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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 20:34

   J’avais gagné le triathlon de St Lambert en 2015, et fait 6ème en 2016 lors d’une journée avec les jambes un peu trop lourdes. Cette année j’étais bien décidé à reconquérir le titre. Faire le triathlon de St Lambert est un petit bonheur car c’est à seulement 6km de chez moi, le départ de la vague des plus compétitifs est assez tard (11h45) et on peut donc faire la grasse matinée, et je pars à vélo avec une paire de chaussures et des lunettes de piscine dans le sac à dos rien de plus.

   Nous sommes 400 athlètes au départ, et à raison de 4 athlètes par couloirs, 10 couloirs par vague, il faut donc 10 vagues pour faire partir tout le monde. Assez incroyable ce qu’on peut faire avec une petite piscine. Mais du coup, c’est dur de savoir qui sort de l’eau avant les autres, et donc son classement pendant la course. J’ai donc fourni un effort en mode contre-la-montre, pas mal à bloc tout le long.

   J’ai quand même eu un bon repère car Francis Sarrasin-Larochelle, un excellent nageur-rouleur, partait 10 secondes après moi dans mon couloir. Il m’a doublé lors du premier 100m que j’ai rentré en 1’22’’ (donc il est parti fort, c’est le moins qu’on puisse dire), et est sorti 40 secondes avant moi. Je suis sorti en 10’50’’ de l’eau – 11’28’’ le temps d’atteindre le tapis (à la seconde près mon temps de 2015 et 2016, une allure de 1’26’’/100m) et ai commencé le vélo en sur-régime pour faire la même tactique que Francis en version cycliste. Un tour de 3.5km à 370 watts plus tard (je suis pas passé loin du KOM sur strava), je me suis doucement calmé à un rythme de croisière. J’ai doublé Francis lors du 5ème tour de 6. J’ai réalisé que je faisais un bon vélo car je rattrape ce gars-là plutôt lors de la course à pied.

   Ma course à pied a été plus lente que les années passées, mais je n’avais personne en vue devant moi comme les années passées à aller chercher et donc peu de motivation à me faire mal. J’ai eu un peu peur tout de même que des gars rapides soient loin devant sans que je ne le sache, mais finalement j’ai gagné par 1min30 d’avance donc avec pas trop de suspense. Une victoire moins savoureuse qu'en 2015 lorsque j'avais dû faire une remontée à pied, mais on s'y fait !

TRIATHLON DE ST LAMBERT – 0,75KM+21KM+5KM

1h05’55’’

Nage : 11’28’’ (1’31’’/100m, 5ème temps)

T1+vélo+T2 : 33’57’’ (1er temps)

Course à pied : 20’31’’ (4’06’’/km, 14,622km/h, 2ème temps)

1er sur 362 finishers

1er homme 25-29 ans.

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 20:14

   Cette course est la suite de mon week-end mouvementé. Après le grand prix du samedi (compte-rendu ici) et un déménagement, je me suis aligné sur ce nouveau format inédit pour une coupe du Québec.

Sprint coupe du Québec sans sillonage (dimanche) : On reprenait l'idée de demi-finale/finale sur la course amateur du lendemain. La demi-finale était un sprint en contre-la-montre (0,75km/20km/5km) et les 7 premiers finissaient en finale A1, les 7 suivants en A2, puis B1, B2, etc... Seuls ceux de la finale A1 allaient s'octroyer les 7 premières places du classement final et les 5 bourses. Les finales se jouaient sur un super super sprint (0,18km/5km/1,25km).

   La demi-finale en contre-la-montre laissait très peu de place à l'estimation de son classement en temps réel. La stratégie de se garder des jambes était donc très risquée, car la fenêtre de 7 qualifiés en finale A1 n'était pas grosse. J'ai cependant eu la chance de partir en tout dernier, et après une nage et un vélo à bloc, j'ai vu que je n'avais pas beaucoup de retard sur les meilleurs partis un peu avant moi. J'ai donc pris la course à pied très tranquille, ce qui était plus que bienvenu vu les efforts de la veille. Je me suis classé au final 4ème, qualifié pour la finale A1, donc.

   En finale, la natation de 180m a été très tendue. Nous avons été 4 à nous neutraliser, à essayer de nous dépasser, nous donnant des coups. J'ai perdu mes lunettes au bout de 50m et nagé que d'un oeil le reste. Les temps de nage ont été très lents, et 2 ou 3 types devant ont eu le champ complètement libre pour prendre 30 secondes d'avance dès la fin de la nage. Grâce à un sprint dans le dernier droit de 50m, je passe 4ème en transition. Je réitère ma stratégie de mettre mes chaussures de courses sur le vélo. Je me retrouve alors dernier, mais au contact, et je ne suis pas affolé car je sais que cette stratégie va me faire combler mon retard en T2. Cependant, sous la précipitation et la tension, je m'embronche dans mon vélo, et m'entaille la jambe avec le pédalier. Lorsque je monte sur le vélo, je réalise que la chaine a déraillée, et je dois descendre pour la remettre en place. Evidemment, après tout ça, je suis dernier et très loin derrière. Je me dis que sur une course de moins de 20 minutes, tout est fini, mais je commence quand même le vélo à bloc. Et je suis surpris que sur 5 km j'arrive à remonter 4ème, mais avec pas mal de retard sur les 2ème et 3ème. En T2, j'ai juste à poser le vélo et partir courir, et je me retrouve un peu plus proche des 2ème et 3ème. Puis, pendant 1000m, je réalise le miracle de retrouver le contact du 2ème et 3ème. Miracle, car les jambes en étaient à 4 triathlons en 24h, et étaient loin d'être fraiches. A 250m de la ligne, j'était complètement résolu à ma 4ème place, en me disant que c'était pas si mal, et que de toute façon, j'étais à 100% et que j'irai pas plus vite. Mais j'ai quand même essayé d'accélérer, et trouvé un 110% que je n'avais jamais utilisé auparavant. En 50m, je me suis retrouvé 2ème en ayant du mal à y croire. Dans un sprint à trois final, je réussi à arracher la 3ème place de la course. La grimace sur la photo n'est pas encore assez représentative de l'intensité de l'effort. La vidéo (de 4:17 à 4:30, mais surtout à 4:25 !) en bas décris mieux la réalité !

 

GRAND DEFI DE VICTORIAVILLE

DEMI-FINALE - 0,75KM+20KM+5KM

1h05’31’’

Nage : 11’27’’ (1’31’’/100m, 6ème temps)

T1+vélo+T2 : 34’36’’ (3ème temps)

Course : 19’30’’ (3’54’’/km, 15,385km/h, 12ème temps)

4ème sur 61 finishers

3ème homme 20-29 ans.

 

FINALE A - 0,18KM+5KM+1,25KM

18’28’’

Nage : 3’11’’ (1’46’’/100m, 12ème temps)

T1+vélo+T2 : 11’05’’ (4ème temps)

Course : 4’14’’ (3’23’’/km, 17,717km/h, 4ème temps)

3ème sur 25 finishers

2ème homme 20-29 ans.

 

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 15:12

   Samedi dernier, je me suis rendu à Drummondville, mais pas pour faire du triathlon comme d'habitude. Parmi toutes les épreuves ce jour là, seul le duathlon faisait parti de la coupe du Québec et présentait des bourses. Autant être honnête, si je peux faire une course tout en remboursant la location de la voiture, l'inscription, le camping et le resto du midi, ça vaut la peine de pas nager exceptionnellement. Car en plus, le duathlon présentait un niveau plus relevé que les triathlons du même évènement, et ça promettait une belle bagarre.

   Sur la ligne de départ, j'ai tout de suite vu que je n'étais pas le plus rapide des coureurs. Alors, comme la séance de piste du mardi de la même semaine m'avait clairement montré que je suis dans une super forme de course à pied, j'ai décidé d'adopter une stratégie particulière : Je suis parti très vite (premier kilomètre en 3'10'') pour asphyxier le monde qui essayait de me suivre. Cela a très bien marché car sur le premier kilomètre, un gros groupe me collait, et au deuxième kilomètre, j'étais loin en tête, même en ayant ralenti. Par la suite, j'ai encore ralenti et deux coureurs m'ont passé. Je me suis retrouvé intercallé 20 secondes derrières ces deux là, mais 40 secondes devant mes principaux rivaux.

   Sur le vélo, j'ai été dans mon élément comme d'habitude. J'ai pris la tête au bout de 5km, et j'ai signé le meilleur temps du jour. Les watts n'étaient pas super bons cependant (même puissance moyenne que sur le 100km du camp Bart Coaching incluant la boucle du 70.3 Mt Tremblant il y a moins d'un mois), car c'était une semaine de 400km de vélo (dernière semaine de volume avant le 70.3 Mt Tremblant), et ça s'est ressenti dans la fraicheur musculaire.

   La partie finale de course à pied a été plus agréable, puisqu'avec une minute d'avance, je n'ai pas eu besoin de beaucoup réfléchir, et j'ai juste déroulé en attendant de franchir la ligne d'arrivée.

