon point fort, pour doubler les concurrents, qui me rattrapent sur le plat et dans les descentes. Mais vers le km7, le trou est assez grand pour que je puisse rester seul. Un coureur avec un très bon rythme me rattrape, je fais l'effort de le suivre, il carbure dans les montées. Puis au bout de quelques kilomètres, dans un grosse montée, je me rends compte que c'était du bluff, il s'est usé à essayer de me lâcher, et voyant que je suis toujours là, craque un peu. Je le double alors et accélère ce qu'il faut dans cette montée pour être sûr de ne pas le revoir. Je passe 11ème à la mi parcours.

 

   Puis, le parcours s'illumine de couleurs typiques des ocres et limons, les montées se raidissent, mais je parviens étonnamment à garder le rythme.

DSCF1781.JPG

Arche naturelle dans les ocres de Mormoiron.

Je remonte alors quelques places, ce qui me sur-motive. Les concurrents marchent dans les plus grosses montées, je fais l'effort de les passer en courant, notamment grâce aux possibilités cardiaques de mon jeune age. Vers 13km, le parcours devient plus roulant, et en me retournant, j'aperçois un coureur qui me remonte dessus, à quelques mètres.

   A ce stade de la course, la bonne tactique est de le laisser revenir, pour prendre son rythme, et jouer le sprint sur la ligne d'arrivée. Ayant 20 ans de moins que lui, je suis avantagé de ce côté là, je suis plus explosif. Mais cela fait quelques fois que j'aperçois deux coureurs devant moi sur les lignes droites. Je décide alors de garder un certain rythme, ce qui est plus facile avec deux coureurs en ligne de mire. Effectivement, dans la dernière grosse montée, je rattrape les deux bonhommes, puis les voyant marcher, je les double carrément. Je ne les reverrais pas.

  Un organisateur me dit alors "sixième!" à 4km de la fin. Je gère mon effort pour ne pas craquer, car le 5ème est surement trop loin, je préfère gérer la course pour ne pas me faire remonter. En ce qui concerne les résultats, je franchis la ligne d'arrivée en 1h36'05'', avec 30 secondes d'avance sur le 7ème, le coureur qui revenait au kilomètre 13. Le gagnant, Mohamed Lantri, a terminé en 1h26'. Habitué à finir ses marathons en 2h27', ce vainqueur s'est découvert des capacités en trail. Franck, un ami trailer, s'est fait remarquer sur le parcours 11km, en finissant 3ème au général pour son premier trail, tout comme mon frère Valentin, terminant premier cadet du 11km, premier trail aussi. Ce qui est nouveau pour moi, c'est d'avoir tenu ce rythme sur 20km, une première. Si les podiums ne me sont pas nouveaux, ceux en sénior - ils seront rares - sont aussi une première (3ème sénior aujourd'hui). Mais la vrai bonne nouvelle de la journée, ce sont les quatre bouteilles de côte du Ventoux qu'on ramène au bercail.

Photo-0081.jpg

Le podium sénior.

 

Le cadre de course :

ocres7.JPG

ocres10.JPG

ocres11-copie-1.JPGocres17.JPGTRAIL OCRES ET LIMONS - 20KM - 622M+

1h36'01''

12,498km/h, 4'48''/km

1781kcal

6ème sur 213 arrivants

3ème sénior.

10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 11:18

    Puisque dès janvier les inscriptions pour le grand circuit (46km) ont été complètes, je me suis inscrit sur ce circuit court, nouveau cette année, pour les 170 retardataires qui n'ont pas pu s'inscrire sur le long. Vers 12h moi et deux collègues (Jean Sébastien Sintes et son pote) quittons Robion pour cette ville de Bédoin au pied du Ventoux. L'air est tiède, le ciel est nuageux et les paysages, sublimes. Nous ne passerons pas au sommet, mais le profil est simple : une grosse montée et une grosse descente.

37340_1416114096144_1631353001_989316_3896009_n.jpgLe départ.

   Dès le départ, je me glisse dans le groupe de dix coureurs de tête, quitte à être dans le rouge d'entrée : j'ai déjà fait ça au trail blanc du Ventoux, ça marche assez bien. Première rivière, je glisse dans une flaque de boue, histoire de changer de couleur d'habit sans changer les habits. C'est bon pour la peau. Pour le souffle aussi, on dirait. A ma grande surprise plusieurs coureurs passent en marche rapide dès les premières difficultés. Certes la montée dure quatre kilomètres, mais je fait l'effort de courir, et me retrouve 4ème puis 3ème. Je creuse l'écart durant toute la montée sans pour autant rejoindre les hommes de tête. Mais je ne me fais pas d'illusion, on me rattrape toujours en descente.

35047_1416114456153_1631353001_989317_2807928_n.jpgLa descente. Je suis deuxième mais à ce moment là le troisième revient sur moi et le premier est loin.

