Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 00:01

    Dans cette étude sur l'effet de la déshydratation sur la performance chronométrique sur un demi-marathon, nous avons ciblé un sujet qui a choisi de courir le 70.3 Cozumel pour des raisons de logistique (vol direct aller-retour sur le week end), et de place dans le calendrier, sans se soucier de la température avoisinant les 30°C à l'année longue avec un taux d'humidité de plus de 90%.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par Sacha Cavelier (@sachacaveliertri) le

   Le sujet a fait une nage hors de sa zone de confort (26'56'' sans wetsuit pour 1800m, soit environ 28'20'' sur un vrai 1900m, ce qui constitue un record personnel sans wetsuit) ce qui l'a placé dans de bonnes dispositions pour amorcer la perte hydrique.

   Les vents étant violents sur ce parcours vélo (roue pleine interdite), le sujet n'a eu aucun mal à situer son effort à environ 85% de son FTP, soit à 280-290 watts, voire même au delà dans les portions les plus venteuses. Déconcentré par les paysages magnifiques entre plages désertes sur la droite et jungle sur la gauche, il n'a pas senti qu'il fonçait dans un mur, bien qu'il n'avait pas vraiment d'options pour l'éviter. Son taux de sudation a en effet été estimé à une valeur très élevée, puisque le sujet étant arrivé déshydraté en T2, on peut penser qu'il a perdu 7% de son poids en eau, soit 5.7 litres. Ayant bu un bidon de 500 mL à chacun des 8 ravitaillement, soit 4 litres, sa perte d'eau totale s'élève à 9.7 litres, soit environ 4 litres de l'heure, ce qui est confirmé par le filet d'eau ininterrompu qui a coulé de son nez pendant 2h22. Inévitablement, son wattage a diminé dans les 25 derniers kilomètres, une conséquence logique de la déshydratation, ce qui ne l'a toutefois pas empêché de remonter 5 places en tout sur le vélo.

   Une fois sorti de la T2, les éléments étaient en place pour commencer l'étude. Le sujet s'est confié avoir eu des vertiges, des frissons, mais a su gérer la fatigue intense grâce aux glaçons à chaque ravitaillement. Bien qu'il pensait pouvoir courir sous les 1h30 (un doux rêve réalisé par seulement 14 triathlètes ce jour-là) comme lors des triathlons en condition de canicule, son allure s'est révélée être bien plus lente que ça, aux alentours de 5:00/km, sans toutefois ralentir malgré la non-amélioration (mais non-dégradation) de son état. Il est intéressant de voir le fort impact négatif sur le mental du sujet de la pluie raffraichissante qui est arrivée... A 200m de la ligne.

   Notre prochaine étude consistera à étudier l'effet d'une prépration au Canada pendant le mois d'octobre le plus froid et pluvieux de ses 40 dernières années sur la performance lors d'un Ironman dans le désert.

IRONMAN 70.3 COZUMEL - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h40'27''

Nage : 26'56'' (1'25''/100m)

Transition 1 : 2'36''

Vélo : 2h22'15'' (37,961km/h)

Transition 2 : 1'59''

Course : 1h46'41" (11,867km/h, 5'03''/km)

39ème sur 1971 finishers

16ème pro.

Partager cet article
20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 22:55

   Il y a 6 ans jour pour jour, je découvrais la distance olympique lors du triathlon Esprit de Montréal. J'avais fait une très belle course avec mon vélo de route de l'époque pour me classer 10ème. Depuis, de l'eau a coulé sous le pont Jacques Cartier. J'ai décidé de faire un retour sur cette course avec de nouvelles ambitions !

   Même si les résultats n'ont pas -encore- été au rendez-vous, je sais que mon entrainement pour l'Ironman m'a mis dans une très belle forme de fin de saison. Il me fallait une course bien réalisée pour me donner de la motivation pour la fin de saison. On peut dire que cet objectif-là a été amplement atteint.

   Pour ce triathlon olympique, j'ai eu la chance de tester la meilleure combinaison de chez Huub, la Agilis. J'ai effecivement eu un grand plaisir sur la nage, en me plaçant en tête de ma vague dès 200m pour faire la nage en solitaire. Le problème des départs par vague, c'est qu'on ne sait jamais si virtuellement on est bien le premier de la course, et on ne peut se baser que sur son ressenti pour s'assurer de donner son maximum (j'aurais bien aimé avoir un lapin devant de temps à autre).

Sur le vélo, le plaisir à continué. La roue pleine a donné un brin de rigidité et d'inertie supplémentaire à mon Ceepo. Je suis parti prudemment avec une moyenne de 40.5 km/h après 4 tours (sur 9) de circuit de formule 1 (pas beaucoup de virages serrés ni de vent), pour finalement décider d'appuyer sur es pédales, sentant que les jambes le demandaient. Je réalise le meilleur bike split à 42.5 km/h pour le 40km.