   Pour être honnête, je ne pensais pas gagner vu les spécialistes de duathlon au départ. C'est peut être un signe que la forme est vraiment bonne, et il n'en fallait pas moins pour me donner un petit boost de confiance pour la course à Tremblant 8 jours plus tard.

   En plus d'avoir inauguré notre première nuit de camping avec ma chérie et le Milton, la journée s'est terminée par le rituel de la ballade dans les passerelles dans la réserve mondiale de biosphère à Nicolet (sans oublier la baraque à frites du port !). C'est une promenade que je recommande vivement surtout lorsque les tortues font bronzettes comme c'était le cas ce samedi.

DUATHLON DE DRUMMONDVILLE - 5KM+20KM+2,5KM

57'19''

Course à pied 1 : 16'57'' (3'23''/km, 17,699km/h, 3ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 31'14'' (1er temps)

Course à pied 2 : 9'10'' (3'40''/km, 16,364km/h, 8ème temps)

1er sur 78 partants

1er homme 20/29 ans.

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 08:51

   Sur mes deux premières participations au duathlon de Sorel, j'ai été touché par la poisse avec une crevaison en 2015 et une blessure au genou en 2016. Pour 2017, tout s'est bien déroulé cette fois-ci, mais je regrette que le niveau ait été un peu moins relevé que les éditions précédentes.

   En ce qui concerne le contexte de la course, elle s'est déroulée le lendemain de mon arrivée de France, mais avec le décalage horaire dans le bon sens. J'avais cependant une grosse semaine dans les jambes (encore plus de 400km de vélo), la troisième de suite, la semaine de repos se situant immédiatement après le duathlon de Sorel.

   La première course à pied a été surprenante puisque j'ai couru vite avec d'excellentes sensations. J'ai l'impression de me répéter ces derniers temps, mais ça faisait plus d'un an que je n'avais pas eu l'occasion de le dire, alors j'en profite. Cela fait un mois que dure ma pause d'entrainement par intervalles, et je vais amorcer un retour progressif avec une séance d'intervalle une fois par semaine. Bref, je suis rentré en 2ème position en transition, avec pour plan de tout donner sur les trois boucles de 11km de vélo.

   En vélo, j'ai été un peu déçu de ma puissance moyenne. Je voulais vraiment être bien au-dessus de 300 watts, mais une longue portion de route abîmée faisait qu'on ne pouvait pas pousser plus que ça sans s'envoyer dans le décors. Au final, je rentre premier en transition, et je gère mon avance pour finir avec 15 secondes d'avance sur le suivant.

   La saison de triathlon débutera le 4 juin au triathlon de Sherbrooke, sur un parcours très dur mais qui m'a en général plutôt bien réussi par le passé.

DUATHLON DE SOREL-TRACY 5KM+33KM+2,5KM

1h'18'01''

Course à pied 1 : 17'28'' (17,176km/h, 3'29''/km, 2ème temps)

Transition 1 + Vélo : 49'29'' (1er temps)

Transition 2 + Course à pied 2 : 11'05'' (3ème temps)

1er sur 61 partants

1er homme 25/29 ans.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 16:09

   Le triathlon de la côte bleue voit souvent débarquer à son départ le gratin du triathlon, comme le champion du monde longue distance Bertrand Billard ou l'olympien Pierre Le Corre. Surement que les élites de l'équipe de France font un stage dans le sud de la France à cette période de l'année. Cette fois-ci, pas de gros noms chez les hommes, mais Audrey Merle, la récente olympienne des JOs de Rio, était présente chez les filles. Pour ce deuxième triathlon de l'année, il a fallu encore composer avec une eau froide (14°C). Mais en rentrant bien à l'avance dans l'eau, j'ai pu trouver mon rythme dès le départ. Cela a fait un nette différence avec le triathlon de la semaine passée puisque je sors de l'eau 13ème (vague des hommes) au lieu de 43ème.

   Sur le vélo, les premier 9km était en montée avec du vent de face très violent. J'ai été un peu en surrégime en étant proche des 400 watts de moyenne et je suis remonté 7ème avec 4 personnes en ligne de mire devant moi. Seulement, une fois dans la moitié descendante vent de dos, les rafales étaient si fortes que je n'ai pas pu me mettre en position aéro (je me cramponnais tellement fort à mon guidon que j'en avais des crampes aux mains). J'ai du me résoudre à stopper ma remontée et à assurer la 7ème place.

      En course à pied, le parcours n'était pas à mon avantage avec les 2 premiers kilomètres en sentiers de trail et avec une montée très sèche. Là encore, j'ai essayé de sauver les meubles. Sur les derniers kilomètres de plat, je ne parviens pas à me défaire d'un athlète qui me bat au sprint. Mais je suis très satisfait de cette 8ème place (10ème en fait puisque deux athlètes de l'équipe de France féminine de la vague suivante terminent devant moi), puisque c'est une belle progression depuis la semaine passée, et qu'elle survient après une semaine de plus de 30 heures de volume, 570km de vélo, dont 140km effectués la veille de la course.

TRIATHLON DE LA COTE BLEUE - 0,75KM+18KM+5KM

1h05'14''

Nage : 12'48'' (1'42''/100m, 15ème temps)

Vélo : 30'57'' (34,895km/h, 13ème temps)

Course : 18'44'' (16,014km/h, 3'44''/km, 24ème temps)

10ème sur 470 partants

4ème sénior 2.

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 16:21

   J'avais participé au triathlon des marettes il y a deux ans, alors au top de ma forme, et j'avais finis 6ème dans un peloton très relevé (manche de 3ème division), derrirèe des gros noms comme Etienne Diesmunsch, Raoul Shaw ou Anthony Pannier. J'avais signé l'un des meilleurs temps vélo (oui, aussi l'un des pires de nage et de transition), ce qui annonçait une saison 2015 prolifique.

   Cette année le contexte était bien différent. En recherche de ma forme, j'ai abandonné au 15ème kilomètre du demi-marathon de Montréal une semaine auparavant. Cet abandon concluait une série de mauvaises performances sur mes courses sur route hivernales et printanières, mais a eu le mérite de me faire réaliser que trop d'intensités cet hiver et pas assez de repos ont un peu brulé les cannes.

   All work and no play makes Jack a dull boy.

   Je pense donc que c'est davantage de la fatigue qui est à l'origine de mon problème et décidé de prendre une pause de travail d'intensité, et favoriser le volume à basse intensité, ce qui tombe bien puisque c'est l'idée derrière chacune de mes vacances en France.

   Le triathlon des marettes s'est déroulé une semaine après mon break d'intensité et déjà je sens un léger mieux dans mes sensations, ce qui conforte un peu mon choix d'entrainement actuel. L'eau était à 15°C ce qui n'est pas l'idéal pour une première nage en eau libre de l'année, mais j'ai nagé 25 secondes de mieux qu'en 2015 (parcours un peu long de 900m).

   Pour le vélo, j'ai été surpris de constater le changement de parcours (deux fois une longue côte pentue au lieu du parcours plat d'il y a deux ans) ce qui n'a pas été à mon avantage en cette sortie d'hiver. Je n'ai fait "que" le 7ème temps vélo, mais j'ai enfin mes premiers chiffres de wattage en compétition, et j'en suis très satisfait.

   Sur la course à pied, je m'attendais à mourir, mais au contraire, j'ai tenu un bon rythme de 3'40''-3'45''/km malgré les petites montées, et j'ai repris des places, ce qui me redonne enfin un peu de confiance. Au final, je finis 18ème, loin de la 6ème place de 2015, mais les gains sur cette course sont avant tout mentaux.

   Pour la suite, ce sera le sprint de la côte bleue le 8 mai, avant ma course préférée à Aix le 14 mai.

TRIATHLON DES MARETTES - 0,75KM+17,7KM+5KM

1h04'40''

Nage : 12'55'' (1'43''/100m, 41ème temps)

Vélo : 29'39'' (35,818km/h, 7ème temps)

Course : 18'53'' (15,887km/h, 3'46''/km, 20ème temps)

18ème sur 262 partants

2ème sénior 2.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 11:25

   Le mois de juillet a été un mois de sacrifices. Sacrifice de temps et financiers car pour effectuer des sorties de vélo de qualité, je n'avais pas le choix que de sortir de Montréal, et de louer une voiture la plupart du temps. Les courses que j'ai fait durant la période 24 juin - 7 août ont été faites en entrainement, afin de rajouter une séance de qualité par-dessus encore, lors de semaines de gros kilométrage. Cette période a été la meilleure en terme d'entrainement que j'ai pu avoir depuis que je suis à Montréal. C'est ce dont j'avais besoin, je pense, vu mes résultats de début de saison.

   Le grand prix de Verdun était la première course à laquelle je me rendais avec un mini repos, et je l'ai immédiatement senti pendant la course, puisque j'ai pu me rendre dans des zones dans lesquelles je ne m'était pas rendu depuis un moment.

   Ce triathlon sprint a été changé en duathlon à cause des orages de la veille qui ont pollué le fleuve (enfin, un orage ne pollue pas, plutôt les stations d'épuration qui ont débordé comme à chaque gros orage). Cela a joué plutôt en ma faveur, étant meilleur coureur que nageur. C'était le championnat provincial élite, mais aussi le support de la série nationale junior. A cela s'ajoutaient des concurrents de la coupe du monde de Montréal de la semaine passée, ce qui faisait que c'était la course élite la plus dense à laquelle j'ai participé.