    Mais cette descente, au kilomètre 6, est assez roulante et peu technique. Allez, ça vaut le coup de s'arracher. Mais à la fin de celle-ci, kilomètre 9, j'entends juste derrière le 4ème qui revient. Les trois kilomètres suivants devient une petite bagarre pour le podium, je commence a y croire car le trou avec le reste des coureurs est fait. Le vallonnement de fin de parcours me permet de grappiller mètre après mètre, et à un kilomètre de l'arrivée, j'en ai suffisamment -une centaine- pour finir. Cependant, j'aperçois sur cette portion de bitume un bonhomme un peu exténué 200m devant. Je force alors pour le rattraper, 16km/h au GPS, 17km/h. Mais, aïe, ça tire dans les cuisses. Je fini un peu dégoûté à 4 secondes derrière en 1h09', à une dizaine de mètres.
    A l'arrivée il m'avoue qu'il était un peu cramé, et que si la course avait duré 500m de plus, il n'aurait pas pu me suivre. Puis un grand bonhomme vient me parler en anglais. Il est sud africain, et a fini une minute devant nous. Il m'explique qu'il n'avait pas de certificat médical (apparemment, seule la France demande un certificat médical dans le monde pour les courses), et qu'il a fait la course en touriste, sans dossard, il n'est pas classé.

37426_1416115336175_1631353001_989318_485728_n.jpg
L'arrivée. Je suis à l'agonie. Le premier est une dizaine de mètres devant moi. Il m'avouera que si la course aurait duré quelques centaines de mètres de plus, il craquait.

   Putain, le runner que j'essayais de rattraper à la fin n'était autre que le vainqueur. 4 secondes. Merde, c'est râlant. Mais j'étais vraiment dans le rouge pour un sprint final. En attendant je suis sur un nuage à la vue de ce résultat surprise, quelques journalistes de La Provence viennent me demander mes impressions, et il y a même un type qui vient me filmer pour ventoux-tv.com, en attendant les collègues, 50ème et 90ème. Je repart avec une jolie coupe et une caisse de 6 bouteilles de vin du Ventoux. La classe. Les Rachid et Youssef de la foulée de 15km de Gadagne de demain n'ont qu'a bien se tenir...

TRAIL DU VENTOUX - 14KM - 590M+

1h09'21''

12,112km/h, 4'57''/km

2ème sur 130 arrivants

1er espoir.

10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 11:17

   Alors que Marseille-Cassis s'est déroulé sous la pluie battante et la grêle, la météo n'augurait rien de bon sur ce trail. Depuis mercredi soir, la météo prévue de dimanche se dégradait continuellement : pluie faible, pluie, pluie forte. Finalement le bulletin météo de samedi 18 h affichait :

Nuit samedi à dimanche : pluie forte et vent fort de sud ouest.

Dimanche matin : tempête de sud ouest.

Dimanche après midi : pluie forte et vent fort de sud ouest.

   Tempête... je savais même pas que ce niveau là existait en météo. On verra bien demain.

 

   Finalement, le lendemain matin, peu de vent, mais beaucoup de pluie. La tempête n'est pas au rendez vous, les trailers, si. Les organisateurs raccourcissent tout de même le parcours de 29km à 15km, compte tenu des torrents qui se sont formés sur  certains sentiers. Il n'est pas envisageable d'annuler le trail, vu que ce dernier figure parmi les trails Raidlight cette année, et que, du coup, 190 trailers ont fait le déplacement, dont moi et mon ami Romain qui va se tester sur son premier trail, sur le petit parcours de 13km.

   Le départ sonne à 10h, le profil est simple : grosse montée sur 6/7km où on prendra 600m de dénivelé, puis que de la descente ensuite. Je trouve le rythme assez faible et m'incruste parmi les premiers dès les 200 premiers mètres. Je passe en tête assez rapidement, et creuse un écart assez considérable au fur et à mesure de la montée. Je ne sais pas si je tiendrais en tête toute la course, mais je savoure l'instant.

   Je ferais finalement toute la montée en tête, ce qui augure de bonnes choses pour la saison à venir, je grimpe assez bien cette année. La descente, c'est une autre histoire, j'ai l'impression d'être à fond, de ne pas pouvoir aller plus vite sans finir dans le décors, mais malgré ça, je me fais rattraper et doubler. Cette descente n'en finit plus, les portions roulantes me sont fatales, moi qui aime les bosses, et les routards me laissent sur le carreau.

 

   En ce qui concerne les résultats, je termine finalement 8ème en 1h17', 5 minutes derrière Franck Salgues, vainqueur de quelques raids un peu partout dans le monde, et juste devant Sonia Furtado, la grande vainqueur de la SaintéLyon en 2008... et complètement trempé d'eau et de boue. Même les voitures auront du mal à sortir du parking très boueux. Romain finit très honorablement 5ème du parcours court, normal pour un retraité du vélo. Et c'est à cette course que je rencontrai un autre retraité du vélo, passionné de cette nouvelle discipline, le trail, qu'il découvrait aujourd'hui, que je recroiserai de nombreuses fois sur les compétitions (comme cette folle course que nous ferons ensemble à Fontaine de Vaucluse) et aux entrainements, Jonathan Brunel, 2nd sur le court.

