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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 21:43

   Le but de mon voyage en Lousiane et Texas était de faire un doublé avec deux courses bien exotiques afin d'optimiser le voyage. Je voulais enchainer à une semaine d'écart le 70.3 New Orleans et le 70.3 Austin. Le matin de la course à New Orleans, après une demi heure à attendre sous la pluie qu'on nous annonce si on allait faire un triathlon ou un duathlon à cause des éclairs, nous avons tous été surpris d'apprendre qu'on pouvait rentrer chez nous finalement. Surtout que 30 minutes plus tard, comme prévu par la météo, un grand soleil est sorti, me laissant de le temps de me faire une belle journée d'entrainement de 2000m de nage, 100km de vélo et 27.6km de course à pied avant la tempête qui faisait si peur à l'organisation, et qui est arrivée à 13h.

   Ainsi, ayant un peu peur d'être trop reposé pour Austin, j'ai enchainé des petits entrainements entre les trajets en voiture qui me menaient de villes en villes depuis New Orleans jusqu'à Austin. Mais malgré ça, ma semaine a ressemblé à une deuxième semaine de taper. Au vu cependant du résultat à Austin, je me dit que ça a été bénéfique. Peut être que plus de taper ne nuit pas finalement. La difficulté du triathlète, ce n'est pas de s'entrainer, c'est de se reposer.

   A Austin, la météo a aussi joué des tours. En partant à 6h le dimanche du matin, la voiture indiquait 3°C. Nous avons fait la nage et la première heure de vélo à une température de 6°C environ. Cela a permis le port du wetsuit et un temps correct compte tenu que j'ai été seul la moitié du temps. Sur le vélo, j'avais décidé de garder mon speedsuit (que j'avais mis sous mon wetsuit) afin de réchauffer mon corps. C'était d'ailleurs amusant le matin en zone de transition de voir comment tous les pros se questionnaient entre eux pour savoir comment ils allaient s'habiller. Lorsque j'ai posé cette question à Matt Hanson, il m'a répondu comme d'habitude, mais avec un regard manquant cruellement de confiance. En fait j'ai été quasiment le seul à ne pas faire comme d'habitude et à me rajouter une épaisseur, et j'ai doublé environ 5 ou 6 pros en hypothermie sur le bord de la route dans la première heure de vélo. Surement que mes entrainements hivernaux extérieur au Canada ont été une arme mentale supplémentaire dans cette histoire, mais je suis assez certain d'avoir fait le bon choix. Pour les mains et les pieds, ç'a été une autre aventure. Très vite, j'ai perdu mes sensations dans mes extrémités et je devais changer de vitesse avec le poignet (merci le Di2). Cela a très compliqué le pilotage dans les petites routes avec virages et coups de cul, et j'ai perdu quelques places à cause des malins qui étaient venus avec leurs gants et leur bonnet. Les temps vélo ont ainsi été très lents, d'autant plus que l'air froid est plus dense, et donc ralenti davantage les cyclistes. J'ai été environ 8 minutes plus lent que le groupe à l'avant, ce qui constitue mon meilleur vélo sur 70.3 cette année.

   En course à pied en revanche, les conditions météo étaient idéales avec 15°C et soleil. Les temps de tout le monde ont été canon malgré le petit dénivelé (autant qu'au 70.3 Tremblant). Pour ma part, j'ai été longtemps sur le pace de 3'53''/km (1h20) avant de craquer un peu dans le dernier 5km, mais qui me permet tout de même de signer un 1h23 (1h22 sans la pause toilette) qui me laisse supposer que je me suis bien remis en selle après un passage à vide ces derniers temps. Je fais d'ailleurs un top 15 overall, et cela fait du bien, car le dernier commençait à dater.

   Mon autre fierté de la journée a été de manger, me doucher sur le parking et me changer, récupérer mon vélo en transition et le démonter dans sa caisse de transport, tout ça entre 12h49 et 13h30, car je devais prendre un vol à 17h30 à 2h30 de route de là, tout en ramenant la voiture de location. Un exploit que j'ai relevé mais dont je me serais bien passé (merci FlightHub pour le changement de vol inopiné).

IRONMAN 70.3 AUSTIN - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h19'01''

Nage : 27'24'' (1'26''/100m, 29ème temps)

Transition 1 : 2'55''

Vélo : 2h23'14'' (37,701km/h, 18ème temps)

Transition 2 : 1'52''

Course : 1h23'36" (15,144km/h, 3'57''/km, 23ème temps)

15ème sur 2005 finishers

13ème pro.