J'ai effectué les 5 premiers kilomètres à environ 3'20''/km (le parcours était un peu court). J'ai gardé ce rythme constant, ce qui fait que je me suis retrouvé dernier sur le premier kilomètre pour ensuite remonter en milieu de peloton. Sur le vélo, je rattrape deux groupes sur le premier tour de quatre, mais à chaque fois que je prends le relais, je m'échappe involontairement. Je fais le deuxième tour en solitaire, mais ne parviens pas à joindre le groupe de devant que j'ai en ligne de mire. Je me fais finalement rattraper par un gros peloton emmené par mon ami Simon, un gros cycliste, et m'y abrite. En queue de peloton, il me faut relancer à 47-48km/h à chaque demi-tour et c'est loin d'être confortable. Je me place alors plus à l'avant, récupère, et dans le dernier tour, je viens seconder Simon avec un relais d'un kilomètre à 45-46km/h face au vent. Mon unique contribution au groupe nous permet de faire la jonction avec le peloton de devant juste avant la transition. Je trouve ma stratégie impeccable puisque sur les 2,5km de course à pied, je double une dizaine de participants pour me classer 27ème.

   Même si je n'ai pas cottoyé les vrais ITUiens devant, la densité sur cette course m'a donné beaucoup d'expérience. Il faut être un grand stratège pour lire ce qui se passe sur le vélo et choisir la milleure stratégie. C'est excitant, mais je dois encore m'améliorer là-dedans. Et les courses avec drafting sont de loin plus éprouvantes que les sans drafting, puisqu'il n'y a aucune gestion d'effort sur le vélo, mais sans arrêt des pics de wattage.

GRAND PRIX DE VERDUN - 5KM+20KM+2,5KM

56'52''

Course : 15'48'' (3'09''/km, 45ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 32'29'' (31ème temps)

Course : 8'38'' (3'27''/km, 16,559km/h, 23ème temps)

27ème élite sur 131 partants.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 09:14

   J'avais prévu de faire un triathlon sprint une semaine avant mon 70.3 pour répéter quelques intensités et transitions. C'est d'ailleurs même devenu un rituel depuis quelques temps. J'avais donc prévu de faire la course élite de Joliette, mais au moment de payer l'inscription de 130$, je me suis dit que ça faisait un peu cher l'entrainement. Je me suis donc rabattu sur le triathlon de Sherbrooke avec son nouveau nom, le S-Triman. C'est sûr que je préfère finir 10ème dans une course relevée où je me suis dépassé et fait un gros effort que premier avec 5 minutes d'avance, mais l'avantage du S-Triman, c'est que les grosses côtes permettent justement de se pousser même si on est seul.

   J'ai aussi pu essayer mon wetsuit Zoot Prophet 2.0 flambant neuf. J'ai fait la première moitié de la nage abrité dans des pieds puis après le demi-tour, j'ai accéléré pour sortir en tête avec une légère avance.

   C'était aussi le baptème des roues Falcon IV. Je leur ai fait subir une bonne séance de fartlek sur 20km avec des montées à bloc, et des descentes en récupération. J'ai posé le vélo avec quelques minutes d'avance avec l'idée de poursuivre ma séance de fartlek à pied.

   Les jambes ont plutôt bien répondu malgré une bonne semaine d'entrainement dans les jambes (14km nage, 270km vélo et 85km course à pied). Mais c'est aussi la seule vrai semaine d'entrainement depuis un mois à cause de ma blessure au genou, donc effectivement je me sens très reposé et en forme.

   C'est ma première victoire en 2016, et c'est Milton qui est le plus heureux de porter fièrement sa nouvelle médaille.

S-TRIMAN - 0,75KM+20KM+5KM

1h09'18''

Nage : 11'20'' (1'30''/100m)

Transition 1 : 56''

Vélo : 35'42'' (33,613km/h)

Transition 2 : 44''

Course : 20'34'' (14,587km/h, 4'06''/km)

1er sur 39 partants.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 22:38

   Dimanche dernier a eu lieu le triathlon de Valleyfield. J'avais fait une croix dans mon calendrier car j'avais une inscription gratuite grâce à ma deuxième place de l'année dernière, et car cette année des bourses étaient offertes pour les 4 premières places. Si la peur donne des ailes, l'appât du gain, lui, fait pousser un troisième poumon. Jamais je n'ai poussé la machine aussi fort, car la bataille a été assez rude, avec beaucoup de jeunes élites qui s'étaient donnés rendez-vous.

   La semaine avait mal commencé avec les difficultés que j'ai connues pour trouver un magasin de vélo capable de me commander la pièce brisée de mon Kestrel. Elle s'est plutôt bien finie puisque mon ami Charles m'a prêté son vélo, un Squad très rigide donc très nerveux dans les relances, surtout que le parcours de Valleyfield en comportait beaucoup. Bien qu'un peu petit, en montant la selle, ce vélo m'a permis de sauver les meubles sur cette course. En montant mes roues Falcon Rampage dessus, j'avais une nouvelle bête de course équipée di2 (les vitesses électroniques).

   A Valleyfield, le parcours de nage a cette particularité de se faire à 75% avec le soleil dans la face. Le nombre limité de bouée rend l'orientation compliquée. Encore une fois, en nageant sans wetsuit, mes faiblesses ont été mises à nue, et je suis sorti 12ème de l'eau sur un parcours plus proche de 1000 que de 750m. Après un coup de stress en transition, où j'ai cru qu'on avait volé mon casque (il était juste tombé dans un sac sur le sol !), je suis parti en mode single speed, car les vitesses ne voulaient plus passer ! J'ai finalement réalisé qu'un fil s'était débranché, et que si les vitesses ne passaient plus depuis le prolongateur, tout fonctionnait depuis les manettes de frein. Je me suis alors appliqué à sortir le plus possible de watts, carburant aux gels Pro Circuit, et les sensations ont été excellentes. J'ai dû laisser quelques watts dans le le mauvais fitting de ma position car je ne suis remonté que 6ème en début de transition, et 7ème à la sortie de la transition.

   Un peu déçu de mes aventures, j'ai décidé que c'était le moment de tout donner pour rentrer dans les bourses. La situation était la suivante: Nous étions 7 à se suivre quasiment à la queuleuleu, tous des élites. Bref, une véritable guerre. J'ai poussé de toute mes forces sur le premier tour de 2,5km pour remonter 5ème, et dans le second tour, alors que ça commençait à vraiment piquer, je me retrouve juste derrière le 3ème et 4ème à 1km de l'arrivée. Je me dis que les deux jeunes ont un meilleur kick final que moi, alors j'en remets une couche pour passer 3ème et prendre 30 mètres d'avance. Je me retourne beaucoup dans les derniers hectomètres, et mon avance tient le coup. Mais à 50 mètre de la ligne, voilà que derrière ça se met à sprinter. Je suis dans un état lamentable, mais je n'ai pas le choix que de sprinter aussi en sacrant. Devant la ligne, je me fais doubler sans pouvoir rien faire, et puis là, c'est le shut down. Mon corps ne peux pas faire un mètre de plus, je m'arrête, je me penche pour vomir mais le petit déjeuner est déjà digéré et rien ne sort. Je réalise qu'il faut que je termine la course pour assurer ma 4ème place, alors je passe l'arche d'arrivée à la marche pour ensuite me mettre à quatre pattes pour une deuxième tentative tout aussi infructueuse. Je n'ai même pas couru un marathon en 2h23 pour justifier mon envie de vomir, mais de toute façon, c'est sans regret, car les caméras de télévision ne sont même pas là pour immortaliser ma galette.

   En tout cas, je suis bien fier d'avoir tiré mon épingle du jeu dans cette bataille, et d'avoir piqué la dernière bourse, mais surtout d'avoir repoussé mes limites comme jamais ! A l'heure où j'écris ces lignes, le Kestrel vient de se refaire une beauté, et a l'air d'accord pour rouler un 90km à bloc à Challenge Maine dimanche.

TRIATHLON DE VALLEYFIELD - 0,75KM+20KM+5KM

1h04'21''

Nage : 12'55'' (1'43''/100m, 12ème temps)

Transition 1 + vélo + transition 2 : 34'03'' (4ème temps)

Course : 17'25'' (17,225km/h, 3'29''/km, 3ème temps)

4ème sur 387 partants

2ème homme 25/29 ans.

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 21:49

   Je n'ai jamais été autant stressé pour une course, incluant mes premières courses pro, et les premières en élite. A Verdun, j'ai frisé l'ulcère à l'estomac, et je connais par coeur de chemin des toilettes. Il faut dire que c'était le premier triathlon de ma chérie et j'avais revêtit le costume de l'entraineur - supporter pour l'occasion, et je comprends la satisfaction que retirent les entraineurs quand ils voient performer leurs athlètes. Aussi, la performance a été au rendez-vous, et les trois quarts de la nervosité sont retombés à son arrivée, 20 minutes avant mon départ. J'espère qu'elle ne prévoit pas de faire un ironman un jour, pour le bien-être de mon système nerveux.

