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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 11:51

   J'avais participé à cette épreuve en septembre 2013, et le changement de date pour début juillet en 2015 faisait que cette course rentrait bien dans le calendrier. A cause de son parcours difficile, la performance que je pouvais faire à ce triathlon restait néanmoins imprévisible. J'avais accumulé beaucoup de courses pendant le mois de juin, et je ne savais pas trop ce que ça allait donner dans les bosses. Vu que le plateau n'était pas si relevé, je ne me fixait comme seul objectif mon premier top 10 sur une course WTC (World Triathlon Corporation, l'entreprise qui gère les courses Ironman).

   Le coin de Muskoka, au fond de l'Ontario, est vraiment paradisiaque, mis à part les moustiques; Je n'en ai jamais vu autant, et c'est très dur de s'endormir dans une chambre quand il fait 30°C, mais qu'on est obligé de dormir sous les draps car 25 moustiques sont rentrés en même temps que moi par la porte. Le samedi matin, avec Gwen et Milton, nous avons vu notre premier orignal sauvage dans le parc Algonquin. Vu qu'il n'était vraiment pas effrayé, nous ne devions pas être ses premiers humains sauvages.

   Concernant la course, j'ai eu d'excellentes sensations dans l'eau. Le départ des pros ne comptait qu'une quinzaine d'athlètes, ce qui facilitait la chose. Nous avons tous été surpris par le coup de départ, un peu expédié rapidement, et j'ai du pousser sur les 100 premiers mètres pour rejoindre les pieds de Sanders. Trop confortable, je suis parti du groupe au bout de 500m. Je m'attendais à ce qu'on me suive, mais non, je me suis retrouvé seul en 5ème position de la course pendant un moment. Peu avant la fin, Chase et Monnink me passent et je sors 7ème juste sous les 27 minutes.

   Je considère cela comme ma meilleure nage car le 26 minutes a été fait en solitaire. De plus je sors davantage en 26'40'' de l'eau, le tapis se trouvant un peu plus loin sur la berge. Motivé par ce résultat, je m'attendais à faire une grande course, car je ne perds pas de place sur le vélo en général. Mais là, j'en ai déjà logiquement perdue une dans le premier kilomètre lorsque Sanders m'a passé, puis deux autres peu avant la fin. J'était loin de ma meilleure forme de vélo, car je fais le même temps qu'en 2013, ce qui est un peu frustrant, mais je m'y attendais un peu avec l'enchaînement des courses. Le parcours était terriblement dur, un peu plus de 1000m d'ascension sur 94km, et à aucun moment je ne me suis senti vraiment confortable. Bref, j'ai déposé le vélo en 10ème place, et espérais que ma course à pied allait me sauver.

   Là encore, le parcours de course à pied n'avait rien de plat, notamment la fin avec de très grosses bosses. D'entrée de jeu, je me fait doubler par Lantz qui a décidé de courir son 21km à bloc. Mais plus loin, le brésilien Amorelli a sauté et finit à la marche. Vers la fin, je reprends Chase, passe en 9ème position et rempli donc mon objectif de top 10. Mon 21km en 1h23 est assez correct vu ma performance en vélo et la difficulté du parcours (et la pause toilette à mi-course), et surtout je confirme mes progrès en course à pied, je suis loin des 1h28 de l'an dernier ! Un parcours plat et des jambes reposées pourraient me rapprocher des 1h20 voire même le casser, mais encore faudra-t-il tenir le 3'45''/km plus loin que le 11ème kilomètre !

   Il y avait deux places à moins de deux minutes devant moi, et c'est vraiment dommage que je n'ai pas su pousser plus sur le vélo. Mais d'un autre côté, heureusement que certains athlètes comme Beals ou Crawford ne se sont pas pointés à la course, ce qui m'a permis de remplir mon objectif. En juillet, il y aura beaucoup moins de courses, et beaucoup plus d'entrainement. L'idée est de retrouver de la fraîcheur pour août et 70.3 Timberman, où je fais chaque année ma meilleure course.

IRONMAN 70.3 MUSKOKA - 1,9KM+94KM+21,1KM

4h29'42''

Nage : 26'59'' (1'25''/100m, 25ème temps)

Transition 1 : 3'16''

Vélo : 2h34'47'' (36,438km/h, 17ème temps)

Transition 2 : 0'42''

Course : 1h23'58'' (15,077km/h, 3'58''/km, 9ème temps)

9ème sur 1545 partants

9ème pro.

Les photos ici.

 

Pas une journée aussi bonne qu'au 70.3 Trembant, mais voilà premier top 10 overall à 70.3 Muskoka !Swim 26'59'' (50 sec devant Sanders cette fois !)Bike 2h34 (94km)Run 1h23

Posted by Sacha Cavelier Triathlete on Sunday, July 5, 2015

 

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 00:47

   Après le Grand Prix la veille sous une chaleur accablante, je participais au sprint, sans drafting, du grand défi de Victoriaville sous une belle pluie. J'ai donc sorti les armes lourdes, le wetsuit Zoot Prophet 2.0, les roues Falcon Rampage et le Kestrel.

   J'ai pu apprécier le niveau bien moins relevé en natation en sortant 2ème de l'eau. J'ai ensuite pris la tête durant le vélo et me suis gardé un 30 secondes d'avance pour la T2.

   En course à pied, les 30 secondes sont devenues une minute, et j'ai géré mon avance pour gagner la course, en 1h01'48'' à quelques secondes de mon record personnel sur un sprint. En fait j'ai gagné trois minutes derrière un olibrius qui avait eu du mal à compter ses 4 tours de vélo et s'était arrêté à 2, et satisfait de son "52km/h de moyenne", était allé poser son vélo puis courir avec le bénévole ouvreur de parcours et gagner la course sous les bravos sans se poser de question, et savourer 15 secondes de victoire avant de se faire disqualifier par Sportstats.

   Qui a dit que le triathlon était un sport triste ?

GRAND DEFI DE VICTORIAVILLE- 0,75KM+20KM+5KM

1h01'48''

Nage : 11'10'' (1'29''/100m, 3ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 33'03'' (1er temps)

Course : 17'43'' (16,933km/h, 3'32''/km, 1er temps)

1er sur 120 partants

1er homme 20-29 ans.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 00:47

    La troisième manche de la série Grand Prix était très particulière, car elle se déroulait sur un format très court (180m nage / 5km vélo / 1,5km course), en deux manches, des demi-finales et une finale. Les 5 premiers de chacune des demi-finales de 13 concurrents étaient qualifiés ainsi que les 4 meilleurs temps excluant les qualifiés. Bien que cette distance ne m'avantage pas, je voulais utiliser cette course particulière pour enfin faire le pack à vélo. Le wetsuit était évidemment sans intérêt sur une distance si courte.

   Je n'ai jamais porté de dossard aussi bas de ma vie (#3, en raison de mon actuelle 4ème place au général, le 3ème étant absent), et cela m'a valu une bonne place sur le ponton. Sur la nage, j'ai poussé de toute mes forces et me suis senti très incorfontable, et suis sorti de l'eau juste derrière la fameux pack. Par contre, j'ai appris que ma transition était vraiment trop lente comparée à celle des autres. Etourdi, je n'ai pas couru aussi vite que les autres jusqu'au vélo, et je ne suis pas assez rapide dans l'exécution de mes gestes, notamment la montée sur le vélo en étant en train de courir. Résultat, j'ai pris 10 secondes en transition, et encore une fois, j'ai fait tout le vélo 50m derrière le pack.

   Du coup, étant environ 10ème en T2, j'ai couru aussi vite que j'ai pu pour me qualifier. Je suis vite remonté en 6ème place, et j'ai poursuivi mon effort pour être repêché. Mon effort a payé, j'ai eu le meilleur temps de course à pied de toutes les demi-finales (4'48'' au 1500m, soit 3'12''/km), 6ème et de ma manche, mais aussi 6ème temps des trois demi-finales. Bref, j'avais le meilleur temps des non-qualifiés et j'ai été repêché.

   J'ai poussé comme jamais pendant 17'35'' sur cette épreuve, et je pense sans hésiter que c'était l'effort le plus violent que j'ai eu à faire. Je suis passé par le goût du sang dans la bouche, l'envie de vomir, et les poumons et la gorge brulés à l'arrivée. Je n'avais encore jamais goûté à ce combo, j'ai eu droit à la complète, jambon - oeufs - fromage !

   Pour la finale, je me suis dis que je devais me concentrer sur la technique de nage pour mieux glisser dans l'eau, plutôt que de pousser inefficacement comme un boeuf. Là encore, ç'a été bénéfique, je suis sorti dernier, certes, mais bien accroché aux pieds du groupe, et plus confortable. Malheureusement, j'ai appris que même si je sors de l'eau assez proche, je dois améliorer mes transitions pour partir avec le pack. Encore une nouvelle leçon ! Trop lent en T1, j'ai été immédiatement largué, surtout que cette fois l'entente a été bonne au sein du groupe et les relais se sont faits, car trois gars étaient en échappée devant... Bref, je me suis fait distancer malgré mes efforts, et les seuls gars que j'ai doublé sont ceux qui ont chuté.

   En course à pied, encore une fois, je me suis fais violence pour remonter des places et j'ai fini 13ème sur les 19 athlètes de la finale. Nous étions 39 à aprticiper au total, donc 13ème sur 39 me met dans le premier tiers, je suis à ma place.

   Victoriaville est une ville très entreprenante en matière de sport et d'environnement, et j'ai beaucoup aimé l'endroit comme la philosophie. Aussi je suis resté pour le sprint le lendemain. En effet, le voyage depuis Montréal est assez long, alors autant profiter du coin, et essayer de rentabiliser le weekend avec les bourses offertes sur le sprint.

GRAND PRIX DE VICTORIAVILLE- 2X(0,18KM+5KM+1,5KM)

DEMI-FINALE

17'35''

Nage : 2'38'' (1'27''/100m, 23ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 10'09'' (5ème temps)

T2 + Course : 4'48'' (18,750km/h, 3'12''/km, 1er temps)

6ème élite sur 68 partants.

FINALE

17'56''

Nage : 2'43'' (1'30''/100m, 24ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 10'14'' (14ème temps)

T2 + Course : 4'59'' (18,090km/h, 3'19''/km, 12ème temps)

13ème élite sur 35 partants.

 

Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons Super-sprint
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 23:38

   Depuis sa création en 2012, je n'avais jamais participé au IronMan 70.3 Mont Tremblant. C'est pourtant la course IronMan la plus proche de chez moi. La raison est qu'il faut s'inscrire un an à l'avance pour avoir son dossard. Sauf que cette année, avec la carte pro, je pouvais m'inscrire jusqu'à trois semaines avant l'épreuve. J'allais donc enfin pouvoir prendre le départ.

   Comme pour le 70.3 Pays d'Aix, je n'étais pas du tout tendu avant l'épreuve. Le samedi, j'ai descendu la rivière rouge en canot avec ma chérie Gwen et le capitaine/chasseur de canards Milton, j'ai mangé mes ironfraises et gardé mon ironvin pour ironmom & irondad, pour la prochaine fois qu'ils viennent au Québec. Avec Gwen, nous avions pris un chalet pas cher sur AirBnB en plein milieu de la forêt, loin de l'agitation. Et ça a fait beaucoup de bien de s'éloigner de l'athmosphère électrique du village de Tremblant, même si c'était en revanche très apprécié le jour de la course.

   A l'heure du départ, j'étais assez intimidé de me retrouver à côté de gros noms comme Lionel Sanders, Cody Beals, Jesse Thomas, Taylor Reid, Tyler Butterfield, Paul Ambrose ou Richie Cunninghman. La bourse totale s'élevait cette année à 60 000$ (contre 25 000$ l'an dernier), et du coup, la start list s'est etoffée. Cependant, j'étais relax, trop relax d'ailleurs quand je vois cette photo, quelques secondes avant le départ, où tout le monde est prêt à partir, sauf... Moi, tout à gauche, debout et... Relax.

   De plus, au premier plongeon dans l'eau, mes lunettes partent et je dois m'y reprendre trois fois avant de parvenir à les remettre correctement. Bref, une fois lancé, je me sens immédiatement très à l'aise malgré l'eau fraîche (16°C). En plus, je parviens à me glisser dans un groupe, et je ne force pas trop, c'est le wetsuit Zoot Prophet qui fait tout le boulot. Sur le chemin du retour, je suis trop confortable, et je me mets sur le côté pour essayer de dépasser, mais malheureusement durant les derniers 800m, je ferais le yoyo, sans jamais vraiment pouvoir m'éloigner du groupe. Je sors ainsi avec ce groupe de 5. La première bonne surprise fut qu'enfin, le sub 27 était atteint (26'58'', de justesse). La deuxième bonne surprise fut que je réalisais que le leader du pack n'était autre que Sanders, et je me suis retrouvé à courir à côté de lui jusqu'à nos vélos. Un moment vraiment spécial. Les autres personnes du pack étaient mon ami Pat Brisindi, Ryan Cain, et Pierre-Yves Gigou.

   Une fois embarqué sur le vélo, n'ayant pas de powermeter, je me suis fié au feeling, qui m'a fait aller un peu vite sur les 20 premiers kilomètres. J'ai rattrapé du monde, dont Gigou, qui m'a ensuite redoublé plus loin. Je suis ensuite entré dans ma vitesse de croisière jusqu'au kilomètre 50. J'ai bu seulement deux gourdes sur le vélo contre quatre d'habitude, et je n'ai eu aucune crampes. J'ai aussi beaucoup moins mangé que d'habitude. C'est intéressant de voir qu'avec l'expérience, je stocke davantage de réserve pour ce type d'épreuve.

   Au kilomètre 50, je me suis fait rattraper par le train des trois premières femmes, avec à l'arrière James Seear et Ryan Cain, piégés, car l'arbitre qui suivait à moto prévenait que si on doublait, il fallait sortir les watts pour doubler tout le train et ne pas gêner la course des femmes. J'étais un peu écoeuré de me faire rattraper par Meredith Kesler et ses copines, alors que j'étais parti 4 minutes avant elles, alors je me suis saigné dans une côte afin de semer tout le monde. J'ai eu les jambes explosées au sommet, mais j'ai réussi à prendre le large... Pour 5km, car tout le monde m'a repassé à l'occasion d'une longue descente. Cette fois, nous sommes sortis de l'autoroute pour entrer dans la montée Ryan, plus étroite, et c'était tout simplement impossible de doubler à cause des motos des médias qui filmaient les femmes à l'avant. Pendant environ 15 - 20km, je suis resté en arrièredu train, frustré, car ça n'avançait vraiment pas au rythme que j'aurais voulu dans ces petites côtes. Devant moi, Seear et Cain parlaient carrément ensembles. Sur la fin de la montée Ryan, donc proche du chemin Duplessis et ses fameuses montées, je demande l'autorisation à l'arbitre de doubler. Il me l'accorde et je me faufile entre les motos et m'échappe à nouveau.