   Malgré la dérouillée en descente, la montée a été très positive, et mon statut d' "espoir" (jusqu'en janvier 2011) me permet de faire un podium chez les jeunes. J'ai bon "espoir" de remonter en sénior sur les marches d'un podium après janvier 2011.La-montee-ou-je-suis-en-tete-de-course.jpg

En tête dans la montée.

TRAIL DES 4 COMBES - 15KM - 600M+

1h17'57''

11,546km/h, 5'12''/km

8ème sur 90 arrivants

1er espoir.

10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 11:16

    Vendredi soir, 19h : Malgré le vent annoncé dimanche matin, le trail aura bien lieu, mais la couverture de survie est obligatoire.
    Dimanche, 8h15 : Le réveil sonne. Il fait 0°C et la légère brise m'incite à recourir à quatre épaisseurs, Tshirt manches courtes, Tshirt manches longues, polaire, veste de VTT. Car il fait autant froid l'hiver sur le géant de Vaucluse qu'il y fait chaud l'été.
    8h30 : Philippe passe me prendre et on est partis. On discute de tout et de rien, mais les yeux sont fixés sur le thermomètre de la voiture qui ne cesse de descendre, à l'inverse de nous qui montons au chalet Reynard à 1600m. Ce sera à -7°C qu'il daignera se stabiliser. Arrivés là-haut, les rafales de vent à 80km/h arrachent la neige pour la faire tourbillonner en l'air. Je sors à peine de la voiture que j'y re-rentre immédiatement pour mettre toutes mes épaisseurs et mes habits de rechange. A cause du vent, on ne tient pas debout au sommet, à 1912m, le parcours a donc été dévié, on ne passera pas par le sommet, on ne fera que 12km. Certains coureurs ont emballé les tuyaux de camelbak dans du papier alu pour éviter qu'ils ne gèlent. Ma gourde, elle, ne devrait pas geler.
34864_1416110576056_1631353001_989314_7522312_n.jpgLe départ de la course. Je me glisse dans les premiers.
    10h : ça y est le trail est parti. Bien que couverts de la tête aux pieds, les quelques 240 participants ne semblent pas connaitre la course dans la neige, encore moins dans le bon mètre que l'on trouve au chalet Reynard. Avec mon trail blanc de la semaine passée, je pense avoir un avantage sur ce terrain, ce serait bien de s'arracher un peu pour voir ce que ça donne. Ça tombe bien car dès la première montée, une piste bleue de ski de piste, quasiment tout le monde marche. Je fait l'effort de courir et me retrouve du coup avec les quatre de tête. Mais les écarts se creusent, le premier, 9ème français aux 166km du tour du Mt Blanc connait son job. Je me met dans le rouge pour suivre le 4ème. Vivement la descente. Après 3km, la descente vient mais n'est pas damée comme la piste, on s'enfonce jusqu'aux genoux, mon cardio est aussi haut qu'en montée, je ne parvient pas à récupérer, putain de neige... Vivement la montée.
    Un groupe de 3 coureurs revient sur moi au moment où le 4ème me lâche. Nickel, ils me doublent, et je prend leur rythme, il vont m'aider. Au kilomètre 6, deux d'entre eux lâchent quelques mètres dans la seconde grosse montée, je colle alors le 6ème, et ce jusqu'au 8ème kilomètre où les choses se compliquent. Il s'agit à présent de remonter une combe de 3km où l'on s'enfonce sévèrement. Je paye le prix fort à vouloir suivre les meilleurs, ils courent tous alors que je me sens obligé de marcher, ça me tire jusque dans les muscles du dos, putain de neige... Les deux de derrière passent devant en courant, je marche. Mais à la fin de la combe, ils n'ont qu'une vingtaine de mètres d'avance, ma marche rapide n'est pas un échec total.
34768_1416111056068_1631353001_989315_5146640_n.jpg
La fin de parcours... il faut résister.
    Cependant, 20 mètres dans une pente enneigée qui s'accentue fortement dans le dernier kilomètre, c'est long. Il faut attendre le petit replat de la fin pour que l'écart se stabilise, je reprend quelques mètres dans les derniers descendants restants, je force un peu, je me prends deux pelles, putain de neige, ils sont trop forts, eux aussi avaient de la réserve. Résultat, je finis cinq mètres derrière mes deux zigotos, une sympathique et inattendue 8ème place pour 240 concurrents, en 1h16'45''. OK, le premier met 1h04'14'', mais le 9ème est 13 minutes derrière moi. Il y avait les huit de tête, et les autres aujourd'hui. Ça fait plaisir d'être dans ce groupe, ça fait plaisir d'être applaudi à l'arrivée pas parce qu'on a fini la course, mais parce qu'on a fait parti de la bagarre, pour la première fois. Les oranges et le coca du ravitaillement ont gelé, j'attends Philippe au chaud dans le chalet. Il met 1h45'28'' pas peu fier non plus de mesurer ses progrès depuis notre première course en septembre.
    On attend les récompenses, car ça vaut peut être le coup, les vignerons du Ventoux sont sponsors de la course. Mon éternelle place de 1er espoir m'offre 3 bouteilles de vin, celle de 8ème, une caisse de 6, c'est p'pa qui va être content. Avec la bouteille offerte à tous les participants, ça fait dix bouteilles, de quoi se réchauffer et se donner du courage pour rentrer jusqu'à Robion.
TRAIL BLANC DU VENTOUX LES TRACES BLANCHES - 12KM - 570M+
1h16'45''
9,381km/h, 6'24''/km
8ème sur 239 arrivants
1er espoir.