   Ma course avait lieu à 12h15 plus les 30 minutes de retard classique. C'était le championnat provincial élite sur distance sprint, et je me suis présenté dans une très bonne forme. Avec la baisse du volume en vue de 70.3 Timberman, la semaine a été réparatrice et les sensations vraiment bonnes dans les trois sports. Sur la nage, je savais le premier virage délicat (j'avais participé à et même gagné la course l'an dernier qui était le championnat provincial aussi mais amateur). Mais je devais surement être le plus lourd du groupe car je suis passé sur le corps d'à peu près tout le monde en prenant le virage à l'intérieur. Sur la première moitié du parcours, courant dans le dos, je suis resté proche des pieds du peloton, mais me suis un peu fait larguer sur le retour avec le courant de face d'une trentaine de secondes. J'ai tout de même nagé beaucoup plus rapidement cette année sans combinaison que l'an passé avec. De plus, n'ayant pas de combinaison à laborieusement enlever, j'ai fait une transition aussi rapide que tout le monde. Je suis resté "dans la game".

   D'après ce que j'ai pu voir sur longue distance cette année, c'est qu'on apprend des choses au contact dans l'eau et sur la course à pied, lorsque ceux de devant ralentissent à cause des dynamiques de course qu'ils ont subit sur le vélo, ou parce que la course à pied est leur point faible. On apprend beaucoup stratégiquement et mentalement sur la course à pied sur 70.3, mais très peu en vélo, car à mon niveau, je suis loin de l'action à l'avant. Au moins, 70.3 après 70.3, j'améliore toujours ma gestion de l'effort et ma nutrition. Sur les courses avec drafting, c'est l'inverse. La course à pied est all-out alors que le vélo est très stratégique. A Verdun, la plus grosse densité que sur les précédentes courses a fait que ça s'est très bien organisé et la course a été intéressante. J'ai commencé mon ramassage scolaire d'athlètes isolés, et une fois que j'ai eu 4 athlètes dans ma roue, j'ai commencé à faire signe qu'il fallait faire la roue. J'ai pris mes responsabilités en tant que plus gros rouleur du groupe, et j'ai fait 75% des relais, afin de continuellement rattraper des cyclistes, autant qu'on en perdait, pour toujours être environ 5, et même 7 lorsque j'ai rattrapé Mathieu Pageau en fin de parcours. Notre groupe a été très efficace car j'ai eu beaucoup plus de pauses qu'à Joliette où nous étions deux à rouler, et c'était beau de voir notre roue se fonctionner aussi bien ! Devant, un peloton d'une douzaine d'athlètes a fait l'effort de revenir sur le trio de tête. Entre le premier et notre deuxième pack à 2'30'' derrière se trouvais Simon Lalonde, dans un effort solitaire. Et les lâchés derrière s'étaient organisés en un troisième pack.

   Bref, en posant le vélo, j'étais 15ème, et même si j'ai couru 30 secondes de plus que l'an dernier, je suis remonté jusqu'à la 10ème place tout doucement au fil des 5km. Tout le monde a un peu trop lâché de watts sur le vélo ce qui m'a permis de me glisser dans le top 10 de cette dernière course draft legal de l'année. Les voyants sont au vert dans les trois sports, je me sens entrainé en reposé, et sauf malchance je devrais avoir beaucoup de plaisir dans une semaine au 70.3 Timberman, avec un très beau plateau ! (O'Donnell, Potts, Griffin, Wurtele, Millward, Cunningham, Bowstead, Reid, ... ).

 

Top 10 au championnat provincial élite de triathlon à Verdun, très content de finir la saison de courses "draft legal"...

Posted by Sacha Cavelier on Sunday, August 9, 2015

GRAND PRIX DE VERDUN - 750M+20KM+5KM

1h01'12''

Nage : 9'55'' (1'19''/100m, 24ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 33'11'' (12ème temps)

Course : 18'07'' (3'37''/km, 16,559km/h, 8ème temps)

10ème élite sur 59 partants.

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 12:58

   Le triathlon de St Lambert est surement le plus proche de chez moi. Je n'y ai jamais participé à cause d'un calendrier très pris, mais cette année, il rentrait, j'ai donc saisi l'occasion. Cependant, après 6 triathlons enchainés en 4 weekends pendant le mois de juin, j'y allais pour faire mon entrainement, et surement pas en mode stressé. Pour preuve, la seule question que j'ai posée pendant la réunion des athlètes, c'est : "Est ce qu'on peut faire pipi dans la piscine ?"

   La natation en piscine a justement été très pratique pour faire un vrai test sans wetsuit. J'ai tenu du 1'25''/100m, ce n'est pas grand chose sur 750m, mais c'est une première pour moi. Sur le vélo, j'ai été surpris par un Robin Tétreault en grande forme, et je ne me suis pas senti de pousser assez fort pour le suivre, et je suis resté en retrait avec Andrew Tanner. Au final, je pose le vélo avec un déficit d'une minute.

   Sur la course, contrairement au vélo, je me suis senti très bien, et après avoir doublé Andrew, j'ai comblé ma minute de retard sur Robin au bout de 2,5km, puis j'ai couru sous contrôle pour finalement gagner une course très plaisante dans mon terrain de jeu. Particularité de l'épreuve, les 20 premiers de l'épreuve remettaient le couvert pour un format très spécial (300m nage / 3,5km vélo / 1km course) une heure plus tard, le Sprintman.

TRIATHLON SPRINT DE ST LAMBERT- 0,75KM+20KM+5KM

1h03'52''

Nage : 11'18'' (1'30''/100m, 8ème temps)

T1 + Vélo: 33'34'' (4ème temps)

T2 + Course : 19'00'' (1er temps)

1er sur 356 partants

1er homme 25-29 ans.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 00:47

   Après le Grand Prix la veille sous une chaleur accablante, je participais au sprint, sans drafting, du grand défi de Victoriaville sous une belle pluie. J'ai donc sorti les armes lourdes, le wetsuit Zoot Prophet 2.0, les roues Falcon Rampage et le Kestrel.

   J'ai pu apprécier le niveau bien moins relevé en natation en sortant 2ème de l'eau. J'ai ensuite pris la tête durant le vélo et me suis gardé un 30 secondes d'avance pour la T2.

   En course à pied, les 30 secondes sont devenues une minute, et j'ai géré mon avance pour gagner la course, en 1h01'48'' à quelques secondes de mon record personnel sur un sprint. En fait j'ai gagné trois minutes derrière un olibrius qui avait eu du mal à compter ses 4 tours de vélo et s'était arrêté à 2, et satisfait de son "52km/h de moyenne", était allé poser son vélo puis courir avec le bénévole ouvreur de parcours et gagner la course sous les bravos sans se poser de question, et savourer 15 secondes de victoire avant de se faire disqualifier par Sportstats.

   Qui a dit que le triathlon était un sport triste ?

GRAND DEFI DE VICTORIAVILLE- 0,75KM+20KM+5KM

1h01'48''

Nage : 11'10'' (1'29''/100m, 3ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 33'03'' (1er temps)

Course : 17'43'' (16,933km/h, 3'32''/km, 1er temps)

1er sur 120 partants

1er homme 20-29 ans.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:51

   Les courses avec drafting sont impitoyables pour les athlètes qui ne sont pas complets dans les trois sports. Il suffit de ne pas arriver à suivre le peloton sur l'une des disciplines pour être éjecté de la course. En ce sens, le triathlon longue distance est plus indulgent. Il pardonne facilement une mauvaise nage. Mais c'est en appuyant là où ça fait mal que l'on progresse.

   Le grand prix de Joliette était ma première expérience en triathlon élite avec drafting, et sur une distance sprint. Triathlon Québec a rendu le circuit vraiment très haut de gamme, avec des bourses intéressantes, et des aires de transitions magnifiques. Sur la ligne de départ, parmi les 34 athlètes (juniors compris), quelques uns ayant déjà pris le départ de coupes continentales et coupes du monde sortaient du lot, notamment Alexis Lepage qui avait fait sa première WTS (World Triathlon Series) cette année. La natation s'annonçait donc rapide, et j'avais du soucis à me faire pour arriver à suivre le peloton ou tout du moins en sortir pas trop loin. Mon plan était de revenir sur e début du vélo dans le peloton, pour rouler le plus possible abrité.