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 20:04

   Le grand prix esprit était la dernière étape du circuit grand prix élite de triathlon Québec. A deux pas de chez moi, il était évident de participer à cette course. Le fait que ces courses soient avec drafting apporte un grand intérêt à la partie vélo, qui devient extrèmement tactique et épuisante même. C'est vraiment une expérience à part dans le triathlon que j'ai la chance de connaitre grâce à ce circuit.

   Ma course avait lieu a 14h, ce qui m'a laissé le temps de participer aussi à l'épreuve sprint en relais le matin à 11h. Je m'occupais des portions nage et course à pied. Sur le papier, c'était une bonne idée pour  ̶ ̶s̶̶̶e̶̶̶ ̶̶̶b̶̶̶r̶̶̶û̶̶̶l̶̶̶e̶̶̶r̶̶̶ ̶̶̶l̶̶̶e̶̶̶ ̶̶̶c̶̶̶o̶̶̶r̶̶̶p̶̶̶s̶̶̶ ̶̶̶u̶̶̶n̶̶̶ ̶p̶̶̶e̶̶̶u̶̶̶ ̶̶̶p̶̶̶l̶̶̶u̶̶̶s̶̶̶ faire une belle journée d'entrainement à partir du moment où j'arrivais à courir sous contrôle. Mais le problème, c'est qu'avec un dossard, une ligne d'arrivée et un bonhomme en ligne de mire,  ̶l̶e̶s̶ ̶f̶i̶l̶s̶ ̶s̶e̶ ̶t̶o̶u̶c̶h̶e̶n̶t̶   mon esprit compétitif prend le dessus. Ainsi, après une bonne combinaison nage et vélo, notre équipe (mixte) était en troisième position au général, et je n'ai pas pu m'empêcher de pousser ma course à pied. Je n'ai pas ratrappé le second, mais notre équipe a conservé sa place sur le podium au général (et bien sûr première équipe mixte).

  En après-midi lors du grand prix, j'ai amélioré un peu mon temps de nage du matin grâce à la présence d'athlètes prochaine de moi que je pouvais drafter. J'étais content de sortir dans le deuxième pack et d'avoir la possibilité de faire le vélo en groupe. Malheureusement, ma mauvaise transition m'a obligé à faire le premier des quatre tours de circuit de formule 1 complètelement isolé, et complètelement à bloc donc. Après avoir fait la jonction avec un groupe de 4-5 athlètes, j'ai pu me reposer mais aussi assurer la moitié du travail du groupe afin de reprendre un autre groupe de même taille devant. J'ai seulement assuré ma part des relais sur les deux derniers tours, ̶p̶a̶r̶c̶e̶ ̶q̶u̶'̶à̶ ̶m̶o̶n̶ ̶t̶o̶u̶r̶ ̶d̶e̶ ̶s̶u̶c̶e̶r̶ ̶d̶e̶s̶ ̶r̶o̶u̶e̶s̶ ̶a̶u̶s̶s̶i̶ car le peloton restant en avant était le groupe de tête qui roulait bien trop fort pour être repris. Mais l'entente a été magnifique, car avec ce parcours peu technique, nous avons fait une très belle "roue" ! Je n'avais pas de powermeter, mais lorsque je dis que les portions avec drafting sont épuisantes, c'est parce qu'on alterne entre des puissances de 420 watts (relais) et 300 watts (abris), avec des relances qui doivent créer des pics proches des 500 watts. C'est un effort très loin d'être optimal pour bien courir derrière.

   Effectivement, avec l'effort du matin combiné à mes relais généreux sur le début du vélo, mes jambes ne voulaient rien savoir sur la course à pied, et c'était dur de voir des jeunes de 10 ans de moins que moi  ̶n̶'̶a̶v̶o̶i̶r̶ ̶a̶u̶c̶u̶n̶ ̶r̶e̶s̶p̶e̶c̶t̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶l̶e̶u̶r̶ ̶a̶î̶n̶é̶  me distancer petit à petit. J'ai sauvé les meubles avec une 21ème place sur 31 (et 10ème vieux).

GRAND PRIX ESPRIT - 0,75KM+20KM+5KM

1h04’43’’

Nage : 11’27’’ (1’31’’/100m, 27ème temps)

T1 : 44''

Vélo : 30’36’’ (39,216km/h, 16ème temps)

T2 : 39''

Course : 21'18’’ (4'15’’/km, 14,085km/h, 28ème temps)

24ème sur 51 finishers

10ème élite sénior.