23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 05:37

   Lorsque j'ai décidé de m'inscrire pour mon dernier rendez-vous de l'année, le trail des templiers, le 23 octobre, toute la stratégie à l'approche de ce trail consistait à négocier un retour sur les chemins caillouteux. Car avec cet emploi du temps automnal chargé, à mon retour du Québec, fin septembre,  il était compliqué de s'entrainer en sentiers : Ironman 70.3 Pays d'Aix le 25 septembre, semi marathon du Luberon le 2 octobre, marathon du Cap Ferret le 9 octobre... Pas le temps de courir dans la montagne, avec toutes ces sorties routes à faire, ainsi le trail de Jouques était la dernière occasion calendaire de renouer avec la compétition en montagne, la dernière remontant au 23 juillet et un 50 bornes aux USA.

   Mais plutôt que d'avoir les yeux plus gros que le ventre, je n'ai pas opté, et c'est rare, pour le grand parcours de 45km, mais pour le moyen de 26,5km et 800m de dénivellation positive, pour faire un peu de jus pour le weekend prochain, et dans le but de retrouver des sensations, et de se rassurer. Ainsi, c'est dans les premiers signes de fraicheur des matins d'octobre que j'ai pris le départ de cette course. Malgré les nombreux kilomètres derrière le buffet en cette année 2011, j'ai toujours beaucoup d'envie de bien faire les choses, et surtout la fraicheur physique qui ne me lâche jamais. En imprimant un bon rythme d'entrée de jeu, je me retrouve assez vite dans le top 5 de la course. Le classement n'est certes pas un objectif, mais c'est dans mes gènes, je ne peux rien y faire, lorsqu'il y a un dossard et une ligne d'arrivée, je compte les bonhommes devant moi pour avoir mon classement en temps réel. Le profil montant de ce début de parcours m'est favorable, il faut dire, et je suis aussi très heureux de courir à nouveaux dans cette végétation que je n'avais pas vu depuis si longtemps, elle en devient une véritable source d'énergie.

   Puis la descente sur une large route de cailloux blancs me fait perdre quelques places, comme d'habitude. Je parviens à en reprendre quelques unes lors de l'ascension de la première vraie difficulté, une longue montée technique, où il est difficile de courir, et rien que le fait de marcher vite me permet de faire monter le coeur et dépasser les coureurs. Nous sommes alors au premier tiers du parcours, je suis 8ème, et je ne bougerais plus de cette place là.

   En fait, je ferai le reste de la course en solitaire. C'est toujours compliqué ce genre de chose, car on ne sait jamais si le rythme que l'on a est convenable, où si l'on est dans un faux rythme. C'est toujours mieux de courir avec un groupe de coureurs, car il y en toujours un qui tire le groupe vers l'avant. Mais comme mes sensations sont bonnes, voire excellentes, je prends énormément de plaisir, et tente malgré tout de tenir la cadence, sans pour autant savoir si je reviens sur ceux de devant, ou si ceux de derrière me reviennent dessus. Le parcours est assez roulant, hormis la deuxième difficulté du parcours, une belle montée technique donnant sur une difficile descente. Je fais le point aux ravitaillements, et les organisateurs m'annoncent un retard sur les premiers que je sais que je ne rattraperais pas. Je préfère alors défendre ma 8ème place, en relançant sur les parties plates de la fin, mais sans se mettre dans le rouge. Je boucle ainsi le parcours en 2h19'52'', 8ème sur 123 trailers et 3ème sénior, en ce qui concerne les résultats. Je suis ravi d'avoir été si rapide, 11,4 de vitesse moyenne, mais surtout d'avoir eu de si bonnes sensations, une chose bien trop rare en général sur la fin de mes courses. Tous les objectifs ont été remplis, et cette course m'a donné l'envie et la rage pour la semaine prochaine. Le temps d'aller chercher ma coupe et j'ai déjà en tête mon dernier ultra de 2011...