   Au pied de Duplessis, je suis presqu'à 40km/h de moyenne, mes Falcon Rampage ont fait un travail magnifique, mais le quasi-plat est maintenant fini. Dans les côtes, je rattrappe un autre pro, qui décide de me suivre, puis c'est Seear et Cain qui nous rejoignent. Entre deux blagues sur le fait que cette partie n'est pas la plus agréable, Meredith Kessler nous rejoint juste avant le sommet, et s'excuse de me doubler pour une troisième fois. Je la pardonne volontier, vu que cette fois, elle est venue seule sans ses copines. C'est à nouveau un joli train donc qui redescend vers la T2. Au final, mon temps vélo est de 2h17'08'', un peu déçu d'avoir été bloqué un moment, car du coup j'ai roulé à peine 18 secondes de mieux qu'en septembre, sauf que cette fois, grâce au petit répis à mi-course, je me sens nettement d'attaque pour la course à pied.

   Je suis parti directement sur le pace travaillé à l'entrainement, 3'50''/km, et ça a été un peu difficile de le tenir dans les premiers kilomètres assez vallonés. Je me suis fait rattraper par Monnink, et me suis accroché à lui. Au bout de 5km, nous entamons la piste cyclable du petit train du nord, plate, et du coup je retrouve un deuxième souffle, accélère et sème Monnink. Je fais tomber le pace à 3'45''/km de moyenne au kilomètre 10, et j'ai trois personnes en ligne de mire devant moi. Cependant, j'ai une baisse d'énergie au kilomètre 11. Je passe ce kilomètre au bout de 3h30 d'effort, donc je me fixe comme objectif de finir à 4'00''/km pour faire 4h10. Je ne doublerai plus personne de la course, mais j'ai Antoine Joicoeur Desroches à 50 mètres devant, et je m'efforce de ne pas le perdre. Grâce à lui, nous tenons un 3'58''/km, même dans les 5 derniers kilomètres qui se durcissent à nouveau avec de belles montées. Je suis sur les bases de 4h09, mais la montée finale dans le village aura raison de moi. Dans cette dernière côte, je perds Antoine. A ce moment, c'est 90% mental, et l'autre moitié physique. Je franchis la ligne heureux et soulagé en 4h10'35''. 15ème à la sortie de l'eau, 14ème en posant le vélo, et 14ème à l'arrivée. J'aurais été 5ème l'an dernier avec ce temps, alors que cette année les 5 premiers ont cassé le record du parcours. Une très belle cuvée 2015, donc !

Crédit photo : http://julienheon.com/

   C'est une petite victoire que celle d'avoir pu ne pas perdre de places au long de la course. L'autre victoire, c'est d'avoir couru 1h21'58'' sur mon 21km sur un parcours pas facile, ce qui constitue de très très loin ma meilleure course à pied en triathlon, et du coup mon meilleur temps sur 70.3. Pour finir, aucun amateur ne finit devant moi, ce qui est soulageant en quelque sorte, car ça me donne un peu moins l'impression de faire un hold-up à chaque fois que je prends un dossard avec un numéro à un ou deux chiffres !

IRONMAN 70.3 MONT TREMBLANT - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h10'35''

Nage : 26'58'' (1'25''/100m, 48ème temps)

Transition 1 : 3'41''

Vélo : 2h17'08'' (39,378km/h, 19ème temps)

Transition 2 : 0'50''

Course : 1h21'58'' (15,445km/h, 3'53''/km, 11ème temps)

15ème sur 2391 partants

14ème pro.

Les photos ici.

 

Voici le resume de la course a Sasha au Ironman Mont-Tremblant 70.3 ce dimanche passe:"L'IronMan 70.3 de Mt Tremblant ...

Posted by Zoot Team Canada on Thursday, June 25, 2015

 

Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons 70.3
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 00:01

   Le triathlon de Drummondville a été l'un des premier au Québec et a même fait l'objet d'une coupe du monde gagnée par Chris McCormack il y a une vingtaine d'année. Il était assez logique que Triathlon Québec choisisse cet emblême pour une course draft legal sur distance olympique. Malheureusement, malgré les bourses de 10 000$, le succès n'a pas été présent du côté des inscriptions, et les quelques élites inscrits ont été relégués sur le triathlon groupe d'âge, avec drafting. L'avantage, c'est que je pouvais tester mes Falcon Rampage de 88mm en mode course.

   La rivière était déchaînée à cause des grosses pluies de la semaine, et la natation a même failli être annulée, mais ce sera finalement dans un fort courant que le triathlon aura bien lieu. Je visais à cette course un top 5 car je savais que tous les bons athlètes étaient présent, et j'avais 4 noms en tête que je savais bien meilleur que moi (Gilbert, Lefebvre, Vézina, Al-Sabbagh). Ces quatre là signeront d'ailleurs des chronos de 17 à 20 minutes sur la nage, prenant déjà une bonne avance sur moi et mes 23 minutes.

   Cependant, j'ai eu d'excellentes sensations sur le vélo qui m'ont fait remonter des places, dont Al-Sabbagh et Vézina. Je me sentais très bien sur 30km, mais j'ai malheureusement mal géré, car j'ai eu une baisse de régime dans les dix derniers kilomètres. J'ai tout de même signé l'un des meilleurs chronos sur le vélo avec 41km/h ce qui donne pas mal de confiance à 8 jours du 70.3 Mt Tremblant.

   En transition, en 6ème place, j'espérais retrouver de l'énergie sur la course, comme c'est souvent le cas, mais j'ai eu de terriblement mauvaises sensations rien que pour traverser la transition, et sur les cinq premiers kilomètres de course, je voulais arrêter tous les dix mètres. La seule chose qui m'a fait continuer, c'est de voir que j'allais à un très bon rythme, vers 3'30''/km. J'ai évidemment bien ralenti sur la deuxième moitié, car je ne pouvais ni tenir ce rythme, si supporter ce manque d'énergie, et la fin a été un peu plus agréable. J'ai cependant vraiment fini sur les rotules, ayant remonté à la 4ème place, à 20 secondes du 3ème, mais n'ayant jamais pu le rejoindre, et je me suis même fait doubler par Al-Sabbagh dans le dernier kilomètre en étant incapable de coller et combler les 10 secondes qui me séparaient de lui.

   Je me suis allongé peu après la ligne d'arrivée, et il m'a fallu deux bouteilles d'eau pour me relever. Je pense que le fait d'avoir fait un vélo overpace dans la grosse chaleur a rendu cette course à pied la plus terrible que j'ai eu à faire, sans énergie et déshydraté. Mais au moins, je signe un temps correct pour des jambes sans jus (36'33''), brise le 2h, et rempli mon objectif de top 5.

TRIATHLON FBL DE DRUMMONDVILLE- 1,5KM+40KM+10KM

1h59'17''

Nage : 23'39'' (1'34''/100m, 15ème temps)

T1 + Vélo : 59'05'' (3ème temps)

T2 + Course : 36'33'' (5ème temps)

5ème sur 180 partants

4ème élite.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:51

   Les courses avec drafting sont impitoyables pour les athlètes qui ne sont pas complets dans les trois sports. Il suffit de ne pas arriver à suivre le peloton sur l'une des disciplines pour être éjecté de la course. En ce sens, le triathlon longue distance est plus indulgent. Il pardonne facilement une mauvaise nage. Mais c'est en appuyant là où ça fait mal que l'on progresse.

   Le grand prix de Joliette était ma première expérience en triathlon élite avec drafting, et sur une distance sprint. Triathlon Québec a rendu le circuit vraiment très haut de gamme, avec des bourses intéressantes, et des aires de transitions magnifiques. Sur la ligne de départ, parmi les 34 athlètes (juniors compris), quelques uns ayant déjà pris le départ de coupes continentales et coupes du monde sortaient du lot, notamment Alexis Lepage qui avait fait sa première WTS (World Triathlon Series) cette année. La natation s'annonçait donc rapide, et j'avais du soucis à me faire pour arriver à suivre le peloton ou tout du moins en sortir pas trop loin. Mon plan était de revenir sur e début du vélo dans le peloton, pour rouler le plus possible abrité.

   La température le matin de la course n'était pas clémente (9°C) mais la température de l'eau était bonne (19°C). Une fois le départ donné, j'ai donné tout ce que je pouvais pour suivre le groupe, mais je l'ai vu doucement s'éloigner après le demi tour. Je suis satisfait de ma nage (10'30'' à la sortie de l'eau, 1'24''/100m, 11'10'' le temps d'arriver sur le tapis), mais pas de mon niveau de nage actuel. La dynamique de course a été constituée d'un groupe de 4 ou 5 athlètes en tête, puis un pack 30 secondes derrière puis moi, 45 secondes derrière encore, dans les derniers. J'avais vraiment envie d'être un acteur du peloton, et je voulais tout tenter pour rentrer dans le peloton. Après avoir couru 300m en sortant de la rivière jusqu'aux vélos, un peu sonné, je pars avec le casque encore sur le guidon, et ris presque de ma bétise de débutant en remettant le casque devant un arbitre qui me donne une pénalité de 10 secondes. Je pars ensuite ventre à terre sur le premier 5 km de vélo avec le compteur qui oscille entre 45km/h et 47km/h, mais cela suffira à peine à rester à distance constante du peloton, qui lui aussi pédale fort pour revenir sur l'avant. Au passage, je suis très content de voir comment mon Giant en alumium a assuré, car datant de 2011 et ayant environ 35 000 km au compteur, j'avais un petit doute sur sa capacité à encaisser les watts. Je sais que je ne vais pas tenir 20km à cette allure, alors je collabore avec les lâchés du peloton. Malheureusement, comme les gars sont cuits, leurs relais sont plutôt à 38km/h. Alors je me fais une session d'intervalles 2 minutes à 43km/h / 30 secondes à 38km/h. Mine de rien, ces 30 secondes de pause à chaque fois sont très bénéfiques pour en remettre une couche juste après. Bref, les écarts tête-peloton-poursuivants ne changent pas beaucoup jusqu'en T2.

   En course à pied, je sens immédiatement de très bonnes sensations qui me permettent (ou me donnent l'impression) d'aller vite. Sur le parcours de course, il y a beaucoup plus de gars en difficulté sur le vélo, et je fais une lente remontée dans le classement. Je purge ma pénalité à la fin du premier tour de 4, rattrape du monde aux 2ème et 3ème tours, me fais prendre un tour par Lepage à la fin du 3ème, et finis finalement 7ème un tour plus tard.

   Je dois admettre que cette première expérience était particulièrement intense, mais elle donne de nouveaux challenges à relever, en particulier en natation. La prochaine étape aura lieu dans deux semaines à Drummondville sur format olympique. Histoire de continuer d'appuyer là où ça fait mal.

GRAND PRIX DE JOLIETTE - 0,75KM+20KM+5KM

1h02'26''

Nage : 11'10'' (1'29''/100m, 13ème temps)

T1 + Vélo : 32'26'' (8ème temps)

T2 + Course : 18'52'' (7ème temps)

7ème élite sur 22 partants.

Published by sacha-cavelier-endurance-run - dans Récits de triathlons Sprint
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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 11:16

   Cela allait être la troisième fois que je participais à l'Ironman 70.3 Pays d'Aix, et ma première course en tant que pro. J'avais pris cette décision de prendre part aux courses comme élite pour diverses raisons dont j'ai parlé précédemment, et je dois dire que dès ma première course je me suis jeté dans la gueule du loup. La course en question a rassemblé 53 pros rien que chez les hommes, dont 19 français, avec bien sûr tout le gratin (Romain Guillaume,Sylvain Sudrie, Denis Chevrot, ...). Cependant, je n'ai quasiment pas eu de pression, car d'une part j'étais confiant quant à ma préparation (je nage et pédale bien, j'ai couru 1h14 sur semi-marathon...), et surtout, j'avais l'avantage du terrain en connaissant le parcours.

   Le matin de la course, le speaker a annoncé une eau à 19°C. J'ai beaucoup ri vu que la veille elle était à 16°C, et cela m'aurait étonné qu'elle prenne 3°C dans la nuit. Effectivement elle en avait perdu un plutôt. J'ai été le premier athlète à rentrer dans l'eau, et au bout d'un quart d'heure, alors que plusieurs centaines de personnes nageaient déjà, je n'avais pas encore réussi à rentrer. Je suis définitivement trop frileux dans l'eau.

   j'ai aussi droit à un dossard assez classe, le numéro 15, ce qui fait que j'avais des gros noms à coté de moi dans la transition. Pour l'anecdote, je râlais à cause du vélo mal posé à côté de moi, et j'espérais que le gars sorte de l'eau avant moi pour ne pas qu'il m'empêche d'enlever le miens. j'ai ensuite réalisé que c'était le vélo de Joe Gambles. Problème réglé.

   En ce qui concerne la nage, ce fut assez calme, vu que ma vague du coup était réduite à 75 (pros hommes et femmes), au lieu de plusieurs centaines. Je m'étais mis en retrait pour faire ma nage vraiment de mon côté sans pression, armé de mon fidèle Zoot Prophet. J'ai vraiment été gêné par contre par le froid, ça m'a pris 1000m pour commencer à respirer convenablement. Mais au demi-tour, j'ai commencé à bien me sentir et la technique s'est améliorée. Lorsque je regarde ma montre à la sortie de l'eau, je remarque avec joie que j'ai brisé le 27 minutes, 26'56''. Malheureusement, le temps d'atteindre le tapis, je suis en 27'08'', ce sera donc pour une prochaine fois, mais c'est tout de même 1'12'' plus rapide que l'an dernier, ce qui valide le temps passé dans les bassins cet hiver. Je suis aussi heureux de ne pas sortir dernier pro de l'eau, il y a encore du monde derrière, et je suis persuadé à ce moment là que je vais faire une grosse remontée à vélo.

