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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 14:05

    En 2014, j'avais gagné ce triathlon lors d'une course qui est l'un de mes meilleurs souvenirs de triathlon. C'était les championnats provinciaux de sprint, et après une nage et un vélo où je m'étais fait enfermer, j'avais remonté 5 places sur la course à pied pour gagner la course.

   En 2015 et 2016, Verdun était une étape du Grand Prix élite. Pas de victoire donc, mais certainement mes meilleures courses de la saison sur sprint avec sillonnage.

   Cette année, Verdun n'était pas un grand prix ni un championnat provincial. Le niveau était moins relevé, n'empêche que j'ai toujours autant de plaisir à faire cette course à côté de chez moi, et de m'y rendre à vélo tranquillement le matin. La natation a lieu dans le St Laurent, et le petit courant fait que ce n'est pas une nage rapide. Je ne me suis pas fait enfermer comme il y a trois ans, mais j'ai quand même pris une minute sur les meilleurs nageurs.

   Tout est assez bien rentré dans l'ordre sur le vélo, où j'ai pu sortir un de mes meilleurs wattage moyen malgré une semaine de 420km dans les jambes. J'ai tenu presque 40km/h malgré les 8 demi-tours serrés, ce qui est proche de mes temps de l'an passé, d'après Strava, où je roulais en peloton.

   Sur la course à pied, je n'avais pas le goût de forcer plus que ça car les muscles tiraient un peu, mais j'ai été très régulier car j'ai eu l'exacte même allure qu'à mon précédent triathlon sprint de St Lambert, 3'39''/km (5.3km), ce qui a été suffisant pour creuser l'écart avec le deuxième qui était à trente secondes seulement en T2.

   Verdun était mon dernier entrainement de vitesse / résistance avant l'Ironman Mt Tremblant de la semaine prochaine. Cette fois-ci, je m'y rends avec un objectif très ambitieux : boucler le marathon sans marcher !

TRIATHLON DE VERDUN – 0,75KM+21KM+5KM

1h06’25’’

Nage+T1 : 14’32’’ (7ème temps)

Vélo+T2 : 32’15’’ (1er temps)

Course à pied : 19’40’’ (3’56’’/km, 15,254km/h, 2ème temps)

1er sur 248 finishers

1er homme 25-29 ans.

Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons Sprint
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 20:00

   Après Barcelone en octobre dernier, Lake Placid était le deuxième Ironman que j'avais choisi pour poursuivre mon "apprentissage" de la distance. Je ne m'attendais pas à faire autant de progrès autant rapidement : A Lake Placid, j'ai bien couru jusqu'au kilomètre 32 (contre 14 à Barcelone), je m'en suis sorti avec quelques courbatures et aucune crampe (A Barcelone, il fallait m'aider à monter dans une voiture ou descendre du lit pendant 48h)... Je suis très encouragé au rythme où vont les choses. Certes, le temps final est très loin encore de ce que je veux faire un jour, mais il ne veut pas dire grand chose, car quand on explose sur le marathon d'un Ironman, on peut perdre 30 à 40 minutes par 10km. L'objectif est de rentrer un marathon correct avant de réfléchir à un temps total que je voudrais faire.

   Comme à Barcelone, la natation étant sans combinaison pour les pros seulement. Je voulais battre mon temps de référence de 59 minutes établi en octobre. Après un départ plutôt rapide, j'ai dû me mettre dans le rouge pour aller chercher un pack devant. Après 400m, je me retrouve confortablement installé dans des pieds, et j'attends que le temps passe. Après une boucle, lors de la petite sortie à l'australienne, je vois que la moitié du parcours a été faite en 29 minutes, ce qui est une bonne chose pour le sub 1h. Mais en attaquant la seconde, je réalise que la dernière vague de groupe d'âges, les plus lents, vient tout juste de partir. La deuxième boucle a été un calvaire à slalommer entre les brasseurs et dos-crawleurs, et à se dégager un chemin dans les virages. Résultat, une deuxième boucle plus lente pour un temps de 1h01.

   Avant de me présenter pour la course, j'avais fait deux fois le parcours vélo en entrainement dans les semaines précédentes. Je savais exactement où il fallait rouler vite, où s'en garder. J'ai testé une nouvelle méthode de nutrition, en ne prenant que du salé : une barres salée aux 25km, soit 7 barres au total. J'ai eu du mal à les manger, mais cette stratégie a été bonne, car je n'ai pas eu de baisse d'énergie, et mon estomac s'est très bien senti pendant le marathon, et j'ai pu m'alimenter avec ce que je trouvais sur le parcours course à pied, évitant ainsi une explosion prématurée à cause d'un estomac qui ne veut plus rien savoir. Le reste de ma nutrition consistait en des boissons Pro Circuit. Côté équipement, en plus de la fine lame Giant Trinity, j'avais priorisé la légereté vu les côtes finales avec des roues Falcon 88mm (arrière) et 55mm (avant), et l'incontournable casque Smith TT Podium, très aéré et avec un grand champ de vision.

   Concernant cette partie vélo, je visais un temps total en un peu plus de 5h. En faisant une première boucle en 2h34, je me suis rendu compte que ça serait dur. En terminant en 5h18, j'étais déçu, mais en regardant les résultats, j'ai vu que je n'étais qu'à 10 minutes de certains bons rouleurs qui m'avaient déjà mis 10 minutes sur un 70.3. Du coup, je prends très volontier ce temps de 5h18, et encore plus les jambes fraiches qui venaient avec.

   Je sais à présent qu'il est normal de se sentir léger à l'entame du marathon mais que celà ne dure pas longtemps. Alors plutôt que d'y aller aux sensations et me retrouver à courir à 4'/km, je me suis freiné sur les 10 premiers kilomètres pour être dans les 4'30''/km. Ensuite, je n'avais plus besoin de me freiner jusqu'à la fin de la première boucle. C'en était euphorisant de voir comment cette course à pied se déroulait tellement bien, tellement mieux qu'à Barcelone. Une fois les 21km passés, j'ai commencé à m'accrocher pour tenir l'allure, et les petites montées ont fait se rapprocher mon allure moyenne proche des 5'/km. C'est au 32ème kilomètre que je me suis senti vidé. J'ai essayé de ne marcher que dans les côtes et les ravitaillements, pour rallier cette ligne d'arrivée en 3h54 (3h46 à ma montre qui n'a pas compté les deux arrêts toilette!).

    Le fait d'avoir son corps en presque bon état à la fin d'une telle épreuve est l'élément qui remonte le plus le moral. Initialement j'avais prévu d'abandonner si le corps ne voulait plus avancer, pour ne pas hypothéquer mon Ironman Mt Tremblant 4 semaines plus tard, mais deux semaines plus tard, les muscles ont déjà oublié Lake Placid et l'entrainement suit son cours normal. Tout est en place pour que je me rende à bonne allure au-delà du 32ème kilomètre le 20 août !

   P.S.: Antoine Jolicoeur-Desroches m'a fait l'honneur de son podcast, et nous parlons de mon Ironman Lake Placid, et de véganisme : Voilà le lien pour les curieux : https://soundcloud.com/user-549034918/sacha-cavelier-triathlete-pro

IRONMAN LAKE PLACID - 3,8KM+180KM+42,2KM

10h21'03''

Nage : 1h01'37'' (1'37''/100m)

Transition 1 : 4'30''

Vélo : 5h18'40'' (33,891km/h)

Transition 2 : 2'09''

Course : 3h54'07'' (10,815km/h, 5'32''/km)

79ème sur 2788 finishers

17ème pro.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 20:34

   J’avais gagné le triathlon de St Lambert en 2015, et fait 6ème en 2016 lors d’une journée avec les jambes un peu trop lourdes. Cette année j’étais bien décidé à reconquérir le titre. Faire le triathlon de St Lambert est un petit bonheur car c’est à seulement 6km de chez moi, le départ de la vague des plus compétitifs est assez tard (11h45) et on peut donc faire la grasse matinée, et je pars à vélo avec une paire de chaussures et des lunettes de piscine dans le sac à dos rien de plus.

   Nous sommes 400 athlètes au départ, et à raison de 4 athlètes par couloirs, 10 couloirs par vague, il faut donc 10 vagues pour faire partir tout le monde. Assez incroyable ce qu’on peut faire avec une petite piscine. Mais du coup, c’est dur de savoir qui sort de l’eau avant les autres, et donc son classement pendant la course. J’ai donc fourni un effort en mode contre-la-montre, pas mal à bloc tout le long.

   J’ai quand même eu un bon repère car Francis Sarrasin-Larochelle, un excellent nageur-rouleur, partait 10 secondes après moi dans mon couloir. Il m’a doublé lors du premier 100m que j’ai rentré en 1’22’’ (donc il est parti fort, c’est le moins qu’on puisse dire), et est sorti 40 secondes avant moi. Je suis sorti en 10’50’’ de l’eau – 11’28’’ le temps d’atteindre le tapis (à la seconde près mon temps de 2015 et 2016, une allure de 1’26’’/100m) et ai commencé le vélo en sur-régime pour faire la même tactique que Francis en version cycliste. Un tour de 3.5km à 370 watts plus tard (je suis pas passé loin du KOM sur strava), je me suis doucement calmé à un rythme de croisière. J’ai doublé Francis lors du 5ème tour de 6. J’ai réalisé que je faisais un bon vélo car je rattrape ce gars-là plutôt lors de la course à pied.

   Ma course à pied a été plus lente que les années passées, mais je n’avais personne en vue devant moi comme les années passées à aller chercher et donc peu de motivation à me faire mal. J’ai eu un peu peur tout de même que des gars rapides soient loin devant sans que je ne le sache, mais finalement j’ai gagné par 1min30 d’avance donc avec pas trop de suspense. Une victoire moins savoureuse qu'en 2015 lorsque j'avais dû faire une remontée à pied, mais on s'y fait !

TRIATHLON DE ST LAMBERT – 0,75KM+21KM+5KM

1h05’55’’

Nage : 11’28’’ (1’31’’/100m, 5ème temps)

T1+vélo+T2 : 33’57’’ (1er temps)

Course à pied : 20’31’’ (4’06’’/km, 14,622km/h, 2ème temps)

1er sur 362 finishers

1er homme 25-29 ans.

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 20:14

   Cette course est la suite de mon week-end mouvementé. Après le grand prix du samedi (compte-rendu ici) et un déménagement, je me suis aligné sur ce nouveau format inédit pour une coupe du Québec.

Sprint coupe du Québec sans sillonage (dimanche) : On reprenait l'idée de demi-finale/finale sur la course amateur du lendemain. La demi-finale était un sprint en contre-la-montre (0,75km/20km/5km) et les 7 premiers finissaient en finale A1, les 7 suivants en A2, puis B1, B2, etc... Seuls ceux de la finale A1 allaient s'octroyer les 7 premières places du classement final et les 5 bourses. Les finales se jouaient sur un super super sprint (0,18km/5km/1,25km).

   La demi-finale en contre-la-montre laissait très peu de place à l'estimation de son classement en temps réel. La stratégie de se garder des jambes était donc très risquée, car la fenêtre de 7 qualifiés en finale A1 n'était pas grosse. J'ai cependant eu la chance de partir en tout dernier, et après une nage et un vélo à bloc, j'ai vu que je n'avais pas beaucoup de retard sur les meilleurs partis un peu avant moi. J'ai donc pris la course à pied très tranquille, ce qui était plus que bienvenu vu les efforts de la veille. Je me suis classé au final 4ème, qualifié pour la finale A1, donc.

   En finale, la natation de 180m a été très tendue. Nous avons été 4 à nous neutraliser, à essayer de nous dépasser, nous donnant des coups. J'ai perdu mes lunettes au bout de 50m et nagé que d'un oeil le reste. Les temps de nage ont été très lents, et 2 ou 3 types devant ont eu le champ complètement libre pour prendre 30 secondes d'avance dès la fin de la nage. Grâce à un sprint dans le dernier droit de 50m, je passe 4ème en transition. Je réitère ma stratégie de mettre mes chaussures de courses sur le vélo. Je me retrouve alors dernier, mais au contact, et je ne suis pas affolé car je sais que cette stratégie va me faire combler mon retard en T2. Cependant, sous la précipitation et la tension, je m'embronche dans mon vélo, et m'entaille la jambe avec le pédalier. Lorsque je monte sur le vélo, je réalise que la chaine a déraillée, et je dois descendre pour la remettre en place. Evidemment, après tout ça, je suis dernier et très loin derrière. Je me dis que sur une course de moins de 20 minutes, tout est fini, mais je commence quand même le vélo à bloc. Et je suis surpris que sur 5 km j'arrive à remonter 4ème, mais avec pas mal de retard sur les 2ème et 3ème. En T2, j'ai juste à poser le vélo et partir courir, et je me retrouve un peu plus proche des 2ème et 3ème. Puis, pendant 1000m, je réalise le miracle de retrouver le contact du 2ème et 3ème. Miracle, car les jambes en étaient à 4 triathlons en 24h, et étaient loin d'être fraiches. A 250m de la ligne, j'était complètement résolu à ma 4ème place, en me disant que c'était pas si mal, et que de toute façon, j'étais à 100% et que j'irai pas plus vite. Mais j'ai quand même essayé d'accélérer, et trouvé un 110% que je n'avais jamais utilisé auparavant. En 50m, je me suis retrouvé 2ème en ayant du mal à y croire. Dans un sprint à trois final, je réussi à arracher la 3ème place de la course. La grimace sur la photo n'est pas encore assez représentative de l'intensité de l'effort. La vidéo (de 4:17 à 4:30, mais surtout à 4:25 !) en bas décris mieux la réalité !

 

GRAND DEFI DE VICTORIAVILLE

DEMI-FINALE - 0,75KM+20KM+5KM

1h05’31’’

Nage : 11’27’’ (1’31’’/100m, 6ème temps)

T1+vélo+T2 : 34’36’’ (3ème temps)

Course : 19’30’’ (3’54’’/km, 15,385km/h, 12ème temps)

4ème sur 61 finishers

3ème homme 20-29 ans.