 

TRAIL DE JOUQUES - 26,5KM - 800M+

2h19'51''

11,369km/h, 5'16''/km

8ème sur 123 finishers

3ème sénior.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 17:43

   D'habitude, je ne prends pas la peine de raconter les petits trails de courtes distances lorsque le résultat n'a pas été à la hauteur de mes espérances. Mais ces derniers temps, en choisissant de courir la plupart des trails du challenge des trails de Provence, j'ai placé la barre haute, et me retrouve sur des courses de niveau relevé. Et puis le travail en fin de semaine fait qu'il est parfois difficile d'arriver avec un bon état de fraicheur le dimanche, lorsqu'on a passé 6h debout le vendredi et autant le samedi. J'ai tout de même réussi à me glisser dans le top 10 du trail de Jouques 2011 sur le 25km (8ème), mais ensuite, plus rien : 14ème au trail nocturne de Bonnieux 2011 (25km), 18ème au trail de Noël de Cavaillon 2011 (13km), 12ème au trail de Mormoiron 2012 (21,5km) ou encore 17ème au snowtrail de Chabanon 2012 (24km). Du coup, moins de choses à raconter, pas de grande bataille en tête de course comme en 2010 et début 2011 et moins de longs récits de trail de courte distance. Mais les chronos continuent de s'améliorer. Le fait de choisir des trails de niveau relevé me permet de me tirer vers le haut, de me faire progresser, il faut juste s'habituer à retomber dans un top 20 moins glorieux dans les classements généraux. Cependant, sur des évènements de 500 participants, et avec des noms de renommée nationale devant, il est permis de relativiser.

   Le trail de la galinette n'a pas dérogé à la rêgle. Une 20ème place à l'arraché, sur un gros trail du challenge de Provence. Mais il s'est passé bien des choses, en mal ou en bien, ce jour-là, alors autant sortir la plume et l'encrier.

 

   Depuis quelques jours déjà, la vague de froid sibérienne brûle la France de ses morsures gelées. Le relief accidenté de Provence accueille les premières chutes de neige, et le préfet a recommandé d'annuler toutes les compétitions sportives en ce dimanche 5 février. Heureusement, les organisateurs du trail de la galinette, plus habitués aux excursions sportives qu'aux confortables bureaux Louis XVI chauffés, ont décidé de maintenir le trail, au grand bonheur des coureurs, mais sur un parcours de 28km au lieu du 37km initialement prévu. Puis, face au grand froid matinal ayant congelé une partie des sentiers, tout le monde a du se résoudre à s'élancer sur un 18km enneigé autours de Cadolive, petit village à deux pas de la mer. La déception de ne pouvoir s'élancer sur du long donnait ainsi une première raison de partir à bon rythme dès le départ.

   Puis, en regardant de plus près le profil de l'épreuve je me rends compte que la principale difficulté est la première côte, très pentue. Les montées, c'est là où je gagne du temps, plus que dans les descentes. Et les autres côtes du parcours ne sont pas aussi raides que la première. Voilà une deuxième raison pour moi de me mettre dans le rouge, d'entrée, pour prendre le plus de temps dans la première difficulté. Ensuite, mon ami Christian avec qui j'ai fait le déplacement, m'annonce qu'il y a un étranglement dès le premier kilomètre, et il faut passer avec les premiers pour éviter d'y perdre du temps. Troisième raison de partir très vite d'entrée. C'est dit, je partirais comme un boulet de canon.

   En attendant le départ, je rencontre alors avec surprise un seigneur du trail européen : Andy Symonds. Cet écossais du team Salomon France s'est récemment installé dans le sud de la france, et a brillé par sa victoire au festival des templiers 2011. Les templiers, ce sont 77km de trail exigeants, avec 2800 coureurs au départ. Et Andy s'était offert le luxe de planter 12 minutes au champion du monde de trail 2010, Thomas Lorblanchet. Je saute alors sur l'occasion pour parler avec Andy quelques minutes. Son gros objectif 2012 est le trail du Ventoux en mars. Nous parlons aussi de Kilian Jornet, avec qui Andy a eu la chance de courir. "Kilian, je suis très content lorsque j'arrive à le suivre sur des trails de moins de 50km, mais sur les plus longues distances, ce n'est même pas la peine d'essayer". Puis, j'aperçois Guillaume Le Normand, vainqueur de la CCC 2008 (l'une des épreuves de l'Ultra Trail du mont Blanc, un 92km disputé par des milliers de coureurs chaque année), et de nombreux trails provençaux. Bref, de gros poissons sur cette deuxième étape du challenge des trails de Provence...

Trail galinette 2012   Le départ sonne donc à 9h30, sur une route verglacée. Fidèle à ma stratégie, je me mets aux avant-postes pour ne pas perdre de temps au fameux étranglement. La route monte et je suis plutôt à l'aise. L'étranglement surgit lorsque le parcours quitte le bitume pour s'enfoncer dans une montée technique dans les bois. le rythme est fort, et au moment où je décide de baisser un peu le rythme pour ne pas exploser, je me retourne et constate que le trou est fait. Et devant moi, il y a... Le Normand et Symonds...