   Cependant les sensations n'ont pas été si bonnes à vélo. Le vent a été de face la plupart du temps, ce qui fait que la moyenne était à peine au dessus de 33km/h sur la première moitié, puis il a fallu se sortir le sang des veines pour rouler à 50-55km/h sur les portions de plat et vent de dos sur le retour pour monter la moyenne. J'ai doublé pas mal de pros sur le vélo, et ne me suis fait doublé que par un russe, donc au début j'ai mis ces mauvaises sensations sur le compte du vent de face. Mais vu que j'avais déjà des douleurs musculaires au kilomètre 20, je pense que j'étais simplement dans une journée sans jambes de vélo, surtout quand je vois que les ubberbiker comme Michael Weiss m'ont planté 19 minutes... J'avais pourtant fait une partie vélo très satisfaisante la semaine passé sur mon sprint, et m'étais reposé depuis, mais c'est le sport. Sur la fin du vélo, un col finit de couper les jambes ainsi que la moyenne déjà pas très haute, et je m'attendais à m'écrouler en arrivant à Aix. En plus, c'était le défilé d'amateurs, partis 5 minutes après, qui me rattrapaient, et j'avais le moral assez bas. En arrivant, à Aix, j'avais exactement la même moyenne que l'an dernier, ce qui est bien d'un côté vu les conditions plus venteuses, mais d'un autre côté, j'étais beaucoup mieux préparé et espérais un temps un peu plus canon. Le parcours faisait 1km de plus que l'an dernier, d'où les quelques minutes de plus (2h31'). Bref, une mauvaise journée sur un 90km de profil montagneux, ça donne quand même un 36km/h de moyenne quand tu es armé de roues Falcon Supremacy.

   La bonne surprise a été du côté de la course à pied. D'habitude le vélo est vraiment mon point fort, mais cette fois, je me suis fait cartonner sur le vélo, et je n'étais pas très loin sur la nage et sur la course. En effet, lors de mon premier tour, j'ai croisé l'Autrichien Steger qui avait fini son premier tour (de quatre). J'ai décidé de m'accrocher à lui pour m'en servir de lapin. J'ai du coup rattrappé tous les amateurs qui m'avaient dépassé. Le premier tour a été facile, le deuxième un peu dur, mais dans le troisième les jambes sont revenues, et finalement dans le quatrième tour, je me suis senti tellement bien que j'ai même lâché mon lapin, pour courir 3 minutes de mieux qu'en 2014, les encouragements de ma chérie en prime. Ce fut une première pour moi de faire la course à pied à allure constante, sans problème de crampes ou de baisse d'énergie, surtout après les douleurs du vélo. Du coup j'ai abaissé mon temps général de l'an dernier de 2 minutes et me suis classé 24ème pro sur 34 qui ont fini. Il faut dire que les abandons ont été nombreux, beaucoup de monde, se voyant hors du coup, a préféré garder ses jambes pour une future course. Mais ce qui me rend très très content, c'est surtout de voir combien j'ai réussi de me rapprocher des bons athlètes sur la course à pied. J'ai couru 1h21, et c'est très encourageant quand on voit que les Sudrie, Ospaly, Pannier ont couru 1h19, que Romain Guillaume a couru aussi vite que moi, et que j'ai même battu sur la partie pédestre des noms comme Fraser Cartmel ou Michael Weiss. Bref, ce que je retiens de cette course, c'est qu'il faut que je parvienne à combiner cette journée-là avec un bon vélo comme l'an dernier, et ça pourrait être intéressant.

IRONMAN 70.3 PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h26'43''

Nage : 27'07'' (1'25''/100m, 68ème temps)

Transition 1 : 3'35''

Vélo : 2h31'45'' (35,585km/h, 91ème temps)

Transition 2 : 2'23''

Course : 1h21'53'' (15,461km/h, 3'52''/km, 30ème temps)

39ème sur 2434 partants

24ème pro.

Les photos ici.

 

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 08:53

   Après 34h d'entrainement sur les 7 derniers jours, j'ai décidé de commencer mon repos ce samedi 25 avril en vu de la course à Aix. Je n'ai roulé que 40km, mais bien que je coupe le volume, je garde les intensités. Ainsi, le triathlon sprint organisé en bord de mer ce dimanche 26 avril était l'occasion parfaite de faire des intensités, et se remettre dans le bain (travail des transitions et de l'eau libre). Surtout qu'à 20 euros le dossard, on en ferait tous les weekends. Surtout que ma mère et ma chérie étaient là pour m'encourager.

   Il faut savoir que les petits triathlons de ce genre attirent leur lot d'athlètes élites en préparation pour d'autres courses. Cette manche de 3ème division du championnat français avait à son bord trois athlètes de coupe du monde, Anthony Pannier et Raoul Shaw, qui ont aussi quelques records de France de nage datant de leur passé de nageur, ainsi qu'Etienne Diemunsch, ancien coéquipier des Brownlee et de Gomez à Sartrouville, et vainqueur de quelques coupes du monde. Bref, petit triathlon mais grosse liste de départ.

   Pour ma part, ma nage en eau libre a été dure comme pour un premier triathlon de saison. Il y avait de la vague, et j'ai eu l'impression que j'étais le seul à être bousculé par les vagues. Je sors 43ème de l'eau en 13'18'', mais je pense que la distance était plus proche du 1000m que du 750m... J'ai du mal à croire que le recordman de France du 400m 4 nages a nagé son 750m en 11'15'' (1'30''/100m).

   Bref, j'ai été très bousculé sur la nage, mais je m'en suis plutôt bien sorti sur la parti vélo. J'ai vraiment fait de gros efforts pour tenir le 40km/h vent de face (ou 55km/h vent de dos) sur les belles lignes droites. Les nombreuses relances dues aux rond-points donnent une moyenne de 40,3km/h sur ce 21km de vélo, et le troisième temps vélo. Mon vélo me fait donc rentrer dans le top 10, et surtout, je roule plus fort que des athlètes comme Etienne Diesmunsch ou Raoul Shaw. La forme de vélo est là !

En course à pied, je pars encore à la chasse, dans un parcours magnifique au bord de l'étang de Berre. Je rattrape toute la troupe qui m'a passé en transition (j'ai vraiment besoin de m'améliorer en transition), plus quelques types au passage, pour finalement terminer 6ème avec le 8ème temps course à pied, 18'02''. Le meilleur temps, 17'14'', est signé Diesmunsch qui a un record de 29'26'' sur 10km, autant dire que courir 48'' plus lentement me convient très bien !

   Au final, je suis donc à 4 minutes du vainqueur et 2 minutes du podium Shaw - Pannier - Diemunsch. Un gros trou sur un sprint, mais je suis ravi de ma forme, et très content de pouvoir me comparer à du gros calibre du circuit français.

TRIATHLON DES MARETTES - 0,75KM+20KM+5KM

1h03'56''

Nage : 13'18'' (1'46''/100m, 43ème temps)

Transition 1 : 44''

Vélo : 31'12'' (38,462km/h, 3ème temps)

Transition 2 : 37''

Course : 18'02'' (16,636km/h, 3'36''/km, 8ème temps)

6ème sur 303 partants

2ème sénior.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:46

111

10632655 526609110816591 4241361609542109370 n   Au mois d'août, j'ai expérimenté pour le 70.3 Timberman une manière différente de m'entrainer, avec mon plus petit mois en terme de volume de course depuis 2010, mais beaucoup de courses sur route et de triathlons en mode entrainement. Le résultat a été une performance similaire à auparavant, mais avec l'impression d'avoir plus de fatigue accumulée. Je voulais surtout améliorer mon temps de course à pied, ce qui n'a pas été le cas. Ainsi, pour mon dernier triathlon de la saison, le championnat du monde amateur de demi-ironman, j'ai décidé de faire comme je faisais avant, moins de compétitions et plus d'entrainement.

10645095 526609144149921 6069056316796103658 n   J'étais dans un grande confiance, car je n'ai pas connu de mauvaise 10600492 526609234149912 4839557670606360823 ncourse cette année, ni de problèmes mécaniques. Je n'ai eu aucune pression, un bonheur comparé à ma première course de la saison, en mai, où j'ai dû rêver une vingtaine de fois que je ratais le départ. J'étais donc serein, et c'était un weekend de fête car en plus de ma chérie venue m'encourager, mes parents avaient même fait le déplacement depuis la France. J'avais donc une formidable équipe à mes côtés pour m'encourager ! Malgré un petit coup de stress le vendredi, car je ne pouvais pas aller chercher mon dossard (apparemment la terre s'arrête de tourner lors des championnats du monde amateur, il est interdit d'être étudiant et d'avoir des cours le vendredi après-midi), l'organisation m'a bien aidé à régler ce problème et je les en remercie.

10686792 526630204147815 1020910296045245459 n   Le matin de la course, le lac couvert de brume était magnifique mais peu accueillant. Heureusement, le départ tardif laissait une chance au soleil de réchauffer un peu l'ambiance au départ. Comme d'habiture, les grands moyens étaient mis en oeuvre, et c'était un véritable spectacle. Mon départ a été donné dans les dernières vagues. Cependant, étant donné le niveau de l'évènement, à aucun moment je n'ai été gêné par les nageurs plus lents des autres vagues. Il n'y avait tout simplement pas de nageurs lents et j'ai pu nager sans être gêné, et même la densité de nageurs de mon groupe d'âge autours de moi était une aide. Cependant, je pense avoir accumulé un peu de fatigue dans les épaules, car malgré l'absence d'obstacle, j'ai nagé à peine 5 secondes plus rapide qu'à Timberman, soit 27'51''. Je devrais attendre 2015 et un autre hiver de nage pour mon sub 27 !

   Sorti de l'eau, j'ai eu droit à la fameuse10620765 529204713890364 8726891140113237601 n longue transition de Tremblant. Une fois sur le vélo, sans surprise, j'avais de super jambes. Je n'ai encore jamais eu de triathlon où le vélo s'est mal passé, alors j'ai tendance à pousser sans compter sur cette discipline là. Je suis arrivé avec 42km/h de moyenne à l'autoroute 117, la portion rapide du parcours, mais venteuse cette journée là. Au bout de quelques kilomètres, des cyclistes très rapprochés me doublent. Je me retourne et c'est un peloton de 100 coureurs qui est derrière moi ! Ne comprenant pas l'intérêt des athlètes à s'inscrire à une course pour tricher, j'ai accéléré pour  semer le groupe. 5km plus tard, le même groupe me rattrape. Je le laisse alors partir, dans l'impossibilité de le semer. Je me retrouve enfin à nouveau en solitaire, et arrive vers le kilomètre 35 au demi-tour, avec 41km/h de moyenne. Je suis très encouragé 10696298 529320140545488 8432028795290044269 npar cette moyenne mais suis aussi conscient qu'elle va chuter dans les 20 derniers kilomètres (montée de Duplessis). Peu après, c'est un nouveau peloton qui me rattrape. En fait, des pelotons il y en a absolument partout, mais celui-ci contient des visages familiers québécois, ce qui est d'autant plus frustrant de savoir que la mentalité dans notre beau sport est en danger jusque dans notre province canadienne.  Ce peloton là, je prends le risque de le semer, et je parviens à parcourir une vingtaine de kilomètres sans problèmes, jusqu'à la sortie de l'autoroute. De retour vers le village de Tremblant, alors que la fatigue commence à se faire sentir, le même groupe de cyclistes me rejoint. Moi, je commence a être dans le rouge dans ma position aéro, et je me fais doubler à 40km/h par des gens même pas en position aéro et en train de parler. J'ai juste envie d'appeler un arbitre mais il n'y en a pas un seul sur tout le parcours, alors ma colère explose et je me retourne pour m'adresser au groupe: "Good job drafters ! Good job ! Drafting is like doping ! I just want to say today you all CHEATERS !". Sur ce, avec ma petite montée d'adrénaline, je trouve la force d'accélérer dans une côte et me débarasse définitivement du groupe de tricheurs.

   Cet épisode est la grosse tâche d'encre 10687177 10152604769716999 8671178995032934999 ndans la fête au début parfaite. L'organisation, en ne mettant aucun arbitre, et les coureurs, en draftant, ont juste gâché l'évènement et faussé complêtement les résultats. D'après ce que j'ai vu, j'estime que les deux tiers des cyclistes roulaient en peloton. Si deux tiers trichent en draftant, quel pourcentage trichent en se dopant ? J'ai récemment lu un article où 20% des athlètes à un ironman en Allemagne ont avoué se doper. Ma question, est : Quel pourcentage se dope mais ne l'avoue pas ? Et quel est le plus grave, gagner 5 minutes sur le vélo en draftant et 5 minutes sur la course à pied car on a les jambes fraîches, ou gagner 5 minutes sur le vélo et 5 minutes sur la course à pied car on est dopé ? Voilà pourquoi selon moi drafter ou se doper, c'est la même chose. D'autres diront qu'il est impossible d'éviter les pelotons sans se griller les jambes. C'est en réfléchissant comme ça que les pelotons passent de 5 à 10 puis 20 puis 50 coureurs. Pour ma part, j'ai pu les éviter même si ça a été dur. Je pensais les triathlètes avec une meilleure force mentale que ça.

h502ns0n   Bref, je suis rentré à Tremblant avec 40km/h de moyenne au compteur, au kilomètre 70. Complêtement écoeuré, j'ai monté Duplessis, suis redescendu, et j'ai posé le vélo en 2h17', battu par 115 athlètes, certains meilleurs que moi, d'autres n'ayant pas donné un coup de pédale.

   Je me suis considéré chanceux de faire parti des rares privilégiés à faire un triathlon, 66% des participants n'ayant qu'un demi-marathon au programme, alors j'ai resaisi mon orgueuil et suis parti sur du pace de 4'00''/km. Tout allait très bien malgré les côtes, je n'avais aucune crampes ni grosse fatigue. Mais ayant un très mauvais niveau dans les montées, j'ai laissé beaucoup de temps dans la grosse côte du village. Ce moment était magique avec l'abondance de spectateurs. Mais sur la deuxième boucle, j'ai senti que j'avais laissé des plumes dans cette montée là. Je n'avançais plus pareil dans les petites côtes et j'ai vu le pace diminuer. Sans toutefois connaitre de mur, je me suis fait un peu violence pour rallier le fil d'arrivée avec mon 21km en 1h30', mon niveau actuel sur parcours accidenté. Encore une fois, la ligne d'arrivée était un grand moment de spectacle et d'émotion, tant sous l'arche qu'au moment de retrouver ma famile, ma chérie, mes amis. 10349151 10152604771446999 3716160454584723588 n   Dans l'ensemble, mon temps de 4h21' me satisfait grandement au vu du parcours de course à pied, et je peux espérer quelques minutes de moins sur la version "facile" en juin 2015. C'est un grand évènement dont j'ai été très heureux d'être acteur plutôt que spectateur comme auparavant, et je suis content d'y finir ma saison. Cependant, je ne pense pas refaire cette course, qu'elle soit ici ou ailleurs. C'est un évènement qu'il faut faire une fois dans sa vie, mais cela reste un championnat du monde faussé où l'intérêt est très pauvre, car il ne reflête pas notre place dans le niveau mondial. Je préfère garder mon énergie pour les courses avec arbitres ou tout simplement les autres triathlons de Tremblant. J'ai un sentiment mitigé vis-à-vis de mon premier championnat du monde, et j'espère que les organisateurs comme les athlètes sauront faire revenir notre sport dans la bonne direction.