 

FINALE A - 0,18KM+5KM+1,25KM

18’28’’

Nage : 3’11’’ (1’46’’/100m, 12ème temps)

T1+vélo+T2 : 11’05’’ (4ème temps)

Course : 4’14’’ (3’23’’/km, 17,717km/h, 4ème temps)

3ème sur 25 finishers

2ème homme 20-29 ans.

 

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 20:14

   Après la comédie à succès "Quatre mariages et un enterrement", voici "Quatre triathlons et un déménagement". C'était moins drôle de le vivre par contre. En fait, je me suis inscrit au grand prix du samedi et au sprint du lendemain dans l'idée de rester dormir sur place comme je l'avais déjà fait. Mais je n'avais pas regardé les dates, et c'est plus tard que j'ai réalisé que j'avais mon déménagement entre les deux évènements. Je me suis donc rajouté un aller-retour de 340km à Montréal entre le grand prix du samedi et le sprint du dimanche. Pour lire le compte rendu du sprint, c'est ici.

   Pourquoi 4 triathlons ? Parce que les courses avaient lieu à un format aussi spectaculaire qu'intense : Demi-finale et finale, sur de courtes distances, parfois très courtes. Mettons un peu d'ordre :

Grand prix élite avec sillonage (samedi) : La demi-finale était un super sprint (0,36km/10km/2,5km) avec plusieurs vagues de départ, puis suivant les temps et résultats, nous étions envoyés dans 4 finales (A, B, C ou D). Les finales se jouaient sur un format encore plus court (0,18km/5km/1,5km).

Sprint coupe du Québec sans sillonage (dimanche) : On reprenait l'idée sur la course amateur du lendemain. La demi-finale était un sprint en contre-la-montre (0,75km/20km/5km) et les 7 premiers finissaient en finale A1, les 7 suivants en A2, puis B1, B2, etc... Seuls ceux de la finale A1 allaient s'octroyer les 7 premières places du classement final et les 5 bourses. Les finales se jouaient aussi sur un super super sprint (0,18km/5km/1,25km).

  Concernant le samedi, je n'ai malheureusement pas de fichier Strava pour témoigner de l'intensité de l'effort, car il a fallu réfléchir à tous les gains de temps possibles, et allumer un GPS en transition était déjà une perte de temps. Il va sans dire que ma seule stratégie a été de tout donner en demi-finale. Je n'ai pas réussi à "faire le pack" (être dans le peloton), mais j'ai ramassé 5 ou 6 cyclistes sur la route et on a fait notre propre pack. Une bonne course à pied m'a permis d'accéder à la finale B, ce qui était plus que satisfaisant vu le niveau de la course (ce grand prix était le support de la série nationale junior, donc il y avait du jeune qui courrait vite).

   En finale, j'ai réussi à rester dans le pack pendant la nage, car 180m ça n'a pas suffit à me larguer ! Mais j'ai fait le choix de faire le vélo avec des chaussures de course à pied car cette stratégie s'est déjà avérée payante sur les courses sans sillonage (gros gain de temps en T2). Sauf que cette fois, le temps que je mette mes chaussures, et le peloton était déjà loin. Lors des courses avec sillonage, il faut donc oublier cette stratégie pour garder le contact. Après 5km en solo, ma course à pied m'a permis de ne pas finir lanterne rouge de la finale B !

  Voilà pour les courses du samedi.

 

GRAND PRIX DE VICTORIAVILLE

DEMI-FINALE - 0,36KM+10KM+2,5KM

32’07’’

Nage : 5’47’’ (1’36’’/100m, 76ème temps)

T1+vélo+T2 : 17’33’’ (31ème temps)

Course : 8’49’’ (3’31’’/km, 17,013km/h, 23ème temps)

30ème sur 124 finishers

8ème élite sénior.

 

FINALE B - 0,18KM+5KM+1,5KM

18’51’’

Nage : 2’59’’ (1’39’’/100m)

T1+vélo+T2 : 10’36’’

Course : 5’16’’ (3’30’’/km, 17,089km/h, 15ème temps)

17ème sur 39 finishers

4ème élite sénior.

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 20:09

   Le 25 juin dernier, j'ai pris part pour la 3ème fois avec un dossard élite au 70.3 Mt Tremblant. C'est la course que j'ai le plus fait en tant qu'élite, et que je n'aurais surement jamais fait de ma vie en tant qu'amateur, car je n'ai pas le budget pour m'inscrire un an à l'avance. Même si je l'avais, ce serait dur de savoir quelles courses j'aurais envie de faire un an à l'avance. Bref, je profite de mes petits avantages !

   En 2015, j'y avais fait la course de ma vie en 4h10. En 2016, j'avais manqué de jus en 4h30. Cette année, je me sens tranquillement me rapprocher de mon niveau de 2015, mais je me situais à un niveau entre 2015 et 2016. Avec un temps de 4h20, on peut dire que je ne me suis pas trompé.

   Comme en 2015, j'ai essayé d'accrocher les pieds de Sanders lors de la nage. Mais le colonel a fait des progrès dans l'eau et m'a lâché sans surprise au bout de 300m. J'ai donc nagé en solo les 1600m restant. En ce sens, mon 27'15'' est très encourageant, car il fait parti de mes meilleures nages solitaires.

  

   Le vélo a été moins encourageant. J'étais dans une journée sans, car au bout de 30km, les watts ne sortaient plus et ma puissance moyenne s'est mise à descendre. C'est très frustrant car un mois auparavant j'avais fait un 100km incluant la boucle de vélo du 70.3 à une moyenne supérieure d'à peu près 20 watts. Cela ajouté au fait que les conditions étaient assez lentes (air très frais à 14-16°C, donc dense, les temps des meilleurs pros peuvent en témoigner) a fait que j'ai sorti mon temps le plus lent sur cette boucle, 2h24, soit 7 minutes de plus que ce que j'ai déjà réussi à y sortir. Mais contrairement à 2016, mon endurance était bien supérieure, je n'avais pas de crampes, et la course à pied pouvait sauver ma course.

 

   J'ai attaqué ma course à pied sur une allure de 4'/km. Cela me semblait assez inconfortable et je me suis dit que les 21km allaient être longs. Mais finalement, même quand j'ai commencé à manquer d'énergie, j'ai réussi à garder cette vitesse. C'est surement le premier 70.3 où je cours de manière aussi constante, je suis donc assez satisfait de mon niveau d'endurance, même si je suis à trois minutes de mon record personnel sur ce parcours de course à pied. J'ai aussi retrouvé des vitesses que je n'avais pas eu depuis deux ans sur la piste à l'entrainement, et je suis content d'être dans un cercle vertueux en ce moment.

   Au classement, je finis 14ème pro comme en 2015, mais avec un plateau d'athlètes nettement moins important cette fois. Pour ce qui est du classement général, il ne veut pas dire grand chose, car vu les pelotons d'amateurs, il est clair qu'on n'a pas fait la même course. En revanche, bravo à tous ceux qui font leur possible pour faire une course intègre, car c'est pas reposant de fuir les pelotons de drafteux.

IRONMAN 70.3 MT TREMBLANT - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h20’41’’

Nage : 27’15’’ (1’26’’/100m)

T1 : 3’37’’

Vélo : 2h24’01’’ (37,496 km/h)

T2 : 51’’

Course : 1h24’57’’ (4’01’’/km, 14,903km/h)

31ème sur 2890 finishers

14ème pro.

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 13:42

   L'an dernier j'avais gagné l'épreuve sprint du S-Triman, et en 2014, l'épreuve de distance olympique. C'est un parcours que j'aime beaucoup car c'est certainement le parcours le plus dur au Québec, et celà me convient bien quand je rentre tout juste de france avec une belle forme. Cette année j'ai décidé d'y refaire l'olympique, car je n'aurais pas trop d'occasion cette année de faire cette distance, et je voulais comparer mon temps de cette année avec celui de 2014.

   En natation, le départ a été rapide et j'ai donc été patient. Après 500m, je me suis retrouvé dans les pieds du premier, et j'étais bien décidé à y rester tranquillement. Finalement, l'allure m'a semblé trop lente alors j'ai pris la tête avant le demi tour et me suis construit une petite avance . C'était ma première nage avec mon nouveau wetsuit Wiki Wiki. La grande nouveauté de ce wetsuit est une paroie très fine au niveau des épaules qui fait qu'on ne sent plus du tout le wetsuit. C'est assez désagréable quand on rentre dans l'eau à 14°C car les épaules sont plus exposées au froid, mais une fois la course lancée, c'est extrêmement confortable.

   Après avoir fait le premier temps de nage, j'ai fait certainement le plus mauvais temps de transition et me suis retrouvé à embarquer sur le vélo au milieu d'un tas d'autres athlètes. En donnant mon maximum à vélo, je me suis rapidement retrouvé seul devant avec deux minutes d'avance sur le deuxième au kilomètre 10. J'ai gardé cette avance jusqu'en T2.

   Pour finir, j'ai couru du mieux que j'ai pu sur les premiers 5km car j'avais peur d'un retour de l'arrière. Au demi-tour, j'ai vu que j'avais plus d'une minute d'avance encore, et j'ai pu relâcher la pression. Malgré ça, je bats mon temps de 2014 d'une minute. Au-delà de cette jolie première place, la satisfaction vient de battre mon temps de 2014. Cela faisait un moment que je n'avais pas battu un de mes temps des années passées. L'épuisement du mois d'avril est donc derrière moi, et je reprends tranquillement le chemin de la piste d'athlétisme pour de progressives séances d'intervalles.

 

S-TRIMAN - 1,5KM+40KM+10KM

2h09'25''

Nage : 22'28'' (1'29''/100m, 1er temps)

Transition 1 : 1'26''

Vélo : 1h07'11'' (35,723km/h, 1er temps)

Transition 2 : 52''

Course à pied : 37'27'' (3'44''/km, 16,021km/h, 2ème temps)

1er sur 98 partants

1er homme 25/29 ans.

Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons Olympique
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 05:34

   Comme je le disais dans un précédent compte-rendu, depuis 2015 (qui reste pour le moment mon année de référence car c’est celle où j’ai eu mes meilleurs résultats), mes performances ont doucement diminué. Je n’ai pas mis en cause un éventuel surentrainement car les périodes hivernales (avec du faible volume mais toujours des intensités) ne semblaient pas changer la tendance. Durant l’automne 2016, j’ai acquis un capteur de puissance et un Tacx iFlow pour l’entrainement intérieur. Je me suis à m’entrainer comme jamais sur le vélo, avec deux séances d’intensité de course à pied, et autant en vélo. Cependant, mes performances ont continué à diminuer sur les courses sur route hivernales. Fin avril, lors du demi-marathon de Montréal, alors que j’étais à une allure similaire à celle de mon 70.3 Mt Tremblant 2015, j’ai abandonné au kilomètre 15, incapable de tenir jusqu’au bout.

   Cette fois-ci, pas le choix de nier le surentrainement. Puisque que ce n’est pas le volume qui est à l’origine de ça, c’est logiquement les intensités trop nombreuses. Une fois cette conclusion tirée, j’ai décidé de prendre une pause d’intensité, surtout que je m’envolais pour la France pour trois semaines avec l’habituelle idée derrière la tête de faire beaucoup de volume basse intensité.

   Cet objectif-là a été bien atteint avec trois semaines de 570km, 430km et 400km de vélo. Trois triathlons me permettaient de juger de ma forme, deux sprints et un 70.3. Comme raconté précédemment, les deux sprints ont en effet montré de nettes améliorations, restait à voir le juge de paix, le 70.3 Pays d’Aix.

   Pour commencer, la nage s’est passée de manière idéale, puisque j’ai trouvé deux paires de pieds (Acevedo et Mlinar) pour me tracter sans aucun effort sur ces 1900m. Je sors de l’eau sans me brûler dans les 27’30’’ (30’’ de plus qu’en 2015, mais avec nettement moins d’effort). Je trouvais en effet plus intéressant pour la suite de nager abrité, plutôt que de sortir de mon canapé pour trente secondes.

   Sur le vélo, je suis parti sur le wattage cible (300 watts), mais après avoir brisé le bracelet de ma montre en transition, celle-ci est tombée sur la route au kilomètre 15. Après avoir fait demi-tour et l’avoir rangé au fond de ma poche arrière, j’ai décidé de continuer sans regarder mes watts, au feeling, comme d’habitude, donc. Dans la poche, la montre a perdu le signal avec mon capteur de puissance, ce qui fait que je ne sais toujours  pas quels sont mes chiffres sur un 90km de vélo. En revanche, malgré ma semaine de 430km (j’ai tout de même ralenti sur les trois derniers jours avant la course), je me suis senti plein d’énergie toute la course, et ai gagné quelques places au classement. Je signe le même temps qu’en 2015 (où j’étais plus reposé), 2h32, sur le 2ème parcours le plus dur que je connaisse (le plus dur étant le 70.3 Weymouth).

   En course à pied, j’ai découvert le nouveau parcours qui m’a semblé un peu plus vallonné que l’ancien, qui consistait en trois boucles. J’ai pris ma montre dans la main et à l’issu de la première boucle, j’ai réalisé que j’étais sur les mêmes bases que 2015 (1h21). J’ai rangé à nouveau la montre dans la poche pour le deuxième tour pour me rendre compte lors de ma pause toilette qu’elle avait perdu le signal GPS au fond de la poche. Je l’ai donc à nouveau repris dans la main pour la dernière boucle. J’ai un peu accusé le coup des grosses journées d’entrainement un peu proches de la course et ai ralenti pour finir en 1h26 ces 20,3km (ou 1h24’30’’ sans la pause toilette, ce qui me donne une meilleure idée de ma forme). Pour la première fois depuis un an et demi je peux dire que je suis satisfait de ma course dans les trois sports, et je pense être sur la bonne voie pour retrouver une forme similaire à 2015, et je suis même déjà loin des courses de 2016 où j’explosais en course à pied. A Aix, je n’ai pas eu l’ombre d’une crampe, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps, en particulier sur les parcours difficiles comme Aix (je cours en général le même temps sur le 20,3km d’Aix que sur un 21,1km plus plat comme Mt Tremblant).