Oups, si je reste avec ces deux-là, je risque le gros sur-régime, ce n'est pas raisonnable. Mais faire 1h30 de voiture à -10°C sous la neige qui tombe à 6h du matin pour courir dans le froid, c'est déjà déraisonnable. Alors autant aller au bout de ma connerie. Et puis, il faut dire que je regarde mes idoles du trail avec un oeil autant admiratif que jaloux. C'est pourquoi aujourd'hui en me retrouvant à courir à leur côté, ce n'est pas la raison qui décide. J'opère alors à un brusque changement de stratégie : je vais tout faire pour suivre la cadence dans cette montée, et limiterais la casse sur la suite du parcours. Je commence à me donner corps et âme lorsque je me rends compte que Le Normand a perdu quelques mètres sur Symonds. Dans une poussée d'orgueil, je double Le Normand et fait l'effort de recoller Symonds. Je serre les dents, me demande ce que je fais là, à suivre ce chamois qui ne marche jamais, pas même dans les plus grosses pentes, et puis arrive au sommet de la bosse, talonnant de près mon adversaire. Mission accomplie, je n'ai pas craqué. Mais la descente qui s'ensuit est une autre affaire, ce n'est pas ma spécialité, et Symonds me prends quelques centimètres à chaque foulée. Je ne force pas plus que ça, et au bout de quelques minutes, j'entends Le Normand qui me revient dessus. Cela me met la pression, et j'accélère pour descendre à fond de cale dans une descente où la neige laisse parfois entrevoir quelques cailloux. Puis, après 6 kilomètres et 35 minutes de course, alors que la pente recommence à grimper, je laisse passer mon poursuivant. Je baisse considérablement le rythme, et ce, jusqu'à la fin de la course. Je n'ai pas résisté à l'envie de me faire plaisir, de me lancer dans ce grand coup de bluff pour essayer d'inquiéter les meilleurs. Je ne le regrette pas, car ces six premiers kilomètres de courses ont été intenses. Mais tout se paie. Je n'ai plus de jus et il reste 12km de course. Incapable de relancer la machine, je compte les trailers qui me dépassent. Sur la fin de parcours, même lorsque je retrouve un peu des jambes pour sauver les meubles, c'est par groupes de cinq qu'ils me passent. Il n'y a rien à faire, et en ce qui concerne les résultats, je me classe finalement 20ème en 1h43'. A ma grande surprise, je ne suis qu'à une dizaine de minutes de Symonds. Sur un trail classique, finir à 10 minutes de la tête de course suffirait pour finir dans le top 5, mais sur un trail de ce niveau, en dix minutes, de l'eau coule sous les ponts, et des coureurs passent sous l'arche d'arrivée.

 

   Il faut toujours tenter sa chance. Les 12 derniers kilomètres de course m'ont durement rappelé mon véritable niveau, mais je ne regrette en rien d'être parti la tête dans le guidon. Et puis entre ce résultat et celui de Chabanon, je prends la 3ème place provisoire au classement général du challenge des trails en Provence ! Après trop de trails passés à se freiner, à en garder pour la fin, il est bon parfois de se faire plaisir et de vérifier la théorie par soi-même. Qu'importe de se lever à 6h dans le froid, qu'importe d'agoniser sur les deux tiers du parcours, qu'importe la 20ème place. Cette montée infernale en valait vraiment le coup.

 

TRAIL DE LA GALINETTE - 18KM - 850M+

1h43'26''

10,438km/h, 5'45''/km

20ème sur 344 finishers

8ème sénior.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 11:52

   Même si la discipline du trail n'en est qu'à ses prémices timides au Québec, il existe de formidables manifestations de sports en montagne, comme le XC Ultimate Mont Tremblant, proposant des parcours de canoë le vendredi (jusqu'à 67km), du trail le samedi (jusqu'à 58km) et du VTT le dimanche (jusqu'à 100km). Impensable pour moi de ne pas participer à cette grand messe du sport nature, avec l'un des niveaux les plus relevés au Québec dans cette discipline. Bien que le 58km m'ait longtemps nargué et fait envie, j'avais décidé de ne faire que le 35km ce jour là. pour ne pas cumuler trop de longue distance dans l'été, pour faire des distances plus courtes de manière plus intense, ce que je sais assez bien faire, pour me tester un trail de 35km... cela faisait si longtemps... plein de bonnes raisons... Et nous voilà donc avec l'ami Jean-Michel, partant de Montréal à 6h du matin, pour arriver à cette station de ski paradisiaque qu'est le Mont Tremblant.

1-copie-2.jpg7.jpg   Le soleil est au rendez-vous, et le départ est lancé sur le coup de 9h. Bien que je ne suis pas habitué à mettre du rythme sur une distance aussi longue, je me permet de me glisser dans les cinq premiers, je pense avoir acquis assez d'endurance pour tenir sur 35km. En tout cas, ça vaut le coup d'essayer. Deux coureurs, trop rapides, filent dans les bois, et je me dois de donner le ton aux poursuivants, en tant que troisième. Cela durera sur la première montée et la première descente, sous les yeux d'un chevreuil pas tant effarouché que ça, jusqu'au km 10, là où démarre la partie... "originale"...