10656189 10152646871733211 701754707 n

IRONMAN 70.3 WORLD CHAMPIONSHIP - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h21'31''

Nage : 27'51'' (1'27''/100m, 324ème temps)

Transition 1 : 4'27''

Vélo : 2h17'25'' (39,297km/h, 116ème temps)

Transition 2 : 1'28''

Course : 1h30'20'' (13,948km/h, 4'18''/km, 366ème temps)

188ème sur 2230 partants

41ème homme 25/29 ans.

Les photos ici.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 12:37

10646869 513052385505597 178805055740016925 n10433944 513717618772407 4047423498339343482 n    J'ai découvert cette année qu'en prenant une semaine de récupération quasiment sans entrainement après un demi-ironman, je pouvais sortir une bonne course sur un olympique. Ç'a été le cas pour le triathlon de Sherbrooke, alors j'ai un peu retenté la même chose à Valleyfield. D'un autre côté, cette course à Valleyfield était importante à cause du fait que c'était le championnat provincial sur le format olympique, et en tant que dernière étape de la coupe du Québec, il y avait des points à prendre pour le classement final. Mais je ne me mettais aucune pression, en m'autorisant une mauvaise course en cette fin de saison chargée, sachant que je ne considère pas avoir eu de vraiment mauvaise journée cette année, même si j'ai un peu joué avec le feu avec des courses rapprochées.

10460312 513717268772442 2125757541525445883 n   Le départ a été donné à 7h du matin, une mauvaise idée10592795 513717322105770 4905136151727413276 n selon moi pour deux raisons : Pour les gens de Montréal, et c'est loin d'être la ville la plus éloignée de Valleyfield, il fallait se lever à 4h15 du matin ! Aussi tôt que pour les IronMans et 70.3 ! Et de plus, 75% du parcours de nage s'est fait avec le soleil levant, autrement dit, on ne voyait rien lorsqu'on sortait la tête de l'eau ! Un calvaire pour se repérer sur le lac, on ne voyait les bouées que lorsqu'on était à deux mètres d'elles. Par contre, un avantage de cette nage à Valleyfield, est que le parcours était un rectangle, avec un le plus grand côté au bord de la berge, courant de face très faible, et l'autre grand côté, au milieu du lac, courant dans le dos assez fort. Les temps ont vraiment été bons ! Pour ma part j'ai eu du mal à trouver mon rythme dès le début, avec de la fatigue dans les épaules. Je ne 10351675 513717582105744 1036702916886223419 nme voyais pas dans un grand jour, et même avant le départ, a motivation était moyenne. Si ma chérie n'était pas venue me supporter et me prendre en photo, je n'aurais jamais pu me botter le cul après les 500 premiers mètres de nage où j'étais largué par le groupe de tête ! Finalement, j'ai retrouvé de l'énergie et le goût de forcer, et suis rentré dans un pack de nageurs, pour sortir avec eux à deux minutes des premiers. Et finalement à la sortie de l'eau, mon temps de nage  m'a motivé à repartir dans la course.

   Sur le premier tour de huit, j'ai constaté que j'avais vraiment du retard à rattraper sur les trois gars devant. Mais en voyant que je reprenais 15-20 secondes par tour, je me suis dit que c'était jouable, et je suis resté patient. Les jambes allaient bien sur le vélo, j'ai roulé 5 minutes plus vite que l'an passé (merci les roues BlackAce et les gels Pro Circuit !), ce qui me convainc que j'ai fait beaucoup de progrès sur ce type de parcours qui n'était pas à mon avantage avant (plat, avec beaucoup de virages). Je rejoins le premier dans la transition, avec le deuxième temps vélo de la course à quelques secondes du meilleur temps.

   En transition, j'enfile mes Zoot "orthopédiques" Kalani : Mes chaussures de l'an dernier avec les morceaux aux endroits de frottement (talon) découpés, car j'ai toujours des plaies douloureuses datant de Timberman, la semaine passée ! Je me suis très vite retrouvé en tête de la course, et au premier demi-tour au bout d'un kilomètre, j'ai constaté une avance de 1'40'' sur mon principal adversaire, Philippe Reynolds, qui est moins près que ça d'habitude après le vélo ! Ces 1'40'' m'ont tout de même réconfortées, et durant le premier tour, je me voyais gagner la course, un peu trop vite, car au 10643422 10152565060121999 30719175 ndemi-tour du 2ème tour, ce n'était plus que 1'10'' d'avance que j'avais. Après un rapide calcul, j'allais être attrapé dans le dernier tour. Et j'ai eu beau pousser le pace, ma belle a eu beau crier de toute ses forces, je me suis fait doubler à 1500m de l'arrivée, incapable de suivre le rythme d'enfer de Philippe ! Pour donner un ordre d'idée, j'ai couru 36'58'' et malgré ça je me suis fait reprendre 1'40'' ! Je termine donc 2ème mais loin d'être déçu, avec des meilleurs temps dans les trois disciplines par rapport à l'an passé et surtout un PB sur la distance de 2h00'41''. Je n'aurais pas pu courir une seconde de mieux, le résultat est très logique, Philippe voit ses efforts d'entrainement depuis juillet récompensés. Et je suis moi aussi très bien récompensé avec une seconde place au championnat provincial olympique (deux semaines après une première place au championnat sur format sprint), en me retrouvant en tête du classement de la coupe du Québec, et surtout avec de superbes photos : https://www.facebook.com/GwendolinePichardPhotography

   Le petit bonus de cette saison sera la course du 7 septembre à Mont Tremblant. Encore une fois, j'ai eu une saison que j'étais loin d'espérer, alors côté performance je ne me mets pas de pression à part pour avoir une belle expérience et du plaisir. Mais je prends bien du repos d'ici là pour quand même mettre toutes les chances de mon côté.

10621866 10152565062246999 1903728999 n

TRIATHLON DE VALLEYFIELD - 1,5KM+40KM+10KM

2h00'41''

Nage : 19'56'' (1'19''/100m, 4ème temps)

Transition 1 + vélo + transition 2 : 1h03'49'' (2ème temps)

Course : 36'58'' (16,231km/h, 3'41''/km, 5ème temps)

2ème sur 265 partants

1er homme 25/29 ans.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 20:26

Sans titre

2014-08-16 15.30.47   Je m'étais inscrit à Timberman l'hiver dernier dans l'optique d'aller chercher mon meilleur temps de 2014 sur la distance, car dans mes souvenirs, le parcours était le plus facile que j'ai eu à faire jusqu'à présent (j'avais fait 4h35 sur ce parcours en 2012 avec mon vélo classique Giant en aluminium). C'est aussi  un grand rendez-vous des québécois, ça parlait quasiment plus français qu'anglais en plein coeur du New Hampshire. J'ai aussi testé une manière différente de m'entrainer avec un bloc très spécifique à la distance fin juillet, puis beaucoup d'intensités dans les deux dernières semaines avant la course : Deux sprints (Terrebonne et Verdun), et deux courses sur route en entrainement (5km Dollard-des-ormeaux en 17'12'' et le 10km de la coupe Dix30 à Brossard en 36'12'').

   La chose que je déteste avec WTC est que pour des raisons obscures, les groupes d'âge les plus rapides partent en dernier, une heure après les pros dans mon cas (25/29 ans), et nous passons la course à risquer notre vie à doubler à 40km/h des gens en plein milieu de la route, où à rentrer dans des gens plus lents sur la nage. C'est assez pénible. Bref, je suis parti dans la dixième vague environ à 8h06, espérant qu'il ne fasse pas trop chaud à 11h pour ma course à pied.

   Mon but était de confirmer que j'étais capable de nager en 27' comme à Saint Andrews, car l'eau n'étant pas salée, la flottaison diminuée demandait de bons efforts pour ce temps de nage. J'ai inhabituellement nagé en zigzag, alors que je trouve normalement de belles lignes droites, et j'ai dû redoubler d'efforts pour sortir en 27'55'', de justesse. Ce qui est encourageant c'est que j'ai des dizaines de secondes à aller chercher en nageant plus droit.

   Sur le vélo, le but était de casser mon temps de 2h20 de Saint Andrews, grâce au parcours plus clément, et même d'approcher le 2h15. Avec les petiteszex5f8lz montées du début, la moyenne ne voulait pas décoller à plus de 35km/h. Heureusement, au kilomètre 22 s'ensuivaient 23km de faux plat descendant (45-50km/h) suivi du retour, 23km de faux plat montant (40-43km/h) qui ont fait décoller la moyenne jusqu'à 39,6k/h. Au début de cette portion de plat, j'ai ratrappé le premier de mon groupe d'âge, et nous avons pris des relais "mentaux" tout le long de la portion plate, c'est-à-dire que j'étais 7 mètres derrière lui, mais dès qu'il rentrait dans un faux rythme ou avait une baisse d'énergie, je le doublais et lui à son tour s'accrochait derrière moi à 7 mètres en respectant les distances légales, et ainsi de suite. Ce qui fait qu'aucun de nous n'a connu de ralentissement pendant cette portion et nous avons glâné du temps précieux. J'ai compris à ce moment là toute l'importance du fameux Kona train, les pros qui se suivent sur le vélo à Hawaï. Malgré la fraîcheur, j'ai suivi mon plan de nutrition habituel, une gourde aux 20km. Sur la fin de la portion plate, j'ai perdu mon collègue et me suis retrouvé en tête de mon groupe d'âge. Je ne m'attendais pas à avoir autant de côtes sur la fin, le parcours était plus difficile que dans mes souvenirs. J'ai dû travailler très fort pour conserver mon 39,6 de moyenne, et j'y ai laissé plus de plumes que je ne le pensais. A 15km de la fin du vélo, je ratrappe mon ami JP parti dans un vague précédente, et ça le motive à me suivre jusqu'à la fin. J'arrive un peu brisé en T2 mais avec un beau 2h16' de vélo ! Cela me conduit à la 8ème place au général au moment où j'enfile mes chaussures de course, mais je sais que la course n'est pas mon point fort.

573ksl0x   Dans la transition, j'ai peur de la suite car je n'ai jamais autant poussé sur le vélo dans un 70.3, et j'aurais dû me résoudre au fait que la fin était plus dure que dans mes souvenir et me contenter d'un temps plus proche de 2h20. Cependant, pour la première fois depuis longtemps, je commence à courir sans début de crampes, signe que l'alimentation et hydratation sur le vélo (et la fraîcheur de l'air) ont été bien maitrisées. Je pars alors sur le pace de 4:00/km initialement prévu. Tout s'est bien passé, aucune crampes et alimentation qui passe à merveille, jusqu'au kilomètre 11 où j'ai commencé à payer mes efforts cyclistes par une baisse d'énergie. Le pace est tombé à 4:20 pendant 5km et j'ai vu JP me revenir dessus. Au dernier demi-tour, synonyme de retour définitf vers l'arrivée, j'ai décidé d'essayer de réaccélérer sur les 5 derniers kilomètres. J'ai plutôt réussi mais JP est tout de même parvenu à me dépasser à 3km de l'arrivée, ce qui m'a poussé à sortir de ma "zone rouge" pour ma "zone noire". Ce fût donc un échange de services (je l'ai boosté sur lé vélo, lui sur ma course) très gratifiant ! Malgré la fatigue, unqyw5i99h rapide calcul à chaque panneau de mile me donnait un éventuel sub 4h17. Je n'ai rien laché jusqu'à l'arrivée, et quand je l'ai aperçu, avec 4h16'15'' à ma montre, je suis sorti de ma "zone noire" pour ma "zone noire avec des lumières clignotantes rouges et un signal d'alarme sonore", et en sprintant, j'ai franchis l'arche de justesse en 4h16'55'' complètement vidé.

   Ce temps gomme le 1h28' un peu moyen sachant que je m'entraine depuis le début de la saison pour du 1h24'. j'aurais au moins aimé un 1h26' comme à Saint Andrews. J'ai clairement payé mon entêtement sur le vélo, mais les gros points positifs sont l'absence de crampes, le fait que quand je casse au milieu de mon 21k, je sors tout de même un 1h28 qui était mon meilleur temps la saison passée, et surtout que je trouve les ressources pour finir fort les derniers 5km.

   Pendant la course, je n'ai pas pu suivre un gars de mon groupe d'âge, trop rapide, et finis donc 2ème de ma catégorie, 7ème amateur, et 14ème au général. Je me qualifie aussi pour les championnats du monde en Autriche l'an prochain, de justesse, car avec 30 slots sur la course, seul les premiers ou deuxièmes pour les groupe d'age les plus nombreux avaient leur place. J'ai d'autres plans pour l'an prochain que l'Autriche, et me concentre plutôt sur ma course à Mont Tremblant dans trois semaines, où l'objectif sera de refaire la même chose avec 2 minutes de moins sur la course.

10608921 10152363670611656 369025535 n

IRONMAN 70.3 TIMBERMAN - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h16'55''

Nage : 27'55'' (1'28''/100m, 56ème temps)

Transition 1 : 1'57''

Vélo : 2h16'45'' (39,488km/h, 7ème temps)

Transition 2 : 1'39''

Course : 1h28'39'' (14,281km/h, 4'12''/km, 34ème temps)

14ème sur 2277 partants

2ème homme 25/29 ans.

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 21:46

1471814 750558658336354 8451944484049403651 n   Dimanche dernier s'est tenu le championnat provincial de la distance sprint. Cette fois-ci pas question de se brûler les jambes la veille car le niveau devrait être plus relevé. Je me suis donc présenté là-bas avec des jambes assez fraîches, surtout qu'à une semaine de mon prochain demi-ironman, ça valait le coup de commencer à les reposer, après les longues semaines précédentes. Mon plan est toujours de grandement diminuer le volume à 10 jours d'un longue distance, mais de garder des intensités, intensités dont on récupère très bien en général vu que le volume a été coupé.

   Le départ a été donné à 8h pour les hommes. C'était la première fois de ma vie que je nageais dans le St Laurent, ses algues et son courant. Je suis plutôt du genre à partir directement sur le bon rythme en natation, alors que 90% des athlètes partent en sur-régime pour casser au bout de 200m. Donc d'habitude, je suis 20ème dans les premiers 200m de l'eau, mais plus loin je sors en tête de l'eau ! Sauf que cette fois ma stratégie habituelle 111.jpgn'a pas marché. Le premier virage se situait 50m en avant de nous, on nous étions nombreux sur la berge. N'étant pas parti comme un fou au départ, je me suis retrouvé dans un gros embouteillage au premier virage à faire du surplace, et complêtement décroché de la tête de la course ! Après ce virage, la route s'est peu à peu éclaircie, et j'ai commencé à remonter du monde, mais je n'ai jamais pu revenir très proche des premiers. Certains jeunes qui évoluent qur le circuit élite ont même mis 2 minutes à tout le monde, je n'aurais pas pu les suivre, mais j'aurais du avoir une autre stratégie afin de sortir collé à mes principaux rivaux (Pierre Heynemand, Simon Lalonde) plutôt que de laisser filer bêtement 30 secondes.

