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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 15:12

   Samedi dernier, je me suis rendu à Drummondville, mais pas pour faire du triathlon comme d'habitude. Parmi toutes les épreuves ce jour là, seul le duathlon faisait parti de la coupe du Québec et présentait des bourses. Autant être honnête, si je peux faire une course tout en remboursant la location de la voiture, l'inscription, le camping et le resto du midi, ça vaut la peine de pas nager exceptionnellement. Car en plus, le duathlon présentait un niveau plus relevé que les triathlons du même évènement, et ça promettait une belle bagarre.

   Sur la ligne de départ, j'ai tout de suite vu que je n'étais pas le plus rapide des coureurs. Alors, comme la séance de piste du mardi de la même semaine m'avait clairement montré que je suis dans une super forme de course à pied, j'ai décidé d'adopter une stratégie particulière : Je suis parti très vite (premier kilomètre en 3'10'') pour asphyxier le monde qui essayait de me suivre. Cela a très bien marché car sur le premier kilomètre, un gros groupe me collait, et au deuxième kilomètre, j'étais loin en tête, même en ayant ralenti. Par la suite, j'ai encore ralenti et deux coureurs m'ont passé. Je me suis retrouvé intercallé 20 secondes derrières ces deux là, mais 40 secondes devant mes principaux rivaux.

   Sur le vélo, j'ai été dans mon élément comme d'habitude. J'ai pris la tête au bout de 5km, et j'ai signé le meilleur temps du jour. Les watts n'étaient pas super bons cependant (même puissance moyenne que sur le 100km du camp Bart Coaching incluant la boucle du 70.3 Mt Tremblant il y a moins d'un mois), car c'était une semaine de 400km de vélo (dernière semaine de volume avant le 70.3 Mt Tremblant), et ça s'est ressenti dans la fraicheur musculaire.

   La partie finale de course à pied a été plus agréable, puisqu'avec une minute d'avance, je n'ai pas eu besoin de beaucoup réfléchir, et j'ai juste déroulé en attendant de franchir la ligne d'arrivée.

   Pour être honnête, je ne pensais pas gagner vu les spécialistes de duathlon au départ. C'est peut être un signe que la forme est vraiment bonne, et il n'en fallait pas moins pour me donner un petit boost de confiance pour la course à Tremblant 8 jours plus tard.

   En plus d'avoir inauguré notre première nuit de camping avec ma chérie et le Milton, la journée s'est terminée par le rituel de la ballade dans les passerelles dans la réserve mondiale de biosphère à Nicolet (sans oublier la baraque à frites du port !). C'est une promenade que je recommande vivement surtout lorsque les tortues font bronzettes comme c'était le cas ce samedi.

DUATHLON DE DRUMMONDVILLE - 5KM+20KM+2,5KM

57'19''

Course à pied 1 : 16'57'' (3'23''/km, 17,699km/h, 3ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 31'14'' (1er temps)

Course à pied 2 : 9'10'' (3'40''/km, 16,364km/h, 8ème temps)

1er sur 78 partants

1er homme 20/29 ans.

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 08:51

   Sur mes deux premières participations au duathlon de Sorel, j'ai été touché par la poisse avec une crevaison en 2015 et une blessure au genou en 2016. Pour 2017, tout s'est bien déroulé cette fois-ci, mais je regrette que le niveau ait été un peu moins relevé que les éditions précédentes.

   En ce qui concerne le contexte de la course, elle s'est déroulée le lendemain de mon arrivée de France, mais avec le décalage horaire dans le bon sens. J'avais cependant une grosse semaine dans les jambes (encore plus de 400km de vélo), la troisième de suite, la semaine de repos se situant immédiatement après le duathlon de Sorel.

   La première course à pied a été surprenante puisque j'ai couru vite avec d'excellentes sensations. J'ai l'impression de me répéter ces derniers temps, mais ça faisait plus d'un an que je n'avais pas eu l'occasion de le dire, alors j'en profite. Cela fait un mois que dure ma pause d'entrainement par intervalles, et je vais amorcer un retour progressif avec une séance d'intervalle une fois par semaine. Bref, je suis rentré en 2ème position en transition, avec pour plan de tout donner sur les trois boucles de 11km de vélo.

   En vélo, j'ai été un peu déçu de ma puissance moyenne. Je voulais vraiment être bien au-dessus de 300 watts, mais une longue portion de route abîmée faisait qu'on ne pouvait pas pousser plus que ça sans s'envoyer dans le décors. Au final, je rentre premier en transition, et je gère mon avance pour finir avec 15 secondes d'avance sur le suivant.

