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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 14:26

               Cet inoubliable périple de 1528,6km à travers toute la métropole reste le plus long que j'ai tenté, et aussi ma quatrième randonnée cycliste, la troisième avec Bruno Burtschell, toujours tente et sacs de couchage sur le dos, avec une carte de France et le soleil dans la face pour seul guide... "plein sud".

L'objectif était de rallier la ville la plus au nord de la France à celle la plus au sud. Nous nous sommes donnés rendez vous, ainsi, avec Bruno, à la gare de Dunkerque, à 13h le 7 août 2009. Et lorsque nous nous sommes trouvés, nous nous sommes demandés pourquoi est-ce qu'il faut toujours que l'on se revoit jamais autrement qu'à l'autre bout de la France, dans une gare. Puis nous sommes montés sur nos montures et nous sommes partis.

           Il nous aura fallu 8 jours et beaucoup de rebondissements pour effectuer les 63h56' de selle, soit une moyenne de 23,91km/h et 8h de vélo par jour, avec environ un peu moins de 200km par jour. Mais ce qui nous a freiné n'a pas été la fatigue mais plutôt trouver chaque jour un endroit pour dormir, pour se laver, pour trouver de la nourriture... des pertes de temps folles. Lorsqu’on est ni en train, ni en voiture, mais en vélo, lorsqu’on a rien d’autre à faire que de voir le paysage défiler, on se rend compte tant de l’immensité du territoire que de la diversité des paysages qui défilent au fil des jours.

            En gros, les villes traversées furent : Dunkerque - Bray-Dunes - BELGIQUE - Arras - Château Chinon - Roanne - St Etienne - Annonay - Valence - Montélimar - Nîmes - Montpellier - Béziers - Narbonne - Perpignan - Cerbère - ESPAGNE - Perpignan

                Donnons un grand merci à Bruno qui m'a suivi jusqu'à Perpignan, un grand bravo à Guillaume qui nous a accompagnés de Montélimar à Béziers malgré la chaleur.

14240 161933592757 527522757 2760180 3661592 n   Après un départ de Dunkerque, puis après avoir suivi la route vers le nord sur quelques kilomètres jusqu'à Bray-Dunes, la ville la plus au nord en France, nous touchons la Belgique. Tous les périples ont un début et une fin. Surtout un début, parfois une fin, en fait. Ce jour là, nous avons touché l’eau de la manche, nous avons touché la Belgique. L’objectif est d’aller toucher l’eau de la Méditerranée, à Perpignan. Cette photo est fausse, elle ne montre pas la réalité, elle cache le doute qui nous envahit lorsque nous voyons le panneau belge et prenons conscience de là où nous sommes, et de ce qu’il reste à faire.

14240 161933637757 527522757 2760183 3860456 n    La manche.

14240 161933717757 527522757 2760189 4709600 n    Le doute au départ.

14240 161933742757 527522757 2760192 5705851 n    La ville la plus au nord de la France. Dans 8 jours je serais à celle le plus au sud, avant la frontière espagnole.

14240 161933757757 527522757 2760194 5832025 n    L'euphorie de la première centaine de kilomètres parcourue, en un après midi.

14240 161933777757 527522757 2760195 3653691 n    Deuxième et dernière crevaison du périple. Pas si mal sur 1550km.

14240 161933807757 527522757 2760198 506610 n    Il a fallut parcourir les centaines de kilomètres de champs du nord de la France. On se sent si petit lorsque les champs se succèdent à l’infini. Ces deux photos montrent la solitude du cycliste dans des territoires hélas désertés l’été, mais aussi sa petitesse face à l’immensité du territoire.

14240 161933827757 527522757 2760200 7825353 n14240 161933887757 527522757 2760205 3124687 n    Nous tenons une moyenne d'un peu moins de 200km par jour, finissant parfois la route à la frontale, et partant toujours à l'aube.

14240 161933847757 527522757 2760202 5388795 n14240 161933912757 527522757 2760208 3271137 n    Sur les routes du nord, pendant 600km nous rencontrons toujours le même paysage : des champs, des champs, et parfois une ville, déserte. Les rares habitants sont des vieux qui nous accueillent chaleureusement, nous offrant même à manger. Nous sommes les seuls touristes du nord.

    Puis en Auvergne, un paysage de montagne apparait, jusqu'à St Etienne. Enfin du changement.

14240 161934037757 527522757 2760219 2090649 n    A St Etienne, à la mi-chemin, nous nous offrons une grosse bouffe à mon appart' vers 15h. Nous prenons route ensuite vers le seul col de la traversée, le col de la croix de Chaubouret.

14240 161934042757 527522757 2760220 2661978 n    Le col en question permet de descendre ensuite jusqu'à Valence. Peu après Valence, je me casse ma prothèse dentaire, qui était restée gentiment collée depuis trois ans. Soudainement, les villes du sud sont très animées, par rapport au nord, le contraste est flagrant. Le climat et la végétation du sud apparaissent enfin. C'est un cap.