   Bref, en sortant de l'eau je me suis dis que j'allais me rattraper sur le vélo. Peine perdue, j'ai découvert le pire parcours vélo de ma vie. Déjà, tout plat avec 10 demi tours et 20 virages en angle droit, il n'était pas vraiment à mon avantage, mais en plus toute la chaussée était complêtement explosée de nids de poule et de fissures. J'ai prié pour ne pas y laisser ma paire de roues carbone BlackAce, et sur le coup j'étais fâché contre l'organisation, mais cela fait 17 ans que le parcorus vélo a cette tête là. Pour finir, nous avions une boucle de 4km à faire 5 fois, mettez 800 athlètes (des différents courses en même temps) et vous obtiendrez un long peloton de 4km de long. En plus de zigzaguer entre les trous, j'ai aussi zigzagué entre les athlètes plus lents. Bref, j'ai fait une croix sur un bon temps vélo. Je me suis fait rattraper par mon ami Pat, suivi de Robin Tétreault qui roulaient à bonne allure alors j'ai décidé de les suivre afin de me caler sur un rythme. Tant bien que mal, nous avons doublé les jeunes sortis en tête de l'eau, et nous posons le vélo en T2 à 1'15'' du premier. Je n'y crois plus à ce moment là, je suis 5ème et même 6ème car Robin part comme une flêche. Conscient de ma vitesse revenue 10602717_10204527453406575_1798165737_n.jpgces dernières semaines, je pars tout de même sur un bon pace. Je commence à ramasser du monde, puis même Robin qui casse. J'aperçois les deux premiers, Simon et Pierre, au premier demi-tour à 1,25km, et au deuxième demi-tour, à 2,5km, je vois que j'ai énormément resséré l'écart. Alors je contrôle mon pace pour me rapprocher doucement et prends la tête au dernier demi-tour, à 3,75km. A moins d'un kilomètre de l'arrivée, je suis un peu dans le dur alors je gère ma vitesse pour me garder 10 secondes d'avance. Je gagne donc la course un peu de justesse et suis très heureux de mon temps de 17'38'' de course à pied, mon meilleur sur un sprint. La course a été très serrée avec un top 3 qui se tient en 12 secondes et le top 5 en 37 secraondes. Je suis donc bien heureux de ma gestion finale et de mon titre de champion du Québec ! Maintenant, il faut relativiser un peu, à une semaine de l'IronMan de Mt Tremblant, les meilleurs ne se sont peut être pas pointés. Je vais tout de même essayer de doubler la mise au championnat provincial de distance olympique, dépendamment de ma récupération de mon demi-ironman.

 

TRIATHLON DE VERDUN - 750M+20KM+5KM

1h05'30''

Nage : 11'57'' (1'35''/100m, 14ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 35'57'' (8ème temps)

Course : 17'38'' (3'31''/km, 17,013km/h, 2ème temps, 1er classement final)

1er sur 341 partants

1er homme 20/29 ans.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 19:38

   Une fois le triathlon olympique de Magog passé, j'ai attaqué deux semaines assez lourdes en vue du 70.3 Timberman à la mi-août. J'ai enchaîné 7 jours d'intensités dès le lendemain de Magog (soit sur la piste, soit en vélo), et j'ai fini par un weekend avec ma recette secrête le samedi (3000m de nage relax - 90km de vélo dont 2x20km allure 70.3 - 17km de course à pied dont 2x5km allure 70.3). Comme d'habitude, j'ai craqué dans mon dernier intervalle de course à pied, signe que j'étais à ma limite. C'est un peu ma limite justement que je cherche à atteindre à trois semaine de la course dans le New Hampshire. De plus ce weekend-là, j'ai enchaîné avec une sortie longue le dimanche entre amis de 26km, commencée à 4'40''/km, et terminé en alternant marche et course, complêtement pété. La semaine suivante, j'ai diminué un peu les intensités pour récupérer, puis j'ai profité du triathlon de Terrebonne, pas cher, près de Montréal, pour me faire un gros training. Ainsi le samedi j'ai roulé 100km avec un 2x20km pace 70.3, puis le dimanche j'ai décidé de me rendre à vélo jusqu'au départ. Je me suis malheureusement perdu dans une zone industrielle, et suis arrivé au triathlon avec 45km au compteur au lieu de 25, à 15 minutes du départ.

   Bref, j'ai fait la meilleure transition "retrait des dossards-piscine" de la journée. Dans l'eau tout allait très bien pour les six tours de piscine, je me suis glissé en tête de ma vague (hommes moins de 39 ans). Le parcours était peut être un poil long au vu des temps. Sur le vélo, j'avais une avance confortable, et des jambes très lourdes, ce qui fait que j'ai été incapable de pousser sur un parcours aux nombreuses relances. Toujours en tête en T2, j'ai voulu faire une bonne course à pied pour valider mes récent efforts sur la piste, et ç'a été le cas car mon 18'03'' me satisfait pleinement. J'ai franchis la ligne d'arrivée le premier, mais après compilation des résultats, j'ai vu que j'avais eu chaud aux fesses, car ça a nagé, pédalé ou couru plus vite que moi chez les 40 ans et plus, heureusement jamais les trois en même temps.

   J'ai complêté ma journée pour atteindre 110km de vélo et 20km de course à pied. le plus dur est fait pour Timberman, et maintenant il va falloir diminuer progressivement les entrainements pour aller chercher des sensations. La semaine prochaine, je ferais le sprint de Verdun, plus reposé, et on va voir où j'en suis !

 

TRIATHLON BFI DE TERREBONNE - 750M+20KM+5KM

1h05'03''

Nage : 12'10'' (1'34''/100m, 3ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 34'52'' (4ème temps)

Course : 18'03'' (3'36''/km, 16,620km/h, 2ème temps, 1er classement final)

1er sur 165 partants

1er homme 20/29 ans.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 20:42

111   Dimanche dernier, je suis allé à Magog avec mon ami JP pour les championnats canadiens amateur sur la distance olympique. J'avais fait une grande croix dans mon calendrier pour cette épreuve, et c'était le deuxième triathlon olympique en importance pour moi cette saison derrière le 5150 Tremblant. Le weekend a mal démarré avec une nuit sous la tente plantée dans le jardin d'un inconnu (mais tellement accueillant !) et remplie de moustiques et un réveil à 4h30 du matin sans une goutte d'hémoglobine. Mais il a tout de même plutôt bien continué.

   Au passage, le triathlon 2Magog était vraiment un gros évènement cette année, puisque la veille avait lieu les mondiaux élite de paratriathlon, une coupe ITU continentale avec le recordman américain du 1500m reconverti dans le triathlon, Alan Webb, et l'olympien Kyle Jones, et les championnats canadiens amateurs de sprint. Le dimanche, c'était le demi ironman, les championnats canadiens amateurs d'olympique et les championnats canadiens élite de relais. Bref, ç'a été vraiment intéressant de faire un triathlon avec les grosses règles ITU comme le départ en ligne sur la plage.

   En effet, pour ma course, plusieurs vagues étaient prévus, et la mienne, homme moins de 29 ans, partait en premier. J'ai eu les mêmes sensations que la semaine passée, mais les vagues en moins ont fait que j'ai nagé trente secondes de mieux. Bien sûr le niveau était bien plus relevé, et deux ou trois athlètes sont sortis loin devant, suivi du chasing pack d'une dizaine de nageurs, puis suivi de moi, qui m'était extrait du deuxième pack à mi-course.

 1  C'est très encourageant de voir que les athlètes ont fait le déplacement pour cette course. J'avais peur de voir un championnat québecois amélioré, mais finalement de nombreux athlètes d'Ontario, des provinces maritimes ou même d'Alberta étaient là et relevaient le niveau.

   Sur le vélo, je me suis concentré pour absolument tout donner. Je n'ai rien voulu garder et je me suis concentré à toujours aller chercher la personne devant au loin et la doubler. En plus, étant à l'aise sur ce parcours très technique, j'ai pu battre des gens que je ne bats pas d'habitude, et je suis remonté de la 11ème à la 6ème place de ma vague avec 37,5km/h de moyenne.TM32427

   Sur la course à pied, j'ai payé mes efforts en vélo et je n'ai pas pu allonger le même temps que d'habitude, une à deux minutes trop lent, mais j'ai tout de même repris une place et franchi la ligne d'arrivée 5ème de la vague. Après compilation des temps des autres vagues, je me retrouve tout juste dans le top 10 mais premier chez les 25/29ans, donc champion "canadien" amateur sur la distance et très satisfait de cette performance.

   Cela conclu bien les mois de juin et juillet où l'objectif était sur la distance olympique, et à présent je vais prendre deux semaines pour me concentrer sur les intensités pour m'appliquer sur mes deux prochains triathlons qui seront des sprints, au mois d'août.

TRIMEMPHRE - 1500M+40KM+10KM

2h10'11''

Nage : 23'39'' (1'34''/100m, 31ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h07'10'' (8ème temps)

Course : 39'23'' (3'56''/km, 15,235km/h, 12ème temps)

10ème sur 480 partants

1er homme 20/29 ans.

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 21:20

 10419953 736594586399428 2817897837488474220 n  J'avais décidé il y a quelque temps de participer au triathlon de Sherbrooke avec l'idée d'engranger des points au classement de la coupe du Québec. Finalement, le calendrier a fait que ce triathlon se trouvait une semaine après mon demi-ironman au New Brunswick. Pas une super idée, donc. Mais j'ai finalement très bien récupéré, et fait ma course à Sherbrooke.

   Sur la natation, sans wetsuit à cause d'un 0,7°C (22,7°C, température de l'eau), j'ai eu d'excellentes sensations et suis sorti troisième en 23'55'', soit une minute de moins que l'an passé malgré les vagues sur le retour. Sur le vélo, mon plan était de prendre de l'avance sur les autres, car ayant regardé la start list, je savais que je n'étais pas le meilleur coureur, et qu'il me fallait un trois minutes d'avance en T2 pour pouvoir courir relax. Je suis donc parti très vite en vélo au point de me retrouver en tête au bout de deux kilomètres, et de creuser de gros écarts tout le long du vélo. C'était très agréable de suivre la voiture ouvreuse, 10532831 736594133066140 3873087244568412058 oet face à l'absence de concurrence (il faut dire que les meilleurs se trouvaient sur la distance double olympique aujourd'hui), je me suis concentré à battre le temps vélo du gagnant de l'an dernier. Le vent, assez fort, puis la pluie, en ont décidé autrement, et je pose le vélo en 1h06'05'' soit une minute plus lent qu'André Tremblay l'an dernier. Au passage, le parcours faisait 42km, et c'est donc plus de 38km/h de moyenne que j'ai au compteur, ce qui me rends très positif vu les belles côtes du parcours, et confirme les excellentes sensations que j'ai eu sur mon vélo. Bref, pendant que je me battais contre un cycliste fantôme, j'ai accumulé plus de 5 minutes d'avance au dernier demi-tour, ce qui faisait que je savais que j'avais la course en poche. J'ai tout de même poussé un peu sur les 5 premiers kilomètres, puis géré mon avance sur la fin, ayant calculé que cette avance avait même un peu augmenté au demi-tour de course à pied. Je cours finalement en 38'19'' les 10km pas très plats non plus.

   A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, j'ai franchi la ligne avec pas loin de 7 minutes d'avance sur le deuxième, mais je me réconforte en me disant que mon temps de 2h10 pile est le meilleur temps des 10 dernières éditions, malgré le vent d'aujourd'hui, donc j'ai fait le plein de confiance. Et puis, je viens de remporter ma première coupe du Québec et repris la tête du classement. Cette confiance me sera utile pour les championnats canadiens amateur la semaine prochaine sur un parcours assez similaire.

TRIATHLON DE SHERBROOKE - 1,5KM+40KM+10KM

2h10'00''

Nage : 23'55'' (1'35''/100m, 3ème temps)

Vélo : 1h06'05'' (36,318km/h, 1er temps)

Course : 38'19'' (15,659km/h, 3'49''/km, 2ème temps)

1er sur 80 partants

1er homme 25/29 ans.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:03

Sans titre

1.jpg   Voulant découvrir l'organisation Challenge, et voulant m'aligner sur un parcours relativement facile, car mon dernier demi-ironman rapide remontait à Timberman 2012, je me suis inscrit, avec mon pote JP, à la course inaugurale Challenge Saint Andrews, au New Brunswick. Après 9h de voiture à travers le Maine, et surtout à travers l'ouragan Arthur, c'est un paysage dévasté par les arbres tombés et les lacs au milieu des parkings que l'on a découvert, difficile à croire que le triathlon du lendemain allait se dérouler dans le calme plat et 25°C. Du coup, après 24h sans électricité ni eau, à manger du riz au barbecue, les nuages sont parti et nous avons pu découvrir la mer et les paysages du New Brunswick.

   Le matin de la g9b5ez7k.jpgcourse, la nage s'est déroulée dans Katy's cove, une baie à l'abri des vagues et des courants, donc prometteuse d'une nage rapide. De plus, le wetsuit Zoot Prophet, combiné à l'eau salée allait donner un mélange détonnant. Parti 5 minutes après les pros, je me suis glissé en 4ème position des amateurs, et ai nagé étonnant droit tout le long du parcours. Sur la fin, me sentant plus endurant, j'ai même pu relancer et recoller au 3ème, sortant avec ma meilleure nage sur 1900m, soit 27'10''. En revanche, la grosse montée de 400m (3 minutes exactement) pour remonter vers la transition n'était pas très optimale pour commencer la journée.