   Sur la course à pied, chose rare, le plaisir était encore là : des jambes qui tournaient vite, l'envie de se pousser pendant les 10km... Je termine 2ème de cette course, mais il y a des deuxièmes qui ont bien plus de saveur que des premières (comme à Verdun, où j'avais vaincu sans péril, et donc triomphé sans gloire). Me voilà re-motivé à l'entrainement.

TRIATHLON OLYMPIQUE ESPRIT DE MONTREAL - 1,5KM+40KM+10.3KM

1h59'15''

Nage : 21'50'' (1'27''/100m, 7ème temps)

Transition 1 : 1'33''

Vélo : 56'50'' (1er temps)

Transition 2 : 1'42''

Course à pied : 37'22'' (16,539km/h, 3'37''/km, 6ème temps)

1er sur 901 partants

1er homme 30/34 ans.

Partager cet article
29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 18:15

   Les courses les plus dures sont celles qu'on ne finit pas.

   Dimanche dernier, j'ai connu mon premier DNF sur ironman. La 3ème fois sur un triathlon mais cette fois pas pour un bris mécanique. Je n'ai juste pas eu le courage que j'avais eu sur les 4 précédents pour finir le marathon dans la souffrance.

   Dès le début j'ai eu du mal à trouver du plaisir: Eau à 22.4°C (pas de wetsuit pour les pros), air à 13°C, et une heure d'attente à grelotter en attendant que le brouillard se lève. C'est certain que j'aurais du prévoir cette éventualité en apportant un pantalon et une veste. Mais au moins ça m'a donné une autre bonne raison de me coller à ma Marie qui a été d'un support incroyable dès les premiers rayons de soleil de cette dure journée.

   Lorsque le départ a été enfin donné, je me suis retrouvé complètement seul (le plateau des pros était relevé mais pas très gros) et j'ai fait l'expérience d'un 3800m de nage seul sans wetsuit... Et ça tape dur sur le mental, surtout que le brouillard était retombé, et au milieu du lac, je devais demander la direction aux kayakistes à chaque bouée. Je termine tant bien que mal en 1h03 (versus 58min l'an passé) mais très entamé (déjà les hanches raides).

   Le vélo a en revanche très bien été. Je fais la première boucle à peine quelques watts en dessous de mon wattage du 70.3 en juin. J'ai perdu 8-9 livres depuis juin (manger de la salade après 8h de vélo, ça aide), et je fais cette première boucle en 2h25 (1 minute plus rapide que le 24 juin). Je lève un peu le pied dans la deuxième, excepté la descente finale de Duplessis parce que le sub 5h est proche, mais je termine finalement en 5h00'17''. Je rattrape le temps perdu par rapport à l'an passé.

   Les 8 premiers kilomètres du marathon ont été fait sur la vitesse que je visais, mais au kilomètre 8 j'ai gouté à la "complète oeuf-jambon-fromage" qui se traduit par : Maux de tête, de ventre, d'estomac, crampes dans tous les muscles, impossible de manger et donc bien sur une grosse baisse d'énergie. J'ai eu le moral dans les chaussettes, car cet état là arrive d'habitude au 30ème km. C'était dur sur le mental de s'être entrainé vraiment plus fort, plus longtemps, d'avoir fait plus de sacrifices (on appelle Marie à la barre des témoins pour expliquer comment c'est agréable d'être en couple avec un athlète qui se clanche une semaine de 33h) pour finalement connaitre la même souffrance sur le marathon, et même encore plus tôt que d'habitude. J'ai enduré cela pendant 17km de plus avant de me poser quelques questions : Est ce que j'ai besoin de me prouver que je peux finir en marathon ainsi ? Hmmm non je l'ai déjà fait 3 fois dans les 2 dernières années. Est ce que j'ai envie de faire un ironman en 10hxx pour une 5ème fois ? Pas après tous ces entrainements. Est ce que j'ai plus de plaisir et de satisfaction que de déception à continuer ? Au km 25, devant le lac Mercier, j'ai décidé qu'il y avait eu bien peu de plaisir et bien trop de déception dans cette journée, et que ça irait en empirant. J'ai rendu ma puce, ça a pris une bonne dose de courage, ma chérie a découvert à quoi ressemblait un triathlète qui est allé au bout de lui même et qui est complètement vulnérable dans ses émotions, mais c'était la meilleure décision à prendre pour limiter la déception et s'assurer de garder l'étincelle qui me poussera un autre jour à vérifier une nouvelle fois encore s'il est possible d'avoir du plaisir sur un ironman.