14240 161934132757 527522757 2760228 7322424 n    Vers Montpellier, les places en camping se font rares, surtout le weekend du 15 Août. Nous ne sommes même pas arrivés à dormir chez l'habitant, l'accueil étant moins chaleureux que dans le nord. Nous sommes trois sur la photo, Guillaume nous ayant rejoint à Montélimar. Il nous quittera à Béziers, ne pouvant suivre le rythme. Les vignes nous fournissent le raisin quotidien, gratuit, pour supporter la chaleur.

14240 161934182757 527522757 2760233 4482095 n

   Les 4 dernières nuits se font à la belle étoile, trop de flemme de monter la tente. La chaleur fait souffrir Bruno, peu habitué à ce genre de climat. Nous rencontrerons d'autres cyclistes amateurs de diagonales à travers la France.

14240 161934217757 527522757 2760238 4922499 n14240 161934167757 527522757 2760231 74614 n    Les étangs de sel vers Perpignan : des paysages magnifiques qui contrastent avec les échangeurs autoroutiers et les touristes caractériels, à quelques kilomètres de là. Nous sommes dans l’Hérault, après Montpellier. Ce jour-là, le temps presse, car la nuit tombe et il faut trouver un camping, et pour tant, lorsque nous apercevons le soleil se couchant sur ces étangs de sel, nous nous arrêtons sans un bruit, sans un mot, et nous ne pouvons nous empêcher de contempler de spectacle. Il est grandiose. Tant pis pour la nuit et tant pis pour le camping. L'instant est magique.

14240 161934222757 527522757 2760239 874773 n14240 161934367757 527522757 2760252 1038954 n

14240 161934227757 527522757 2760240 5780731 n    Perpignan... Dire que ma dernière baignade remonte à celle de la manche, il y a 8 jours. Bruno y prendra le premier train pour rentrer, et je finirais l'aventure jusqu'à la ville la plus au sud de France, Cerbère, puis l'Espagne, en solitaire.

14240 161934372757 527522757 2760253 1149179 n14240 161934392757 527522757 2760256 5645058 n    Enfin... Perpignan... 8 jours que nous rêvions de ce panneau. Plus que 50km avant l'Espagne, sur une route magnifique entre montagne et mer. Mais ma dent cassée s'est infectée, et je passerai la journée à sentir la douleur qui augmente. Je ne dormirai pas de la nuit, n'ayant absolument rien pour calmer la douleur. Le lendemain matin à 9h, je demande un doliprane à un touriste avant de prendre le train... train qui restera bloqué 6h sur la voie à Bordeaux, un câble ayant pété à cause de la chaleur. J'arriverais à minuit à La Rochelle, la bouche ayant doublée de volume, à la maison de location de mes parents pour les vacances, direction : les urgences.

Détails :

1528,6km

63h56' pour couvrir la distance

soit 23,909km/h de moyenne.

Le parcours ici.

Les photos ici.

16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:38

 

    Le Ventoux... Le col le plus dur d'Europe.

Trois cotés, trois ascensions, un défi.

Il nous aura fallu plus de 7h17', 139,5km, la moitié de montée à 9%, quasiment 4500m de dénivelé positif, soit l'ascension de l'Everest depuis le camp de base...

Merci à Nans de m'avoir accompagné. Plus on est de fous, plus on rit. Après avoir fait maintes fois le Ventoux il y a quelques années, après l'avoir doublé par les côtés de Bédoin et Malaucène... Cette étape semblait inévitable.

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   La stratégie s'est déroulée comme suit:

- Montée du côté le plus dur en premier, Bédoin, aux aurores, lorsque les jambes sont fraiches, puis descente sur Malaucène.

- Ensuite, montée par Malaucène, et pause repas aux deux tiers de la montée, au niveau d'un hôtel restaurant, pour remplir les gourdes. La deuxième montée est très dure aussi, surtout avec la première dans les jambes, donc se dire que la pause repas est au deux tiers de la côte et non pas au sommet, est une grande aide mentale. Puis, après un bon repas, la montée se finit très bien.
- Enfin, montée par Sault. C'est la plus longue, mais la moins raide et sa régularité jusqu'au Chalet Reynard permet de trouver un rythme. Je ne cache pas que j'ai très souffert dans cette ultime montée, car elle ne semble plus en finir, virage après virage.

   Mais le goût de la victoire était au bout du chemin.

P04-08-09 18.06

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   La chaleur est un fait sur le Ventoux. Rien ne sert de partir tôt car dès 10h du matin, les rayons chauffent et tapent le sol. Il faut l'accepter et s'y préparer. pour ma part, j'ai affronté cette chaleur en buvant 5,5l d'eau et en me trempant le corps à chaque fontaine, notamment celle du Chalet Reynard, où l'on passe deux fois, pour la première et la troisième montée.

ventoux X3 1

P04-08-09 18.01[01]

  ventoux X3 4

  ventoux X3 7

Détails :

139,5km

4443m+

7h17'

11 bidons d'eau (5,5 l)
4 sandwiches.

Les photos ici.