   Sur le parcours cycliste, je suis parti en chasse, conscient de mes récents progrès en vélo. Sur les premiers 15km très vallonnés, je m'affolle un peu et arrive à la portion d'autoroute à 39km/h de moyenne. Mais je double tout un wagon de filles pros, et les amateurs sortis devant moi de l'eau. ps1z9kmu.jpgA présent, il s'agit de faire deux allers-retours sur l'autoroute avec des bosses qui se passent tout en puissance. Mais avec un bon vent de face, la moyenne descend vite, je m'inquiète un peu et pousse un peu trop. Je rattrape quelques pros, et fait un état des lieux au premier demi tour: 10ème à quelques minutes de Mirinda Carfrae. Sur le retour, avec le gros vent de dos, la moyenne remonte, et je comprends que ça ne sert à rien de pousser à l'aller, car le retour compense bien ! En effet je suis à 39,4km/h de moyenne à mi parcours, 1h08'30'' aux 45km, il faut dire que mes roues Blackace sont dans leur élément sur ce revêtement parfait, mais je dois ralentir tout de même d'urgence ! Sur le deuxième aller, je gère l'effort, ce qui ne m'empêche pas de doubler deux filles dont Mirinda, et de rester seul très longtemps ensuite. Je m'hydrate énormément malgré la fraîcheur (4 bouteilles, donc 2 litres, rien que sur le vélo, et du Pro Circuit X1 en pagaille !). En quittant l'autoroute, la moyenne a un peu diminué et je me sens entamé. Je redoute les 15km vallonnés pour rentrer, mais il semble que je garde l'allure, car je double à nouveau un pro, puis un autre à quelques mètres de la fin du vélo, avec une moyenne finale de 38,6kmh (si on prend en compte les 90,5km, exactement), 5ème overall à ce moment là, mais sutout avec mon meilleur vélo à vie, 2h20.

   A présent, j'ai épuisé mes armes secrêtes60webfki et je pars pour sauver les meubles pour 21km. Au bout d'un kilomètre, je me fait doubler. Au kilomètre 3, c'est Mirinda, accompagnée de Scott Cooper, qui me doublent sur un pace de malade. Puis je croise dans le sens opposé Tim O'Donnell, qui est en train de bouffer la course à 3'30''/km. Et moi, j'ai mal partout, des débuts de crampes, maux de tête, maux de ventre. Je m'attends à exploser sévèrement. Mais en fait, à cause du gros effort sur le vélo, il fallait juste laisser le temps à mon corps de faire sa transition vers un autre effort. Au kilomètre 5, les engrenages décollent, et je pars à mon rythme de croisière, à 4'05''/km, que je tiendrais jusqu'à la fin sans flancher, pour la première fois. Au kilomètre 15, je vois qu'il est possible de casser le 4h20 mais ça va se jouer à un poil de cul. Je donne vraiment tout sur les derniers kilomètres, en faux plat montant.dno0g95l.jpg Quand j'aperçois l'arche d'arrivée, je sens que je vais passer dessous à 10 secondes de l'échéance... Mais on me dirige vers une boucle de 200m que je n'avais pas vu et ce sera finalement en 4h20 et des brouettes que je terminerai, avec 1h26 pour la partie course.

   Ceci dit, je suis couvert de bonheur de réaliser un tel chrono. De même, mon classement, 4ème amateur et 8ème overall me comblent de joie. Si j'avais été pro sur cette course, j'aurais fini 4ème pro avec une bourse de 2000$ à la clé (le prize money de la course était de 30 000$). Certes, on ne fait pas ce sport pour l'argent, mais deux mois de (mon) salaire, ça fait réfléchir pour mon statut 2015. Alors peut être que l'ouragan aura fait peur aux meilleurs aujourd'hui tout simplement, mais il me semble que les podiums en 25/29 ans ça va quelques années, et c'est en se frottant à meilleur que soi que l'on progresse. Je suis rendu au milieu de ma saison et je ne pouvais pas espérer mieux, j'ai hâte de voir ce que la suite de l'été me réserve !

CHALLENGE SAINT ANDREWS - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h20'42''

Nage : 27'10'' (1'25''/100m, 8ème temps)

Transition 1 : 4'29''

Vélo : 2h20'48'' (38,352km/h, 7ème temps)

Transition 2 : 1'23''

Course : 1h26'54'' (14,568km/h, 4'07''/km, 17ème temps)

8ème sur 269 partants

2ème homme 25/29 ans.

Les photos ici.

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 21:36

   Depuis plus d'un an, j'ai pris l'habitude de faire un sprint une semaine avant un demi-ironman. La base d'endurance étant faite, ça me fait du bien de travailler un peu de vitesse sans puiser dans les réserves. J'ai choisi d'aller à Victoriaville à cause des bourses qui récompensaient les trois premiers. A défaut de gagner une bourse, j'aurais au minimum une course avec un niveau relevé.

   La journée a été très chaude, et le soleil très lourd. Compte tenu de ces conditions météorologiques, et du parcours plat pour le vélo comme pour la course, mon équipement a été le suivant: Wetsuit Prophet 2.0, roues Blackace C6 (avant) et C8 (arrière), lunettes Smithoptics Pivlock V2max avec lentille sombre, chaussures Zoot Ultra race 4.0, et une bouteille de Pro Circuit X1 que j'ai bu entièrement sur les 20km de vélo. J'ai l'impression d'être assez bien acclimaté à la chaleur car ça ne m'a pas gêné pendant la course malgré le départ tardif (10h), mais plutôt après. La natation était assez originale, dans un bassin creusé pour l'occasion (La création de ce bassin peut être visionnée ici) dont le tour faisait 200m, avec une sortie à l'australienne à la fin de chacun des quatre tours, rendant ainsi la nage assez intense cardiaquement. Je sors de l'eau en 11'38'' en troisième position, un temps un peu lent, mais certainement dû au parcours plus proche de 800m que de 750m, et des sorties à l'australienne.

   Sur le vélo, comme d'habitude, je me suis senti des jambes du tonnerre. J'ai réussi à tenir à distance derrière André Tremblay, chose que je n'avais pas encore réussi jusqu'à présent, et j'ai repris des secondes sur le premier, Alexandre Boulé, un autre gros cycliste. A 5km de la fin du vélo je passe en 2ème position puis je pose le vélo à 20 secondes de la tête de course.

   J'ai malheureusement manqué de jambes pour aller chercher le podium. Les deux dernières semaines, assez intenses en entrainement en vue de Challenge New Brunswick, se sont fait ressentir, et je n'ai pas réussi à mettre le rythme qu'il aurait fallu mettre sur un sprint. Au bout de deux kilomètres environ, je suis passé 4ème, doublé par André Tremblay et Mohamad Alsabbagh, auteurs de courses à pied impressionnantes. Mon temps de course à pied ne me donnant aucune information sur ma performance (car comprenant le temps de transition et le parcours étant plus long que 5km au final), je reste satisfait de ma course qui aura surement un effet bénéfique dans une semaine.

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TRIATHLON DE VICTORIAVILLE- 750M+20KM+5KM

1h07'05''

Nage : 11'38'' (1'33''/100m, 3ème temps)

T1 + Vélo : 35'50'' (2ème temps)

T2 + Course : 19'39'' (5ème temps, 4ème classement final)

4ème sur 117 partants

3ème homme 20/29 ans.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:02

Triathlon-de-Drummondville-2014 7135 copie copie   Ce samedi, je me suis rendu à drummondville pour disputer la 2ème étape de la coupe du Québec de triathlon olympique. 6 jours après ma course à Tremblant, j'y allais plus dans une optique d'entrainement. De ce fait, je n'ai quasiment pas pris de repos dans la semaine et j'ai suivi une cadence d'entrainement normale. Le goût n'était vraiment pas à l'effort ce samedi matin avec la pluie froide qui tombait sans relâche. L'aire ou se déroulait le triathlon s'était transformée en champ de boue. Je grelôtais déjà au retrait des dossards et j'ai mis mon wetsuit une heure avant et ai attendu le départ les deux pieds dans la boue. En plus, puisque la pluie tombait depuis 72h, la rivière était bien chargée et le courant plus fort que d'habitude. Les temps de nage ont ressemblé davantage à des temps de demi-ironman que des temps de triathlon olympique, ç'a été un peu la catastrophe.

   La natation consistait en un carréTriathlon-de-Drummondville-2014 7103 copie à faire deux fois. Sur la première ligne droite, j'ai suivi le pack, qui m'a guidé. Dans la deuxième ligne droite, je sors un peu du groupe, mais ayant le courant dans le dos, j'arrive tôt à la bouée du prochain virage. Je me dis que c'est pas normal, et je trace tout droit, et avec Jérôme Bresson (le futur gagnant) qui, lui, tourne, on se rentre dedans. Bref, je me remets dans la course, puis je m'échappe à nouveau dans une ligne droite carrément interminable car nous avons le courant de face. Je suis troisième et seul, et je tourne à la bouée et attaque la deuxième boucle. J'ai le courant de côté, je fais de gros effort pour viser la bouée du prochain virage, et à la fin de la ligne droite, je me rends compte que je suis complêtement à côté de la plaque et j'ai raté ma bouée. Je suis obligé de faire un gros effort face au courant pour revenir et contourner la  bouée sous peine d'être disqualifié... Et toute mon avance fond. Alors je décide de rester sage avec Jérôme car aujourd'hui les conditions ne permettent pas de se balader seul devant. Avec Jérôme, nous sortons ensembles 3ème et 4ème de l'eau.

Triathlon-de-Drummondville-2014 7415 copie   Je fais une transition un peu lente et j'ai d'emblée une vingtaine de secondes de retard sur Jérôme. Le parcours vélo consiste en quatre aller-retours de 10km, qui permettent donc de mesurer l'écard avec ceux de devant à chaque demi-tour. Toujours sur la pluie, avec un vent de face sur la moitié du parcours, mais un parcours complêtement plat, je maintiens une vitesse moyenne très satisfaisante (40.5km/h). Mes roues Blackace (80mm à l'arrière et 60mm à l'avant) sont idéales pour ce type de parcours. Je ne parviens pas à revenir sur Jérôme malgré mes efforts durant les deux premières boucles. Il garde une trentaine de secondes d'avance. Sur la troisième boucle, je me sens bien et j'accélère encore, lui prends 10 secondes, mais je le paie dans la dernière boucle ou je suis dans le dur et pose finalement le vélo 36 secondes derrière lui. Je me suis forcé à boire ma gourde de Pro Circuit X1 en vue d'une bonne course à pied, car la soif n'était vraiment pas là dans ce froid. Dans le même temps, nous avons rattrapé les bons nageurs, ce qui fait que nous sommes 1er et 2ème.

Triathlon-de-Drummondville-2014 7375 copie   Sur la course à pied, je sens que j'ai poussé sur le vélo et ça fait mal. J'aurais Jérôme Triathlon-de-Drummondville-2014 7492 copieen ligne de mire tout le long, mais incapable de la rattraper, je le verrai s'éloigner tout doucement et cumuler son avance à 51 secondes. Résolu à finir 2ème, mais très content de cette course que je viens de livrer, je serre les dents pour maintenir la vitesse, et on se tape dans les mains et on s'encourage avec Jérôme à chaque demi-tour. Je me classe 2ème, extrèmement content, surtout que j'ai couru 35'58'' (sur un parcours de 9.6km, soit 3'45''/km, ce qui proche de mes meilleurs temps de fin de saison 2013 dans des conditions meilleures).

   J'ai réussi mon coup d'aligner deux bons triathlons olympiques en 6 jours, et ça devrait payer pour la prochaine échance début juillet dans le New Brunswick. Reste à faire ses devoirs dans les semaines qui viennent.

   Ci-dessous, voilà le résumé des courses de la journée que triathlon Québec prépare à chaque étape depuis cette année. Un gros merci à ma belle qui a passé la journée sous la pluie pour prendre toutes ces magnifiques photos. https://www.facebook.com/GwendolinePichardPhotography

 

TRIATHLON DE DRUMMONDVILLE - 1500M+40KM+10KM

2h03'14''

Nage : 25'54'' (1'43''/100m, 4ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h01'21'' (2ème temps)

Course : 35'58'' (3'35''/km, 16,682km/h, 5ème temps, 2ème classement final)

2ème sur 140 partants

1er homme 20/29 ans.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 21:37

    Après avoir retrouvé des jambes cette semaine, je suis allé prendre ma revanche au 5150 Mont Tremblant. Revanche, car l'an passé, les conditions météo avaient transformé la course en duathlon que je n'apprécie guère. Cette année, le soleil a été de la partie, et a même réchauffé le lac jusqu'à 18°C, alors qu'il était resté gelé  jusqu'à tard dans le printemps. Sur un coup tête, nous avons passé la nuit dans la voiture, avec ma belle, sur le parking, alors qu'initialement nous devions partir à 5h du matin le dimanche de Montréal. La nuit n'a pas été longue, 5h environ, mais au moins j'ai bien dormi car en étant sur place, beaucoup de pression est partie.

5150-Mont-Tremblant-2014 6774 copie copie5150-Mont-Tremblant-2014 6813 copiright   Cette année, à cause de l'appelation 5150 officielle, 16 pros hommes et 3 pros femmes ont fait le déplacement. Le niveau promet d'être intéressant. Ayant enfin reçu mon wetsuit Zoot Prophet 2.0, j'allais pouvoir le tester pour la première fois. Je n'ai pas été déçu, c'est une véritable seconde peau qu'on ne sent pas, surtout au niveau des bras, pour la première fois de la saison, je n'ai pas eu mal aux bras à la sortie de l'eau ! Ma vague, groupe d'age moins de 40 ans, est partie 3 minutes après celle des pros. A ma surprise, j'ai trouvé le départ moins rapide que d'habitude, et après 200m dans les pieds des premiers, j'ai décidé de prendre la tête. Je 10383021 469204476557055 2244509369046612298 nme suis senti tellement bien que je l'ai gardé jusqu'à la fin et suis sorti en 21'14'', ma meilleure nage à cette date. C'était ennivrant de voir les bénévoles s'activer pour me guider sur l'eau, et surtout les encouragements à la sortie de l'eau. Je n'avais pas une grosse avance sur le deuxième dans l'eau, mais j'ai finalement couru assez vite sur la longue transition pour apprécier le fait d'être seul en tête en ne pas être stressé dans le parc à vélo.

   Sur le vélo, je suis parti un peu fort, et me suis retrouvé complêtement seul. Je me suis mis en tête de ratrapper les pros, ce que j'ai réussi à faire au kilomètre 6, mais me suis rendu compte que j'étais dans le rouge et que je ne tiendrai pas 40km. J'ai ralenti et repris ma place à l'arrière. Un autre groupe d'âge, Simon Lalonde, jeune de 19 ans prometteur, aussi dans le team Blackace, m'a ratrappé et dépassé. A partir de ce moment là, deux paires de roues Blackace ont mené la course amateur ! Au passage, c'était mon premier essai de ma paire spécial "terrain roulant", c'est-à-dire une 80mm C8 carbon clincher  à l'arrière et une 60mm C6 carbon clincher à l'avant. Je n'ai pas été déçu car j'ai posé le vélo deuxième amateur moins de 40 ans, avec le même temps que l'an passé malgré les 20°C de plus au thermomètre ! Une chaleur suffisante pour me faire descendre la bouteille de X1 Pro Circuit dans l'estomac, moi qui ne boit que très peu sur ces distances d'habitude.