  

   Pour la suite, je compte continuer à juger de l’évolution de ma forme sur quelques triathlons au Québec avant le 70.3 Mt Tremblant. Je pense reprendre les intensités en vélo et course progressivement les semaines sans compétitions le dimanche. A terme, il faudra que je repense mes semaines d’entrainement avec moins d’intensité pour éviter de retomber dans ce piège du surentrainement.

IRONMAN 70.3 PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h33'20''

Nage : 27'37'' (1'27''/100m)

Transition 1 : 4'54''

Vélo : 2h32'40'' (35,371km/h)

Transition 2 : 2'09''

Course : 1h26'00'' (14,721km/h, 4'04''/km)

68ème sur 2054 finishers

23ème pro.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 16:09

   Le triathlon de la côte bleue voit souvent débarquer à son départ le gratin du triathlon, comme le champion du monde longue distance Bertrand Billard ou l'olympien Pierre Le Corre. Surement que les élites de l'équipe de France font un stage dans le sud de la France à cette période de l'année. Cette fois-ci, pas de gros noms chez les hommes, mais Audrey Merle, la récente olympienne des JOs de Rio, était présente chez les filles. Pour ce deuxième triathlon de l'année, il a fallu encore composer avec une eau froide (14°C). Mais en rentrant bien à l'avance dans l'eau, j'ai pu trouver mon rythme dès le départ. Cela a fait un nette différence avec le triathlon de la semaine passée puisque je sors de l'eau 13ème (vague des hommes) au lieu de 43ème.

   Sur le vélo, les premier 9km était en montée avec du vent de face très violent. J'ai été un peu en surrégime en étant proche des 400 watts de moyenne et je suis remonté 7ème avec 4 personnes en ligne de mire devant moi. Seulement, une fois dans la moitié descendante vent de dos, les rafales étaient si fortes que je n'ai pas pu me mettre en position aéro (je me cramponnais tellement fort à mon guidon que j'en avais des crampes aux mains). J'ai du me résoudre à stopper ma remontée et à assurer la 7ème place.

      En course à pied, le parcours n'était pas à mon avantage avec les 2 premiers kilomètres en sentiers de trail et avec une montée très sèche. Là encore, j'ai essayé de sauver les meubles. Sur les derniers kilomètres de plat, je ne parviens pas à me défaire d'un athlète qui me bat au sprint. Mais je suis très satisfait de cette 8ème place (10ème en fait puisque deux athlètes de l'équipe de France féminine de la vague suivante terminent devant moi), puisque c'est une belle progression depuis la semaine passée, et qu'elle survient après une semaine de plus de 30 heures de volume, 570km de vélo, dont 140km effectués la veille de la course.

TRIATHLON DE LA COTE BLEUE - 0,75KM+18KM+5KM

1h05'14''

Nage : 12'48'' (1'42''/100m, 15ème temps)

Vélo : 30'57'' (34,895km/h, 13ème temps)

Course : 18'44'' (16,014km/h, 3'44''/km, 24ème temps)

10ème sur 470 partants

4ème sénior 2.

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 16:21

   J'avais participé au triathlon des marettes il y a deux ans, alors au top de ma forme, et j'avais finis 6ème dans un peloton très relevé (manche de 3ème division), derrirèe des gros noms comme Etienne Diesmunsch, Raoul Shaw ou Anthony Pannier. J'avais signé l'un des meilleurs temps vélo (oui, aussi l'un des pires de nage et de transition), ce qui annonçait une saison 2015 prolifique.

   Cette année le contexte était bien différent. En recherche de ma forme, j'ai abandonné au 15ème kilomètre du demi-marathon de Montréal une semaine auparavant. Cet abandon concluait une série de mauvaises performances sur mes courses sur route hivernales et printanières, mais a eu le mérite de me faire réaliser que trop d'intensités cet hiver et pas assez de repos ont un peu brulé les cannes.

   All work and no play makes Jack a dull boy.

   Je pense donc que c'est davantage de la fatigue qui est à l'origine de mon problème et décidé de prendre une pause de travail d'intensité, et favoriser le volume à basse intensité, ce qui tombe bien puisque c'est l'idée derrière chacune de mes vacances en France.

   Le triathlon des marettes s'est déroulé une semaine après mon break d'intensité et déjà je sens un léger mieux dans mes sensations, ce qui conforte un peu mon choix d'entrainement actuel. L'eau était à 15°C ce qui n'est pas l'idéal pour une première nage en eau libre de l'année, mais j'ai nagé 25 secondes de mieux qu'en 2015 (parcours un peu long de 900m).

   Pour le vélo, j'ai été surpris de constater le changement de parcours (deux fois une longue côte pentue au lieu du parcours plat d'il y a deux ans) ce qui n'a pas été à mon avantage en cette sortie d'hiver. Je n'ai fait "que" le 7ème temps vélo, mais j'ai enfin mes premiers chiffres de wattage en compétition, et j'en suis très satisfait.

   Sur la course à pied, je m'attendais à mourir, mais au contraire, j'ai tenu un bon rythme de 3'40''-3'45''/km malgré les petites montées, et j'ai repris des places, ce qui me redonne enfin un peu de confiance. Au final, je finis 18ème, loin de la 6ème place de 2015, mais les gains sur cette course sont avant tout mentaux.

   Pour la suite, ce sera le sprint de la côte bleue le 8 mai, avant ma course préférée à Aix le 14 mai.

TRIATHLON DES MARETTES - 0,75KM+17,7KM+5KM

1h04'40''

Nage : 12'55'' (1'43''/100m, 41ème temps)

Vélo : 29'39'' (35,818km/h, 7ème temps)

Course : 18'53'' (15,887km/h, 3'46''/km, 20ème temps)

18ème sur 262 partants

2ème sénior 2.

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 10:05

   L’année dernière, déjà j’avais hésité à aller faire Ironman Arizona, puis m’étais un peu dégonflé et avait décidé de faire le 70.3 Miami à la place. Cette année, je m’étais même inscrit à l’Ironman Mt Tremblant, pour finalement aller faire le 70.3 Timberman le même jour. Avec le recul, c’était la meilleure chose à faire vu ma forme durant l’été. Pour Barcelone, il n’y avait aucun plan B, j’ai donc dû aller au charbon.

   Mon entrainement a été assez minimaliste. Je n’ai commencé qu’au mois d’août à faire quelques sorties de vélo de 120-140km. Ce n’est qu’à trois semaines de l’épreuve que je suis réellement sorti de ma zone confort avec le 70.3 Weymouth (le 70.3 le plus dur que j’ai eu à faire jusqu’à présent) avec très peu de repos, puis trois jours plus tard un 4300m de nage, 139km de vélo et 8km de course allure ironman, puis deux jours après un 194km de vélo suivi le lendemain d’un 36km de course avec plus de la moitié allure ironman. Étant en vacances les semaines avant Barcelone, j’ai pu monter à 30h d’entrainement, avec de la qualité sur le vélo, ce que je n’aurais pas pu faire en temps normal à Montréal.

    Je redoutais ce genre de gros entrainement, et mon retour sur la distance était une réussite dans le sens où tous les gros entrainements se sont finalement très bien passés. Ensuite, j’ai adopté une philosophie  un peu particulière : je sais qu’il est presque impossible de sortir une bonne course à son premier ironman, et les exemples de pros qui se cassent les dents à leurs débuts sur la distance ne manquent pas. Je me suis donc résolu à avoir de gros objectifs (pour moi) sur la nage et le vélo et le début du marathon (au moins 10km). Cela a un peu influencé l’entrainement, car quand je fais les comptes, je trouve que je n’ai presque pas couru comparativement au vélo (70-80km de course contre plus de 500km de vélo les dernières semaines). Je considère ma philosophie particulière car j’aurais pu me dire que courir à 5’00’’-5’30’’/km aurait pu être un bon premier objectif de marathon. Mais ce qui m’intéresse, c’est de courir à la vitesse théorique de mon plein potentiel, quitte à exploser sur les premiers ironmans. Je veux voir ce que ça donne de courir à cette vitesse-là. J’ai l’impression que même si je courrais à allure constante un marathon en 3h30-45, je n’aurais pas appris grand-chose, en tout cas moins de chose que sur 15km à mon allure théorique. J’ai étudié plus tôt dans l’année (voir l’article sur Trimes), ce « plein potentiel », et il se trouve qu’il se situe à l’allure 70.3 + 32 secondes/km. Mon meilleurs temps sur 21km en 70.3 est de 1h21 (70.3 Tremblant 2015), soit 3’53’’/km de pace, ce qui situe mon marathon à 4’25’’/km. Mais cette année, je n’ai pas couru mieux que 4’10’’/km sur mes 70.3, donc le mieux que je pouvais faire cette année était de 4’42’’/km sur un Ironman. Bref, mon allure ironman en entrainement a été entre 4’25’’ et 4’42’’/km, et j’espère être en mesure de faire le marathon d’un Ironman à cette allure-là dans quelques années, tout en sachant, qu’il risque d’y avoir quelques ironman douloureux d’ici là.

   Bref, je me suis rendu sur la Costa Brava avec mon père, ce qui était une excellente chose car j’aurais été loin d’être capable de me taper seul les 5h de route pour rentrer après mon ironman. Mes objectifs étaient ainsi une nage sous l’heure, un vélo sous les 5h, afin d’attaquer le marathon au bout de 6h de course transitions comprises. Et ensuite, courir au moins 10km à mon allure d’entrainement. Le matin de la course, les pros seulement n’avaient pas droit à la combinaison, et j’étais moins confiant pour ma nage en mer en moins d’une heure. Heureusement la forte densité de pros a fait qu’après 300m seul et en surrégime, j’ai réussi à coller un groupe de 10-15 athlètes et profité du draft tout le long. C’est la première fois que je réussis à tenir un groupe et évidemment ça a été une opération gagnante pour moi puisque nous avons nagé plus vite que mon allure 70.3 en passant les bouées des 1000m, 2000m et 3000m sous les 15’, 30’ et 45’, soit un pace de 1’29’’/100m constant. Je m’attendais donc à sortir dans les 56’, mais le parcours faisait finalement 3950m, sans incidence sur mon objectif puisque je brise l’heure pour 20 secondes.

   Sur le vélo, après 3km sinueux en ville, le parcours était très roulant avec peu de dénivelé (1200m au total, soit ce qu’on aurait eu en faisant 2 fois le 70.3 Timberman). L’aspect mental était quelque chose que je redoutais, et en ne regardant que trois fois le compteur en 5h, j’ai trouvé que le temps a passé plus vite que sur certains 70.3. Toutes les côtes n’étaient pas bien méchantes, et la principale difficulté venait du vent de face sur les 40 derniers kilomètres de la boucle. Compte tenu du vent et des légères côtes, je n'aurais rien espéré de mieux que mes Falcon IV en 88mm. C’était compliqué de gérer son effort tout en voyant sa moyenne descendre mais je pense m’en être sorti en terminant la première boucle en 2h25 et en me sentant frais, et en faisant la deuxième en 2h30 en ayant pourtant l’impression d’être arrêté dans le vent de la fin. Côté nutrition, j’avais embarqué deux gourdes Pro Circuit et le plus possible de gels Pro Circuit sur mon vélo, quitte à en scotcher de partout (cadre, guidon) afin d’être presque indépendant côté nutrition. J’étais conscient que mon estomac ferait la gueule avec tout ce sucre, alors ma mère avait eu l’idée de faire un cake salé aux olives que j’ai coupé en tranches dans des ziploc et embarqué dans ma trousse avant. Mais finalement je n’ai réussi à ne manger que 2 tranches sur les 5, car j’avais plutôt envie de sucre sur le vélo, et de salé sur la course. Je pense néanmoins avoir bien négocié de ce côté-là, car je n’ai pas eu une seule crampe sur la course.

   En transition, je découvre de nouvelles douleurs (voute plantaire) lié à un 180km de vélo à presque 37km/h, et après une pause toilette, je démarre mon marathon en 6h01’, pile dans l’objectif ! A ce moment-là, le reste de ma course est presque secondaire tant je suis ravi d’avoir su fixer des objectifs réalistes et les réaliser. Je cours pile sur le pace (4’30’’/km) mais la sensation d’être complètement vidé me suggère une explosion atomique sous peu. Après 14km, je sors du pace d’entrainement et commence à être dans le dur. Initialement, je me disais que je finirais tranquillement au jog, mais apparemment sur ironman, lorsqu’on commence à casser, même le jog est douloureux. Après avoir fait la première boucle de 14km en 1h05, et la deuxième en 1h20 en souffrant, je m’arrête et me demande si ça vaut vraiment le coup de continuer : j’ai les jambes tétanisées, les mollets indolores d’il y a une heure sont durs et contractés, j’ai la nausée et même boire m’écœure. Je me dis que mon père est venu avec moi et je ne vais quand même pas faire un DNF et lui annonce au début de la dernière boucle que je vais finir à la marche. Je me fixe alors un objectif pour me motiver, car si je fais mes 14km en moins de 1h34’, soit du 7’/km, je vais casser le 10h. L’objectif semble vraiment facile en faisant du 50% course-50% marche, mais lorsque même la marche devient douloureuse et que je fais du 80% marche-20% course, les 10h s’envolent, mais ce n’est pas si grave, car j’ai le cerveau bien ailleurs à ce moment-là.

   Lorsque je franchis finalement la ligne, l’émotion est loin d’être présente comme à mon premier il y a 4 ans. C’est un peu comme si pour celui-ci je m’étais fabriqué une ligne d’arrivée pour la T2 seulement, et que je trouvais qu’il n’y avait pas de quoi être fier de s’être bousillé le corps pour terminer coûte que coûte. Ainsi pour le prochain, où j’espère cette fois faire au moins un 21km sur la bonne allure, il faudra que je me mette dans le crâne que le DNF est la meilleure chose à faire pour ne pas hypothéquer tout le reste de la saison. Car cela m’a pris 3 semaines avant de recommencer à jogger ou rouler avec de bonnes sensations, et certainement trois autres pour une récupération complète.