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 20:30

   Puisqu'Ironman avait retiré ses pros d'absolument tous les 70.3 du quart nord-est d'Amérique du Nord (sauf le 70.3 Tremblant), je n'avais pas grand chose d'autre à faire de mon été que de faire un retour sur Ironman avec Lake Placid et Mt Tremblant. Il y avait 4 semaines d'écart entre les deux épreuves, et je n'avais aucune idée si cela allait être suffisant pour récupérer. Mais pourquoi pas tenter le coup. J'ai donc pris 10 jours de récupération après Lake Placid, puis j'ai enchainé avec un bloc de volume de 10 jours, et enfin encore 10 jours de taper avant Mont Tremblant. Pour faire un résumé très court, j'ai fait ma meilleure nage à vie, mon meilleurs vélo à vie sur la distance de 180km, mais mon pire marathon à vie. En un sens, mon idée a très bien marchée pour la nage et le vélo, mais mon plan était un peu foireux pour être frais sur le marathon.

   Toutes les conditions étaient réunies pour faire une nage rapide puisqu'enfin j'allait faire une natation avec wetsuit. J'ai lutté pour tenir les pieds d'un groupe de 3-4 nageurs. Malheureusement, le dude qui était en tête du groupe nageait vraiment pas droit, et à chaque bouée, il fallait rajuster le tir. Je me serais bien passé de cette distance supplémentaire, mais ç'allait quand même plus vite que si j'avais été seul. C'était la première fois que nageais dans le second groupe, ce qui est une très grosse amélioration. Cependant en sortant de l'eau en 58 minutes, j'étais assez déçu. Mais en apprenant le soir que les premiers étaient sortis en 53 minutes (soit 4 minutes plus lent que d'habitude), j'ai été pas mal satisfait de cette nage. A ce moment là, j'était 12ème sur une vingtaine de pros. Ce sera pas mal ma place finale aussi, puisque je me ferais doubler autant que je doublerais (et tous ceux que je doublerais abandonneront plus tard, merci les gars de me laisser encore fermer le classement).

   Sur le parcours de Tremblant, j'ai eu plus de mal à gérer mon effort qu'à Lake Placid. Je me suis encore affolé sur la première boucle que j'ai terminé en 2h27 (soit 3 minutes plus lent que sur mon 70.3 de juin), un poil trop vite. J'ai cependant peu ralenti sur la deuxième boucle pour poser le vélo en 5h02. Côté nutrition, j'ai appliqué le même plan (barres salée) qu'à Lake Placid, ce qui a très bien marché encore une fois. Cette fois-ci, j'ai mis les deux roues 88mm Falcon, un poil plus agressif donc, à cause des portions sur l'autoroute assez longues. Ainsi, malgré le dénivelé plus important à Tremblant qu'à Lake Placid (d'après Strava), on roule quand même un 1/4 d'heure de moins à Tremblant.

   En démarrant mon marathon, j'ai senti immédiatement des jambes lourdes, très loin des sensations presque euphoriques de Lake Placid. Clairement, il restait deux trois fibres musculaires qui s'étaient pas resoudées. Ma stratégie a été immédiatement de courir moins vite afin de courir le plus longtemps possible. Du coup la course ne s'est durcie qu'à partir du kilomètre 25 alors que j'aurais parié sur même pas 10km au départ. Le niveau de souffrance a été pas mal similaire à mon marathon barcelonais d'octobre 2016, à la différence qu'à Tremblant les encouragements aident à faire passer le temps plus vite, ainsi que les conversations avec les potes de galère, notamment avec un autre pro, Matthew Shanks, qui était lui aussi à Lake Placid, et qui m'a accompagné sur le petit train du nord pendant la première boucle avant de bâcher. Pour finir, au kilomètre 40, cette conversation avec un age group fût une bonne conclusion à cette course :

- "Did you have a nutrition problem too ?"

- "No, I have a marathon problem."

   L'Ironman est une distance peu gratifiante en comparaison de l'investissement en temps et entrainement que ça représente. Ce qui est décourageant, c'est de voir le nombre de performances similaires à la mienne qu'ont fait d'autres gars avant de sortir une grosse course à Tremblant. Mais j'arrête de faire mon chialeux de français et je retourne bosser ! Par contre ça se peut qu'il y ait moins d'ironmans en 2018.