5150-Mont-Tremblant-2014 6888 copie10390962 728070583918689 2772748497304289265 n   Sur la course à pied, je me suis senti les jambes un peu lourdes, sûrement des restes de la France, et les montées n'ont en rien aidé. J'ai mis mes Zoot Ultra Temp 6.0 pour l'occasion à cause de la facilité pour les enfiler et leur confort pour un parcours en montées/descentes. Je me suis concentré pour garder du 4'00/km, j'ai pu ratrapper Simon, et franchir la ligne d'arriver en tant que premier amateur, qui m'a valu les honneurs du micro. Après compilation des résultats, il se trouve que deux concurrents de la vague des plus de 40 ans me dépasse d'une poignée de secondes, mais je reste très heureux de finir vainqueur des 20/29 ans, 3ème groupe d'âge et 13ème overall dans une course avec 16 pros. Je me sens en très bonne forme pour un début de saison, et j'ai très hâte de la suite.

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5150 MT TREMBLANT - 1500M+40KM+10KM

2h11'35''

Nage : 21'14'' (1'24''/100m, 19ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 1h10'06'' (15ème temps)

Course : 40'17'' (4'01''/km, 14,894km/h, 20ème temps, 13ème classement final)

13ème sur 708 finishers

1er homme 20/29 ans.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 16:15

10396591 783461465022001 1314727976 n   Cette semaine, après un gros volume d'entrainement, je suis allé participer à mon premier triathlon super sprint (XS). J'ai été très heureux d'avoir de bonnes sensations après 33h dans les jambes. La course en question avait lieu au plan d'eau d'Apt, au pied de la montagne du Luberon, pendant que d'autres, dont mon frère, faisaient le demi-ironman.

   Sur la nage de 400m, ma troisième en eau libre cette année, j'ai été extrêmement à l'aise et sors 3ème de l'eau en 5'05'' mais me fait doubler sur la berge avant le tapis qui prenait le temps, par le gars dans mes pieds dans l'eau. Je pers du temps en transition, mais profite des premiers 4km de montée pour refaire mon retard et passe 2ème en haut de la bosse. Avec un bonhomme on travaille fort (à 7m l'un de l'autre, draft illegal) pour revenir sur le premier dans les faux plats descendants du retour. Quand on aperçoit enfin notre bonhomme, c'est déjà le moment de rentrer, et je suis troisième à rentrer dans le parc à vélo, mais avec le meilleur temps vélo.

   Sur la course à pied, les sensations restent bonnes, 2014-05-25-05.41.19.jpget je passe vite 2ème à nouveau sans jamais être capable de revenir sur le premier. C'est dur de savoir la vitesse que j'ai tenu, car les deux tours du plan d'eau faisaient entre 2,5 et 3km, mais j'ai eu très souvent le coeur au bord de l'implosion, surtout que derrière les jeunes revenaient vite. Bref, je suis très heureux de finir 2ème, car même si le niveau n'était pas fou, je me suis fait plaisir malgré les bornes de la semaine dont un 150km la veille.

TRIATHLON XS DU LUBERON - 400M+12KM+2,5KM

36'10''

Swim : 5'45'' (1'26''/100m, 4ème temps)

Transition 1 : 59''

Bike : 18'42'' (38,503km/h, 1er temps)

Transition 2 : 39''

Run : 10'02'' (14,950km/h, 4'00''/km, 3ème temps)

2ème sur 66

1er sénior 2.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 05:41

1-copie-1

 P1130709  Le 70.3 Pays d'Aix a été l'un de mes premiers triathlons, lors de ma première saison en 2011. J'étais alors en mode découverte, et j'ai toujours voulu y retourner pour faire un bon résultat. Il faut dire que c'est motivant d'avoir une course 70.3 à 50km de là où j'ai grandi. Aussi, quand la date a changé de septembre à mi-mai, pendant mes vacances, j'ai sauté sur l'occasion.

   Vu l'hiver déprimant qu'on a eu au Québec, mon but était de limiter la casse en vélo, mais de bien nager et bien courir, car ayant bien travailler ces disciplines pendant l'hiver. Avec le recul, même le vélo a bien été, grâce aux sorties de qualité de dernière minute pendant avril et début mai.

   Mes parents sont depuis peu arbitres de triathlon, et ils ont été aux premières loges pendant la course pour me voir, surtout au départ de la natation, ce qui a été vraiment agréable, surtout qu'il ne m'ont pas mis de carton, il faut dire que je suis resté sage toute la semaine. P1130713

   Bref, à 5h30 du matin le jour J, les bus nous ont mené sur le lieu du départ au lac de Peyrolles. Pour une fois, je ne pars pas en derniére vague, mais juste après la vague des pros et des femmes. On ne sera donc pas gênés sur le parcours vélo. L'eau est à 18°C et le wetsuit est autorisé. Il n'y a pas un nuage et la journée s'annonce très chaude. Je bois une gourde de Pro Circuit X1 avant le départ pour bien m'hydrater, et j'ai une autre gourde sur le vélo, avec un gel X4. Le but et de tenir avec ça jusqu'au ravitaillement du kilomètre 75, et donc de sauter les deux premiers ravitaillements pour gagner du temps.

   Sur cette course, c'est avec le wetsuit Zoot Force 3.0 que j'ai nagé (en attendant que le Prohpet 2.0 sorte de l'usine), ce qui m'a très bien réussi. Le départ a été très rapide, on dirait que tout le peloton de nageurs effectue un sprint de 300m avant de ralentir considérablement. Bien qu'en première ligne, je me fais remuer les 300m premiers mètres, mais ensuite m'extirpe du peloton et prends mon rythme de croisière. Comme à mes premiers triathlons de début de saison, j'ai vite mal aux bras et aux épaules, même aux cuisses. Je ne suis pas habitué à un rythme soutenu sur 1900m. Je sors les épaules en vrac de l'eau, mais nage en 28'31'', soit le même temps qu'à Muskoka en fin de saison 2013, ce qui est très encourageant, sachant que j'ai habituellement 1'30'' de différence entre une nage en début de saison et une nage en fin de saison. P11307201   La transition est vraiment très longue, 700m à courir pieds nus en wetsuit pour rejoindre le parc à vélo. Lorsque le vélo commence, nous avons droit à 15km de plat avec vent de face à 30km/h. La route est parfaite et je suis déjà à 39km/h de moyenne, boosté par les gros vélos de contre-la-montre autours de moi. Lors de la première montée, le goudron devient vraiment mauvais, et ce sur 12km. Moi et trois autres gars nous faisons avertir par un arbitre car nous sommes trop proches. Comme les trois gars autours de moi ont l'air louche (l'un d'eux, un suisse, m'a même proposé de rouler ensembles, je n'ai même pas répondu), je mets une petite accélération dans la côte pour m'éloigner d'eux. Bonne idée, car je ferais tout le reste de la course seul et sans problèmes. Les deux premières difficultés se font finalement assez bien, la pente n'est pas trop élevée, et après la deuxième grosse montée, un long faux plat descendant 8permet de rouler à 50km/h pendant de longues minutes, et je mesure toute la qualité des roues Blackace C6 qui fendent l'air. Au pied de la dernière difficulté, au kilomètre 70, j'ai le moral au plus haut avec 37km/h de moyenne au compteur. Mais le col du cengle et ses 5km auront raison de ma moyenne. Au total, nous auront eu 1250m d'ascension sur le parcours (pour comparer, le Revolution 3 Quassy en a 1150m), mais ces dénivelés étant bien concentrés sur trois grosses montées, il y a de la place pour des parties bien roulantes qui remontent la moyenne. Derrière le col du cengle, après une courte montée (Le Tholonnet), nous avons à nouveau du plat dans la ville d'Aix, mais avec beaucoup de virages en angle droit et relances, et la moyenne reste à un peu plus de 36km/h. Je pose le vélo en 2h28. P1130724

16   La course a pied consiste ensuite en 4 tours d'un peu plus de 5km, majoritairement plat, avec de très courtes montées dans le parc de la Torse au milieu de la boucle. Pour la partie course à pied, j'étais équipé d'un deux pièces Zoot Ultra Tri, dont la technologie cold black qui garde au frais m'a très été utile sous la chaleur de fin de matinée. Pour les chaussures, j'ai couru avec des Zoot Ultra Race 4.0 car j'ai fait toute ma saison passé avec, donc je sais que je cours bien avec, et surtout elles font gagner un temps précieux en transition. Je suis parti sur mon rythme objectif, 4'00''/km. J'ai été inquiété dans le premier tour par un crampe à la cuisse, mais je ne l'ai pas écouté, j'ai continué, me suis bien hydraté et elle a finit par passer. J'ai été à peu 4près constant sur mes 4 tours, sauf le dernier où j'ai payé un peu les efforts en vélo, car je finis en 1h24 sur un parcours d'environ 20,5km, soit 1h26 s'il y avait eu la distance. J'ai deux minutes de trop à mon goût, mais suis très heureux de ce temps en début de saison, et surtout de briser le 4h30 compte tenu des difficultés en vélo, et des transitions interminables. Concernant le vélo, j'ai comme prévu été battu par beaucoup de monde qui roule à l'année en Europe. Mais la bonne nouvelle est que j'ai un meilleur bike split que 9 des 22 pros, à la différence près que eux ont allongé 1h21/1h22 minimum sur la course à pied. Donc finalement mon vélo n'est pas si mal et c'est plus sur la course à pied que j'aimerais progresser. En attendant, mon objectif de courir à 4'00''/km se concrétise, surtout si le parcours vélo est moins taxant. Je n'ai plus fait de 70.3 faciles depuis 2012, et j'ai hâte de voir le temps que je peux sortir sur un all flat comme ceux qui s'en viennent en 2014. 10IRONMAN 70.3 FRANCE PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h28'33''

Swim : 28'31'' (1'30''/100m, 85ème temps)

Transition 1 : 3'55''

Bike : 2h28'42'' (36,315km/h, 70ème temps)

Transition 2 : 2'51''

Run : 1h24'36'' (14,965km/h, 4'00''/km, 68ème temps)

57ème sur 1659 arrivants

6ème men 25/29 ans.

Les photos ici.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 04:21

   Ce jeudi 8 mai, jour férié en France où je viens de débarquer il y a quelques jours, ma saison de triathlon vient de commencer. Avec une température qui avoisine les 30°C, c'est un régal de s'entraîner et de courir les premières courses de la saison. Dans une grosse semaine en vue de la course à Aix dans 10 jours (Ironman 70.3), je n'ai pas réellement pris de repos pour ce sprint de la côte bleue. Au menu, une nage en mer dans l'eau à 17°C, un 18km de vélo sur un parcours extrêmement accidenté, et une course à pied de 5km avec un passage de montée-descente de trail dans les sentiers.

Bric-a-brac-0008.JPG   Le niveau a été à ma surprise très relevé. Déjà, la course est une manche du championnat français élite de 3ème division, et avec 586 participants au total. Mais, en plus, deux gros poissons sont présents dans le banc, avec qui j'ai eu la chance de discuter après la course : Bertrand Billard, champion du monde longue distance ITU, lui aussi en préparation pour la course à Aix, et Pierre Le Corre, champion du monde espoir ITU, qui a couru son 10km en 30'40'' lors du triathlon olympique où il a acquis son titre à Londres l'an dernier. Ce dernier est venu travailler du rythme à cause de sa course qui ne l'a pas satisfait à Cape Town en Afrique du Sud la semaine passée.

   Avec autant de participants sur un sprint, je savais que ça allait se Bric-a-brac-0014.JPGbousculer, en particulier dans l'eau. En plus, parti dans la dernière vague, je n'ai jamais vraiment réussi à faire ma nage, à cause des nageurs plus lents dans lesquels je suis continuellement rentré en collision. J'ai fait la moitié de la nage la tête hors de l'eau pour regarder devant moi, et me suis bien arrangé les muscles des épaules. Je nage finalement une minute plus lent que l'an passé, en 13'38'', mis je relativise en me disant que Billard a nagé 11'13'' (soit 1'30''/100m) et que peut être la distance était un peu longue, ou que la houle de la mer nous a bien ralenti.

   Sur le vélo, je me suis senti en excellente forme (merci aux boissons Pro Circuit). Les jambes ont souffert, mais je n'ai fait que doubler du monde sans jamais me faire doubler. J'ai signé le 23ème temps vélo (merci les roues Blackace), en 29'02'', à 1'04'' d'un Pierre Le Corre, soit un 37km/h de moyenne, ce qui témoigne de la difficulté.

Bric-a-brac-0020.JPG   En course à pied, j'ai été très à l'aise sur le plat, mais j'ai été quasiment à l'arrêt dans la grosse montée (ce n'est décidément pas mon fort), comme dans la descente de trail, avec des chaussures pas idéalement adaptée. La traversée d'une plage de sable m'a aussi bien coupé le rythme, mais j'ai finalement sorti un 18'25'' (3'41''/100m), qui me satisfait même s'il est loin du 16'38'' de Billard qui remportera l'épreuve pour 7 secondes.

   Je me classe 26ème au final, très satisfait de ma première épreuve de la saison, qui est en générale plus catastrophique que ça. Il s'agit maintenant d'enchainer du volume jusqu'à dimanche, avant de commencer le tapper.

Bric-a-brac-0028.JPG

 

TRIATHLON DE LA COTE BLEUE - 750M+18KM+5KM

1h04'13''

Swim : 13'38'' (1'49''/100m, 57ème temps)

Transition 1 : 1'58''

Bike : 29'02'' (37,199km/h, 23ème temps)

Transition 2 : 1'09''

Run : 18'25'' (16,290km/h, 3'41''/km, 39ème temps)

26ème sur 586

8ème sénior 2.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 21:14

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2013-09-06 19.41.15   Je n'étais jamais arrivé autant stressé sur un triathlon. Et ça m'a plutôt bien réussi car j'ai réalisé mon meilleur triathlon depuis que j'ai commencé ce sport. Il faut dire que la plupart de mes amis avaient fini leur saison avec de superbes performances, voire des qualifications pour les mondiaux de Mont Tremblant en 2014. Moi, je voulais la mienne, et je ne m'étais jusqu'à présent qualifié qu'une seule fois au 70.3 Syracuse, et au sprint pour quelques secondes. Bref, il fallait que je sorte LA course.