IRONMAN BARCELONA - 3,8KM+180KM+42,2KM

10h17'18''

Nage : 59'38'' (1'34''/100m)

Transition 1 : 3'33''

Vélo : 4h55'33'' (36,542km/h)

Transition 2 : 2'34''

Course : 4h16'00'' (9,890km/h, 6'03''/km)

394ème sur 2836 finishers

46ème pro.

Les photos ici.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 15:58

   Depuis la mi-août, j’ai commencé à me concentrer plus ou moins sur ma grosse échéance d’octobre, l’ironman de Barcelone, ce qui signifie passer par des semaines de volume plus grosses que d’habitude, et de conclure avec un mois de septembre dans le sud de la France. Puisque je devais me rendre en Avion en France et que je  devais faire un repos obligé d’au moins 48h (voyage en avion et ses préparatifs), je me suis dit, tant qu’à faire, j’allais atterrir à Londres pour faire le 70.3 Weymouth (le prix du vol étant le même). Pour ce 70.3 j’ai donc testé un repos très minimal (seulement vendredi et samedi).

   Depuis le début de cette année, j’essaie de me faire héberger chez l’habitant pour les weekends de course, et j’ai été très chanceux en 2016 car j’ai toujours trouvé un hôte chaleureux pour mes courses. L’Angleterre n’a pas dérogé à la règle, et la famille Ireland a été formidable et a simplifié beaucoup de choses dans mon weekend. C’est formidable de s’immerger à 100% dans un pays qu’on ne connait pas.

   L’Angleterre a apporté son lot de surprises : Parcours de vélo sur la voie de gauche, arrière-pays magnifique, valloné et verdoyant, pluie torrentielle le samedi et grand soleil le dimanche, palmiers et côte jurassique en bord de mer…

   En ce qui concerne la course, je m’imaginais quelque chose semblable à Mt Tremblant ou Timberman, c’est dire à quel point j’ai été surpris, mais surpris dans le bon sens puisque j’étais plus à la recherche d’une séance difficile que d’un chrono. La natation en mer était peut-être un peu longue compte tenu que j’ai toujours eu des temps rapides en eau salée (28 minutes cette fois au lieu des 26 minutes de Miami l’an dernier) et des temps réalisés par la tête de course. Mais la véritable difficulté a été de gérer le froid à la sortir de l’eau (10°C), même si, à écouter les Anglais, la température était parfaite.

   Ma technique a été de mettre une bonne couche de journal sur le torse, ce qui m’a permis de n’être gelé qu’aux bras et aux jambes pendant la première heure. Cette première heure ressemblait à des montagnes russes du style 70.3 Muskoka, où j’ai gardé un 36 de moyenne. Vers la moitié, je m’attendais à ce que ça redescende afin de poser le vélo en moins de 2h30, mais au contraire, on a eu droit à 3 ou 4 belles côtes genre Mt Royal, c’est-à-dire des côtes de 2 ou 3km bien sèches qui flinguent la moyenne. Sur la fin, je m’acharne à rouler de toute mes forces dans de nouvelles montagnes russes, car j’ai le sentiment d’être à la traine, mais loin de là, car je double 3 autres pros, et même avec un temps de 2h38’ (parcours de 93km), je ne suis qu’à moins de 20 minutes de la tête.

   Ma course a été pleine jusqu’au kilomètre 10 où je tiens une moyenne de moins de 4 minutes du kilomètre. Ensuite, la fatigue de la semaine a un peu pris le dessus et je ralentis, et les deux pauses toilette n’arrangent pas le chrono. Bref, je boucle à la 14ème place chez les pros. Je ne parle pas de classement général, car les pros ne font pas la même course que les amateurs, nous notre course est sans drafting, du moins, je l’espère, car je n’ai vu que les premiers groupes d’âge et pas la tête de course des pros, ni les arbitres d’ailleurs car ils étaient restés couchés ce matin-là.

   Bref, c’était une course bien dépaysante et qui tombait à point de par sa difficulté et son emplacement dans le calendrier.

 

 

 

 

 

 

 

IRONMAN 70.3 WEYMOUTH - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h49'10''

Nage : 28'12'' (1'29''/100m, 42ème temps)

Transition 1 : 5'30''

Vélo : 2h38'27'' (34,080km/h, 37ème temps)

Transition 2 : 2'41''

Course : 1h34'20'' (13,420km/h, 4'28''/km, 74ème temps)

38ème sur 1731 finishers

14ème pro.

Les photos ici.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 22:55

   En début de saison, moins entrainé, j'ai eu quelques courses loin de mes attentes. Je me savais moins en forme, mais pas autant. J'ai donc mis le temps, l'argent et l'énergie nécessaire entre les 8 semaines séparant le 70.3 Mont Tremblant du 70.3 Timberman. Au moins une fois par semaine j'ai loué une voiture ou me suis arrangé avec des amis pour aller rouler à Lake Placid, Magog, Mt Tremblant, Val d'Acton, bref des places sans feux rouges, avec des belles côtes, pour faire des (très) longues sorties de de vélo de qualité. C'était une nouveauté pour moi, qui ne roulais avant que sur le Mt Royal ou le circuit de formule 1. Je me suis aussi tapé des semaines bien dégueulasses, comme celle où j'ai cumulé 18 heures d'entrainement entre le lundi et le vendredi avant d'aller faire le demi-ironman de Magog le samedi, une course avec du dénivelé, avec ce qui me restait de jambes.

Crédit : Gwendoline Pichard Photographe

   Mais le miracle ne s'est pas produit à Timberman, et j'ai à peine fait mieux qu'en début de saison, 4h25, en ayant pourtant l'impression d'être à bloc et en forme tout le long. C'est un niveau de forme que j'avais il ya 2/3 ans, et avec le recul, c'est bien logique avec mes courses sur route de printemps où j'ai fait des temps sur 10k et 21k identiques à de que je faisais il y a 2/3 ans. C'est dur de comprendre pourquoi ça n'avance pas cette année, mais peut être que le corps avait besoin d'une pause après 5 années de progrès non-stop depuis mon premier triathlon en 2011. Je ferais donc les courses restantes de cette années sans objectif si ce n'est que de courir avec plaisir, car heureusement au-delà de la performance, le plaisir de s'entrainer de faire des compétitions est là, et on verra en 2017.

   Pour ce qui est de la course, la nage était comme en 2015 sans combinaison pour les pros. Je nage mon record personnel de quelques secondes sur ce parcours sans combinaison, mais l'organisation s'est rendu compte que le parcours était en fait trop long et l'ont raccourci entre les pros et les vagues amateurs. Je pense que j'aurais fait un solide record personnel sans ça.

   Sur le vélo, j'ai lutté pour aller chercher 38km/h de moyenne, alors qu'il y a 2 ans, j'étais au-dessus de 40. Mais je n'ai pas de crampes et des bonnes jambes, alors je me dis que je peux sortir un truc en course à pied.

Crédit : Rob Clifford Photography

   En T1, je pose le vélo avec mon ami Fred Bouchard. Il fait une transition très rapide alors je ne mets pas de chaussettes pour embarquer avec lui. On fait quelques kilomètres à 3'40''/km, puis je le laisse filer pour essayer plutôt de courir sous les 4'/km. Mais je ralentis un peu sur la fin et je ferais le même temps qu'en 2014. Sur les derniers kilomètres, je deviens le lièvre involontaire de Magali Tisseyre en 1ère place à ce moment-là qui luttte contre le retour de Miranda Carfrae, ce qui a donné de très belles photos de Gwendoline Pichard Photography !

Crédit : Gwendoline Pichard Photographe

IRONMAN 70.3 TIMBERMAN - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h25'43''

Nage : 29'24'' (1'32''/100m, 82ème temps)

Transition 1 : 1'53''

Vélo : 2h23'42'' (37,578km/h, 46ème temps)

Transition 2 : 1'22''

Course : 1h29'22'' (14,166km/h, 4'14''/km, 46ème temps)

37ème sur 2154 finishers

23ème pro.

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 19:18

   L'an dernier, j'avais participé au grand prix élite le samedi et gagné le sprint le dimanche. Cette année, j'ai relevé le défi de faire le triathlon olympique puis une heure après le sprint.

   En effet, plutot que de faire une course à fond, il valait mieux aller un peu plus lentement (allure 70.3) mais en faire plus, pour travailler mon endurance, ce qui me fait défaut ces temps-ci. Avec les bourses pour les trois premiers de l'olympique et du sprint, j'espérais aussi payer les frais (voiture, essence, inscription) de cette journée d'entrainement.

   Et ç'a été un entrainement très intense. La natation consitait en 8 tours dans le bassin creusé pour l'occasion avec une sortie à l'australienne pour passer sur un tapis compteur de tours à chaque fois. Courir après avoir nagé n'est pas un exercice facile. J'ai pu aussi pratiquer ma nage en combinaison, chose que j'ai -trop- laissé de côté ces derniers mois.

   Sorti 2ème de l'eau, j'ai ensuite tenu mon allure 70.3 sur le vélo tout en testant mon nouveau positionnement, beaucoup plus efficace et confortable. Je rentre 3ème en transition avec les jambes fraiches pour courir 3:45/km, pour allure espérée rêvée pour l'un des 70.3 de fin d'année. A ce moment je me dis que 3ème c'est parfait et que je touche une petite bourse tout en finissant mon entrainement. Mais je prends carrément la tête au bout de 3km, et gagne avec 1'30'' d'avance, plus qu'inespéré.

   L'heure qui a suivi a été assez stressante en terme de logistique (déménagement dans le parc à vélo, changement de numéro, signatures d'autographes, foule en délire...). En natation, je prends le même rythme que sur l'olympique et sors 3ème et l'idée de gagner deux courses en deux heures me traverse l'esprit, mais je redescend vite sur terre sur le vélo, car évidemment, le rythme des concurrents a été plus élevé. A force de me faire dépasser, je sors un peu de mon plan initial qui était de continuer à allure 70.3, et roule un peu plus vite, mais malgré ça, je suis 5ème en T2, et avec presque plus d'énergie pour la course à pied. Les 5km de course ont été faits plus lentement que l'allure 70.3, mais disons que j'ai travaillé mon allure de fin 70.3, quand je suis explosé et en mode survie. Je termine tout de même 8ème du sprint en courant sous les 4:00/km.

   Au passage, mon frère finit dans le top 10 de l'olympique avec trois séances de nage en 2016, mon vélo d'entrainement et un casque trouvé dans la rue. De nous deux, il serait plus Ali (Brownlee) que Johnny !

GRAND DEFI DE VICTORIAVILLE- 1,5KM+40KM+10KM

2h04'04''

Nage : 21'13'' (1'24''/100m, 2ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h05'26'' (3ème temps)

Course 37'26'' (16,0028km/h, 3'44''/km, 1er temps)

1er sur 93 partants

1er homme 20-29 ans.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 18:32

   Lors du 70.3 Chattanooga, j'étais blessé au genou, et j'avais fait la course relax. Lors du 70.3 Eagleman, il y avait une chaleur terrible, et je ne me suis pas plus affolé que ça quant à mon temps très lent. Mais après le 70.3 Tremblant, je dois me rendre à l'évidence, la forme est loin d'être là.

   Je savais déjà que j'étais dans un creux en course à pied à cause de mes temps un peu plus lent qu'en 2015 sur les courses sur route printanières. Et je savais aussi que mon niveau à vélo était inférieur à 2015, puisque j'ai placé mes vacances en France en septembre cette année pour être prêt pour l'Ironman de Barcelone en octobre. Du coup, je savais qu'il me manquait 4 semaines à 600-700km/semaine de vélo dans les bosses du sud de la France, mais je ne pensais pas que mon niveau serait si bas.

  Je roule entre 250 et 350km par semaine, mais en l'absence de voiture, je fais tout sur l'ile de Montréal, ce qui fait qu'il y a beaucoup de ville, de pistes cyclables, de plat et donc très peu de qualité dans le tas. Je me rends compte que ce volume-là maintenait mon niveau acquis en mai les années passées, mais n'est pas suffisant pour développer des qualités. Du coup, j'ai maintenu mon niveau pourri de sortie d'hiver. Les intervalles sur la piste de formule 1 ou sur la montée du Mt Royal ne sont pas suffisants je pense s'ils ne sont pas combinés avec des longues de qualité comme c'est possible en campagne ou dans le sud de la France. Bref l'an dernier j'avais roulé 2h17 à Tremblant et j'avais les jambes à peine entamées, prêtes à courir 1h21 sur la course à pied. Cette année, j'avais tablé plus sur du 2h20. Mais au final c'est 2h23, et surtout des jambes explosées et bonnes à rien.

   Commençons par le début. Cette fois-ci, je n'ai même pas un bon temps de nage pour me réconforter. Depuis quelques temps, je sortais à 3'-3'30'' de la tête de course. Cependant, Tremblant a été ma première nage en wetsuit depuis août 2015, et comme un débutant, je n'ai même pas pris la peine de plus ma pratiquer en wetsuit malgré les nombreuses occasions. C'était d'autant plus important à faire que j'ai fait des corrections technqiues dans mes gestes pendant l'hiver. Bref, j'avais mal aux épaules à mi-course, et je sors à 4'30'' de la tête, 30 secondes plus lent que l'an dernier, à la rue donc.

   Sur le vélo, j'étais à peine plus lent que l'an dernier, 40km/h pile au premier demi-tour à 35km. Je me disais que c'était dans les temps pour 2h20 vu les montées de la fin, mais après le demi-tour, je me suis rendu compte qu'il allait falloir composer avec le vent de face. A l'entrée des fameuses montées (Chemin Duplessis) au km 75, dès la première bosse, je crampe au deux cuisses. Le reste des montées ont été faites au ralenti pour ne pas cramper, et j'ai même dû m'arrêter dans la dernière, incapable de pousser sur les pédales. J'avais encore jamais eu une crampe sur le vélo en plus de vingt 70.3.