16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:38

    Après un départ très frais à St Etienne à 7h00 du matin (température proche de 0°C) pour cette tentative de record de distance en une journée, ce dimanche 20 septembre 2010, je fais les premiers kilomètres à la frontale.

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Lever de soleil sur les hauteurs de St Etienne, à 7h50, à 1200m d'altitude...

    Le premier et unique col de la journée est la Croix de Chaubouret, 1200m. J'y passe à 8h, en admirant le soleil qui se lève et me permet enfin d'éteindre ma frontale, puis je descends sur Annonay, où j'ai l'impression de devenir un véritable glaçon dans cette descente interminable et froide. Heureusement les rayons du soleil réchauffent peu à peu l'air et le bitume en allant vers Valence au kilomètre 100. Je mange sur le vélo quelques sandwiches de la taille d'un bras après cette ville à 11h et vers Montélimar à 14h. Deux gros coups de pompe au kilomètre 155 et au kilomètre 220 m'obligent à m'accorder 1/2h de sieste à ces moments là et à bien m'hydrater. Après le kilomètre 220, je suis à nouveau neuf et mes douleurs, maux de tête, débuts de tendinite au genou ont disparu. Je passe à Avignon au kilomètre 240 à 18h, Cavaillon au kilomètre 260 à 19h, enfin j'arrive à Robion à 19h30 au bout de 275km... Bien loin de l'objectif 300km...

                                                                                    photo-4-copie-1.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...et coucher de soleil sur les entrepots pourris de Cavaillon à 19h10...

    Je décide de poursuivre l'aventure de nuit avec une petite boucle de 25km, puisque j'ai les jambes qui le demandent, à la frontale. J'arrive chez moi à 20h38. L'adrénaline fait que je ne suis pas fatigué, bien que l'épuisement se lit dans mes yeux rouges et mes muscles qui me font souffrir dès qu'on les touchent...

photo-3-copie-1.JPG

Enfin arrivé...

Détails :

300,61km

13h38' pour couvrir la distance

mais 11h03' passées à pédaler (sans les pauses)

soit 27,205 km/h de moyenne

8398 kcal.

Le parcours ici.

26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 18:20

Grenoble - Grenoble : 3 jours de vélo pour 350km et 7584m de dénivelé positif dans des cols tout aussi somptueux que difficiles.

Ce fut ma toute première randonnée cycliste, qui date de fin juin - début juillet 2007, faite avec mon ami Bruno Burtschell, avec qui j'ai fait trois randonnées au total. Comme cela deviendra une habitude, nous sommes partis avec tente et sacs de couchage sur le dos.

 

JOUR 1 (après midi) :

Grenoble - Bourg d'Oisans par le col de Chamrousse. Chamrousse est la première difficulté du parcours, et à la hauteur de sa réputation. Partis en début d'après midi, nous redescendons par une petite route raide et peu entretenue, pour ensuite remonter se diriger au pied de l'Alpe d'Huez, rocher majestueux, où nous dormons, en camping sauvage, et nous nous lavons dans la rivière du coin. Je n'ai pas pris de sac de couchage, et je dors dans deux couvertures de survie. La tente, 980g, est assez limite pour une seule personne, alors pour deux, c'est folklorique d'essayer de se caser dedans.

 

JOUR 2 :

Bourg d'Oisans - La Grave, par l'Alpe d'Huez et les col de Sarenne et du Lautaret. L'Alpe d'Huez est intense, avec ses fameux 21 lacets. Heureusement,  ce n'est pas le plus long des cols alpins. Le col de Sarenne finit de nous achever en cette matinée ensoleillée, en grimpant encore après l'Alpe d'Huez, à plus de 2000m. Hélas, le temps tourne vite ici, et nous avons juste le temps de rejoindre La Grave, au pied  du Lautaret (après l'avoir monté puis redescendu) où nous dormons dans un gite, à l'abri.

 

JOUR 3 :

Col du lautaret - St Sorlin d'Arves par les cols du Lautaret, du Galibier et du Mollard. La pluie ayant laissé place au vent, nous partons à l'assaut du Lautaret puis du Galibier, avec le vent de face, ce qui rend encore plus joyeuse l'arrivée au sommet, avec les marmottes pour nous accueillir. Nous redescendons sur Valloire, où nous testons un chemin. Oui, un chemin, car il faudra porter les vélos sur quelques kilomètres avant d'atteindre une charmante route nous menant à Villargondran, où nous pouvons nous occuper, avec 51 lacets cette fois, grâce au col du mollard, qui n'en finit plus.  C'est alors l'heure de camper, encore en camping sauvage, malgré l'altitude (1400m) des lieux et mon absence de sac de couchage.

 

JOUR 4 (matin):

St Sorlin d'Arves - Grenoble par le col de la croix de fer. Après un réveil matinal vers 4h30 à cause du froid et de l'humidité, nous attaquons en nocturne le col de la croix de fer, par un côté assez facile finalement, avec seulement une quinzaine de kilomètres, alors que de l'autre côté s'ensuit une descente vertigineuse de plus de trente kilomètres. Nous enchaînons avec beaucoup de faux plat descendant jusqu'à Grenoble, ce qui nous permet de boucler avant midi environ 100km.