4 5 6

   A ce point, il y a 4km de rivière à remonter. Je trouve l'idée géniale, moi et le 4ème (le 5ème n'a pas suivi le rythme dans la descente) progressons dans l'eau tantôt jusqu'aux genoux, tantôt jusqu'au nombril, voire... jusqu'aux épaules. Parfois la rivière laisse place à des marécages de boue où je manque de laisser une chaussure, engloutie moins une par le sol humide et collant de la montagne. Mais cette partie de rigolade diminue énormément la vitesse et moyenne, et la progression devient très difficile lorsque la rivière ne devient plus qu'un lit de roches glissantes. Beaucoup de coureurs me dépassent, et je ne sais comment ils arrivent à trouver leurs appuis dans cette rivière où j'avance parfois à quatre pattes. Heureusement, au km 14, un ravitaillement annonce la fin de cette ballade aquatique. je prend quelques minutes pour enlever les tonnes de pierres de mes chaussures, et de mes chaussettes, mange et bois en quantité, pour me préparer aux températures montantes, et m'élance dans les 7km de grosse montée, qui mèneront à un peu plus de 1000m d'altitude, au sommet de la station de ski. Je mets beaucoup de vitesse, du fait de cette frustration de m'être fait si facilement distancé dans la rivière, et rattrape beaucoup de monde. Je fais l'effort de courir là où les autres marches, ce qui m'amène à rejoindre le second de la course au ravitaillement du sommet.

 

   Il quitte ce ravitaillement quand j'arrive, mais je m'autorise de bonnes minutes pour boire et manger. Vu qu'il reste 14km de descente vallonnée dans la chaleur, c'est un bon investissement. En effet, après moins de 15 minutes de descente, je le double facilement. Il me colle de près dans la dernière grosse côte dans les pistes de ski de la station, mais je le sème définitivement dans la descente finale, d'abord sur une piste noire, puis dans les single tracks en sous bois. Je me sens en forme pour finir par une descente intense. Je commence à demander aux touristes croisant ma route si le premier est loin. Il était à trois minutes au dernier ravitaillement au sommet de la station d'après les bénévoles volontaires, et cela ne semble pas diminuer après quelques kilomètres, malgré tous les efforts que j'ai entrepris. Puis des crampes apparaissent, disparaissent, réapparaissent. Je décide alors de changer de stratégie : gérer plutôt ces crampes en buvant beaucoup, en adoptant une foulée rasante dès que possible, de manière à gérer mon avance sur le troisième. Et je ne m'en sors pas trop mal, puisque j'arrive quatre minutes derrière le premier, mais avec un temps de 3h24' , soit cinq minutes d'avance sur le troisième, un résultat intéressant.

3.jpg   Je suis plus que satisfait d'avoir tenu ce rythme du début à la fin, une première pour moi sur cette distance. En plus, après avoir laver cette boue dans le lac Tremblant et après une heure passée allongé dans sur la plage (ce qui est, au passage, fabuleux, de se prélasser sur une plage dans une station de ski), je n'ai strictement aucune courbature, je pourrais déjà repartir courir s'il le faut. Mais je préfère me prendre quelques coups de soleil en attendant les nombreuses connaissances venues en découdre avec le 35 et le 58km. Et puis, surtout, je fais connaissance du vainqueur du 58km, David Le Porho, une star au Québec, depuis qu'il court les marathons sous les 2h30, et depuis qu'il est champion du monde de course en raquettes. Nous avons quelques connaissances en communs (notamment Jean-Philippe Leclerc, avec qui je suis allé au duathlon et triathlon du Mont Habitant la semaine passée), et c'est pourquoi je me suis présenté à lui. Et j'ai eu la chance de découvrir un homme aussi simple que sympathique, qui est d'ailleurs français mais au Québec depuis 7 ans, et qui, comme moi, chasse les courses qualificatives pour aller courir un jour ou l'autre l'UTMB.

   Le monde du trail est définitivement synonyme de convivialité, que ce soit sur ce continent ou sur l'autre.

XC ULTIMATE MONT TREMBLANT - 35KM - 800m+

3h24'19''

10,278km/h, 5'50''/km

3400kcal

2ème sur 108 finishers

1er homme 20/29 ans.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 11:59

    Même s'il y a eu le marathon d'Ottawa il y a six jours, et même si il y aura mon premier half IronMan, premier triathlon aussi, l'IronMan 70.3 Mooseman demain, je ne pouvais pas m'empêcher de participer à l'un des trails où le niveau est le plus relevé au Québec. Et puis le mont Sutton qui allait accueillir cet évènement se situe à mi-chemin entre Montréal , QC, Canada et Newfound Lake, NH, USA, lieu du Mooseman, comme un signe du destin. Je ne sais pas si la providence a bien ou mal fait de placer dans le calendrier ces deux évènements le même weekend, mais comme n'est impossible que ce qu'on a peur d'affronter, je me retrouvais donc à passer la nuit, fraiche, dans une voiture de location, à la station de ski du Mont Sutton, QC, Canada. J'aurais bien couru le 10km mais la course était remplie, sold out., le jour où j'ai décidé de m'inscrire. Plus que des places sur le 21km. Après tout ce n'est l'affaire que de quelques heures.

trail-sutton.jpgLa station du Mont Sutton.