   Je suis donc allé à Muskoka, ce coin perdu dans le parc Algonquin, à 6h de route de Montréal, avec mon ami Alain. Comme j'ai toujours fait sur mes triathlons depuis 3 ans, j'ai passé deux nuits dans la tente dans la forêt sous la pluie, et j'ai mangé des boîtes de raviolis froids de 1,5kg pendant deux jours. Mais au moins j'ai rencontré Andreas Raelert et Mirinda Carfrae. Pas dans la forêt, dans le hall du village-expo. J'ai aussi rêvé à plusieurs reprises, pas de Mirinda, hélas,  mais de crevaison ou de départ de nage raté. En fait, je me sentais dans une période de grande forme, doublé d'une semaine avec beaucoup de repos très bénéfique, et je me disais que c'était trop beau, il allais se passer quelque chose. J'étais même persuadé de crever à un moment donné, sachant que je n'avais rien pour réparer. 2013-09-07-15.59.41.jpg   Et donc après deux nuits difficiles, le réveil avec 8°C augurait une course 10vu que cette température n'a pas augmenté sur toute la nage. C'est d'ailleurs un élément de plus qui explique ma grande forme ce jour-là. Difficile de comparer cette course avec une autre, car bien que supposée être assez dure (parcours de 94km au lieu de 90 et rempli de côtes, course à pied vallonnée, ...), beaucoup de choses font que finalement c'est une course où l'ont souffre peu (forme de fin de saison, pic de forme de début d'automne, température fraîche tout le long de la course comme cela n'est jamais possible le reste de la saison, ...).

   Après avoir vérifié peut être 20 fois mes affaires, je me suis finalement dirigé vers la plage. En voyant le field dans mon groupe d'âge (Mathieu Plaisance et Julien Biboud, anciens pros, Pierre-Yves Gigou, 9h06 et premier amateur à l'Ironman Tremblant, ...), je me suis mis à trembler pour mon slot pour les championnats du monde... Et je me suis dis que tant pis, l'important était de tout essayer et de ne rien regretter.

   Je suis aainsi parti à fond de cale dans la natation, annoncée à 2000m, à 8h24, dans la 4ème vague, 24 minutes après les pros. Tout est allé très bien et très vite. Je me suis sorti du pack plus vite que d'habitude et j'ai donc pu prendre et surtout tenir mon rythme sans problèmes, sans moment de faiblesse ou de baisse de motivation. Je sors en 28'20'', ce qui me fait penser que c'était plus un 1900m, mais je réalise tout de même ma meilleure nage sur cette distance, qui me propulse 6ème de mon groupe d'âge. La transition consiste en un beau 400m de grosse montée, pieds nus sur le bitume pour traverser un terrain de golf et aller chercher son vélo. Heureusement les pieds étaient anesthésiés par l'eau fraîche, et le resteront d'ailleurs jusqu'au début de la course à pied.

3   Dès le début du vélo, je double la plupart de mes camarades 25/29ans, et me retrouve 2ème derrière Pierre-Yves. En fait, je ne connaissais pas ma place, mais je savais que j'étais dans les premiers au vu des sensations sur le vélo. J'avais déjà fait le meilleur temps vélo de mon groupe d'âge à Syracuse, et aujourdh'ui les jambes tournaient toutes seules, mieux qu'à Syracuse. Sans forcer, je rattrapais tout le monde, sur un début de vélo vallonné mais facile : les côtes, pas immenses, se passaient en force, au-dessus de 30km/h. Je double beaucoup, puis de moins en moins, puis très rarement. J'arrive en 1h11 aux 45km, et ne cesse d'améliorer ma moyenne jusqu'au kilomètre 65 (38,2km/h de moyenne). Là, les choses se corsent : les montées sont plus longues, plus raides, et brisent le rythme comparativement au deux premiers tiers. Mais on se dit que la fin est proche et on prend son mal en patience. Je ne réalise qu'un pauvre 33km/h de moyenne sur les difficiles 29 derniers kilomètres, dû aussi en parti au mauvais bitume. Mais ce qui est encourageant, c'est que je passe en 2h26 le 90km (le même temps qu'à Syracuse, mais sur un parcours un peu plus dur, ce qui valide une petite progression en vélo sur mes trois derniers mois d'entrainement). Cependant, il a fallut compter un gros 8 minutes de plus pour arriver à bout de ces 94km... mais je découvre que je suis 2ème en voyant un seul vélo posé dans le rack de mon groupe d'âge.

   Plein de confiance car ayant posé le vélo avec autant 5d'air dans les pneus qu'au départ, je suis parti assez vite sur ma course à pied. Le parcours était certes vallonné, mais à profil descendant jusqu'au demi-tour. J'ai pu ainsi tenir un 3'54''/km sans problèmes sur les premiers 10,5km, boosté par les encouragements des coureurs que je dépassais. On m'annonce dans le top 20 à la mi-parcours, et je garde le rythme, curieux de savoir si ça va tenir. Bien entendu, au km 12, usé par les deux ou trois petites côtes, je ralentis significativement. J'ai du mal dans le faux plat montant au kilomètre 15, surtout qu'il dure jusqu'à la fin. Mais j'ai des frissons en pensant à ma performance qui se dessine depuis ce matin, ma meilleure course à vie possiblement, et je décide de pousser le plus possible tant que mes jambes me soutiendront. La seule grosse difficulté du parcours surgit au kilomètre 20, une grosse montée jusqu'à l'arrivée. Et en voyant des gros noms parti dans la vague précédente et en face de moi dans la montée (Bernard Alix, Andrew Tanner), je livre mes dernières forces. C'est avec beaucoup d'émotion et d'épuisement que je franchis la banderole de l'arrivée réservée aux meilleurs des groupes d'âge. J'ai couru mon meilleur 21km (1h28) en 70.3, ce qui conclut bien ma course. Jamais je n'aurai imaginé finir 4ème amateur et 16ème overall sur une telle course, et je me dis que j'ai bien mérité mon slot pour les championnats du monde, que je ne refuserai pas cette fois-ci. J'ai l'impression d'être sur la bonne voie dans mes entrainements, surtout depuis que j'ai assez modifié certaines choses au début de l'été, et passer le ruban de l'arrivée d'une course comme celle-là vaut largement les sacrifices nécessaires tout au long de l'année.

0463_27571.jpg   Je saurai enfin quoi répondre maintenant la prochaine fois qu'on me demandera pourquoi je m'inflige cette séance de vélo seul sous la grosse pluie dans le froid.

20IRONMAN 70.3 MUSKOKA - 2KM+94KM+21,1KM

4h35'11''

Swim : 28'20'' (1'25''/100m, 52ème après swim)

Transition 1 : 3'31''

Bike : 2h34'12'' (36,576km/h, 14ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'00''

Run : 1h28'08'' (14,365km/h, 4'10''/km, 16ème classement final)

16ème sur 1221 partants

2ème men 25/29 ans.

Les photos ici.


 
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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 15:48

2013-08-25 11.10.49    Le triathlon de Valleyfield est un évènement incontournable au Québec, car c'est l'un des rares, sinon le seul, triathlon proposant des bourses aux premiers. Cette année, les bourses étaient disponibles uniquement sur le sprint car ce dernier était le championnat provincial de triathlon sprint. J'ai longtemps hésité à m'inscrire au sprint, mais j'ai finalement opté pour l'olympique car je voulais coller à mon plan d'entrainement pour arriver en forme à Muskoka le 8 septembre, et aussi car je me disais que les jeunes juniors élites viendraient faire une razzia sur le sprint. Mais finalement, il y en avait autant sur le sprint que sur l'olympique, et si j'avais fait le sprint à la même vitesse que j'ai couru mon olympique, j'aurais gagné ma première bourse de triathlon. Mais je ne regrette pas, car je suis très satisfait de ma course à pied de 10km qui a été bonne pour une fois.

   Valleyfield est clairement une organisation qui pense plus au développement du triathlon qu'à son porte-monnaie comme la plupart des autres organisations. Les bourses, les rues complètement fermées aux voitures, le cadre magnifique, l'enthousiasme de la mairie sont des éléments appréciés qui méritent d'être soulignés. a.jpg   Contrairement à Magog, je n'ai quasiment pas pris de repos, 2013-08-25 11.19.00Valleyfield ne faisant pas parti de mes gros objectifs. Pourtant, quand on arrive le matin avec de bonnes jambes, du gros soleil, on se dit toujours que ce serait agréable de gagner. Le matin de la course, l'eau était à 23°C, à la limite de l'autorisation des wetsuits. Dure décision pour les frileux comme moi, aussi pendant que tout le monde écoutait les consignes du directeur de course, je me suis trempé seul progressivement au bord de l'eau. Sans wetsuit, la nage est plus lente aussi, et change la donne pour les nageurs moyens comme moi, car la combinaisons gomme les défauts de technique.

   Néanmoins, après avoir nagé les 300 premiers mètres dans le pack derrière deux ou trois nageurs, j'ai commencé à bien me sentir. J'ai fait des efforts de concentration sur ma technique ce qui m'a permis de distancer le groupe et de me caler à une centaine de mètres des deux premiers. Je fais deux boucles très égales en temps à 5 secondes près et sort troisième de ma vague (moins de 40 ans). L'un des juniors élites avec qui j'ai eu la chance de discuter après la course m'a annoncé qu'il avait nagé en 23 minutes au lieu de 20 habituellement et estimait à 200m la distance en trop. Je fais donc un bon temps de nage, confirmé par une bonne position en T1. d.jpg1148153 10202018419446215 415603416 n   Sur le vélo, composé de 8 boucles de 5km plates comme des crêpes, je prends un bon rythme et savoure les rues de la ville vides et des encouragements réservés aux premiers sur le parcours. Au bout de deux tours, je suis noyé dans la masse de cyclistes sortis de l'eau plus tard. A un moment donné, j'ai du repasser en deuxième position, puis à nouveau en troisième quand le futur vainqueur m'a doublé. Excellent dans les gros virages où ils ne freinait jamais, il a été bien plus fort que moi sur ce parcours là où je ne suis pas à mon aise, meilleur pilote que moi en tout cas. Sorti de l'eau 30 secondes derrière moi, il arrive une minute avant moi en T2.

   Sur la course à pied, je ne savais pas à quoi m'attendre compte tenu que je n'ai bien couru que sur des 5km cette année. Mais en signant le meilleur chrono de course à pied (à 2 secondes près), j'ai appris que je cours très bien après un vélo plat. C'est encourageant, et ça m'a permis de remonter à la seconde place peu avant la mi-course, et malheureusement de ne reprendre que 20 insuffisantes secondes au leader.

   Une belle deuxième place sur l'avant dernier triathlon de 2013. Prochaine course l'IronMan 70.3 Muskoka à Huntsville, ON le 8 septembre. 998775 10151801669471999 2060339610 nTRIATHLON DE VALLEYFIELD - 1,5KM+40KM+10KM

2h11'06''

Nage : 25'54'' (1'43''/100m, 5ème temps)

Transition 1 + vélo + transition 2 : 1h08'02'' (2ème temps)

Course : 37'12'' (16,129km/h, 3'43''/km, 2ème temps)

2ème sur 180 partants

1er homme 25/29 ans.

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 12:24

brvgl0gp    Me voilà donc à mon triathlon olympique le plus important de la saison, le championnat provincial de la distance, et donc la promesse d'un plateau relevé, bien mieux relevé que les précédents triathlons courts auxquels j'ai participé. Ceci dit, l'absence d'invitations pour les meilleurs, et l'absence de bourses, problèmes récurrents au Québec, plombent le développement des championnats provinciaux qui sont, je pense, d'un niveau bien en-dessous du réel niveau québecois. Il ya encore de la route à faire afin de développer l'élite au Québec, mais j'allais tout de même pouvoir me frotter à des coureurs de mon niveau, et même beaucoup plus forts.

   La natation s'est faite dans le lac Magog, inhabituellement remué par de belles vagues. Le départ a été extrêmement chaotique, à cause d'un départ de la plage où il a fallut courir quelques dizaines de mètres avec l'eau jusqu'aux genoux, exercice que je n'aime pas trop. Du coup, je me suis retrouvé avec des nageurs moins rapides devant moi, et je n'ai jamais reçu autant de coups pour me sortir de ce pack trop lent pour moi. J'ai du remettre mes lunettes, slalomer, puis finalement au bout de 200m j'ai pu prendre mon rythme. J'ai doucement ratrappé des nageurs, et suis sorti de l'eau avec à ma montre environ 22'30'', ce qui correspond à du 1'30''/100m, un excellent temps pour moi, surtout dans les vagues. Je passe sur le tapis électronique devant le parc à vélo en 23'14'', pour ma T1 habituellement longue, avant de commencer à faire le ménage en vélo. Car je n'ai sorti que le 21ème temps de nage, mais il y a 9 personnes à moins d'une minute devant moi, et 17 à moins de deux minutes.

   Sur le vélo, motivé par le nombre de dépassements que je faisais dès le début,86xyrr5k j'ai sorti le gros régime d'entrée. Le parcours très côteux me favorisait extrêmement, et je voulais en profiter au maximum. A aucun moment je je n'aurais pu gagner une seconde de plus, jusqu'à la transition ou je saute de mon vélo à pleine vitesse pour courir pied nu jusqu'à mon emplacement. A ce moment là, je suis sur la dernière marche du podium grâce au troisième temps de vélo.

   Je démarre la course à pied avec d'excellentes sensations. J'ai l'impression d'aller très vite, surtout que je ne vois personne derrière moi. Pourtant, je fais le premier tour de 5km en 20 minutes. Les bonnes sensations sont trompeuses, je ne suis pas si rapide que ça. Je m'attends à me faire rattraper bientôt. C'est ce qui arrive une première fois au kilomètre 7 et une autre au kilomètre 9. Ces deux fois-là, je me sens incapable de suivre le rythme de mes adversaires, et j'accepte très satisfait ma place de 5ème à l'arrivée. Je brise de justesse le 40min sur mon 10km, j'ai laissé des plumes sur le vélo, mais je suis très content d'avoir bien couru dans les trois disciplines. Je préfère finir 5ème avec une belle bagarre plutôt que de gagner avec 1'30'' d'avance comme la semaine passée. Surtout que je finis en avant de triathlètes qui font des ironmans en catégorie professionnelle, comme Jérôme Bresson, ou Julien Biboud qui a fait les championnats du monde de 70.3 chez les professionnels (à peine 14 secondes derrière moi aujourd'hui).

   Il me reste à présent le triathlon olympique de Valleyfield en guise de préparation pour ce qui va être je sens la course où j'aurai le plus de pression de ma vie, l'IronMan 70.3 Muskoka.

TRIMEMPHRE - 1,5KM+40KM+10KM

2h10'31''

Nage : 23'14'' (1'32''/100m, 21ème temps)

Transition 1 + vélo + transition 2 : 1h07'25'' (3ème temps)

Course : 39'55'' (15,031km/h, 3'59''/km, 13ème temps)

5èmesur 359 partants

4èmehomme 25/29 ans.

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