Alpe d'Huez

Détails :

350km

7584m+

Le parcours ici.

25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 20:06

    Ma troisième randonnée cycliste, de 500km et 5727m de dénivelé positif, s'est déroulée dans le cadre de la sortie annuelle de certains professeurs de mon Ecole d'ingénieur, l'Ecole des Mines de St Etienne, qui, chaque année, décident de rejoindre une ville en France où se trouve une Ecole d'ingénieurs des Mines. Cette année, ce fut Gardanne, en 4 étapes :

Jour 1 : St Etienne - Vals les Bains.

Jour 2 : Vals les bains - Beaumes de Venise.

Jour 3 : Beaumes de Venise - Pertuis.

Jour 4 : Pertuis - Gardanne.

La liste des participants s'est constituée de 17 cyclistes et 3 accompagnateurs :

- Le «noyau dur» de l'Ecole des Mines de St Etienne : Laurent Bouquet, Richard Drogo (finisher de la TDS et des 100km de Millau), Roland Fortunier, Joël Monnatte, Pierre Passet, Marc Robert, Christian Roux : les habitués de ces sorties annuelles.

- Les « nouveaux » : Assia Tria, Nicolas Curt, Sylvain Drapier, Max Hervy, Alain Lallemand.

- 2 élèves : Antoine Letellier et moi-même.

- 3 personnes de l’Ecole des Mines de Nantes : Jean Michel Pichard , Hervé Rozec (finisher de nombreux 100km) et Gilles Turpin.

- Sans oublier : André Gault, Olivier Breuil, Jean Marc Goutorbe (accompagnateurs et logistique).

 

JOUR 1 :

8121 1185702015986 1631353001 470619 6478319 n Le départ, le vendredi matin, depuis St Etienne, se fait sous un ciel menaçant.

8121 1185701535974 1631353001 470618 314787 n

  La route commence par l'ascension du col de la croix de Chaubouret, puis du col de la république.

105-

  St Bonnet le Froid, juste avant la grosse pluie, nous nous offrons une pause.

8121 1185701495973 1631353001 470617 4267052 n Et à St Agrève, c'est le déluge. Nous mangeons gelés à l'abri. Repartir sous la pluie froide s'avèrera extrèmement dur.

122-

  Le col de Mézilhac, l'un des plus dur, se fait heureusement avec le retour du soleil.

137- Vals-les-Bains

La fin de la première étape se conclut au camping à Vals les Bains.

193-Orage

En sortant du restaurant, ce soir là, c'est à nouveau l'orage.

JOUR 2 :

8121 1185703136014 1631353001 470621 5823264 n

Les gorges de l'Ardèche, définitivement casse pattes, se font entre pluie et soleil.

8121 1185698815906 1631353001 470612 6642407 n

  Le pont St Julien, et toute l'équipe à son sommet, peuvent enfin profiter des rayons de soleil en début d'après midi.373-

  L'arrivée dans le sud ne tiens pas ses promesse de beau temps : Le soir, c'est à nouveau le déluge. 

383-apéritif Nantais

  L'apéro, au camping de Beaumes de Venise, conclut la deuxième étape.

JOUR 3 :

433-

Dans les monts de Vaucluse, le soleil ne nous quittera plus. 

8121 1185701455972 1631353001 470616 5197199 n

  L'équipe, à Venasque, prend la pause. 

485-

La pause-cerises est une conséquence des nombreuses tentations, tout le long des routes sudistes... 

8121 1185701375970 1631353001 470614 4243159 n

  La route passe à Gordes, l'un des plus beau village de France, peu loin de mon village natal, Robion. 

636-

Arrivés au camping de Pertuis, la fin de la randonnée se fait sentir. 

680-

Au bistrot du camping, nous profitons de la dernière soirée avant le grand final.

JOUR 4 :

8121 1185698775905 1631353001 470611 7184605 n

8121 1185698735904 1631353001 470610 6751975 n

8121 1185698695903 1631353001 470609 4478179 n

 

C'est la dernière étape, la plus courte, et je prends beaucoup de plaisir à me défoncer dans l'ascension du col du grand Sambuc, près de la montagne de la Ste victoire. 

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Aix en Provence, magnifique cité à proximité de Gardanne, se révèle être un véritable labyrinthe. 

802-

  Gardanne : Comme à notre habitude depuis le départ, nous mettons un point d'honneur à passer en premier les panneaux de ville ou de col. Ainsi, c'est souvent le sprint dans le groupe. Si j'ai su m'offrir la plupart des panneaux de col, je laisse ceux des villes aux meilleurs sprinteurs que moi.

8121 1185698655902 1631353001 470608 7352835 n

  Et, enfin, l'arrivée à l'Ecole d'ingénieur de Gardanne conclut une belle aventure pimentée par de savoureux moments passés au sein du groupe de cyclistes.

Détails :

Etape 1, vendredi 5 juin 2009 :

St Etienne → Vals les Bains par les monts du Pilat, les monts du Vivarais et les monts d’Ardèche (157km, 1983m+, 2313m-).