   La saison de triathlon débutera le 4 juin au triathlon de Sherbrooke, sur un parcours très dur mais qui m'a en général plutôt bien réussi par le passé.

DUATHLON DE SOREL-TRACY 5KM+33KM+2,5KM

1h'18'01''

Course à pied 1 : 17'28'' (17,176km/h, 3'29''/km, 2ème temps)

Transition 1 + Vélo : 49'29'' (1er temps)

Transition 2 + Course à pied 2 : 11'05'' (3ème temps)

1er sur 61 partants

1er homme 25/29 ans.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 11:25

   Le mois de juillet a été un mois de sacrifices. Sacrifice de temps et financiers car pour effectuer des sorties de vélo de qualité, je n'avais pas le choix que de sortir de Montréal, et de louer une voiture la plupart du temps. Les courses que j'ai fait durant la période 24 juin - 7 août ont été faites en entrainement, afin de rajouter une séance de qualité par-dessus encore, lors de semaines de gros kilométrage. Cette période a été la meilleure en terme d'entrainement que j'ai pu avoir depuis que je suis à Montréal. C'est ce dont j'avais besoin, je pense, vu mes résultats de début de saison.

   Le grand prix de Verdun était la première course à laquelle je me rendais avec un mini repos, et je l'ai immédiatement senti pendant la course, puisque j'ai pu me rendre dans des zones dans lesquelles je ne m'était pas rendu depuis un moment.

   Ce triathlon sprint a été changé en duathlon à cause des orages de la veille qui ont pollué le fleuve (enfin, un orage ne pollue pas, plutôt les stations d'épuration qui ont débordé comme à chaque gros orage). Cela a joué plutôt en ma faveur, étant meilleur coureur que nageur. C'était le championnat provincial élite, mais aussi le support de la série nationale junior. A cela s'ajoutaient des concurrents de la coupe du monde de Montréal de la semaine passée, ce qui faisait que c'était la course élite la plus dense à laquelle j'ai participé.

J'ai effectué les 5 premiers kilomètres à environ 3'20''/km (le parcours était un peu court). J'ai gardé ce rythme constant, ce qui fait que je me suis retrouvé dernier sur le premier kilomètre pour ensuite remonter en milieu de peloton. Sur le vélo, je rattrape deux groupes sur le premier tour de quatre, mais à chaque fois que je prends le relais, je m'échappe involontairement. Je fais le deuxième tour en solitaire, mais ne parviens pas à joindre le groupe de devant que j'ai en ligne de mire. Je me fais finalement rattraper par un gros peloton emmené par mon ami Simon, un gros cycliste, et m'y abrite. En queue de peloton, il me faut relancer à 47-48km/h à chaque demi-tour et c'est loin d'être confortable. Je me place alors plus à l'avant, récupère, et dans le dernier tour, je viens seconder Simon avec un relais d'un kilomètre à 45-46km/h face au vent. Mon unique contribution au groupe nous permet de faire la jonction avec le peloton de devant juste avant la transition. Je trouve ma stratégie impeccable puisque sur les 2,5km de course à pied, je double une dizaine de participants pour me classer 27ème.

   Même si je n'ai pas cottoyé les vrais ITUiens devant, la densité sur cette course m'a donné beaucoup d'expérience. Il faut être un grand stratège pour lire ce qui se passe sur le vélo et choisir la milleure stratégie. C'est excitant, mais je dois encore m'améliorer là-dedans. Et les courses avec drafting sont de loin plus éprouvantes que les sans drafting, puisqu'il n'y a aucune gestion d'effort sur le vélo, mais sans arrêt des pics de wattage.

GRAND PRIX DE VERDUN - 5KM+20KM+2,5KM

56'52''

Course : 15'48'' (3'09''/km, 45ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 32'29'' (31ème temps)

Course : 8'38'' (3'27''/km, 16,559km/h, 23ème temps)

27ème élite sur 131 partants.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 19:06

5   6 jours après le demi-ironman à Mt Tremblant, j'avais prévu d'aller faire une course avec mon ami Alain Lafleur, qui n'est autre que le champion du Québec en duathlon sur les distances sprint et olympique. Je voulais faire cette course avec lui depuis longtemps, mais difficile de caser un duathlon dans la saison de triathlon. Du coup il a fallu attendre que les triathlons se terminent, et ce duathlon à St Sauveur tombait à pic, surtout que j'avais eu une course catastrophique à cause de problèmes mécaniques il y a deux ans à cette même course. Cela permet aussi de prolonger la saison de vélo d'une semaine !