   Lorsque je pose le vélo, j'ai une douleur vive à chaque fois que je contracte mes quads, et je ferais avec du début à la fin. Je démarre la course à pied au bout de 2h55 de course et je me dis que si je sors 1h25 (ce que je sortais l'an dernier quand j'étais explosé et courrais en mode survie), je finirais en 4h20. Mais mon mode survie cette année c'est plus 4'30''/km. Bref, pas au niveau. Je ne peux même pas dire qu'il faisait chaud. Oui, on était à plus de 30°C, mais ça ne m'a pas inconforté. En fait c'est la température qu'on trouve sur 90% des tiathlons même au Québec. C'est plutôt 2015 qui avait été une course exceptionnellement fraîche, et donc rapide.

   Au cours de l'été dernier, en ayant à peu près n'importe quelle stratégie de course, n'importe quelle météo (vent, canicule, ...), je m'arrangeais pour finir sous les 4h20, et ce chrono là me semblait acquis. Mais rien n'est jamais acquis. Du coup, plutôt que de faire l'Ironman Tremblant le 21 août, je me inscrit au 70.3 Timberman le même jour, avec l'objectif de retrouver le niveau de 2015, ce qui semble déjà être un objectif énorme, mais plus réaliste que de faire l'Ironman Tremblant en s'entrainant sur le canal Lachine. Il me reste deux mois pour caler quelques longues de qualité le weekend !

   Hormis la claque du dimanche, le weekend de trois jours étais d'enfer avec la famille venue de france et la traditionnelle descente de la rivière rouge en canoë (le clébart a pas sauté à l'eau cette fois).

Les photos ici.

IRONMAN 70.3 MONT TREMBLANT - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h30'45''

Nage : 27'36'' (1'27''/100m)

Transition 1 : 3'37''

Vélo : 2h23'28'' (37,639km/h)

Transition 2 : 1'06''

Course : 1h34'58'' (13,331km/h, 4'30''/km)

38ème sur 2705 finishers

17ème pro.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:46

   Le 70.3 Eagleman était sur ma liste depuis un bon moment, mais le calendrier (trop proche du 70.3 Mt Tremblant) avait fait que c’était trop compliqué d’aller faire cette course. Cette année, la course se situait deux semaines avant le 70.3 Mt Tremblant, alors je me suis dit qu’il fallait saisir l’occasion. Le parcours étant plat et rapide, j’avais même décidé d’en faire un objectif principal pour battre mon record personnel de 4h10, quitte à faire Tremblant deux semaines après avec ce qu’il me resterait d’énergie. Ce record personnel ayant été fait à Tremblant sur un parcours pas si plat, j’étais persuadé de faire mon meilleur temps dans le Maryland.

   En plus d’être un billard, Eagleman a la réputation d’être chaud. Cela ne m’a pas inquiété mais ça aurait dû, car il y a une différence entre chaud/30°C où je sais que je ne suis pas tant affecté et chaud/36°C où je suis bon à rien. Bref la prochaine fois qu’on me dit qu’un parcours est chaud, je demanderais « chaud comment ? ».

   L’autre chose que j’ai sous-estimée c’est le temps de voyage, 10h de voiture, 13 avec les pauses pipi et frontière. Disons que je suis content d’avoir Eagleman à mon tableau, car je ne suis pas prêt de me réinfliger ce trajet.

   Mis à part le long trajet, le homestay chez l’habitant proposé par l’organisation était fantastique. Une mamie qui vivait à 1,5km du départ hébergeait 5 pros dans sa grande maison et était adorable. Pour l’anecdote, elle demandait à tout le monde si c’était notre premier triathlon et qu’on devait se méfier car le triathlon de dimanche était très long. Et quand le futur vainqueur Cody Beals est passé devant chez elle le dimanche matin en tête de la course, elle a dit qu’il n’était pas connu car elle ne le connaissait pas et ne l’avait jamais hébergé. Bref, je suis parfaitement d’accord avec ses critères de popularité.

   En ce qui concerne la course, la nage était encore sans wetsuit pour les pros, pour la 4ème fois sur mes 4 derniers 70.3, mais c'est un truc que j'ai appris à apprécier. Je considère avoir fait ma meilleure nage puisque je suis à trois minutes des premiers. J’ai même fait les premiers 400m avec le pack, ce qui est là aussi un record et un signe de progression.

   Sur le vélo, la première moitié était vent de face ce qui a été difficile pour moi à gérer sans powermètre. Je pense avoir un peu trop poussé car je suis à presque 39km/h de moyenne à mi-course, et pour le retour vent de dos, je n’ai pas roulé très vite (en fait j'ai roulé aussi vite). J’aurais dû en garder un peu sous la pédale, surtout que sur la fin je n’avais plus de jus sur les quelques passage vent de face et j’y ai laissé des minutes. Je gagne tout de même deux places.

   En transition, mettre mes chaussettes est un effort intense dans cette chaleur. Je suis tellement écrasé par la chaleur dès les premiers mètres que l'idée de laisser tomber me traverse l'esprit. Mais je pars plutôt avec en tête un 13 X 1 miles + 1 minute marche pour me remplir le trisuit de glaçons aux ravitaillements. Le parcours de course n’a rien d’alléchant avec des longues lignes droites sur la route bouillante en plein soleil, et ce sera l’un des plus durs 21km que j’aurais couru, et même l’un des plus long (1h38), mais je reprends quand même Viktor Zyemtsev et Kyle Pawlaczyk à 1500m de l’arrivée, encore plus explosés. C'est mon lot de consolation. D’après le thermomètre de la voiture, il faisait 36°C. Je ne suis même pas déçu, comme à Miami, j’étais dans un bon jour mais je suis juste incapable de livrer quoi que ce soit dans cette chaleur.

   Je dois aussi donner une mention spéciale à ma chérie et à Milton, qui se sont tapé les côtés chiants du weekend (la route et la chaleur) sans le plaisir de franchir la ligne d’arrivée d’un 70.3 avec des glaçons dans le short.

Les photos ici.

IRONMAN 70.3 EAGLEMAN- 1,9KM+90KM+21,1KM

4h31'44''

Nage : 29'26'' (1'32''/100m)

Transition 1 : 1'40''

Vélo : 2h20'34'' (38,416km/h)

Transition 2 : 1'47''

Course : 1h38'17'' (12,859km/h, 4'38''/km)

31ème sur 1828 partants

14ème pro.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 09:14

   J'avais prévu de faire un triathlon sprint une semaine avant mon 70.3 pour répéter quelques intensités et transitions. C'est d'ailleurs même devenu un rituel depuis quelques temps. J'avais donc prévu de faire la course élite de Joliette, mais au moment de payer l'inscription de 130$, je me suis dit que ça faisait un peu cher l'entrainement. Je me suis donc rabattu sur le triathlon de Sherbrooke avec son nouveau nom, le S-Triman. C'est sûr que je préfère finir 10ème dans une course relevée où je me suis dépassé et fait un gros effort que premier avec 5 minutes d'avance, mais l'avantage du S-Triman, c'est que les grosses côtes permettent justement de se pousser même si on est seul.

   J'ai aussi pu essayer mon wetsuit Zoot Prophet 2.0 flambant neuf. J'ai fait la première moitié de la nage abrité dans des pieds puis après le demi-tour, j'ai accéléré pour sortir en tête avec une légère avance.

   C'était aussi le baptème des roues Falcon IV. Je leur ai fait subir une bonne séance de fartlek sur 20km avec des montées à bloc, et des descentes en récupération. J'ai posé le vélo avec quelques minutes d'avance avec l'idée de poursuivre ma séance de fartlek à pied.

   Les jambes ont plutôt bien répondu malgré une bonne semaine d'entrainement dans les jambes (14km nage, 270km vélo et 85km course à pied). Mais c'est aussi la seule vrai semaine d'entrainement depuis un mois à cause de ma blessure au genou, donc effectivement je me sens très reposé et en forme.

   C'est ma première victoire en 2016, et c'est Milton qui est le plus heureux de porter fièrement sa nouvelle médaille.

S-TRIMAN - 0,75KM+20KM+5KM

1h09'18''

Nage : 11'20'' (1'30''/100m)

Transition 1 : 56''

Vélo : 35'42'' (33,613km/h)

Transition 2 : 44''

Course : 20'34'' (14,587km/h, 4'06''/km)

1er sur 39 partants.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 19:58

   6 mois se sont écoulés depuis mon dernier compte-rendu et de l'eau a coulé sous les ponts. Voilà un résumé de ces derniers mois.

   Comme l'an passé, j'ai fait une grosse préparation hivernale en course à pied. L'an dernier, c'était la première fois que j'augmentais autant le kilométrage, et le résultat avait été un pic de forme en avril avec de très beaux chronos (33'58'' sur 10km et 1h14'37'' sur 21km), pic de forme qui avait duré jusqu'en juin, d'où de très bonnes sensations sur mes triathlons aussi.

   Cette année, je me suis entrainé encore un peu plus fort, mais je n'ai pas trouvé ce pic de forme, très loin de cette sensation de l'an dernier où j'avais l'impression d'être indestructible en course à pied. Cette année, c'était plutôt l'inverse, j'avais l'impression que je n'arrivais jamais à trouver mon rythme, malgré tous les bons entrainements que j'ai pu faire. En ont découlé trois courses moyennes (34'53'', 1h16 au demi-marathon de New York, et 1h17 à celui de Montréal). Mais j'ai appris avec le temps que la course à pied est un sport de hauts et de bas, et j'espère que le volume à vélo me fera entrer dans un pic pour les courses importantes de juin. En effet, j'essaie de m'entrainer un peu plus intelligeament que l'an dernier en vélo.

 

   En natation, par contre, les résultats sont là : Après 16 séances de technique cet hiver auprès de l'ancienne ITUienne Anastasia Polito, j'ai réglé pas mal de problèmes, et je nage maintenant dans la swim squad de Bart Rolet, ce qui me permet de me taper une très solide séance par semaine proche des 5000m, mais surtout très structurée, et dans un groupe fort. C'est un gros changement avec mes habituelles séances seul dans les piscines publiques, avec une structure de séance faite à l'arrache. Le but est de nager 25' sur les 70.3.

   Voilà pour l'hiver. Maintenant, concernant ma course dans le Tennessee : Je voulais bien nager et bien courir, le vélo étant toujours délicat avec l'hiver québécois qui se termine en avril. Malheureusement, une chute trois semaine avant l'épreuve a déclenché 3 tendinites dans mon genou gauche qui ont coupé court mes entrainements. C'est trois jours avant l'épreuve qu'un ostéopathe découvre que mon bassin est déplacé et trois verterbres comprimées. Bref, je n'ai commencé à guérir de mes tendinites qu'à partir du jeudi avant la course. Trop tard pour y performer, mais assez tôt pour aller y faire un bon entrainement.

   Pour le vélo et la course à pied, j'ai été llimité par mon genou à une vitesse de 36km/h et une allure de 4'20''/km, ce qui constitue un solide entrainement donc ! Pour la nage, j'ai nagé du mieux que j'ai pu, et j'ai sorti un très beau 26'58'' sans combinaison, ce qui est extrèmement encourageant, compte tenu que l'an dernier je nageait 29'30'' sans combinaison. Je ne pense pas cependant avoir gagné 2'30'' à cause du courant favorable la plupart du temps dur le parcours de nage, mais plutôt une belle minute. Donc ça sent bon pour le 25' sur une nage sans combinaison. Bref, j'avais besoin d'un peu de confiance, et cette course m'en a donné.

   C'était aussi une belle expérience de faire la course relax, de ne pas être dans sa bulle, et de faire le touriste. J'ai écris un compte-rendu de la course depuis le point de vue du touriste plutôt que de l'athlète pour le site trimes.org, voilà donc de la lecture supplémentaire :

http://www.trimes.org/2016/05/ironman-70-3-chattanooga-resume-de-course-de-linterieur/

   Maintenant que mon genou est presque à 100%, je suis dans une belle semaine d'entrainement avec dimanche un petit sprint pour voir la forme actuelle. Et dans 10 jours, je serais au 70.3 Eagleman, l'objectif sera de battre mon temps de 4h10 du 70.3 Mont Tremblant 2015.

Les photos ici.

IRONMAN 70.3 CHATTANOOGA - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h38'52''

Nage : 26'58'' (1'25''/100m)

Transition 1 : 3'34''

Vélo : 2h34'31'' (34,948km/h)

Transition 2 : 1'44''

Course : 1h32'05'' (13,748km/h, 4'21''/km)

82ème sur 2296 partants

25ème pro.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 16:55

   En 2014, j'avais calculé que j'aurais pu gagner 2750$ si j'avais fait mes courses longue distance en élite plutôt qu'en amateur. Cependant en 2015, signe d'un niveau qui s'élève très vite en longue distance, je n'ai gagné que 500$ en prime de course, et uniquement sur des courtes distances au Québec. Cependant, je savais dès le printemps que ma situation financière allait changer en septembre, puisque j'allais changer de grade, passant d'étudiant au master à étudiant au doctorat. Ainsi, pendant l'été je décidais de dépenser mes économies dans un beau triathlon de fin de saison exotique. Initialement, j'avais choisi de faire IronMan Arizona afin de me lancer dans la grande aventure. Mais cela impliquait une préparation dès le mois d'août, chose risquée sachant que mon nouvel emploi du temps de septembre allait peut être géner mes entrainements. Avant de se lancer dans l'IronMan, il est important d'avoir trouvé un équilibre dans sa vie, j'ai donc remis l'idée à plus tard, pour plutôt prendre le départ d'un dernier 70.3. J'avais 4 possibilités : Los Cabos (Mexique), Las Vegas, Austin ou Miami (USA). Las Vegas n'était pas commode car la course était loin de l'aéroport, Los Cabos trop compliqué pour faire l'aller-retour sur le weekend avec les changements de vols. Austin et Miami présentaient des courses accessibles en transport en commun depuis l'aéroport, avec des AirBnB pas cher aux alentours. En regardant les plateaux d'athlètes des années précédentes, j'ai finalement choisi Miami, car j'étais certain d'y voir des stars, et je n'ai pas été déçu (Raelert, Starykowicz, Dye, Reid, Dreitz, Albert, Costes, ...). J'ai donc pris un vol pour Miami (aller-retour sur le weekend) et un AirBnB devant la course pas cher (une sorte de dortoir à 4 par chambre, heureusement avec des partenaires de chambre respectueux et silencieux).