   La température le matin de la course n'était pas clémente (9°C) mais la température de l'eau était bonne (19°C). Une fois le départ donné, j'ai donné tout ce que je pouvais pour suivre le groupe, mais je l'ai vu doucement s'éloigner après le demi tour. Je suis satisfait de ma nage (10'30'' à la sortie de l'eau, 1'24''/100m, 11'10'' le temps d'arriver sur le tapis), mais pas de mon niveau de nage actuel. La dynamique de course a été constituée d'un groupe de 4 ou 5 athlètes en tête, puis un pack 30 secondes derrière puis moi, 45 secondes derrière encore, dans les derniers. J'avais vraiment envie d'être un acteur du peloton, et je voulais tout tenter pour rentrer dans le peloton. Après avoir couru 300m en sortant de la rivière jusqu'aux vélos, un peu sonné, je pars avec le casque encore sur le guidon, et ris presque de ma bétise de débutant en remettant le casque devant un arbitre qui me donne une pénalité de 10 secondes. Je pars ensuite ventre à terre sur le premier 5 km de vélo avec le compteur qui oscille entre 45km/h et 47km/h, mais cela suffira à peine à rester à distance constante du peloton, qui lui aussi pédale fort pour revenir sur l'avant. Au passage, je suis très content de voir comment mon Giant en alumium a assuré, car datant de 2011 et ayant environ 35 000 km au compteur, j'avais un petit doute sur sa capacité à encaisser les watts. Je sais que je ne vais pas tenir 20km à cette allure, alors je collabore avec les lâchés du peloton. Malheureusement, comme les gars sont cuits, leurs relais sont plutôt à 38km/h. Alors je me fais une session d'intervalles 2 minutes à 43km/h / 30 secondes à 38km/h. Mine de rien, ces 30 secondes de pause à chaque fois sont très bénéfiques pour en remettre une couche juste après. Bref, les écarts tête-peloton-poursuivants ne changent pas beaucoup jusqu'en T2.

   En course à pied, je sens immédiatement de très bonnes sensations qui me permettent (ou me donnent l'impression) d'aller vite. Sur le parcours de course, il y a beaucoup plus de gars en difficulté sur le vélo, et je fais une lente remontée dans le classement. Je purge ma pénalité à la fin du premier tour de 4, rattrape du monde aux 2ème et 3ème tours, me fais prendre un tour par Lepage à la fin du 3ème, et finis finalement 7ème un tour plus tard.

   Je dois admettre que cette première expérience était particulièrement intense, mais elle donne de nouveaux challenges à relever, en particulier en natation. La prochaine étape aura lieu dans deux semaines à Drummondville sur format olympique. Histoire de continuer d'appuyer là où ça fait mal.

GRAND PRIX DE JOLIETTE - 0,75KM+20KM+5KM

1h02'26''

Nage : 11'10'' (1'29''/100m, 13ème temps)

T1 + Vélo : 32'26'' (8ème temps)

T2 + Course : 18'52'' (7ème temps)

7ème élite sur 22 partants.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 08:53

   Après 34h d'entrainement sur les 7 derniers jours, j'ai décidé de commencer mon repos ce samedi 25 avril en vu de la course à Aix. Je n'ai roulé que 40km, mais bien que je coupe le volume, je garde les intensités. Ainsi, le triathlon sprint organisé en bord de mer ce dimanche 26 avril était l'occasion parfaite de faire des intensités, et se remettre dans le bain (travail des transitions et de l'eau libre). Surtout qu'à 20 euros le dossard, on en ferait tous les weekends. Surtout que ma mère et ma chérie étaient là pour m'encourager.

   Il faut savoir que les petits triathlons de ce genre attirent leur lot d'athlètes élites en préparation pour d'autres courses. Cette manche de 3ème division du championnat français avait à son bord trois athlètes de coupe du monde, Anthony Pannier et Raoul Shaw, qui ont aussi quelques records de France de nage datant de leur passé de nageur, ainsi qu'Etienne Diemunsch, ancien coéquipier des Brownlee et de Gomez à Sartrouville, et vainqueur de quelques coupes du monde. Bref, petit triathlon mais grosse liste de départ.

   Pour ma part, ma nage en eau libre a été dure comme pour un premier triathlon de saison. Il y avait de la vague, et j'ai eu l'impression que j'étais le seul à être bousculé par les vagues. Je sors 43ème de l'eau en 13'18'', mais je pense que la distance était plus proche du 1000m que du 750m... J'ai du mal à croire que le recordman de France du 400m 4 nages a nagé son 750m en 11'15'' (1'30''/100m).

   Bref, j'ai été très bousculé sur la nage, mais je m'en suis plutôt bien sorti sur la parti vélo. J'ai vraiment fait de gros efforts pour tenir le 40km/h vent de face (ou 55km/h vent de dos) sur les belles lignes droites. Les nombreuses relances dues aux rond-points donnent une moyenne de 40,3km/h sur ce 21km de vélo, et le troisième temps vélo. Mon vélo me fait donc rentrer dans le top 10, et surtout, je roule plus fort que des athlètes comme Etienne Diesmunsch ou Raoul Shaw. La forme de vélo est là !

En course à pied, je pars encore à la chasse, dans un parcours magnifique au bord de l'étang de Berre. Je rattrape toute la troupe qui m'a passé en transition (j'ai vraiment besoin de m'améliorer en transition), plus quelques types au passage, pour finalement terminer 6ème avec le 8ème temps course à pied, 18'02''. Le meilleur temps, 17'14'', est signé Diesmunsch qui a un record de 29'26'' sur 10km, autant dire que courir 48'' plus lentement me convient très bien !

   Au final, je suis donc à 4 minutes du vainqueur et 2 minutes du podium Shaw - Pannier - Diemunsch. Un gros trou sur un sprint, mais je suis ravi de ma forme, et très content de pouvoir me comparer à du gros calibre du circuit français.

TRIATHLON DES MARETTES - 0,75KM+20KM+5KM

1h03'56''

Nage : 13'18'' (1'46''/100m, 43ème temps)

Transition 1 : 44''

Vélo : 31'12'' (38,462km/h, 3ème temps)

Transition 2 : 37''

Course : 18'02'' (16,636km/h, 3'36''/km, 8ème temps)

6ème sur 303 partants

2ème sénior.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 19:06

5   6 jours après le demi-ironman à Mt Tremblant, j'avais prévu d'aller faire une course avec mon ami Alain Lafleur, qui n'est autre que le champion du Québec en duathlon sur les distances sprint et olympique. Je voulais faire cette course avec lui depuis longtemps, mais difficile de caser un duathlon dans la saison de triathlon. Du coup il a fallu attendre que les triathlons se terminent, et ce duathlon à St Sauveur tombait à pic, surtout que j'avais eu une course catastrophique à cause de problèmes mécaniques il y a deux ans à cette même course. Cela permet aussi de prolonger la saison de vélo d'une semaine !

   Malheureusement (ou heureusement pour moi ?) Alain s'est blessé juste avant la course et j'ai dû me résoudre à y aller seul, un peu triste de voir que notre duel n'aurait pas lieu ! Alors je me suis motivé en prenant ça comme une revanche sur l'édition 2012. Je n'aime pas les duathlons à cause de l'absence de nage, je ne me fais pas mal en bassin à l 'année pour ne pas nager durant les courses ! Mais ce matin là, il faisait si frais (en dessous de 10°C, très nuageux), que j'étais bien heureux de ne pas avoir de nage. Le format atypique (3/29/3) favorisait les cyclistes, ce qui fait que je m'attendais à être un peu aux avants-postes, sur le vélo au moins. En ne me pointant pas à la piste de la semaine, j'ai retrouvé des jambes très fraîches et une bonne forme.

   Sur le départ, comme d'habitude, tout le monde est parti 4vraiment vite. Je me suis retrouvé hors du top 10 avant de rattraper tout ce monde au premier kilomètre que j'ai passé en 3'15''. Je pense que les 10 personnes devant moi ont dû partir à 3'00''/km et qu'ils auraient tout à gagner à partir moins vite, mais je ne vais pas me plaindre, ça me facilite la tâche ! Nous nous sommes retrouvés à deux à l'avant, et j'étais assez à l'aise dans les petites montées, avec d'excellentes sensations dans les jambes. Dans le parc à vélos, je prends la tête et ne la lâche plus. Avec le vent, le froid et les montées, la moyenne n'est pas si élevée, je grelotte sur certaines portions, mais l'effort est là car je suis confortablement en tête. En sortant de la deuxième transition, je prends même le luxe d'embrasser ma chérie qui m'encourage dans le froid, puis je gère ma course pour arriver premier.. À la table de ravitaillement.

   Finalement, c'était une belle conclusion sportive et gastronomique à la saison avant de se consacrer à la course sur route jusqu'à la fin de l'année. Merci à Zoot, BlackAce cycling, Pro Circuit et Smith Optics de m'avoir rendu plus rapide, et à ma chérie de m'avoir encouragé !

3

DUATHLON DE SAINT SAUVEUR 3KM+29KM+3KM

1h'09'15''

Course à pied 1 : 10'10'' (17,705km/h, 3'23''/km, 1er temps)

Transition 1 + Véloroute +  Transition 2 : 48'22'' (2ème temps)

Course à pied 2 : 10'45'' (16,744km/h, 3'35''/km, 2ème temps)

1er sur 106 arrivants

1er homme 25/29 ans.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 21:46

1471814 750558658336354 8451944484049403651 n   Dimanche dernier s'est tenu le championnat provincial de la distance sprint. Cette fois-ci pas question de se brûler les jambes la veille car le niveau devrait être plus relevé. Je me suis donc présenté là-bas avec des jambes assez fraîches, surtout qu'à une semaine de mon prochain demi-ironman, ça valait le coup de commencer à les reposer, après les longues semaines précédentes. Mon plan est toujours de grandement diminuer le volume à 10 jours d'un longue distance, mais de garder des intensités, intensités dont on récupère très bien en général vu que le volume a été coupé.