Etape 2, samedi 6 juin 2009 :
Vals les Bains → Beaumes de Venise par les gorges de l’Ardèche (130km, 740m+, 904m-).

Etape 3, dimanche 7 juin 2009 :
Beaumes de Venise → Pertuis, plateau du Vaucluse , montagne du Luberon et vallée de la Durance (116km, 1268m+, 1126m-).

Etape 4, lundi 8 juin 2009 :
Pertuis → Gardanne par les versants sud et nord de la montagne Ste Victoire (80km, 950m+, 1000m-).

500km

5727m+.

Le parcours ici.

Les photos ici.

14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 05:08
081011-1828(001)081011-1815   Je suis donc parti de la presqu'île du Cap Ferret ce dimanche 9 octobre, avec déjà un marathon dans les pattes, dans le but d'avaler un maximum de bitume avant la date de mardi soir. Mon objectif initial était de rejoindre la mer Méditerranée, à Béziers. Après quelques kilomètres mon sac de 15 kilos sur le dos, et à la vue de ma vitesse moyenne, je ravalerais vite mes prétentions, surtout que cette pluie fine m'exaspérait, et me trempait de la tête aux pieds. La pluie a finalement cessé au bout de 40 kilomètres. Les jambes se démaganaient miraculeusement de ma course matinale au fur et à mesure de mon avancée. Au kilomètre 70, j'ai commencé à chercher un camping avec la nuit tombante. J'en ai trouvé un, annoncé 15 kilomètres plus loin, 15 kilomètres que j'ai du faire à la lueur de la lune et de ma lampe frontale. Je ne gouterais au luxe de m'écrouler dans ma "mini tente" qu'après 88,4km et 3h39' de pédalage.
111011-0832101011-1654   Malgré la pluie fine qui s'est à nouveau invitée pendant la nuit, j'ai passé la plus longue nuit depuis mes six ans, 10h30. Pas la plus confortable. Et après avoir remis mes habits trempés, replié ma tente trempée et mon sac de couchage à moitié trempé, j'ai repris la route humide, le moral au ras du sol. Le soleil, après quelques timides apparitions, s'est définitivement installé avant que je n'arrive à Agen. Le moral revient enfin. Après avoir cassé la croûte, le casse-croûte cycliste, saucisson-camembert, j'ai pris le canal du midi sur une bonne centaine de kilomètres, une piste cyclable longeant le canal dit du midi jusqu'à Toulouse et au-delà. A quelques dizaines de kilomètres de Toulouse, je passe ma deuxième nuit, après 204,5km,  8h48' de selle en guise de cadeau pour fêter mes 23 printemps.
   Voilà enfin le mardi. Un épais brouillard matinal rafraichit l'atmosphère. Je ne roule que 33,3km en 1h34' jusqu'à Toulouse, car une grève de la SNCF complique mes plans. Je ne peux pas prendre le risque d'aller plus loin, au risque de ne plus trouver de gare avec des trains pour Avignon. Déjà, après être arrivé à 11h  à la gare de Toulouse, je n'arriverais à Avignon qu'à 22h... Toulouse marquera donc la fin de ce petit voyage, avec l'objectif rempli de borner après un marathon. 326,2km à travers l'Aquitaine et les Midi-Pyrénées, en 14h01'.
101011-1806Détails :
326,21km

14h01' pour couvrir la distance

soit 23,273km/h de moyenne.

Les photos ici.

Le parcours ici.

Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de défis de vélo de route
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 20:04

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   Lorsque le réveil a sonné, à 7h, ce samedi-là, j'avais des envies de meurtre, surtout envers Jean-Philippe Leclerc, organisateur de l'évènement. il faut dire qu'on a toujours du mal à sortir un pied du lit quand on sait qu'on a 40 montées du Mont Royal au programme de la journée, et qu'on va la passer à monter.

Sans titre   Après m'être persuadé de ne pas emporter de fusil de chasse avec moi, mais uniquement des litres d'eau, des kilos de barres de céréales, et le nécessaire anti-crevaison, j'ai pu faire la connaissance d'un fantastique peloton. Beaucoup de personnes avaient répondu présent au rendez-vous. Des amoureux du vélo, du sport, ou encore des crinkés mentaux. Certains en ont monté 10, 20 ou 30, d'autres nous ont rejoints en cours de route, et vers 10h du matin, c'était un groupe d'une dizaine de cyclistes qui montait, comme des hamsters dans leurs roues, dans le summum de l'évènement.

1   Après une pause repas au bout de 25 montées, cinq bonhommes ont trouvé des ressources pour continuer, et quatre ont persévéré après 30 montées, sous un soleil de plomb à faire fondre la route (qui aurait cru que l'ouragan Irène viendrait le lendemain laver Montréal ?).