   Malheureusement (ou heureusement pour moi ?) Alain s'est blessé juste avant la course et j'ai dû me résoudre à y aller seul, un peu triste de voir que notre duel n'aurait pas lieu ! Alors je me suis motivé en prenant ça comme une revanche sur l'édition 2012. Je n'aime pas les duathlons à cause de l'absence de nage, je ne me fais pas mal en bassin à l 'année pour ne pas nager durant les courses ! Mais ce matin là, il faisait si frais (en dessous de 10°C, très nuageux), que j'étais bien heureux de ne pas avoir de nage. Le format atypique (3/29/3) favorisait les cyclistes, ce qui fait que je m'attendais à être un peu aux avants-postes, sur le vélo au moins. En ne me pointant pas à la piste de la semaine, j'ai retrouvé des jambes très fraîches et une bonne forme.

   Sur le départ, comme d'habitude, tout le monde est parti 4vraiment vite. Je me suis retrouvé hors du top 10 avant de rattraper tout ce monde au premier kilomètre que j'ai passé en 3'15''. Je pense que les 10 personnes devant moi ont dû partir à 3'00''/km et qu'ils auraient tout à gagner à partir moins vite, mais je ne vais pas me plaindre, ça me facilite la tâche ! Nous nous sommes retrouvés à deux à l'avant, et j'étais assez à l'aise dans les petites montées, avec d'excellentes sensations dans les jambes. Dans le parc à vélos, je prends la tête et ne la lâche plus. Avec le vent, le froid et les montées, la moyenne n'est pas si élevée, je grelotte sur certaines portions, mais l'effort est là car je suis confortablement en tête. En sortant de la deuxième transition, je prends même le luxe d'embrasser ma chérie qui m'encourage dans le froid, puis je gère ma course pour arriver premier.. À la table de ravitaillement.

   Finalement, c'était une belle conclusion sportive et gastronomique à la saison avant de se consacrer à la course sur route jusqu'à la fin de l'année. Merci à Zoot, BlackAce cycling, Pro Circuit et Smith Optics de m'avoir rendu plus rapide, et à ma chérie de m'avoir encouragé !

3

DUATHLON DE SAINT SAUVEUR 3KM+29KM+3KM

1h'09'15''

Course à pied 1 : 10'10'' (17,705km/h, 3'23''/km, 1er temps)

Transition 1 + Véloroute +  Transition 2 : 48'22'' (2ème temps)

Course à pied 2 : 10'45'' (16,744km/h, 3'35''/km, 2ème temps)

1er sur 106 arrivants

1er homme 25/29 ans.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 23:56

    Avec le mauvais temps qui s'abat aussi bien en Europe qu'en Amérique du Nord, les duathlons reviennent à la mode, la faute à une eau trop froide le jour des courses. Le triathlon de Mt Tremblant, avec une eau à 10°C n'a pas échappé à la règle. C'est en effet de la pluie et du froid qui s'est abattu sur le nouveau site mondial du triathlon ces derniers jours, et même le matin de la course, la température fraîche et la pluie ne donnaient pas envie de courir. Ce sera donc un duathlon à la place du triathlon olympique, ce qui ne fait pas mon affaire, car 6 jours après un demi-ironman très éprouvant dans le Connecticut, je ne me voyais pas faire deux épreuves de course à pied au lieu d'une seule. 946420 10152893149530693 540446686 n601920 10152893149630693 149471989 n   Au passage, je tiens à souligner ma surprise en arrivant dans la ville de Mont Tremblant, tellement la ville a su se transformer pour accueillir les évènements WTC (l'entreprise qui organise les Ironman, Ironman 70.3 et les triathlons olympiques 5150). Il faut dire qu'en 2014, il y aura un 5150, un Ironman 70.3, un Ironman et les championnats du monde d'Ironman 70.3 à Mt Tremblant, et la ville voit ceci comme une bénédiction économique. C'est important de le souligner à l'heure où les organisateurs de courses dans des villes comme Montréal ou Québec sont vu comme des gêneurs.