   J'aimerais finir avec un gros merci à tous qui viennent encourager ou être bénévoles à cette course et qui sont le poumon de l'épreuve, bravo à tous les gladiateurs qui ont fini la course, puis merci encore à tous les gens qui me supportent dans tous les sens du terme : Andressa qui a été formidable tout le weekend, Dominic de Nxt Génération Physio qui m'a rafistolé ma tendinite (vu l'amélioration en ce moment, je m'en veux de pas avoir commencé ça plus tôt), sans oublier Falcon, Smith, Zoot, Pro Circuit, Giant et Element 51.


 

IRONMAN MONT TREMBLANT - 3,8KM+180KM+42,2KM

10h35'36''

Nage : 58'19'' (1'30''/100m, 31ème temps)

Transition 1 : 4'23''

Vélo : 5h02'28'' (35,706km/h, 30ème temps)

Transition 2 : 4'29''

Course : 4h25'57'' (9,521km/h, 6'18''/km, 559ème temps)

119ème sur 2137 finishers

12ème pro.

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 14:05

    En 2014, j'avais gagné ce triathlon lors d'une course qui est l'un de mes meilleurs souvenirs de triathlon. C'était les championnats provinciaux de sprint, et après une nage et un vélo où je m'étais fait enfermer, j'avais remonté 5 places sur la course à pied pour gagner la course.

   En 2015 et 2016, Verdun était une étape du Grand Prix élite. Pas de victoire donc, mais certainement mes meilleures courses de la saison sur sprint avec sillonnage.

   Cette année, Verdun n'était pas un grand prix ni un championnat provincial. Le niveau était moins relevé, n'empêche que j'ai toujours autant de plaisir à faire cette course à côté de chez moi, et de m'y rendre à vélo tranquillement le matin. La natation a lieu dans le St Laurent, et le petit courant fait que ce n'est pas une nage rapide. Je ne me suis pas fait enfermer comme il y a trois ans, mais j'ai quand même pris une minute sur les meilleurs nageurs.

   Tout est assez bien rentré dans l'ordre sur le vélo, où j'ai pu sortir un de mes meilleurs wattage moyen malgré une semaine de 420km dans les jambes. J'ai tenu presque 40km/h malgré les 8 demi-tours serrés, ce qui est proche de mes temps de l'an passé, d'après Strava, où je roulais en peloton.

   Sur la course à pied, je n'avais pas le goût de forcer plus que ça car les muscles tiraient un peu, mais j'ai été très régulier car j'ai eu l'exacte même allure qu'à mon précédent triathlon sprint de St Lambert, 3'39''/km (5.3km), ce qui a été suffisant pour creuser l'écart avec le deuxième qui était à trente secondes seulement en T2.

   Verdun était mon dernier entrainement de vitesse / résistance avant l'Ironman Mt Tremblant de la semaine prochaine. Cette fois-ci, je m'y rends avec un objectif très ambitieux : boucler le marathon sans marcher !

TRIATHLON DE VERDUN – 0,75KM+21KM+5KM

1h06’25’’

Nage+T1 : 14’32’’ (7ème temps)

Vélo+T2 : 32’15’’ (1er temps)

Course à pied : 19’40’’ (3’56’’/km, 15,254km/h, 2ème temps)

1er sur 248 finishers

1er homme 25-29 ans.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 20:00

   Après Barcelone en octobre dernier, Lake Placid était le deuxième Ironman que j'avais choisi pour poursuivre mon "apprentissage" de la distance. Je ne m'attendais pas à faire autant de progrès autant rapidement : A Lake Placid, j'ai bien couru jusqu'au kilomètre 32 (contre 14 à Barcelone), je m'en suis sorti avec quelques courbatures et aucune crampe (A Barcelone, il fallait m'aider à monter dans une voiture ou descendre du lit pendant 48h)... Je suis très encouragé au rythme où vont les choses. Certes, le temps final est très loin encore de ce que je veux faire un jour, mais il ne veut pas dire grand chose, car quand on explose sur le marathon d'un Ironman, on peut perdre 30 à 40 minutes par 10km. L'objectif est de rentrer un marathon correct avant de réfléchir à un temps total que je voudrais faire.

   Comme à Barcelone, la natation étant sans combinaison pour les pros seulement. Je voulais battre mon temps de référence de 59 minutes établi en octobre. Après un départ plutôt rapide, j'ai dû me mettre dans le rouge pour aller chercher un pack devant. Après 400m, je me retrouve confortablement installé dans des pieds, et j'attends que le temps passe. Après une boucle, lors de la petite sortie à l'australienne, je vois que la moitié du parcours a été faite en 29 minutes, ce qui est une bonne chose pour le sub 1h. Mais en attaquant la seconde, je réalise que la dernière vague de groupe d'âges, les plus lents, vient tout juste de partir. La deuxième boucle a été un calvaire à slalommer entre les brasseurs et dos-crawleurs, et à se dégager un chemin dans les virages. Résultat, une deuxième boucle plus lente pour un temps de 1h01.