   Le départ a été donné à 8h pour les hommes. C'était la première fois de ma vie que je nageais dans le St Laurent, ses algues et son courant. Je suis plutôt du genre à partir directement sur le bon rythme en natation, alors que 90% des athlètes partent en sur-régime pour casser au bout de 200m. Donc d'habitude, je suis 20ème dans les premiers 200m de l'eau, mais plus loin je sors en tête de l'eau ! Sauf que cette fois ma stratégie habituelle 111.jpgn'a pas marché. Le premier virage se situait 50m en avant de nous, on nous étions nombreux sur la berge. N'étant pas parti comme un fou au départ, je me suis retrouvé dans un gros embouteillage au premier virage à faire du surplace, et complêtement décroché de la tête de la course ! Après ce virage, la route s'est peu à peu éclaircie, et j'ai commencé à remonter du monde, mais je n'ai jamais pu revenir très proche des premiers. Certains jeunes qui évoluent qur le circuit élite ont même mis 2 minutes à tout le monde, je n'aurais pas pu les suivre, mais j'aurais du avoir une autre stratégie afin de sortir collé à mes principaux rivaux (Pierre Heynemand, Simon Lalonde) plutôt que de laisser filer bêtement 30 secondes.

   Bref, en sortant de l'eau je me suis dis que j'allais me rattraper sur le vélo. Peine perdue, j'ai découvert le pire parcours vélo de ma vie. Déjà, tout plat avec 10 demi tours et 20 virages en angle droit, il n'était pas vraiment à mon avantage, mais en plus toute la chaussée était complêtement explosée de nids de poule et de fissures. J'ai prié pour ne pas y laisser ma paire de roues carbone BlackAce, et sur le coup j'étais fâché contre l'organisation, mais cela fait 17 ans que le parcorus vélo a cette tête là. Pour finir, nous avions une boucle de 4km à faire 5 fois, mettez 800 athlètes (des différents courses en même temps) et vous obtiendrez un long peloton de 4km de long. En plus de zigzaguer entre les trous, j'ai aussi zigzagué entre les athlètes plus lents. Bref, j'ai fait une croix sur un bon temps vélo. Je me suis fait rattraper par mon ami Pat, suivi de Robin Tétreault qui roulaient à bonne allure alors j'ai décidé de les suivre afin de me caler sur un rythme. Tant bien que mal, nous avons doublé les jeunes sortis en tête de l'eau, et nous posons le vélo en T2 à 1'15'' du premier. Je n'y crois plus à ce moment là, je suis 5ème et même 6ème car Robin part comme une flêche. Conscient de ma vitesse revenue 10602717_10204527453406575_1798165737_n.jpgces dernières semaines, je pars tout de même sur un bon pace. Je commence à ramasser du monde, puis même Robin qui casse. J'aperçois les deux premiers, Simon et Pierre, au premier demi-tour à 1,25km, et au deuxième demi-tour, à 2,5km, je vois que j'ai énormément resséré l'écart. Alors je contrôle mon pace pour me rapprocher doucement et prends la tête au dernier demi-tour, à 3,75km. A moins d'un kilomètre de l'arrivée, je suis un peu dans le dur alors je gère ma vitesse pour me garder 10 secondes d'avance. Je gagne donc la course un peu de justesse et suis très heureux de mon temps de 17'38'' de course à pied, mon meilleur sur un sprint. La course a été très serrée avec un top 3 qui se tient en 12 secondes et le top 5 en 37 secraondes. Je suis donc bien heureux de ma gestion finale et de mon titre de champion du Québec ! Maintenant, il faut relativiser un peu, à une semaine de l'IronMan de Mt Tremblant, les meilleurs ne se sont peut être pas pointés. Je vais tout de même essayer de doubler la mise au championnat provincial de distance olympique, dépendamment de ma récupération de mon demi-ironman.

 

TRIATHLON DE VERDUN - 750M+20KM+5KM

1h05'30''

Nage : 11'57'' (1'35''/100m, 14ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 35'57'' (8ème temps)

Course : 17'38'' (3'31''/km, 17,013km/h, 2ème temps, 1er classement final)

1er sur 341 partants

1er homme 20/29 ans.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 19:38

   Une fois le triathlon olympique de Magog passé, j'ai attaqué deux semaines assez lourdes en vue du 70.3 Timberman à la mi-août. J'ai enchaîné 7 jours d'intensités dès le lendemain de Magog (soit sur la piste, soit en vélo), et j'ai fini par un weekend avec ma recette secrête le samedi (3000m de nage relax - 90km de vélo dont 2x20km allure 70.3 - 17km de course à pied dont 2x5km allure 70.3). Comme d'habitude, j'ai craqué dans mon dernier intervalle de course à pied, signe que j'étais à ma limite. C'est un peu ma limite justement que je cherche à atteindre à trois semaine de la course dans le New Hampshire. De plus ce weekend-là, j'ai enchaîné avec une sortie longue le dimanche entre amis de 26km, commencée à 4'40''/km, et terminé en alternant marche et course, complêtement pété. La semaine suivante, j'ai diminué un peu les intensités pour récupérer, puis j'ai profité du triathlon de Terrebonne, pas cher, près de Montréal, pour me faire un gros training. Ainsi le samedi j'ai roulé 100km avec un 2x20km pace 70.3, puis le dimanche j'ai décidé de me rendre à vélo jusqu'au départ. Je me suis malheureusement perdu dans une zone industrielle, et suis arrivé au triathlon avec 45km au compteur au lieu de 25, à 15 minutes du départ.

   Bref, j'ai fait la meilleure transition "retrait des dossards-piscine" de la journée. Dans l'eau tout allait très bien pour les six tours de piscine, je me suis glissé en tête de ma vague (hommes moins de 39 ans). Le parcours était peut être un poil long au vu des temps. Sur le vélo, j'avais une avance confortable, et des jambes très lourdes, ce qui fait que j'ai été incapable de pousser sur un parcours aux nombreuses relances. Toujours en tête en T2, j'ai voulu faire une bonne course à pied pour valider mes récent efforts sur la piste, et ç'a été le cas car mon 18'03'' me satisfait pleinement. J'ai franchis la ligne d'arrivée le premier, mais après compilation des résultats, j'ai vu que j'avais eu chaud aux fesses, car ça a nagé, pédalé ou couru plus vite que moi chez les 40 ans et plus, heureusement jamais les trois en même temps.

   J'ai complêté ma journée pour atteindre 110km de vélo et 20km de course à pied. le plus dur est fait pour Timberman, et maintenant il va falloir diminuer progressivement les entrainements pour aller chercher des sensations. La semaine prochaine, je ferais le sprint de Verdun, plus reposé, et on va voir où j'en suis !

 

TRIATHLON BFI DE TERREBONNE - 750M+20KM+5KM

1h05'03''

Nage : 12'10'' (1'34''/100m, 3ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 34'52'' (4ème temps)

Course : 18'03'' (3'36''/km, 16,620km/h, 2ème temps, 1er classement final)

1er sur 165 partants

1er homme 20/29 ans.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 21:36

   Depuis plus d'un an, j'ai pris l'habitude de faire un sprint une semaine avant un demi-ironman. La base d'endurance étant faite, ça me fait du bien de travailler un peu de vitesse sans puiser dans les réserves. J'ai choisi d'aller à Victoriaville à cause des bourses qui récompensaient les trois premiers. A défaut de gagner une bourse, j'aurais au minimum une course avec un niveau relevé.

   La journée a été très chaude, et le soleil très lourd. Compte tenu de ces conditions météorologiques, et du parcours plat pour le vélo comme pour la course, mon équipement a été le suivant: Wetsuit Prophet 2.0, roues Blackace C6 (avant) et C8 (arrière), lunettes Smithoptics Pivlock V2max avec lentille sombre, chaussures Zoot Ultra race 4.0, et une bouteille de Pro Circuit X1 que j'ai bu entièrement sur les 20km de vélo. J'ai l'impression d'être assez bien acclimaté à la chaleur car ça ne m'a pas gêné pendant la course malgré le départ tardif (10h), mais plutôt après. La natation était assez originale, dans un bassin creusé pour l'occasion (La création de ce bassin peut être visionnée ici) dont le tour faisait 200m, avec une sortie à l'australienne à la fin de chacun des quatre tours, rendant ainsi la nage assez intense cardiaquement. Je sors de l'eau en 11'38'' en troisième position, un temps un peu lent, mais certainement dû au parcours plus proche de 800m que de 750m, et des sorties à l'australienne.

   Sur le vélo, comme d'habitude, je me suis senti des jambes du tonnerre. J'ai réussi à tenir à distance derrière André Tremblay, chose que je n'avais pas encore réussi jusqu'à présent, et j'ai repris des secondes sur le premier, Alexandre Boulé, un autre gros cycliste. A 5km de la fin du vélo je passe en 2ème position puis je pose le vélo à 20 secondes de la tête de course.