   Bref, pour revenir à la course, j'étais découragé de devoir me confronter à des spécialistes du duathlon maintenant que mon wetsuit Zoot et moi filons assez vite dans l'eau pour tirer mon épingle du jeu dès la première épreuve. Mais cela reste une belle épeuve, avec quasiment 700 coureurs, c'est surement le plus gros duathlon qui ait jamais eu lieu au Québec. Au moment du départ, comme attendu, tout le monde est parti très fort. Avec mon ami JP, nous courrons à 3'30''/km et pourtant nous sommes dans les 30èmes, aux côtés de Jérome Bresson, qui finira 2ème de la course, c'est dire si les gens s'emballent vite. Le parcours est très valloné, et je sens d'entrée que c'est difficile pour mes jambes, cela me rapelle de façon trop fraîche les côtes d'il y a 6 jours. Au bout de 5km, je suis incapable de suivre l'accélération de JP. Il disparait très vite de mon champ de vision, ce qui me décourage, d'autant plus que je ne rattrape pas tant de gens que ça, ça ne casse pas, ou plutôt c'est moi qui casse. Je rentre en transition 25ème en un peu plus de 36 minutes, le coeur au bord de l'explosion. Je fais une mauvaise transition, perds trop de temps à mettre ma veste, mon casque, et commence à me demander ce que je fais ici.

   Heureusement, dès les premiers coups de pédales, sans forcer, je double beaucoup de monde. Finalement, c'est plutôt une forme de vélo que j'ai aujourd'hui alors je commence à pousser. Je me transforme alors en bus de ramassage scolaire, et vais chercher les cyclistes les uns après les autres. Je me sens vraiment à l'aise dans les montées, et je ne vois personne capable de m'y suivre. En plus, j'ai gagné de l'assurance en descente, car personne ne me double non plus. Le parcours vélo, assez côteux, est parfaitement à mon avantage, et je fais mes 40km8685 10152893149790693 168682654 n complètement à bloc, et remonte à la 6ème place. En fait, je fais le 2ème chrono du parcours vélo en 1h05', et le meilleur ne l'a été que de 8 secondes. Sachant que ce temps prends en compte les deux transitions, j'aurais définitivement du mieux m'appliquer à la première. Mais je valide bien la sueur versée sur les routes de France en mai, notamment sur les pentes du Mont Ventoux.

   Je pose le vélo avec le 5ème et le 7ème. Cette fois, je fais une excellente transition et parviens à rester au contact. Je passe même 5ème dès le début des 5km de course avec en ligne de mire le 4ème et le 3ème. Mais je ne fais pas de miracle dans les côtes, et ne leur prends pas de temps. Je me suis même épuisé à essayer d'aller les chercher, et lorsque le 6ème, qui a couru derrière moi tout le long, lance des accélérations dans les derniers hectomètres dans le village de Tremblant, je réponds une fois, deux fois, mais je lâche l'affaire à la troisième, n'ayant plus du tout de jus. C'est tout de même une belle 6ème place inespérée qui m'attends, étant données les circonstances; les changements du parcours et la courte récupération.

   Je brise les deux heures sur ce parcours exigeant et fait un podium dans mon groupe d'âge. Ce site enchanteur a tout pour plaire, et c'est sûr que j'y retournerais l'an prochain en espérant pouvoir enfin nager. Reste à savoir sur quelle distance puisqu'apparemment on a l'embarras du choix à présent...5911 497334193672213 1676074421 n5150 MT TREMBLANT - 10KM+40KM+5KM

1h59'30''

Course : 36'08'' (3'36''/km, 16,605km/h, 23ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h05'46'' (2ème temps)

Course : 17'35'' (3'30''/km, 17,062km/h, 14ème temps, 6ème classement final)

6ème sur 683 finishers

3ème homme 20/29 ans.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 11:23

     Le trail de la lavande de 63km annulé faute d'assez de participants, un VTT avec la transmission changée de A à Z (il était temps depuis 6 mois), et me voilà ce dimanche 26 septembre en route vers Bollène pour le troisième vétathlon de ma carrière de coureur. Mon premier en 2005 avait été fait sans entrainement de course à pied, j'avais fini dans un état lamentable. Mon second en 2009 fut tout aussi lamentable puisqu'après une crevaison, j'avais fait les 10 derniers kilomètre en courant. Il était temps de s'y mettre.

 

    Mais après 6 mois d'arrêt de VTT, il va falloir tout miser sur la course. Je m'en tire pas trop mal puisque je signe le 6ème temps de la boucle de 8km, assez technique, en 36'24''. Le premier est passé il y a 3'58''.