   Avant de me présenter pour la course, j'avais fait deux fois le parcours vélo en entrainement dans les semaines précédentes. Je savais exactement où il fallait rouler vite, où s'en garder. J'ai testé une nouvelle méthode de nutrition, en ne prenant que du salé : une barres salée aux 25km, soit 7 barres au total. J'ai eu du mal à les manger, mais cette stratégie a été bonne, car je n'ai pas eu de baisse d'énergie, et mon estomac s'est très bien senti pendant le marathon, et j'ai pu m'alimenter avec ce que je trouvais sur le parcours course à pied, évitant ainsi une explosion prématurée à cause d'un estomac qui ne veut plus rien savoir. Le reste de ma nutrition consistait en des boissons Pro Circuit. Côté équipement, en plus de la fine lame Giant Trinity, j'avais priorisé la légereté vu les côtes finales avec des roues Falcon 88mm (arrière) et 55mm (avant), et l'incontournable casque Smith TT Podium, très aéré et avec un grand champ de vision.

   Concernant cette partie vélo, je visais un temps total en un peu plus de 5h. En faisant une première boucle en 2h34, je me suis rendu compte que ça serait dur. En terminant en 5h18, j'étais déçu, mais en regardant les résultats, j'ai vu que je n'étais qu'à 10 minutes de certains bons rouleurs qui m'avaient déjà mis 10 minutes sur un 70.3. Du coup, je prends très volontier ce temps de 5h18, et encore plus les jambes fraiches qui venaient avec.

   Je sais à présent qu'il est normal de se sentir léger à l'entame du marathon mais que celà ne dure pas longtemps. Alors plutôt que d'y aller aux sensations et me retrouver à courir à 4'/km, je me suis freiné sur les 10 premiers kilomètres pour être dans les 4'30''/km. Ensuite, je n'avais plus besoin de me freiner jusqu'à la fin de la première boucle. C'en était euphorisant de voir comment cette course à pied se déroulait tellement bien, tellement mieux qu'à Barcelone. Une fois les 21km passés, j'ai commencé à m'accrocher pour tenir l'allure, et les petites montées ont fait se rapprocher mon allure moyenne proche des 5'/km. C'est au 32ème kilomètre que je me suis senti vidé. J'ai essayé de ne marcher que dans les côtes et les ravitaillements, pour rallier cette ligne d'arrivée en 3h54 (3h46 à ma montre qui n'a pas compté les deux arrêts toilette!).

    Le fait d'avoir son corps en presque bon état à la fin d'une telle épreuve est l'élément qui remonte le plus le moral. Initialement j'avais prévu d'abandonner si le corps ne voulait plus avancer, pour ne pas hypothéquer mon Ironman Mt Tremblant 4 semaines plus tard, mais deux semaines plus tard, les muscles ont déjà oublié Lake Placid et l'entrainement suit son cours normal. Tout est en place pour que je me rende à bonne allure au-delà du 32ème kilomètre le 20 août !

   P.S.: Antoine Jolicoeur-Desroches m'a fait l'honneur de son podcast, et nous parlons de mon Ironman Lake Placid, et de véganisme : Voilà le lien pour les curieux : https://soundcloud.com/user-549034918/sacha-cavelier-triathlete-pro

IRONMAN LAKE PLACID - 3,8KM+180KM+42,2KM

10h21'03''

Nage : 1h01'37'' (1'37''/100m)

Transition 1 : 4'30''

Vélo : 5h18'40'' (33,891km/h, 52ème temps)

Transition 2 : 2'09''

Course : 3h54'07'' (10,815km/h, 5'32''/km, 203ème temps)

79ème sur 2788 finishers

17ème pro.

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  • : Sacha Cavelier Triathlète
  • : Après une formation d'ingénieur en France ou je découvre le trail et l'ultra, je combine le triathlon élite à un doctorat de 2015 à 2020 au Canada. Maintenant papa et jeune chercheur universitaire, je suis modestement retourné a mes premiers amours, dans le mid-west américain quelques temps et maintenant en Australie. Ce blog raconte 15 années de vie sportive.
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