   J'ai malheureusement manqué de jambes pour aller chercher le podium. Les deux dernières semaines, assez intenses en entrainement en vue de Challenge New Brunswick, se sont fait ressentir, et je n'ai pas réussi à mettre le rythme qu'il aurait fallu mettre sur un sprint. Au bout de deux kilomètres environ, je suis passé 4ème, doublé par André Tremblay et Mohamad Alsabbagh, auteurs de courses à pied impressionnantes. Mon temps de course à pied ne me donnant aucune information sur ma performance (car comprenant le temps de transition et le parcours étant plus long que 5km au final), je reste satisfait de ma course qui aura surement un effet bénéfique dans une semaine.

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TRIATHLON DE VICTORIAVILLE- 750M+20KM+5KM

1h07'05''

Nage : 11'38'' (1'33''/100m, 3ème temps)

T1 + Vélo : 35'50'' (2ème temps)

T2 + Course : 19'39'' (5ème temps, 4ème classement final)

4ème sur 117 partants

3ème homme 20/29 ans.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 04:21

   Ce jeudi 8 mai, jour férié en France où je viens de débarquer il y a quelques jours, ma saison de triathlon vient de commencer. Avec une température qui avoisine les 30°C, c'est un régal de s'entraîner et de courir les premières courses de la saison. Dans une grosse semaine en vue de la course à Aix dans 10 jours (Ironman 70.3), je n'ai pas réellement pris de repos pour ce sprint de la côte bleue. Au menu, une nage en mer dans l'eau à 17°C, un 18km de vélo sur un parcours extrêmement accidenté, et une course à pied de 5km avec un passage de montée-descente de trail dans les sentiers.

Bric-a-brac-0008.JPG   Le niveau a été à ma surprise très relevé. Déjà, la course est une manche du championnat français élite de 3ème division, et avec 586 participants au total. Mais, en plus, deux gros poissons sont présents dans le banc, avec qui j'ai eu la chance de discuter après la course : Bertrand Billard, champion du monde longue distance ITU, lui aussi en préparation pour la course à Aix, et Pierre Le Corre, champion du monde espoir ITU, qui a couru son 10km en 30'40'' lors du triathlon olympique où il a acquis son titre à Londres l'an dernier. Ce dernier est venu travailler du rythme à cause de sa course qui ne l'a pas satisfait à Cape Town en Afrique du Sud la semaine passée.

   Avec autant de participants sur un sprint, je savais que ça allait se Bric-a-brac-0014.JPGbousculer, en particulier dans l'eau. En plus, parti dans la dernière vague, je n'ai jamais vraiment réussi à faire ma nage, à cause des nageurs plus lents dans lesquels je suis continuellement rentré en collision. J'ai fait la moitié de la nage la tête hors de l'eau pour regarder devant moi, et me suis bien arrangé les muscles des épaules. Je nage finalement une minute plus lent que l'an passé, en 13'38'', mis je relativise en me disant que Billard a nagé 11'13'' (soit 1'30''/100m) et que peut être la distance était un peu longue, ou que la houle de la mer nous a bien ralenti.

   Sur le vélo, je me suis senti en excellente forme (merci aux boissons Pro Circuit). Les jambes ont souffert, mais je n'ai fait que doubler du monde sans jamais me faire doubler. J'ai signé le 23ème temps vélo (merci les roues Blackace), en 29'02'', à 1'04'' d'un Pierre Le Corre, soit un 37km/h de moyenne, ce qui témoigne de la difficulté.

Bric-a-brac-0020.JPG   En course à pied, j'ai été très à l'aise sur le plat, mais j'ai été quasiment à l'arrêt dans la grosse montée (ce n'est décidément pas mon fort), comme dans la descente de trail, avec des chaussures pas idéalement adaptée. La traversée d'une plage de sable m'a aussi bien coupé le rythme, mais j'ai finalement sorti un 18'25'' (3'41''/100m), qui me satisfait même s'il est loin du 16'38'' de Billard qui remportera l'épreuve pour 7 secondes.

   Je me classe 26ème au final, très satisfait de ma première épreuve de la saison, qui est en générale plus catastrophique que ça. Il s'agit maintenant d'enchainer du volume jusqu'à dimanche, avant de commencer le tapper.

Bric-a-brac-0028.JPG

 

TRIATHLON DE LA COTE BLEUE - 750M+18KM+5KM

1h04'13''

Swim : 13'38'' (1'49''/100m, 57ème temps)

Transition 1 : 1'58''

Bike : 29'02'' (37,199km/h, 23ème temps)

Transition 2 : 1'09''

Run : 18'25'' (16,290km/h, 3'41''/km, 39ème temps)

26ème sur 586

8ème sénior 2.

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 15:01

2013-08-04 10.26.41   C'est un peu au dernier moment que je me suis décidé à aller faire ce triathlon, un peu loin de Montréal. En tant que mon dernier triathlon sprint cette année, c'était donc la dernière occasion de faire un travail de vitesse. Etant donné la longueur de l'épreuve, il n'y a aucune gestion de l'effort, on est à bloc pendant une heure et du coup, on travaille la vitesse dans les trois disciplines ce qui est le meilleur entrainement de vitesse qui soit en triathlon.

   Sur ce sprint, la distance de nage était assez originale, de 1000m environ. "Environ", car j'ai trouvé les temps de natation très rapides, dont le mien. En même temps, le wetsuit était autorisé à cause de la température très fraîche de l'eau et de l'air du matin de la course, et j'avais déjà nagé en 13'49'' un 1000m avec wetsuit en piscine en avril, donc en prenant compte une légère progression et l'eau fraîche, après tout, peut être que mon temps de 13'27'' fait du sens. En tout cas, j'ai pu sortir 5ème de l'eau, avec le 3ème et le 4ème, à moins d'une minute des premiers.

   Là où je reste mauvais, c'est dans la première transition. J'ai toujours du mal à me changer rapidement avec les étourdissements liés à la sortie de l'eau. Ainsi, quelques bonhommes me dépassent pendant la transition, ce qui me fait stresser un peu car là il n'y a que 20km de vélo pour rattraper le retard.

   Heureusement le parcours est bien vallonné, comme je les aime, et à la 1mi-chemin du vélo, je me retrouve 2ème. J'ai l'impression qu'il y a un gros écart entre le premier et moi, et ne me vois pas remonter. Pourtant, au kilomètre 14, je croise le cycliste de tête à moitié arrêté dans une côte. Il a peut être fait du surrégime au début, et le paye dans la deuxième moitié plus en montée. C'est un plaisir de finir la portion vélo en secondant la voiture ouvreuse. Je frôle tout juste le 40km/h d'après mon compteur, ce qui m'est très satisfaisant au vu des belles côtes qu'on avait à affronter. Je ne saurais malheureusement pas le temps exact, car le temps vélo officiel englobe les temps des transitions, mais je suis très heureux d'avoir le meilleur bike split malgré ma première transition trop lente.

   Sur la course à pied, j'avais de superbes sensations dans les jambes, j'avais presque l'impression d'être un Browlee (à 5km/h près). J'ai poussé pendant 2,5km, calculé un écart de 1'34'' sur le deuxième au demi-tour, et j'ai donc fini ma course avec beaucoup moins de pression et plus en contrôle du coup. Je suis très content de mon chrono de 18'20'' dans un 5km assez vallonné aussi, et je gagne en prime avec un peu plus de 1'30'' d'avance. Cela me met très en confiance, mais il faut se rendre à l'évidence, le niveau était très peu relevé, et c'est pour ça aussi que j'essaierai de bien faire au triathlon olympique de Magog la semaine prochaine, où le niveau devrait être assez haut.

3TRIATHLON DE STE AGATHE - 1KM+20KM+5KM

1h05'26''

Nage : 13'27'' (1'20''/100m, 5ème temps)

Transition 1 + vélo + transition 2 : 33'40'' (1er temps)

Course : 18'20'' (16,364km/h, 3'40''/km, 3ème temps)

1er sur 151 partants

1er homme 25/29 ans.

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 14:27

    Une semaine avant le demi-ironman de Syracuse, je me cherchais un sprint pour travailler le rythme. J'ai été convaincu par le prix très raisonnable du triathlon de St Amable (25$). Surtout que pour ce prix là, on eu droit à un léger repas d'après course, un chandail en coton (pour nettoyer le vélo) et les rues complètement bloquées pour le vélo et la course à pied ! Certaines organisations devraient en prendre de la graine.1016283_464858313605640_1127351699_n.jpg1016222_464858813605590_249044830_n-copie-1.jpg   Je me suis donc rendu à vélo à St Amable avec l'objectif de ne pas du tout gérer ma course : faire la natation à bloc, le vélo à bloc et la course à pied à bloc. La natation s'est faite en piscine, sans wetsuit. J'ai pu sortir deuxième de l'eau, mais surtout j'ai été très content de tenir un 1'30''/100m, et de sortir ainsi en 11'20''. Je passe troisième en transition, derrière mon ami Pat Brisindi, que j'ai vite rattrapé sur le vélo en raison de ses 185km qu'il a roulé la veille. Je fais mon vélo à bloc, rejoins à mi-course l'homme en tête, et j'ai de très bonnes sensations sur ma machine, comme d'habitude en fait. Lorsque je pose le vélo, j'ai une confortable avance, mais je veux courir vite comme prévu. Je me rends compte que c'est assez compliqué, les jambes tournent mal. Au demi tour, je compte 1'20'' d'avance sur mon ami Pat qui, lui, par contre, tourne très bien les jambes. Je finis ma course avec guère plus d'une minute d'avance, ce qui signifie que je n'étais pas le meilleur des coureurs aujourd'hui. J'ai donc intérêt à faire revenir mes jambes de course la semaine de tapper qui suit en vue du gros objectif du 23 juin.