1.jpg

    Reste le parcours VTT, deux boucles de 10km. Et à mon grand étonnement, je remonte des concurrents à VTT, alors que je pensais plutôt me faire doubler. Certains concurrents me ralentissent un peu dans les single track où il est difficile de doubler. Le parcours est fidèle aux Monts d'Uchaux, beaucoup de descentes techniques, des montées peu évidentes, mais tout passe sur le vélo, mis à part les escaliers de la fin. Je parcours la première boucle en 29'51'', 4ème temps sur cette boucle, ce qui me permet d'accéder à la 4ème place. Je suis à 3'01' du premier.

2.jpg

    Enfin, je parcours seul les 10 derniers kilomètres. Plus personne devant, les jambes vont bien. Je donne un coup d'accélérateur, et termine en 28'08'', le meilleur temps sur cette boucle, le meilleur temps de la course chez les individuels. Cette boucle me permet de finir 2ème au scratch en 1h34'23'', à 45'' du premier, un résultat intéressant : je revenais sur lui comme une fusée.

3.jpg

    Mais je n'ai pas de regrets. Il a été rapide en course à pied. Je suis plutôt content de finir dans un bon état, j'ai la caisse. Du coup, je me suis inscrit au marathon de Provence-Luberon, dimanche 3 octobre. "Juste pour voir". Et il y a du bon vin à gagner...

4.jpg VETATHLON DE BOLLENE - 8KM+20KM

1h34'23''

Course à pied : 36'24'' (13,187km/h, 4'33''/km, 6ème après course à pied)

VTT : 57'59'' (20,696km/h de moyenne, 2ème classement final)

2ème sur 32 arrivants

1er espoir.

14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:14

   Après une longue hésitation entre le Québec méga trail et le duathlon de St Lambert, j'ai finalement opté pour le duathlon, décidant que mon entraînement du printemps était plutôt porté sur le duathlon et triathlon, surtout que cette épreuve se déroulait à 6km de chez moi. Je me suis donc rendu à vélo sur le lieu de départ, à St Lambert, avec un objectif de podium comme toujours sur les duathlons de niveau peu relevé. Le parcours de 20km de vélo a été modifié en un parcours de 18km (six tours de 3km) suite à des travaux, ce qui est compensé par les boucles de course à pied de 2,7km au lieu de 2,5km. Ainsi, ce duathlon est plutôt un 5,4km de course, 18km de vélo et 2,7km de course.

   Lorsque le départ est donné, comme d'habitude beaucoup de coureurs partent très vite, trop vite. J'arrive tout de même à sortir assez tôt du peloton de coureurs. Un duathlète prend un rythme trop rapide pour moi devant, et je me contente de le suivre en deuxième position de loin. J'entends que juste derrière moi un autre coureur n'est pas loin. L'intégralité du parcours de 5,4km se passe ainsi, et c'est à quelques centaines de mètres de la transition que mon coureurs de derrière se décide à me passer devant et sort quelques secondes avant moi du parc à vélo, time trial entre les jambes et casque profilé sur la tête.

   Sur ce parcours de 3km à effectuer six fois, un bon kilomètre se fait vent dans le dos à plus de 45km/h en ligne droite. Ensuite, lorsque le parcours s'infiltre dans les quartiers de St Lambet, de nombreuses relances cassent la vitesse moyenne. Je suis donc en troisième position juste derrière le deuxième pendant un tour, mais ce dernier accélèrera dès le deuxième tour, et je en le reverrai plus. Je méforce donc pendant les cinq autres tours à garder du rythme avec pour seule indication de mon intensité les autres coureurs du triathlon sur le même parcours que je double. Je commence à me résigner à ma troisième place, lorsque dans les 200 derniers mètres, j'aperçois le coureurs qui était parti très rapidement en course à pied. J'ai réussis à le rattrapper et donc j'ai trouvé une motivation supplémentaire pour la dernière boucle de course à pied. En sortant de l'aire de trnasition, il a une vingtaine de mètres d'avance sur moi. Je prends un gel pour me donner un regain d'énergie et pars à sa poursuite. Mais malgré tous mes efforts, je ne parviens pas à lui prendre un seul mètre. Dans le dernier kilomètre, je tente le tout pour le tout dans une dernière accélération, du moins j'essaie, mais les muscles de mes jambes sont comme à leur rendement maximal, impossible de forcer plus, fatigués par la partie vélo. Même en modifiant ma foulée, en diminuant mes pas et en augmentant leur fréquence, tactique souvent gagnante, je suis à quelques décamètres derrière sans espoir de lui revenir dessus. C'est donc avec un peu d'amertume que je finis troisième loin devant le premier mais qu'à 13 secondes du deuxième. Je suis tout de même satisfait de mon objectif atteint, de mes temps de course, mais le temps de vélo n'est pas dans les meilleurs. Peut être le faute aux relances assez nombreuses dans lesquelles je ne suis pas bon, où à encore trop de fatigue des derniers triathlons longue distance, fatigue qu'il va falloir évacuer pour performer dans une semaine au demi-ironman de Magog.