34   Et puis il y a eu cette idée dingue de rajouter une montée. Tout le monde était parti pour 40, et 41 montées semblait mentalement hors de question. D'autant plus que les cuisses se durcissaient, et la montagne devenait quelques mètres plus haute à chaque fois que l'on entamait sa remontée. Mais c'était tout un symbole, car même lorsque on croit être vidé de toutes les forces de son corps, on trouve toujours une étincelle encore allumée. Tout ça pour dire que ces 40 Camillien Houde n'avaient pas eu raison de nous, on était capable d'en rajouter une couche, parce qu'on a formé une équipe que rien de pouvait abattre. Et après 7h21 d'effort, Robert, Jean, J.P. et moi avons rayé la dernière barre au sommet du toit de Montréal, la 41ème au lieu de 40. Après tout c'est peut être pour ça que les marathons font 42,2km et non pas 40, pour prolonger un petit peu plus le plaisir...

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Détails :

141,8km

4760m+

7h21'

6,5 l d'eau
5270 Kcal.

Les photos ici.

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 15:57
   Le réveil sonne, je me lève, j'avale deux ou trois céréales, un peu de jus de fruits, je vais à la gare, saute dans le premier bus, je dors un peu... Tout s'enchaîne très vite, les gestes vont plus vite que mon cerveau ne l'ordonne, encore embrumé. Mais parce que maintenant c'est devenu une routine, ces gestes sont devenus des réflexes. Je me réveille. "Où est ce que je suis ? C'est quoi le plan cette fois-ci ? ". Puis j'aperçois à travers la vitre "Ottawa" sur un panneau. "Ah oui, c'est vrai, Ottawa - Montréal, bon, c'est parti".
   Un peu plus de 200km. Une formalité à présent.
Photo-0196En passant sur le pont au-dessus de l'Ottawa River, je dis au revoir à l'Ontario et à Ottawa.
  Et c'est ainsi que les premiers kilomètres défilent au rythme de mes tours de pédales. En sortant d'Ottawa, je suis parfois la route verte, qui devrait aller normalement jusqu'à Montréal. Je m'éloigne alors du plan que j'ai préparé pour suivre les pistes cyclables et les routes agréables de la route verte.
Photo-0204Mon "plan" de route, un peu sommaire.
Photo-0198   Mais la route verte devient un chemin de graviers au bout de quelques dizaines de kilomètres. Me voilà bien avancé, moi qui me suis écarté de mon chemin initial. Je décide alors de me diriger un peu avec l'instinct, beaucoup avec  le soleil, qui indique et indiquera toujours le sud à cette heure là. Moi, je veux aller vers l'est, et lorsque les indications font défaut, les guides naturels, bien plus infaillibles, m'ouvrent la route.
   Je longe alors l'Ottawa River, où se succèdent les petits ports, puis un paysage plus sauvage. Le parcours est plat, le vent pas toujours favorable, mais cela suffit à me motiver à partir à la chasse à la vitesse moyenne. Pour passer le temps, je cherche à me rapprocher constamment des 30km/h de moyenne. Je retrouve la route verte 30km après l'avoir perdue et passe les petites villes sans m'y arrêter : Plaisance, Papineauville, Grenville. Puis, à environ une centaine de kilomètres de parcouru, je crève. C'est vrai que statistiquement, j'avais été plutôt chanceux de ce côté là, et donc il était normal que cela arrive un jour ou l'autre. Je change donc la chambre à air, mais perds du temps. Or, il est bientôt 16h, et je carbure depuis le départ à coup de barres de céréalesPhoto-0199. Il me faut quelque chose de plus consistant pour tenir, mais je ne veux pas encore perdre du temps en m'arrêtant. A la première baraque à frite, je m'achète hot dog, hamburger, sandwich... pas de quoi s'ouvrir le ventre, mais de quoi mettre du gas dans la machine. J'ai d'ailleurs failli dire "le plein, s'il vous plait" à la commerçante, sans descendre du vélo. Et pour ne pas gaspiller encore du temps, j'accroche le sac à mon guidon, et prend mon lunch tranquillement en tournant les jambes.
   Si les eaux du lac Kénogami avaient su soulager ma gorge sèche la semaine dernière, je doute de rentrer vivant à Montréal après avoir bu quelques lampées de l'Ottawa River. Je préfère donc m'arrêter dans un camping pour dérober quelques malheureux litres d'eau dans les toilettes. Vers la fin du voyage, je m'offrirais même le luxe de deux litres d'Ice tea bien remplis de sucre, en me faisant arnaquer par deux chinois.
Photo-0202Les ratons laveurs du Québec ne sont pas farouches du tout, on peut les approcher et même les caresser.
Photo-0200   Je poursuis ma route : St André, St Placide, ... Puis le nom des villages sonne soudainement différemment : Kanesatake, Oka. Je traverse en réalité la réserve indienne des Mohawks. En plein milieu de la forêt dense, d'innombrables petits magasins de native canadian cigarettes & tobacco poussent plus vite que les bambous. On trouve même des magasins de "cigarettes au volant", l'équivalent du service au volant du McDonald. Entre la forêt plus épaisse et tous ces magasins de fortune, l'ambiance change radicalement et contraste avec les vues dégagées sur les rives de la rivière. Dans cette réserve, j'atteins mon 180ème en kilomètre en... 6h tout rond. Un bon 30km/h de moyenne qui ne présage que de bonnes choses pour les triathlons à venir. Il faut dire que depuis la mi-parcours le vent a tourné et m'est favorable, et je croise paisiblement à 34, 35, voire 36km/h assez fréquemment. Mais je commence à en avoir assez de pédaler. Je ne suis pas fatigué, mais j'en ai juste... marre. Heureusement, après avoir passé Oka, il n'y a plus de ville avant Montréal, et le moral va mieux : l'odeur de l'écurie fait avancer la bête, tout comme l'Ice tea, véritable sucre liquide qui va de la bouche au sang sans passer par l'estomac.
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   Je rentre alors sur l'ile de Laval. La route verte semble se diriger vers le nord, et je la quitte pour suivre plutôt le bord de l'ile vers l'est. Je lève les poings au ciel sans un bruit comme si je venais de gagner un étape du Tour de France lorsque mon compteurs affiche la barre symbolique des 200km, pendant quelques secondes, puis repose mes mains sur mon guidon. Je demande ma route à un cycliste pour aller sur l'ile de Montréal, et je la partage finalement avec lui sur 10km. Il m'abandonne alors à mon sort une fois rendu sur cette gigantesque bande de terre au milieu du fleuve du St Laurent. Je n'ai alors plus qu'à aller plein sud pour retrouver des rues familières, et pour finalement atteindre mon but, le plus bel endroit du monde, le 4072 rue Dorion. Les ralentissements dus à la ville ont finalement fait chuter ma moyenne, mais je ne suis pas fâché de manger mon poids en pâtes, saucisses, légumes, melon, pizza et gâteau en arrivant au bercail.
   Le soir, en grattant sous la douche ma couche de crasse comme un archéologue, je découvrais de magnifique traces de bronzage cycliste, seul souvenir de cette fabuleuse traversée. Car même les jambes ne s'en souviendront plus le lendemain lors du 10km de la coupe Dix30, en 37'45'', à 15 secondes de mon record personnel.
Photo-0203Détails :