   Et quelle joie de retrouver enfin l'ambiance des grands trails français au Québec ! Cette discipline n'en est qu'à son démarrage au Québec, faute de terrain de jeu approprié, mais le Mont Sutton n'a rien à envier aux montagnes européennes. Le terrain est technique à souhait, l'organisation est celle des grands évènements. Un hélicoptère suit la course depuis les airs, et à 8h30, 160 coureurs s'élancent sur ce 21km du Xtrail Asics de Sutton.

Photo-0175.jpgL'hélicoptère "Xtrail Asics".

   Je prend mon rythme calmement, surtout que la première montée est longue. Je me classe 4ème dans cette montée, mais décide de marcher, ce qui n'est pas à mon habitude. Est ce parce que, inconsciemment, demain j'ai un triathlon à relever ? Est ce parce que j'ai des restes du marathon d'Ottawa d'il y a six jours ? Les excuses ne manquent pas, autant en profiter, je diminue le rythme et passe 6ème. Puis le parcours suit les crêtes des montagnes, à travers boue et racines. Au bout d'une demi heure à courir seul, un trailer me double. Il a bon rythme, je le laisse filer. 45 minutes passent à nouveau où je cours totalement seul dans les sentiers jusqu'au ravitaillement, tout au sommet d'une piste noire de ski. Je me force à monter assez vite pour prendre le temps de bien me ravitailler, et, une fois au sommet, je me tourne et vois derrière moi, 500m plus bas... personne. Décidément, je courrai seul pour un bon bout de temps.

1.jpgDans la piste noire : l'été, elle se franchit dans le sens opposé que celui des skieurs l'hiver !

   Et il faut attendre presque une heure de course solitaire, mais à travers un paysage fantastique de lacs d'altitude, pour atteindre la ligne d'arrivée. Si j'ai trouvé le temps long durant ces 2h22' de course sans voir personne, les nombreux applaudissements du public lors de mon arrivée (première fois que je suis applaudi de la sorte, ça donne des ailes) compensent largement les moments de solitudes. En ce qui concerne les résultats, je suis 7ème overall et 2ème de la catégorie Men 20/29ans, en 2h22'51''. Après un bon repas, une douche et une sieste, les jambes sont comme neuves et prêtes pour le prochain défi du lendemain. Je démarre donc en milieu d'après midi plein sud, vers les States, avec la même excitation que lors de mon premier marathon ou mon premier ultramarathon. Je déguste chaque seconde, car des premières fois, il n'y en a... qu'une fois dans la vie. Le plaisir est aussi dans l'attente de l'évènement. Et cet IronMan 70.3 a l'air à la hauteur de ses promesses...

dfdf.jpgLe podium par catégorie.

Photo-0176.jpgUne aire d'arrivée qui a des airs de fête.

XTRAIL ASICS DE SUTTON - 21KM - 1200m+

2h22'51''

8,820km/h, 6'48''/km

2346kcal

7ème sur 159 finishers

2ème homme 20/29 ans.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 11:46

   Un trail que j'ai abordé pour la première fois avec une idée de classement général en tête. J'ai donc mis du rythme dès le départ, mais je n'ai pas essayé de suivre le groupe de six costauds qui ont fait la différence dès la première côte. Néanmoins, l'un d'eux a très vite lâché prise, et j'ai pu le doubler par la suite. Ma meilleure place durant le trail a donc été 6ème. Des coureurs m'ont rattrapé pour parfois me distancer, parfois craquer un peu plus loin.

   Au kilomètre 10, c'est un ami, "retraité" du vélo, Jonathan Brunel, qui me rejoint. Nous ferons la course ensemble à essayer de concurrencer les autres outsiders. Résultat, je finirai finalement 7ème du scratch en 2h06'15'', et John 8ème.

   Les sensations sont bonnes, j'augmente la distance et parvient encore à me glisser ans le top 10. Est ce les montagnes de Provence qui fournissent une telle énergie aux trailers ? En tout cas, elles auront offert comme à leurs habitudes des paysages comme nulle part ailleurs... Vivement le 27 février sur le trail de Glanum à St Rémy de Provence.

TF2011

trail-fontaine-de-vaucluse.jpg

TRAIL DE FONTAINE DE VAUCLUSE - 26KM - 850M+

2h06'15''

12,356km/h, 4'51''/km

2270kcal

7ème sur 245 finishers

5ème sénior.

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