 

DUATHLON DE ST LAMBERT - 5KM+18KM+2,5KM

1h00'23''

Course à pied 1 : 19'06'' (15,707km/h, 3'49''/km, 3ème temps)

Transition 1 + Véloroute +  Transition 2 : 30'41'' (5ème temps)

Course à pied 2 : 10'36'' (14,151km/h, 4'14''/km, 3ème temps)

3ème sur 69 arrivants

1er homme 20/24 ans.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:17

    Après la bonne première surprise sur le duathlon d'Oka il y a quelques semaines, mon ami Fred et moi, les chasseurs de duathlon, sommes partis en direction de Drummondville, pour un duathlon au parcours plus rapide, mais de niveau un peu plus relevé. Le réveil matinal mélangé au nombreux travaux sur la route nous ont fait perdre de nombreuses minutes, ce qui a rendu bien stressant les préparatifs d'avant course. Pour ma part, je n'ai pas eu le temps de remplir ma gourde de vélo, ni de mettre des élastiques pour faire tenir mes chaussures. Mais je n'ai pas à me plaindre car Fred ratera carrément son départ et partira finalement avec les duathlon relai 5 minutes plus tard. Incident heureusement sans gravité, puisque les organisateurs reporteront plus tard son temps sur le duathlon individuel, mais il faut reconnaître que fred n'a pas pu compétitionner à 100% du coup.

   Bref, sur ma ligne de départ, ne voyant pas Fred arriver, je me suis reconcentré sur ma course. Dès le départ, j'a senti de superbes sensations dans les jambes, grâce au début de repos pour l'Ironman de Nice que j'ai commencé à prendre ces derniers jours. Beaucoup de coureurs partis en avant de moi ont trés vite ralenti dès les premiers 500m. J'essaye de boire à beaucoup de ravitaillements pour compenser l'absence d'eau que j'aurai sur le vélo. Je me retrouve alors 3ème, mais avec un rythme plus que soutenu, trop même. Ma fraîcheur m'a permis néanmoins de le garder, de doubler le 2ème, et de terminer en 16'37'' le premier 5km, même si à mon avis il manquait quelques décamètres pour compléter la distance. Le premier avait déjà pris pas mal d'avance mais tout restait en jeu avant le vélo.

   Sur ma première transition, sans élastiques pour tenir mes chaussures clipsées sur les pédales de mon vélo, j'en perds une et fait demi tour pour aller la chercher, et le troisième sort avant moi du parc à vélo. Je pars donc comme une furie sur le vélo, 48km/h dans le faux plat descendant. Je ne roule pas en dessous de 40km/h. Malgré ça, je ne double mon bonhomme, vélo time trial et casque aéro, pas avant le kilomètre 7 et repasse second. Au demi tour, je me rends compte que le premier garde une bonne avance, que j'aurais bien du mal à refaire. Je continue à tout donner sur la deuxième moitié, mais j'ai plus de mal cette fois à ne pas redescendre sous les 40km/h. Mon compteur m'indiquera que j'ai fait les 20km de distance en moins de 30 minutes. Très content de moi, je descends de vélo pour aller dans la zone de transition. Non seulement je perds à nouveau une chaussure, mets du temps à retrouver ma place dans la zone, mais en plus le troisième me dépasse à nouveau. Il n'était vraiment pas loin et tout va se jouer sur les derniers 2,5km de course.