 

226,07km

8h55' pour couvrir la distance

mais 7h46'24'' passées à pédaler (sans les pauses)

soit 29,083km/h de moyenne

4907 kcal.

Le parcours ici.

Les photos ici.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 11:05

      Alors que je ne supportais plus de passer ce weekend de Pâques de 4 jours à Montréal, d'autant plus que je constatais avec stupeur de la poussière qui s'accumulait sur mon vélo de route, je profitai des timides apparitions du soleil pour partir, ce dimanche 24 avril 2011, 8h, plein nord est, direction le Québec, sans carte ni GPS, mais avec le soleil et le fleuve St Laurent comme seuls guides.

   Ainsi, j'ai pu enfin voir la fin de la rue Sherbrooke, longue de plusieurs dizaines de kilomètres. Cette rue m'a amené au pont pour sortir de l'ile de Montréal, et c'est ensuite la douce route verte, la route 138 qui m'a guidé tout au long du parcours.

Photo-0123La route 138, longeant le fleuve St Laurent la plupart du temps.

   Cette route est un vrai délice sur la première centaine de kilomètres. Les villes se succèdent, Repentigny, Lanoraie, Berthierville. Puis, de longues lignes droites, éloignées du fleuve et à travers de gigantesques fermes rendent difficile le trajet. En arrivant à Louiseville, les grands bâtiments du style québécois et la proximité du fleuve remontent le moral.

Photo-0124Photo-0126

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des bâtiments d'exception, à Louiseville.

   Le nom des villes sonne tant français qu'indien, puisque se succèdent les villes de St Barthélémy, Maskinongé, Louiseville, Yamachiche, avant d'arriver à Trois-Rivières, et rappelle ainsi le mélange culturel d'une terre qui a vu passer des hommes venant de tous les recoins du monde. Je me sens un peu comme ces aventuriers européens, il y a plusieurs siècles, qui découvraient avec excitation les terres inconnues d'Amérique, surtout que la route 138 que je suis devient la Route du Roy, fondée en 1735, après quatre ans de construction et treize ponts, conduisant jusqu'au vieux Québec. Chargée d'histoire, elle est la plus vieille voie terrestre du Québec, et passe devant toutes les églises les plus anciennes de la région.

   Je traverse l'espace et le temps.

 

  J'atteins enfin la mi-parcours à Trois-Rivières, et m'accorde une demi-heure pour avaler un sac de pain de mie avec vingt tranches de mortadelle. J'en ai 135 derrière, il en reste autant devant.

Photo-0130Le sanctuaire Notre Dame du Cap Shrine, à Trois-Rivières.

Photo-0129Sur le St Laurent, canards et pétroliers se côtoient.

   Passé Trois-Rivières, les pétroliers me tiennent compagnie, puis les nombreux canards, plus gros qu'en Europe, présent sur toutes les rives et tous les champs ou la neige en fondant alimente de grandes flaques regorgeant de nourriture. Je passe de les villes de Champlain, Batiscan, à travers la Mauricie.