   Bien que ce voyage était un gros investissement financier, je n'ai eu aucune pression particulière avant ma course vis-à-vis d'une éventuelle contre-performance ou bris mécanique. C'était mon premier gros voyage pour une course, et j'éprouvais une fierté de m'y être rendu : J'avais obtenu seul, sans avoir jamais eu d'entraineur, par mes entrainements de ces dernières années, le niveau pour obtenir ma licence élite afin de prendre part à cette course en tant que pro, et j'avais financé complètement seul ce voyage. Une chose que je n'aurais jamais pensé pouvoir faire il y a 4 ans quand j'ai commencé le triathlon. Arriver à cette course représentait udéjà une petite victoire, et tout ce qui pouvait arriver le dimanche, c'était du bonus. Pour paraphraser Lionel Sanders à Kona, peu importe ce que la journée de dimanche allait m'offrir, je l'accepterai volontier.

   6 semaines s'étaient écoulées depuis ma mauvaise performance au championnat canadien. J'avais raisonnablement pris une dizaine de jours de repos avant de commencer une augmentation progressive du volume. La météo ayant été de mon côté (100% du vélo fait à l'extérieur), j'avais pu faire deux très grosses semaines, où je me sentais en grande forme. J'avais poussé mon corps à la limite de la blessure, et la semaine de repos pré-course avait tout réparé : J'étais 100% entrainé, 100% reposé. Du côté du matériel, j'ai appris que même la part de hasard peut être relativement maitrisée en ne négligeant pas le matériel : Sur deux 70.3 au mois d'août, j'avais eu deux crevaisons, et en effet, j'étais devenu feignant quant à l'entretien du vélo et le transport du nécessaire pour réparer. Cette fois, j'avais rajouté un porte guidon sur mon vélo pour y glisser chambre à air, cartouche de CO2, produit réparant, boyau. J'avais réglé les petits problèmes de mon vélo (remplacement du boitier de pédalier, recentrage de la roue arrière et des freins,...). J'avais vraiment eu l'impression d'avoir approché cette course comme un vrai professionel, restait toutefois la livraison de la performance. J'avais calculé pouvoir me rapprocher du 4h sur le parcours facile de Miami si je réitérais ma performance de Mont Tremblant (nage sans wetsuit en 28', vélo en 2h12', course en 1h20' + les transitions).

   Cependant, dans mon apprentissage, j'ai eu une nouvelle leçon. Je me suis toujours cru résistant à la chaleur, car j'ai toujours été capable de courir vite cette année dans la très grosse chaleur (comme le 1h22 à Challenge Maine). En fait, j'ai découvert que je suis résistant à la chaleur lorsque je suis acclimaté. Rien que le fait de gonfler mes pneus la veille m'a fait tremper mon T-shirt. Marcher me faisait terriblement suer, alors que les policiers n'avait aucun problème à rester en plein soleil avec leur veste en cuir. Si 30 secondes d'effort pour gonfler mon vélo était à ce point incommodant, je me demandais ce qu'il adviendrait d'un 70.3 dans cette température, mais je m'imaginais tenir le rythme tout en suant des litres, comme je l'avais fait cet été. Ne pas arriver 30h avant le départ mais plus tôt est la seule chose que j'aurais vraiment pu améliorer, si j'en avait eu la possibilité, je n'ai donc au final aucun regret sur ce plan là. Je saurais dorénavant qu'il faut adapter ses objectifs lorsqu'on fait une course chaude en début/fin de saison, quitte à courser pour le plaisir plutôt que la performance.

   Le matin de la course, le luxe bien trop rare de séjourner proche du départ, m'a permis de prendre un bon petit déjeuner après une nuit complète. La veille, les organisateurs nous avaient prévenus d'un risque d'annulation de la nage à cause de courant, mais la nage aura finalement bien lieu avec un problème tout autre. Le départ s'est fait dans le port de Miami, dans une soupe de déchets plastiques qui ne donnait pas envie de boire la tasse. Une fois le départ donné, je pose la main sur une masse gluante qui me laisse une sorte de bave sur les doigts pendant quelques mètres. L'incident se répète et bien que les bénévoles nous avaient assurer qu'ils n'avaient jamais vu de méduses à cet endroit dans l'histoire de la course, il va falloir se faire à l'idée d'un slalom. Je me rends compte que parfois elles piquent, parfois non. Je touche parfois des grosses comme des ballons de foot, parfois des petites, mais l'eau trouble empèche d'anticiper, et je les sens assez souvent me froler le visage ou le corps. Au final, je me ferais piquer 6 fois, dont une dernière très douloureuse à l'avant bras qui me fera hurler dans l'eau et me laissera une belle plaque rouge en cadeau. Mais au final les plus à plaindre seront ces petites bestioles transparentes qui ont dû se demander pourquoi 3000 types avaient décidé cette journée-là de leur passer sur le corps, surtout qu'elles ne nous auront pas vraiment ralenti. J'ai nagé la première moitié confortablement dans les pieds d'un athlète, pour ensuite accélérer sur la deuxième moitié. A la sortie, j'ai été très étonné de voir un 26 minutes à ma montre sur une nage sans wetsuit (j'avais tout de même enfilé le speedsuit Zoot pour maximiser mes chances de faire un bon temps), mais c'était mon 4ème triathlon en eau salée, et mon 4ème temps de nage canon, je commence donc à croire que l'eau salée a une influence flagrante sur la flottaison et la vitesse. Une fois sorti, je perds malheureusement quelques secondes à me faire passer du vinaigre blanc sur mes piqûres, et passe sur le tapis en 27 minutes, avec le recul, je m'en serais bien passé.

   Le parcours vélo a été un véritable régal; Une longue ligne droite traversant Miami suivi de deux autres sur l'autoroute jonchée de palmiers, jusqu'aux frontières du parc des Everglades, plat comme un billard. Pour l'occasion, j'avais adapté les roues avec une Falcon Rampage à l'avant (88mm), et la "grosse Bertha" à l'arrière (disque). Une fois sorti de Miami, j'ai commencé à rouler à 44-46km/h sans forcer, faisant monter la moyenne à 42km/h au demi-tour (1h04 sur le premier 45km) et j'ai eu la courte illusion d'une journée de forme incroyable. En effet, une fois le demi-tour effectué, un gros vent de face m'a ramené à la réalité et m'a fait payer cher ma naïveté, et j'ai vraiment poussé de toutes mes forces sur le retour pour ne faire que du 36km/h de moyenne. J'ai brisé de justesse le 2h20, déçu d'être aussi loin que ce que j'espérais, mais avec le recul, je n'ai pas tant progressé que ça sur le vélo cette année, et 2h19 c'est juste ce que je valais, peut-être proche de 2h15 une journée sans vent, mais pas mieux, puisque les autres pros ont sorti des temps comparables aux années précédentes malgré le vent. Ceci dit, il se pourrait qu'ils se soient fourvoyés à vouloir suivre le rythme infernal de Starykowicz à vélo (1h56), le payant par la suite à pied, les temps de course à pied n'ayant rien d'incroyable.

   Pour ma part, je croyais en la possibilité d'un temps rapide sur le parcours plat le bord de l'eau. J'avais couru 1h21 dans des conditions correctes (Mont Tremblant et Pays d'Aix) et 1h22-23 dans la canicule (Muskoka et Challenge Maine), ou même 1h25 en état de grosse fatigue (Championnat canadien). Mais comme énoncé plus haut, j'étais acclimaté. A Miami, dès le premier kilomètre, j'ai été pris de vertiges tant le soleil combiné à la chaleur reflétée par le goudron était inconfortable. Je n'ai eu aucun mal à oublier le chrono pour passer en mode survie et trouver une stratégie pour finir la course coûte que coûte. Elle a d'abord été de se tremper intégralement à chaque ravitaillement, puis une autre méthode plus efficace a été de se remplir les vêtements de glaçons. Ma non-résistance à la chaleur était flagrante, car ce n'étaient ni les verres d'eau (j'avais bu quatre gourdes sur le vélo et était très bien hydraté), ni les gels qui me faisaient courir vite, mais uniquement la présence de glaçons dans les vêtements. J'avais deux vitesses, la "vitesse glaçon", un peu en dessous de 4'/km, et celle "sans glaçon" qui était surement vers 5'/km. Cette stratégie a été assez payante puisque que j'ai maintenu une allure moyenne d'environ 4'10''/km avant de bien ralentir sur les derniers kilomètres, pour d'autres raisons comme la déshydratation où le manque d'énergie. Ca ne m'a pas vraiment dérangé, car le chrono espéré s'étant envolé, je n'était plus vraiment dans la course. j'ai même fait quelques kilomètres pieds nus car j'avais un échauffement très douloureux sur le bord du pied droit, jusqu'à ce que je me rende compte que verser un verre d'eau rendait finalement la douleur supportable et était plus pratique que de courir avec ses godasses dans les mains. Bref, peut être à cause de la chaleur qui a grillé les quelques neurones encore opérationels à ce moment de la course, c'était un peu le cirque sur la fin. Mais en franchissant la ligne, j'ai été loin d'être déçu, et même très heureux, car je m'imaginais que tout le monde avaient été incommodé par les conditions de vent et de chaleur, et que cela se verrait sur les résultats. ce n'est que plus tard, lorsque j'ai vu que les temps globaux des meilleurs pros étaient très similaires aux autres années que j'ai réalisé que cette chaleur n'avait rien d'incroyable, ça venait juste de moi. Ca a donc été un peu les montagnes russes : J'ai été très content d'avoir fini vivant la course, puis assez déçu d'être si loin au classement (battu par 9 pros féminines et groupe d'âge, chose dont je m'étais arrangé que ça n'arrive pas sur mes derniers 70.3), puis à nouveau très content car après analyse, mes temps de nage et de vélo sont représentatifs de mon niveau actuel, et concernant la course, je me demande comment j'ai pu ne courir qu'en 1h31 (mon temps le plus lent depuis 2 ans et demi) en ayant l'impression de m'arrêter presque un quart d'heure à chaque ravitailement pour se remplir le slip de glaçons.

   Finalement, très dur donc de repartir de Miami avec des mauvais souvenirs, mais facile de retenir la leçon : Adapter ses objectifs à la météo !

 

IRONMAN 70.3 MIAMI - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h21'17''

Nage : 27'12'' (1'25''/100m, 101ème temps)

Transition 1 : 2'20''

Vélo : 2h19'27'' (38,724km/h, 32ème temps)

Transition 2 : 0'53''

Course : 1h31'25'' (13,849km/h, 4'19''/km, 34ème temps)

29ème sur 2505 partants

20ème pro.

Les photos ici.

 

Tellement satisfait d'avoir franchi cette ligne d'arrivée au 70.3 Miami ! Comment ne pas l'être ? Je me suis entrainé à...

Posted by Sacha Cavelier Triathlete on Sunday, October 25, 2015

 

Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons 70.3
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 23:18

   Je m'étais inscrit au triathlon Esprit longtemps à l'avance, mais je me gardais une réserve quant à ma participation. En effet, ces dernières années, à cause de mes saisons chargées, je remarque que septembre est souvent le mois annonciateur des défaillances physiques. Il faut savoir s'arrêter, ou en faire moins pour durer. Aussi, je me gardais le droit de sauter sur la distance olympique, ou même de ne pas participer. Cependant, la petite amertume laissée par mes crevaisons à 70.3 Timberman et Challenge Maine a essayé de me convaincre d'aller faire un record personel à Esprit. De plus, le fait que cette course était le support des championnats canadiens longue distance, avec un superbe plateau québécois, a mis fin à mes hésitations.

   Cela a fait du bien de faire un 70.3 tout en dormant dans son lit et en allant au départ à vélo. J'aurais trouvé lourd un gros voyage de plus. Contre toute attente, une modification des rêgles de triathlon Canada de dernière minute a autorisé le port du wetsuit dans l'eau très chaude. Au départ, j'ai trouvé la nouvelle bonne afin de faire un bon temps de nage, mais une fois dans l'eau, j'ai vite surchauffé dans mon wetsuit. A la sortie, je nage 1'30'' plus lent que d'habitude, mais en voyant que je sors avec les mêmes personnes que d'habitude (Pierre Heynemand et patrice Brisindi), je me dis que tout va bien. Certains ont avancé un parcours trop long, pour ma part je pense que l'eau trop chaude a ralenti les organismes.

   Sur le vélo, 91km, soit 21 tours du circuit de formule 1 nous attendais. Si ce parcours devait sur le papier être très rapide, il ne sera finalement que rapide, puisque le vent a décidé de souffler dans le sens opposé à d'habitude, et nous avions vent dans le dos dans la moitié abritée, et un gros de vent de face dans l'autre moitié qui consistait en une longue ligne droite de 2000m environ. Pour l'occasion, j'ai testé une roue pleine Falcon Composite dont l'inertie m'a été plus que précieuse sur ce parcours plat. Sur le début, seul, un peu en manque de repères (et de motivation ?), je pense m'être un peu endormi sur les premiers 30km. Mais, en me faisant prendre un tour (soit 6 minutes) par les deux premiers (Antoine Jolicoeur et Pierre Marc Doyon), et du même coup rattraper par Jérôme Bresson, je me suis subitement réveillé, et même si je ne les ai pas suivi très longtemps, les 61km suivant ont été nettement plus rapide, et la vitesse moyenne est remontée à 40km/h tout juste, malgré la pluie qui s'était invitée.

   En T2, je suis alors 7ème, mais en très bonne compagnie puisque j'ai en ligne de mire Frédéric Bouchard et Victor Laroque, et le pace sur lequel nous partons est très bon : 3'40''/km sur les 5 premiers kilomètres, et je me dis que c'est aujourd'hui que ça va tenir jusqu'au bout car il n'y a aucune montée autours du bassin olympique. Mais petit à petit, je sens toutes mes courses de la saison qui me descendent dans les jambes, et il n'y a rien à faire, la vitesse diminue, les autres s'éloignent et je perds même une place au classement à cause du retour de l'excellent coureur Derek Lantz.