   Je repars donc à plein régime 10m derrière mon adversaire. Presque en même temps, au bout d'une minute, la fatigue nous rattrappe, et nous ralentissons. Je parviens toutefois à ralentir moins que lui, l'écart diminue, et lorsque je suis à son niveau, je donne un coup d'accélérateur pour éviter qu'il ne s'accroche à moi. Sachant que je ne rattrapperai plus le premier, je décide de courir en sorte de finir 2ème. Pendant 2km, une dizaine de mètres à peine me sépare de mon poursuivant, et je n'ose à peine me retourner, donnant toute mon énergie. C'est à 500m de l'arrivée que l'écart se creusera légèrement, et je ne cesserai pas de me retourner avant de franchir l'arche, 11'' devant mon adversaire, et 1'35'' derrière le premier. C'est une vraie joie de finir de la sorte, de finir une course intense du début à la fin. Et puis moi qui voulait briser l'heure, en voyant 57'23'' sur les résultats, je pourrai me considérer plus que satisfait. Le seul regret aura été de ne pas avoir pu racer aux côtés de Fred, 4ème de la course après que les organisateurs aient reporté son temps, et connaître une belle bataille avec lui comme à Oka. Bref, voilà une bonne dernière prise de confiance avant la dernière ligne droite vers le jour surement le plus important de ma vie, dans 8 jours...

581296_10151817513320507_1086103267_n.jpgDUATHLON DE DRUMMONDVILLE - 5KM+20KM+2,5KM

57'23''

Course à pied 1 : 16'37'' (18,054km/h, 3'19''/km, 3ème temps)

Transition 1 + Véloroute +  Transition 2 : 32'12'' (3ème temps)

Course à pied 2 : 8'33'' (17,544km/h, 3'25''/km, 3ème temps)

2ème sur 60 arrivants

1er homme 20/24 ans.

Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de duathlons Sprint
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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 21:44

   Après avoir longuement étudié le calendrier des duathlons au Québec, mon ami Fred et moi avions décidé d'en sélectionner quelques uns, et Oka serait le premier de la liste. Aussi, après avoir jeté un coup d'oeil aux résultats, si nous faisions réellement les temps que nous voulions, nous serions devant les premiers. Du coup, nous attendions cette course avec impatience. Fred étant bien meilleur que moi en course à pied, mais étant donné mon avantage en vélo grâce à mon entrainement d'hiver, il était dur de savoir lequel des deux finirait devant l'autre. Mon plan d'attaque était donc de laisser filer Fred sur la première partie (5km de course à pied), de tout donner sur le vélo (20km), surtout de le rattrapper avant la mi-parcours afin d'emmagasiner assez d'avance pour ne pas me faire doubler dans les derniers 5km de course à pied.

   Et donc nous voilà dimanche matin à 6h30 à essayer de faire rentrer deux vélos dans une petite voiture de location. Nous partons finalement vers le magnifique parc naturel d'Oka avec une roue qui sort par la fenêtre arrière droite, ce qui fait qu'on se les gèlent dans la voiture à cette heure de la matinée à 100km/h sur l'autoroute. Le parc d'Oka est une somptueuse forêt bordant une large plage de sable autours d'un lac. Je ne résisterai pas à la tentation d'aller nager après la course d'ailleurs. Après avoir récupéré nos dossards, déposé nos vélos, étudié le parcours, l'heure du départ sonne.

   Nous partons donc pour les 5 premiers kilomètres de course à pied. A première vue, je suis beaucoup moins courbaturé qu'en début de semaine, et satisfait de ma foulée. Beaucoup de duathlètes partent en fous, et je rattrappe les trois-quarts dès le premier kilomètre. Je compte que je suis 4ème à ce moment-là, et je laisse Fred partir petit à petit au loin, comme prévu. Il est en tête de course sans surprise. Je me sens de très bonnes jambes, et je pense être sur mon rythme de course pour un 10km, peut-être même plus rapide, mais je passe dans l'aire de transition 4ème en 19'38'' à 1'30'' de Fred. C'est sûr, je n'ai pas pu être aussi lent, il doit y avoir un peu plus de 5km.

   A présent, fini de rigoler, je veux frapper fort sur le vélo. Je quitte mes chaussures en vitesse, cours pied nu, enfourche ma monture, entends le bruit des élastiques tenant mes chaussures de vélo qui pêtent (ouf, c'était la permière fois que je testais ça, je n'étais pas trop sûr de moi), et file à 42-43km/h sur les premières parties plates. Au bout de quelques kilomètres, je rejoins la boucle à faire deux fois avant de rentrer. A ma surprise, ce n'est pas tout à fait plat, et c'est même très vallonné, il faut savoir jouer avec les pignons pour passer les côtes en perdant le moins possible de vitesse. J'ai le coeur qui s'emballe vite, mais j'attends impatiemment de croiser Fred. C'est au kilomètre 6 que je le double en l'encourageant, bien avant la mi-parcours, mon plan focntionne donc très bien. j'attaque la seconde boucle en essayant tant bien que mal de garder de rythme, et je me surprends à rouler à 37km/h de moyenne. Je prends un gel par prévention d'un coup de fatigue, ce que je ne fais jamais d'habitude sur les petites distances, mais je préfère mettre toutes les chances de mon côté. En rentrant sur la fin du vélo, mon compteur indique plus de 38km/h de moyenne, je pense avoir pas mal d'avance sur Fred, mais je ne connais pas ma position, car sur le parcours vélo, nous étions mélangés avec le triathlon parti plus tôt, et je ne savais pas si je doublais des triathlètes ou duathlètes.