Photo-0132Beaucoup d'endroits où il ferait bon vivre, sur les rives du fleuves.

   La route devient difficile vers le km 190. J'approche les deux cents, je ne suis pas fatigué, mais j'en ai un peu marre, et il en reste encore 80. Heureusement, je me fait doubler par un cycliste qui file à plus de 35km/h. Je fais l'effort de prendre son aspiration, et pendant 30km, nous filons à entre 35 et 40km/h, passant de nombreuses côtes et passages avec le vent de face. Je le remercie au km 220 à Cap Santé et continue seul vers Donnacona et Neuville, mais les passages les plus durs sont derrières. La neige se fait de moins en moins rare en se rapprochant de Québec. 

Photo-0135Des paysages du Québec, encore sous la neige.

   Puis la forte urbanisation fait son retour, les feux rouges, les trottoirs, les magasins. L'arrivée se hume, et il y a tout de même une touche de nostalgie qui se fait sentir, de regret que ce voyage est finalement était si court. Le soleil timide m'a tout de même offert un beau bronzage cycliste aux cuisses, en avril au Québec, qui l'eût cru ? Le port gelé de Québec met un point final. Je me sens chanceux d'avoir eu le privilège d'explorer et de découvrir autant de choses, comme cela n'est pas possible en bus ou en voiture. 

Photo-0136L'arrivée au port de Québec, aux alentours de 19h.

 

Détails :

281,43km

10h41' pour couvrir la distance

mais 9h47'25'' passées à pédaler (sans les pauses)

soit 28,746km/h de moyenne

6314 kcal.

Les photos ici.

Le parcours ici.


 
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 15:24

    Ma deuxième randonnée cycliste faite avec Bruno Burtschell a consisté en un parcours de 1163,5km parcourus en 8 jours, toujours avec tente et sacs de couchage sur le dos pour le camping sauvage et lavage en rivière, hormise une nuit d'orage. A souligner que nous avons pris la pluie tous les soirs sous la tente, qui a heureusement résisté. 51h40' de selle, soit une moyenne de 22,52 km/h et 6h30' de vélo par jour pour environ 150km, ont été nécessaires. Cette fois, pour dormir dans de plus confortables conditions, nous avions une tente un peu plus grande que l'an passé, et un duvet chacun, mais toujours pas de tapis de sol, par souci de place. Une fois sortis des Alpes, les quatre derniers jours se feront à une moyenne plus honorable de 200km par jour, de manière à boucler les 800km entre l'Italie et Bordeaux.

 

4 PREMIERS JOURS :

    Le circuit dessiné dans les Alpes depuis Gap, lieu du rendez-vous avec Bruno, consistait à passer un maximum de cols en quatre jours, au travers de la pluie. Nous avons eu le temps d'effectuer les ascensions des cols de la sentinelle, de la Bonette, dont la cime est la route la plus haute d'Europe (2802m), où un gros orage au pied de ce col nous fait perdre un après midi, de la Lombarde, de Larche, grâce à une petite escapade en Italie, d'Allos, que nous avons monté très rapidement en 1h15' environ, après avoir déposé nos sacs chez un ami afin de monter à vide, pour le plaisir. En rentrant sur Barcelonnette, environ 350km avaient été parcourus. Ne sachant pas quoi faire du temps qui nous était imparti, nous avons décidé de mettre le cap... plein ouest !

col-de-la-bonette.jpgfrance-italie.jpgcuneo.jpgSommet de la Bonette, puis frontière italienne et Cuneo.

4 DERNIERS JOURS :

    Ainsi, nous avons pris la direction de Bordeaux, pour traverser la France, lors d'un périple de 800km. Le massif central nous aura donné du fil à retordre, avec les cols de Faye, de la saulce, de Jalcreste, de Paluel, de Mal Pertus., mais surtout une multitude de petites côtes qui nous faisait ralentir, comme dans les gorges du Tarn, certes splendides, mais Ô combien redoutables. Nous établissons une étape record de 230km dans la journée du 15 août, record qui durera jusqu'en septembre 2010 (et mes 300km en une journée). Il faut dire qu'une fois le massif central passé, plus aucune difficulté ne nous a freiné, pas même les vallons aux alentours de Cahors, le jour de l'étape record. D'ailleurs, le festin que nous avons pris le midi de ce jour là, dans un Flunch de Villefranche de Rouergue, et le regard des bonhommes qui y travaillaient, nous regardant finir tous les plats à trois heure de l'après midi, avec 120km de vélo dans les jambes, restera un grand souvenir.

    Une belle randonnée, une de celle qui forge le caractère... A peine de retour en septembre dans la routine quotidienne, je faisais déjà les plans pour la prochaine, dans un an, en traçant une ligne imaginaire sur une carte de France, entre Dunkerque et Perpignan...

bordeaux.jpgQuelques jours plus tard, Bordeaux...

Détails :

1163,5km

51h40' pour couvrir la distance

soit 22,519km/h de moyenne.

Le parcours ici.

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