   Finalement 8ème avec un demi-marathon en 1h25, soit le plus mauvais de ma saison, je relativise en me disant que cela reste tout de même plus rapide que tous mes 21km de 2014, le fait que ma chérie soit venue m'encourager à vélo seule sous la pluie n'y est surement pas étranger, et surtout j'avais besoin d'une course comme celle-ci pour me faire comprendre que l'entrainement va bien, mais c'est du repos dont j'ai besoin pour faire une santé, avant de reprendre l'entrainement pour les objectifs de fin de saison.

Crédits photos : 10 21 42km et Rob photographe.

 

TRIATHLON ESPRIT - 1,9KM+94KM+21,1KM

4h13'44''

Nage : 28'21'' (1'29''/100m, 7ème temps)

Transition 1 : 1'31''

Vélo : 2h16'55'' (39,440km/h, 6ème temps)

Transition 2 : 1'48''

Course : 1h25'13'' (14,856km/h, 4'02''/km, 9ème temps)

8ème sur 464 partants.

Les photos ici.

 

TOASTEDPendant 4h13 ce matin, j'ai senti toutes les courses de ma saison me descendre dans les jambes ! J'ai sauvé les...

Posted by Sacha Cavelier Triathlete on Saturday, September 12, 2015

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 18:40

 

   Challenge avait décidé de retirer les bourses de ses courses, faute de moyens financiers, durant le printemps. Le plateau d'athlètes s'avérait donc beaucoup moins relevé, même si les pros avaient droit à l'entrée gratuite. Challenge Maine figurait à mon calendrier, et vu le parcours assez rapide, je voulais tout de même y aller pour aller chercher un 4h05 et améliorer ma marque établie à Mont Tremblant. Le parcours en bord de mer, en plus d'être rapide, était aussi somptueux. La veille de la course, j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir, repensant à mon désagréable DNF à Timberman, et, bien qu'improbable, redoutait terriblement un problème mécanique.

   Après avoir vu les rouleaux de l'océan Atlantique s'échouer sur la plage, je me demandais si la difficulté à les traverser allait autant nous ralentir que l'eau salée (améliorant la flottaison) allait nous faire accélérer. En d'autres termes, je me demandais si j'allais nager plus ou moins vite que mon temps classique de 26'55'' sur un 1900m avec wetsuit.La marée basse a vite réglé le problème, puisque nous avions 150m à courir (au lieu de nager) jusqu'à la mer, et autant à faire en sortant de l'eau. Du coup, 3 à 4 minutes étaient sauvées. Je suis donc sorti de l'eau en 23'03'', 4ème, et je ne saurais jamais si ma nage a été bonne, en tout cas, j'avais de bonnes sensations.

   Une longue et belle transition de 3 minutes à travers les rues d'Old Orchard beach nous attendait. Une fois sur le vélo, j'ai pu rattraper assez vite le 3ème et me suis retrouvé très seul pendant 40km, où j'ai pu constater que le parcours plat qu'on m'avait vendu était en fait plutôt "rolling". La première moitié consistait majoritairement de faux plats montants, et je stressais un peu de voir la moyenne à peine à 38km/h, mais je me disais que tout ce qui est monté doit être descendu, alors je patientais.

   Au kilomètre 40, bis repetita. Je crêve à l'avant. Je prends 10 secondes pour laisser sortir ma colère, puis me resaisi pour changer ma chambre à air. Cela me prendra exactement 7 minutes, 7 longues minutes pendant lesquelles j'ai pu voir défiler une douzaine d'athlètes. Mais cette fois, ayant pu réparer ma roue, le moral va mieux qu'à Timberman, et dans ma tête s'en est fini du classement général, mais je peux toujours aller chercher mon chrono de 4h05, ou plutôt 4h12 considérant le temps perdu. En repartant, je constate que ma mini-pompe fixée à mon cadre n'a pu gonfler qu'une pression limitée dans mon pneu avant. Je suis condamné à jouer l'équilibriste et freiner dans tous les virages jusqu'à la fin, mais comme prévu, le retour est en faux plat descendant, et très rapide : Après avoir passé les premiers 45km en 1h11 (hors temps de réparation), j'avale la deuxième moitié en 1h04. Je remonte aussi quelques places, mais la fin du parcours se mélangeant à l'épreuve de distance olympique, je suis dans le flou. Mon temps de 2h15 passé sur le vélo me déçoit un peu compte tenu de la rapidité du circuit, mais les 50km avec un pneu sous gonflé font que je m'en contenterais. Officiellement, mon temps est de 2h22, et je suis sur de bonnes bases pour faire le nouvel objectif de 4h12. Mon ambition est de m'essayer pour 1h20 sur la partie course à pied.

   Les sensations sont vraiment mauvaises sur les premiers kilomètres et j'ai l'impression de ne pas avancer. les jambes font mal pour tenir le pace, et les marqueurs sont en mile, ce qui fait que je n'ai aucune idée de ma vitesse, si ce n'est que je suis à 5'30''/mile sur les deux premiers miles (3,2km). Avec le recul, il s'avère que 5'30''/mile correspond à 3'26''/km et je comprends mieux pourquoi les jambes souffraient ! D'habitude, je suis un expert pour trouver mon pace, mais aujourd'hui, je suis à côté de la plaque. Je me rendrais compte de mon départ trop rapide au demi-tour de la course à pied du triathlon olympique, qui correspond à 5km, que je passe en 18 minutes, soit 3'36''/km. Je freine alors immédiatement et me retrove sur un rythme plus approprié. Vu qu'à présent il n'y a que des participants du 70.3, j'en profite pour demander mon classement aux bénévoles qui me répondent "third" ! J'en suis le premier surpris, surtout que le 2ème est en ligne de mire. A ce moment là, au passage, nous traversons des marais magnifiques qui en font oublier la souffrance naissante dans les muscles. Je passe en 40 minutes la mi-course, pile sur du 1h20, très proche du second, mais très loin (10 minutes) du premier. Une fois la 2ème place acquise, je me concentre à garder le pace, mais je paie mon départ rapide, puisque les miles que je franchissait en 5'30'', sont courrus à présent dans l'autre sens en 7'00''. Je finis mes 21km en 1h22', 6' derrière le gagnant, ce qui est tout à fait correct, car cela me permet de finir 4h12 comme prévu ! Ainsi, sans crevaison, j'aurais rempli mon objectif de 4h05. la frustation de la crevaison en est presque oubliée, si ce n'est qu'une belle bagarre avec le premier a malheureusement été évitée !

   J'ai été particulièrement enchanté par cette course, et j'ai hâte de revenir l'an prochain avec, qui sait, une marée haute, un pneu gonflé et peut être même un plateau élite digne de Challenge !

Crédits photos : GP Pictures.

CHALLENGE MAINE - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h12'49''

Nage : 23'03'' (1'12''/100m, 4ème temps)

Transition 1 : 3'12''

Vélo : 2h22'54'' (37,789km/h, 29ème temps)

Transition 2 : 1'15''

Course : 1h22'23'' (15,367km/h, 3'54''/km, 2ème temps)

2ème sur 443 finishers

1er pro.

Les photos ici.

 

De retour de Challenge Maine, où l'objectif était de terminer en 4h05 et, accessoirement, en l'absence de prize money et...

Posted by Sacha Cavelier Triathlete on Sunday, August 30, 2015
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 22:38

   Dimanche dernier a eu lieu le triathlon de Valleyfield. J'avais fait une croix dans mon calendrier car j'avais une inscription gratuite grâce à ma deuxième place de l'année dernière, et car cette année des bourses étaient offertes pour les 4 premières places. Si la peur donne des ailes, l'appât du gain, lui, fait pousser un troisième poumon. Jamais je n'ai poussé la machine aussi fort, car la bataille a été assez rude, avec beaucoup de jeunes élites qui s'étaient donnés rendez-vous.

   La semaine avait mal commencé avec les difficultés que j'ai connues pour trouver un magasin de vélo capable de me commander la pièce brisée de mon Kestrel. Elle s'est plutôt bien finie puisque mon ami Charles m'a prêté son vélo, un Squad très rigide donc très nerveux dans les relances, surtout que le parcours de Valleyfield en comportait beaucoup. Bien qu'un peu petit, en montant la selle, ce vélo m'a permis de sauver les meubles sur cette course. En montant mes roues Falcon Rampage dessus, j'avais une nouvelle bête de course équipée di2 (les vitesses électroniques).

   A Valleyfield, le parcours de nage a cette particularité de se faire à 75% avec le soleil dans la face. Le nombre limité de bouée rend l'orientation compliquée. Encore une fois, en nageant sans wetsuit, mes faiblesses ont été mises à nue, et je suis sorti 12ème de l'eau sur un parcours plus proche de 1000 que de 750m. Après un coup de stress en transition, où j'ai cru qu'on avait volé mon casque (il était juste tombé dans un sac sur le sol !), je suis parti en mode single speed, car les vitesses ne voulaient plus passer ! J'ai finalement réalisé qu'un fil s'était débranché, et que si les vitesses ne passaient plus depuis le prolongateur, tout fonctionnait depuis les manettes de frein. Je me suis alors appliqué à sortir le plus possible de watts, carburant aux gels Pro Circuit, et les sensations ont été excellentes. J'ai dû laisser quelques watts dans le le mauvais fitting de ma position car je ne suis remonté que 6ème en début de transition, et 7ème à la sortie de la transition.

   Un peu déçu de mes aventures, j'ai décidé que c'était le moment de tout donner pour rentrer dans les bourses. La situation était la suivante: Nous étions 7 à se suivre quasiment à la queuleuleu, tous des élites. Bref, une véritable guerre. J'ai poussé de toute mes forces sur le premier tour de 2,5km pour remonter 5ème, et dans le second tour, alors que ça commençait à vraiment piquer, je me retrouve juste derrière le 3ème et 4ème à 1km de l'arrivée. Je me dis que les deux jeunes ont un meilleur kick final que moi, alors j'en remets une couche pour passer 3ème et prendre 30 mètres d'avance. Je me retourne beaucoup dans les derniers hectomètres, et mon avance tient le coup. Mais à 50 mètre de la ligne, voilà que derrière ça se met à sprinter. Je suis dans un état lamentable, mais je n'ai pas le choix que de sprinter aussi en sacrant. Devant la ligne, je me fais doubler sans pouvoir rien faire, et puis là, c'est le shut down. Mon corps ne peux pas faire un mètre de plus, je m'arrête, je me penche pour vomir mais le petit déjeuner est déjà digéré et rien ne sort. Je réalise qu'il faut que je termine la course pour assurer ma 4ème place, alors je passe l'arche d'arrivée à la marche pour ensuite me mettre à quatre pattes pour une deuxième tentative tout aussi infructueuse. Je n'ai même pas couru un marathon en 2h23 pour justifier mon envie de vomir, mais de toute façon, c'est sans regret, car les caméras de télévision ne sont même pas là pour immortaliser ma galette.

   En tout cas, je suis bien fier d'avoir tiré mon épingle du jeu dans cette bataille, et d'avoir piqué la dernière bourse, mais surtout d'avoir repoussé mes limites comme jamais ! A l'heure où j'écris ces lignes, le Kestrel vient de se refaire une beauté, et a l'air d'accord pour rouler un 90km à bloc à Challenge Maine dimanche.

TRIATHLON DE VALLEYFIELD - 0,75KM+20KM+5KM

1h04'21''

Nage : 12'55'' (1'43''/100m, 12ème temps)

Transition 1 + vélo + transition 2 : 34'03'' (4ème temps)

Course : 17'25'' (17,225km/h, 3'29''/km, 3ème temps)

4ème sur 387 partants

2ème homme 25/29 ans.

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 00:20

  Je n'aime pas parler de mes objectifs avant une course car je sais qu'il y a un tas de paramètres qu'on ne peut contrôler : Météo, mauvaise journée, quadruple bris mécanique sur le vélo. Aussi, je suis toujours silencieux tant que je n'ai pas livré la performance. Mais bien entendu, j'ai des objectifs dans le cas où les planêtes sont alignées.

   Pour Le 70.3 TImberman, l'entrainement du mois de juillet avait été excellent, ainsi que la récupération avant la course. Sur ce parcours que je juge un peu plus facile que le 70.3 Mt Tremblant, 4h05 me semblait réaliste, ainsi qu'un top 8 afin d'accéder aux bourses. En effet, l'an dernier avec 4h16, j'aurais été 7ème pro, et avec 4h05, 5ème. Cependant, la WTC a fait quelques réformes, en créant en 2015 des courses sans pros, afin de concentrer le spectacle sur certaines courses. Le résultat est que chaque course est extrèmement intéressante, avec des start list impressionnantes. Par contre, il faut oublier les top 10. (Mal)heureusement cela devrait changer en 2016 vu que les courses sans pros n'attirent aucun intérêt médiatique. En voyant la start list de Timberman (Potts, Griffin, Reid, Wurtele, Cunningham, O'Donnell etc...), j'ai oublié le classement général et me suis concentré sur le 4h05. J'avais 11 minutes à gagner par rapport à l'an dernier: 1 sur la nage (27'50'' en 2014, et j'ai nagé deux fois dans les 26'50'' cette année), 8 sur la course à pied (1h28' en 2014, et ayant couru 1h21' à Mt Tremblant, je me sentais confiant pour un 1h20'), et donc finalement restaient 2 minutes à gagner sur le vélo pour un split de 2h14.

   La veille de la course, en revissant un prolongateur de valve, celui-ci s'est fendu. Le matin de la course, j'ai donc utilisé celui de la roue arrière pour gonfler mes deux roues. Petit détail qui aura une grosse incidence plus tard. Cette année, la température de l'eau a fait que les pros seulement n'avaient pas droit au wetsuit. Dès le départ j'ai fait une croix sur le 4h05, même si le speedsuit Zoot a fait des miracle en me faisant sortir de l'eau en 29'30''.