2.jpg   Cela ne m'empêche pas de partir sur la dernière partie de course stressé de me faire rattrapper. Je me retourne fréquemment, et lutte pour donner du rythme. La course à pied consiste en un aller-retour sur des chemins de terre dans la forêt, et au demi-tour, je lance le chrono. Je croise Fred au bout d'environ 30 secondes, ce qui veut dire que j'ai à peu près une minute d'avance sur lui. Il faut que ça tienne jusqu'à l'arrivée. Je prends à nouveau un gel pour me booster, je donne tout, et me retourne tous les 100m sur la fin : pas de Fred. Je franchis la ligne d'arrivée très satisfait, et Fred me suit de 25 secondes. Il s'en est fallu de peu, il a été 1'30'' plus rapide que moi à nouveau. Mais j'ai tenu le coup.

   Nous ne connaissons toujours pas notre classement, et c'est lorsque les résultats sont affichés après deux heures de suspense que nosu voyons nos deux noms en tête de liste. C'est bizarre de ne pas avoir à se chercher dans la feuille, et ça fait tellement plaisir. C'est ma première victoire à vie, et ça vient de me mettre en joie pour au moins un mois. Avec Fred, on n'était pas venus à Oka pour parler brioche.

3-copie-1.jpgDUATHLON D'OKA - 5KM+20KM+5KM

1h13'06''

Course à pied 1 : 19'38'' (15,280km/h, 3'56''/km, 4ème temps)

Transition 1 + Véloroute +  Transition 2 : 33'52'' (1er temps)

Course à pied 2 : 19'35'' (15,319km/h, 3'55''/km, 3ème temps)

1er sur 61 arrivants

1er homme 20/24 ans.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 22:41

   St Sauveur, QC, Canada, un dimanche à 8h du matin :

La fille de l'organisation : M. Leclerc, il faut que vous écrive au marqueur votre numéro de dossard.

Jean-Philippe Leclerc : Où ça ? Sur la fesse ?

Moi : Dans ce cas, JP, tu vas devoir nager le cul à l'air pour qu'on puisse voir ton numéro.

Jean-Philippe : OK, je vais faire le béluga.

La fille de l'organisation : Non, non, je veux juste l'écrire sur l'épaule.

1-copie-1.jpg

   Difficile de prendre au sérieux deux abrutis venus faire, l'un son premier triathlon, l'autre son premier duathlon au Québec. Et pourtant les sensations ont été là. Malgré la pluie, qui a arrêté plus tard le grand prix de formule 1 de Montréal, ce fut une assez bonne surprise de trouver des jambes si faciles sur les deux premiers kilomètres de course à pied (7'15'' en comptant la transition course à pied - véloroute, soit le 3ème temps). Un Chrono plus qu'acceptable en vélo, vu que je m'offrais le 3ème temps avec 41'08'' pour les 25km, soit une moyenne de 36,5km/h. Un parcours vallonné encore à mon avantage, puisque je doublais les "casques profilés", qui me redoublaient sur le plat, jouant ainsi au chat et à la souris avec eux. En ce qui concerne les résultats, avec le second chrono sur les huit derniers kilomètres de course à pied (32'23'' en comptant la transition véloroute - course à pied), j'accédais avec surprise à mon premier podium de duathlon.

   Pas de bouteille de vin comme en France, mais beaucoup de satisfaction et de rêves pour l'avenir. Jean-Philippe, 9ème de son premier triathlon, n'était pas venu pour rien non plus.

DUATHLON DU MONT HABITANT - 2KM+25KM+8KM

1h20'45''

Course à pied 1 + Transition 1 : 7'15'' (3ème temps)

Véloroute : 41'08'' (36,467km/h, 2nd temps)

Transition 2 + course à pied 2 : 32'23'' (2nd temps)

1323kcal

2nd sur 27 arrivants

1er homme 20/24 ans.

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