 

Partager cet article
16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 16:17

   Il y a des triathlons qui ont cette qualité de vous rappeler qu'on a pas besoin de flaflas inutiles pour pratiquer notre sport. Verdun en fait parti. Sur le bord du Saint Laurent, le cadre est magnifique : Nage dans le fleuve, vélo sur un boulevard refait à neuf, et course à pied sur la piste cyclable. J'aurais aimé y voir un peu plus de bataille comme en 2014 ou le top 10 avait fini très proche, mais en tant que vainqueur de l'an dernier, j'avais un dossard gratuit, c'était déjà très apprécié pour une dernière répétition avant l'ironman de Tremblant.

   Une fois sorti vivant des algues du Saint Laurent, je suis parti 7ème sur le vélo en essayant avant tout de battre mon temps de l'an dernier (mais raté pour une minute), ce qui m'a quand même valu d'arriver premier en transition avec une confortable minute d'avance.

   Sur la course à pied, ç'a été difficile de se pousser comme les années précédentes, je me suis contenté d'un 3'50''/km (parcours un peu plus long que 5km) pour terminer premier dans un silence assourdissant (j'exagère à peine, mais dans ma démarche de mode de vie minimaliste, je me rends compte que j'aime ça l'absence de flaflas, d'ailleurs je n'ai pas pris la médaille de finisher, le tiroir en est plein, et le ferailleur a dit qu'il se déplaçait que pour les médailles d'Ironman).

   Que les organisateurs ne voient aucune critique ici, car j'ai eu beaucoup de plaisir, surtout qu'il y avait des options végé au repas (situation assez rare pour être soulignée) et qu'en plus la boîte en plastique était biodégradable (en acide poly-lactique, un matériau aussi utilisé pour faire des prothèses osseuses, alors devinez quoi ? J'ai gardé la boîte pour mon sujet de doctorat, au cas où ça me servirait).

   Une course que je reviendrais faire comme le veut la tradition l'année prochaine, mais je suggère un ruban d'arrivée pour le vainqueur en acide poly-lactique, afin de mettre un peu d'ambiance biodégradable !

TRIATHLON DE VERDUN – 0,75KM+21KM+5KM

1h06’57’’

Nage+T1 : 13’48’’ (7ème temps)

Vélo+T2 : 33’04’’ (1er temps)

Course à pied : 20’07’’ (4'01’’/km, 14,913km/h, 3ème temps)

1er sur 240 finishers

1er homme 30-34 ans.

Partager cet article
12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 22:54

   En 4 participations, j'ai remporté pour un troisième fois le triathlon de St Lambert dimanche dernier. Ce triathlon ne comporte rien de particulier si ce n'est qu'il se déroule dans une piscine où je nage régulièrement, et sur un parcours de course où je cours régulièrement. C'est pour moi comme être à domicile et j'aime y participer chaque année après une grosse semaine d'entrainement.

   Cette semaine en question était constituée de 390km (dont 135 le vendredi) de vélo et 75km de course à pied. Malgré ce kilométrage, je récupère plus que je me fatigue (les quatre 70.3 du printemps ont laissé des traces). Sur la natation, j'ai été un peu plus lent que les années précédentes à cause que j'étais situé sur le couloir le plus à gauche de la piscine, avec de nombreux jets sous l'eau qui simulaient presque des courants marins. Au moins, ça ressemblait presque à de l'eau libre.

   Une fois sur le Ceepo, les watts sortaient très bien, puisque je fais un record personnel de wattage sur un 20km avec 347W. Les vents ont donné un petit km/h de moins que l'an dernier par contre, et je me retrouve troisième en T2.

   Les jambes ont très bien répondu à la course, pour la première fois cette année. Je cours à la même vitesse qu'en 2017, ce qui montre que la récupération va très bien. Je prends la 2ème position au bout de 1.5km, puis la 1ère à 3km, puis je gère mon avance tranquillement pour gagner avec 3 et 6 secondes d'avance sur le reste du podium (fallait pas marcher sur son lacet à 10m de la ligne).

TRIATHLON DE ST LAMBERT – 0,75KM+21KM+5,5KM

1h06’45’’

Nage : 11’43’’ (1’33’’/100m, 2ème temps)

T1+vélo+T2 : 34’39’’ (2ème temps)

Course à pied : 20’24’’ (3'42’’/km, 16,176km/h, 2ème temps)

1er sur 294 finishers

1er homme 30-34 ans.

Partager cet article

  • : Sacha Cavelier Triathlète
  • : Après une formation d'ingénieur en France ou je découvre le trail et l'ultra, je combine le triathlon élite à un doctorat de 2015 à 2020 au Canada. Maintenant papa et jeune chercheur universitaire, je suis modestement retourné a mes premiers amours, dans le mid-west américain quelques temps et maintenant en Australie. Ce blog raconte 15 années de vie sportive.
  • Contact

LIENS

 

 

 

 

*******************************************************

Suivez-moi sur Strava

Sacha Cavelier


 

Instagram

 

LIENS