   Sur le vélo, les sensations étaient plus que bonnes, et je devais me freiner pour ne pas rouler à 45km/h sur le plat. Ma roue bougeait excessivement à l'arrière, mais ne touchant ni les freins, ni le cadre, je ne me suis pas inquiété. J'étais sorti bien en arrière de l'eau (28ème sur 33) à cause du fait que le wetsuit n'a pas gommé mes défauts techniques. Au bout de 25km de vélo, j'avais 4 athlètes devant moi et la course commençait. Au kilomètre 30, je sens la jante arrière qui touche le sol. Le cauchemard que je fais 10 fois avant chaque course devient réalité. Je m'arrête retourne le vélo, enlève la roue arrière pour réparer la crevaison, mais le dérailleur vient avec. En fait, je remarque que depuis le début de la course, j'ai la patte de dérailleur brisée net. Cette pièce en aluminium relie le cadre en carbone au dérailleur arrière et à l'axe de la roue. Je ne saurais expliquer physiquement comment ma roue tenait dans les descentes à 70km/h, qui composent les 20 premiers kilomètres du circuit vélo. Dans mon esprit, si ça a tenu aussi longtemps, ça tiendra encore, et je ne songe qu'à réparer et repartir. Je demande du support technique au policier à 100m qui appelle une voiture chargée de cela. J'enlève le pneu et la chambre et air, et le fond de jante se brise. Cette bande de plastique protège la chambre à air de l'intérieur de la roue. Sans ça, je crèverai au bout d'un kilomètre. Les gars du race support arrivent et fond un travail remarquable en découpant la chambre à air crevée et en me fabriquant un fond de jante maison. Entretemps, tous les pros m'ont passé, et même des amateurs. Les premiers pros reviennent même du demi tour 15 km plus loin. Nous remontons la roue avec une chambre à air neuve, et en revissant le prolongateur de valve, le seul encore entier, celui-ci se brise. Il devient impossible de gonfler ma roue, puisque la valve ne sort pas des roues profilée. Tous les efforts pour rétablir l'étanchéité entre la valve et le prolongateur, avec du ruban adhésif ne donnent rien, et après 40 minutes passées à bricoler, la seule option sage qu'il reste à prendre, c'est l'abandon, le DNF, did not finish.

   C'est assez incroyable comment des heures, des journées, des semaines passées à se concentrer sur une course, la concentration extrème dans laquelle j'étais juste avant de crever, comment tout ça peut s'écrouler en un éclair. La frustration est très grande dans la voiture qui me ramène au départ, qui humidifie un peu mes yeux. Comme pour remuer le couteau dans la plaie, la voiture double tous les pros, et j'assiste à la bataille en direct, en spectateur iimpuissant.

   Je ne manquerais pas d'idées pour me essayer de me faire avaler la pillule:

- Statistiquement, un pépin mécanique à mon 18ème 70.3 seulement, c'est logique.

- J'ai échappé de bien pire si j'avais perdu ma roue dans une descente rapide.

- Le temps très chaud (30°C) ne m'aurait de toute façon pas permis de remplir mes objectifs. Reste qu'on ne l'avale pas complètement jusqu'à la prochaine course, Challenge Maine, qui devient du coup prioritaire pour moi, vu que TImberman vient de s'envoler par la fenêtre.

   Pour ne pas perdre la journée, j'ai remis ma puce aux organisateurs et suis parti courir le 21km en 1h20' comme prévu, même si c'était beaucoup plus facile avec 60km de vélo en moins. J'ai pu courir aux côtés de Taylor Reed, pour son dernier 10km (je lui avais expliqué que j'étais hors course, pour ne pas l'inquiéter), j'ai même eu droit à une poignée de main dans son dernier kilomètre pour les quelques encouragements. Bref, j'ai essayé d'avoir le plus de fun possible. La leçon est passée. On ne néglige pas le matériel.

Crédits photos : GP Pictures.

Les photos ici.

 

Les courses les plus dures sont celles qu'on ne finit pas.La journée était bien partie avec une nage sans wetsuit en...

Posted by Sacha Cavelier on Sunday, August 16, 2015

 

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 21:49

   Je n'ai jamais été autant stressé pour une course, incluant mes premières courses pro, et les premières en élite. A Verdun, j'ai frisé l'ulcère à l'estomac, et je connais par coeur de chemin des toilettes. Il faut dire que c'était le premier triathlon de ma chérie et j'avais revêtit le costume de l'entraineur - supporter pour l'occasion, et je comprends la satisfaction que retirent les entraineurs quand ils voient performer leurs athlètes. Aussi, la performance a été au rendez-vous, et les trois quarts de la nervosité sont retombés à son arrivée, 20 minutes avant mon départ. J'espère qu'elle ne prévoit pas de faire un ironman un jour, pour le bien-être de mon système nerveux.

   Ma course avait lieu à 12h15 plus les 30 minutes de retard classique. C'était le championnat provincial élite sur distance sprint, et je me suis présenté dans une très bonne forme. Avec la baisse du volume en vue de 70.3 Timberman, la semaine a été réparatrice et les sensations vraiment bonnes dans les trois sports. Sur la nage, je savais le premier virage délicat (j'avais participé à et même gagné la course l'an dernier qui était le championnat provincial aussi mais amateur). Mais je devais surement être le plus lourd du groupe car je suis passé sur le corps d'à peu près tout le monde en prenant le virage à l'intérieur. Sur la première moitié du parcours, courant dans le dos, je suis resté proche des pieds du peloton, mais me suis un peu fait larguer sur le retour avec le courant de face d'une trentaine de secondes. J'ai tout de même nagé beaucoup plus rapidement cette année sans combinaison que l'an passé avec. De plus, n'ayant pas de combinaison à laborieusement enlever, j'ai fait une transition aussi rapide que tout le monde. Je suis resté "dans la game".

   D'après ce que j'ai pu voir sur longue distance cette année, c'est qu'on apprend des choses au contact dans l'eau et sur la course à pied, lorsque ceux de devant ralentissent à cause des dynamiques de course qu'ils ont subit sur le vélo, ou parce que la course à pied est leur point faible. On apprend beaucoup stratégiquement et mentalement sur la course à pied sur 70.3, mais très peu en vélo, car à mon niveau, je suis loin de l'action à l'avant. Au moins, 70.3 après 70.3, j'améliore toujours ma gestion de l'effort et ma nutrition. Sur les courses avec drafting, c'est l'inverse. La course à pied est all-out alors que le vélo est très stratégique. A Verdun, la plus grosse densité que sur les précédentes courses a fait que ça s'est très bien organisé et la course a été intéressante. J'ai commencé mon ramassage scolaire d'athlètes isolés, et une fois que j'ai eu 4 athlètes dans ma roue, j'ai commencé à faire signe qu'il fallait faire la roue. J'ai pris mes responsabilités en tant que plus gros rouleur du groupe, et j'ai fait 75% des relais, afin de continuellement rattraper des cyclistes, autant qu'on en perdait, pour toujours être environ 5, et même 7 lorsque j'ai rattrapé Mathieu Pageau en fin de parcours. Notre groupe a été très efficace car j'ai eu beaucoup plus de pauses qu'à Joliette où nous étions deux à rouler, et c'était beau de voir notre roue se fonctionner aussi bien ! Devant, un peloton d'une douzaine d'athlètes a fait l'effort de revenir sur le trio de tête. Entre le premier et notre deuxième pack à 2'30'' derrière se trouvais Simon Lalonde, dans un effort solitaire. Et les lâchés derrière s'étaient organisés en un troisième pack.

   Bref, en posant le vélo, j'étais 15ème, et même si j'ai couru 30 secondes de plus que l'an dernier, je suis remonté jusqu'à la 10ème place tout doucement au fil des 5km. Tout le monde a un peu trop lâché de watts sur le vélo ce qui m'a permis de me glisser dans le top 10 de cette dernière course draft legal de l'année. Les voyants sont au vert dans les trois sports, je me sens entrainé en reposé, et sauf malchance je devrais avoir beaucoup de plaisir dans une semaine au 70.3 Timberman, avec un très beau plateau ! (O'Donnell, Potts, Griffin, Wurtele, Millward, Cunningham, Bowstead, Reid, ... ).

 

Top 10 au championnat provincial élite de triathlon à Verdun, très content de finir la saison de courses "draft legal"...

Posted by Sacha Cavelier on Sunday, August 9, 2015

GRAND PRIX DE VERDUN - 750M+20KM+5KM

1h01'12''

Nage : 9'55'' (1'19''/100m, 24ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 33'11'' (12ème temps)

Course : 18'07'' (3'37''/km, 16,559km/h, 8ème temps)

10ème élite sur 59 partants.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:01

   L'année dernière, j'avais enchainé les courses, et surtout m'était présenté à chacune d'elles à 100% de ma forme. Si la saison avait été fructueuse, il s'en était suivi une perte de vitesse en septembre et deux mois de grosse fatigue à cause de cet enchainement, et d'absence de vitesse, à cause de tout les entrainements qui avait sauté pendant l'été afin de se reposer pour les courses. Cette année j'ai appris que le problème n'est pas forcément de trop faire de compétitions, mais de ne pas les classer en importance. Du coup, j'ai commencé à décider de mes A-races, comme le 70.3 Tremblant ou le 70.3 Timberman. Les autres courses sont plutôt des B-races, des courses de second plan, où je sais que je ne suis pas dans un pic de forme, mais j'affiche tout de même des ambitions, comme le 70.3 Muskoka. Enfin, il y a les C-races, les courses en mode entrainement, pendant une grosse semaine de volume par exemple.

   Car effectivement, j'ai aussi découvert cette année qu'une planification pour provoquer un pic de forme, en faisant monter le volume à 3 et 4 semaines avant une course par exemple, est un outil puissant. J'ai pu m'en rendre compte en retranchant 3 minutes à mon record personel sur 21km ou encore lors du 70.3 Tremblant. C'est une ligne de conduite de laquelle je ne dévie pas à présent. Pour le 70.3 Timberman le 16 août, mes deux grosses semaines tombaient pendant les championnats canadiens amateurs à Magog, et vu que mon commanditaire Pro Circuit m'offrait le dossard, c'était une occasion parfaite de conclure une grosse semaine. Surtout que ce championnat canadien n'était en fait rien d'autre qu'un championnat québécois. C'est le désavantage de vivre dans un grand pays. J'imagine les championnats du Liechtenstein ont plus de facilité à regrouper des athlètes des quatre coins du pays.

   Cette semaine, donc, j'ai eu d'excellentes sensations sur mes intervalles de vélos lundi et mercredi, et sur la piste (7x600m à 2'55''/km le mardi, 5x1800m à 3'28'', 3'28'', 3'24'', 3'20'' et 3'19''/km le jeudi), et le vendredi il ne me restait pas grand chose dans le corps à part des jambes douloureuses. Le jour de la course, dans ma vague (moins de 29 ans) se trouvaient la crême de la crême : Mathieu Pageau, intouchable sur la nage, Simon B. Lalonde, intouchable sur le vélo, et Thomas Windisch, intouchable sur la course à pied. En temps normal, c'est un défi stratégique de battre l'un ou l'autre de ces gars, et ça promettait un grosse bagarre que d'affronter le trio d'un coup. Sur la nage, comme l'an passé le wetsuit n'était pas permis ce qui a donné une bonne pratique en eau libre. J'ai eu de bonnes sensations, mais apparement ça ne veux rien dire car je nage à la seconde près le même temps que l'an dernier, alors que j'ai baissé d'une minute mes temps de nage sur 70.3.

   Sur le vélo, dans un parcours technique et valloné, j'ai travaillé mes trajectoires et me suis concentré à ne pas faire de pic d'effort dans les montées. La stratégie a payé car j'ai repris mon retard sur Thomas et sur d'autres athlètes pour me classer troisième derrière Mathieu et Simon qui nous a évidemment éclaté avec un bike split de 1h07, alors que les 2ème, 3ème et mon 4ème temps vélo se tiennent en 1h09 et des poussières. Contrairement à Drummondville en juin, j'ai roulé beaucoup plus sous contrôle en vélo à Magog et me sentait près à courir vite. Le problème est plus venu du manque d'hydratation: La course partait à 13h, et ma gourde sur le vélo n'a tenu que 10km avant d'être vide. Commencer la course à pied avec une grosse soif n'est pas vraiment optimal.

   Au passage, je tenais à signaler la grande dangérosité du parcours vélo. 3 boucles avec 500 athlètes sur la boucle, et 6 passages sur une voie ferré à 50km/h est surement le meilleur moyen d'envoyer les gens dans le décors (ce qui est d'ailleurs arrivé), surtout que dès le troisième passage, la route était jonchée de bidons qui tombaient des vélos sous les vibrations. L'an dernier, l'aller-retour sans voie ferrée était parfait, pourquoi changer ce qui fonctionne ?

   Pour finir, j'ai couru tant bien que mal, mais avec les jambes que j'avais, j'ai compris que je n'aurais pas Mathieu. J'ai repris Simon, suis resté temporairement 2ème avant de me faire doubler par Thomas à 1km de la ligne d'arrivée. J'ai donc fini 3ème puis été relégué 4ème pour 25 secondes après les résultats des autres vagues. Là encore, c'est regrettable que l'organisation fasse des vagues par groupe d'âge plutôt que par niveaux comme cela se fait sur absolument tous les autres triathlons au Québec. Même si je suis content de conserver le titre de champion canadien 25-29 ans, c'est beaucoup plus excitant de se battre pour le classement général, et ces départs par vague selon l'âge biaisent l'aspect stratégique et le résultat final.

   Voilà en prime la brochette "Top 4" de la vague des moins de 29 ans: Simon, Thomas, Mathieu et moi : Du gros potentiel sur le longue distance comme sur le court. Je profite que ces gars là ne soient pas encore sur le long pour essayer d'aller décrocher des bons classements sur 70.3, ce sera plus dur après !

 

TRIMEMPHRE - 1500M+40KM+10KM

2h12'05''

Nage : 23'32'' (1'34''/100m, 15ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h09'10'' (4ème temps)

Course : 39'24'' (3'56''/km, 15,228km/h, 8ème temps)

4ème sur 567 partants

1er homme 20/29 ans.

 

Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons Olympique
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