   C'est ma première victoire cette saison avec les couleurs de Zoot, sur un triathlon très convivial, en 1h01'47''. J'espère qu'il y en aura d'autres. Cette année, je voudrais faire plus de courtes distances, surtout en juillet et août, j'ai l'impression de moins aller contre nature, avec ma pauvre endurance. Bref, on va voir ce que ça va donner à Syracuse.994773_464860973605374_1326525225_n.jpgTRIATHLON DE ST AMABLE - 750M+20KM+5KM

1h01'47''

1er sur 41 finishers

1er homme 20-29ans.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:14

   Après une longue hésitation entre le Québec méga trail et le duathlon de St Lambert, j'ai finalement opté pour le duathlon, décidant que mon entraînement du printemps était plutôt porté sur le duathlon et triathlon, surtout que cette épreuve se déroulait à 6km de chez moi. Je me suis donc rendu à vélo sur le lieu de départ, à St Lambert, avec un objectif de podium comme toujours sur les duathlons de niveau peu relevé. Le parcours de 20km de vélo a été modifié en un parcours de 18km (six tours de 3km) suite à des travaux, ce qui est compensé par les boucles de course à pied de 2,7km au lieu de 2,5km. Ainsi, ce duathlon est plutôt un 5,4km de course, 18km de vélo et 2,7km de course.

   Lorsque le départ est donné, comme d'habitude beaucoup de coureurs partent très vite, trop vite. J'arrive tout de même à sortir assez tôt du peloton de coureurs. Un duathlète prend un rythme trop rapide pour moi devant, et je me contente de le suivre en deuxième position de loin. J'entends que juste derrière moi un autre coureur n'est pas loin. L'intégralité du parcours de 5,4km se passe ainsi, et c'est à quelques centaines de mètres de la transition que mon coureurs de derrière se décide à me passer devant et sort quelques secondes avant moi du parc à vélo, time trial entre les jambes et casque profilé sur la tête.

   Sur ce parcours de 3km à effectuer six fois, un bon kilomètre se fait vent dans le dos à plus de 45km/h en ligne droite. Ensuite, lorsque le parcours s'infiltre dans les quartiers de St Lambet, de nombreuses relances cassent la vitesse moyenne. Je suis donc en troisième position juste derrière le deuxième pendant un tour, mais ce dernier accélèrera dès le deuxième tour, et je en le reverrai plus. Je méforce donc pendant les cinq autres tours à garder du rythme avec pour seule indication de mon intensité les autres coureurs du triathlon sur le même parcours que je double. Je commence à me résigner à ma troisième place, lorsque dans les 200 derniers mètres, j'aperçois le coureurs qui était parti très rapidement en course à pied. J'ai réussis à le rattrapper et donc j'ai trouvé une motivation supplémentaire pour la dernière boucle de course à pied. En sortant de l'aire de trnasition, il a une vingtaine de mètres d'avance sur moi. Je prends un gel pour me donner un regain d'énergie et pars à sa poursuite. Mais malgré tous mes efforts, je ne parviens pas à lui prendre un seul mètre. Dans le dernier kilomètre, je tente le tout pour le tout dans une dernière accélération, du moins j'essaie, mais les muscles de mes jambes sont comme à leur rendement maximal, impossible de forcer plus, fatigués par la partie vélo. Même en modifiant ma foulée, en diminuant mes pas et en augmentant leur fréquence, tactique souvent gagnante, je suis à quelques décamètres derrière sans espoir de lui revenir dessus. C'est donc avec un peu d'amertume que je finis troisième loin devant le premier mais qu'à 13 secondes du deuxième. Je suis tout de même satisfait de mon objectif atteint, de mes temps de course, mais le temps de vélo n'est pas dans les meilleurs. Peut être le faute aux relances assez nombreuses dans lesquelles je ne suis pas bon, où à encore trop de fatigue des derniers triathlons longue distance, fatigue qu'il va falloir évacuer pour performer dans une semaine au demi-ironman de Magog.

 

DUATHLON DE ST LAMBERT - 5KM+18KM+2,5KM

1h00'23''

Course à pied 1 : 19'06'' (15,707km/h, 3'49''/km, 3ème temps)

Transition 1 + Véloroute +  Transition 2 : 30'41'' (5ème temps)

Course à pied 2 : 10'36'' (14,151km/h, 4'14''/km, 3ème temps)

3ème sur 69 arrivants

1er homme 20/24 ans.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:17

    Après la bonne première surprise sur le duathlon d'Oka il y a quelques semaines, mon ami Fred et moi, les chasseurs de duathlon, sommes partis en direction de Drummondville, pour un duathlon au parcours plus rapide, mais de niveau un peu plus relevé. Le réveil matinal mélangé au nombreux travaux sur la route nous ont fait perdre de nombreuses minutes, ce qui a rendu bien stressant les préparatifs d'avant course. Pour ma part, je n'ai pas eu le temps de remplir ma gourde de vélo, ni de mettre des élastiques pour faire tenir mes chaussures. Mais je n'ai pas à me plaindre car Fred ratera carrément son départ et partira finalement avec les duathlon relai 5 minutes plus tard. Incident heureusement sans gravité, puisque les organisateurs reporteront plus tard son temps sur le duathlon individuel, mais il faut reconnaître que fred n'a pas pu compétitionner à 100% du coup.

   Bref, sur ma ligne de départ, ne voyant pas Fred arriver, je me suis reconcentré sur ma course. Dès le départ, j'a senti de superbes sensations dans les jambes, grâce au début de repos pour l'Ironman de Nice que j'ai commencé à prendre ces derniers jours. Beaucoup de coureurs partis en avant de moi ont trés vite ralenti dès les premiers 500m. J'essaye de boire à beaucoup de ravitaillements pour compenser l'absence d'eau que j'aurai sur le vélo. Je me retrouve alors 3ème, mais avec un rythme plus que soutenu, trop même. Ma fraîcheur m'a permis néanmoins de le garder, de doubler le 2ème, et de terminer en 16'37'' le premier 5km, même si à mon avis il manquait quelques décamètres pour compléter la distance. Le premier avait déjà pris pas mal d'avance mais tout restait en jeu avant le vélo.

   Sur ma première transition, sans élastiques pour tenir mes chaussures clipsées sur les pédales de mon vélo, j'en perds une et fait demi tour pour aller la chercher, et le troisième sort avant moi du parc à vélo. Je pars donc comme une furie sur le vélo, 48km/h dans le faux plat descendant. Je ne roule pas en dessous de 40km/h. Malgré ça, je ne double mon bonhomme, vélo time trial et casque aéro, pas avant le kilomètre 7 et repasse second. Au demi tour, je me rends compte que le premier garde une bonne avance, que j'aurais bien du mal à refaire. Je continue à tout donner sur la deuxième moitié, mais j'ai plus de mal cette fois à ne pas redescendre sous les 40km/h. Mon compteur m'indiquera que j'ai fait les 20km de distance en moins de 30 minutes. Très content de moi, je descends de vélo pour aller dans la zone de transition. Non seulement je perds à nouveau une chaussure, mets du temps à retrouver ma place dans la zone, mais en plus le troisième me dépasse à nouveau. Il n'était vraiment pas loin et tout va se jouer sur les derniers 2,5km de course.

   Je repars donc à plein régime 10m derrière mon adversaire. Presque en même temps, au bout d'une minute, la fatigue nous rattrappe, et nous ralentissons. Je parviens toutefois à ralentir moins que lui, l'écart diminue, et lorsque je suis à son niveau, je donne un coup d'accélérateur pour éviter qu'il ne s'accroche à moi. Sachant que je ne rattrapperai plus le premier, je décide de courir en sorte de finir 2ème. Pendant 2km, une dizaine de mètres à peine me sépare de mon poursuivant, et je n'ose à peine me retourner, donnant toute mon énergie. C'est à 500m de l'arrivée que l'écart se creusera légèrement, et je ne cesserai pas de me retourner avant de franchir l'arche, 11'' devant mon adversaire, et 1'35'' derrière le premier. C'est une vraie joie de finir de la sorte, de finir une course intense du début à la fin. Et puis moi qui voulait briser l'heure, en voyant 57'23'' sur les résultats, je pourrai me considérer plus que satisfait. Le seul regret aura été de ne pas avoir pu racer aux côtés de Fred, 4ème de la course après que les organisateurs aient reporté son temps, et connaître une belle bataille avec lui comme à Oka. Bref, voilà une bonne dernière prise de confiance avant la dernière ligne droite vers le jour surement le plus important de ma vie, dans 8 jours...

581296_10151817513320507_1086103267_n.jpgDUATHLON DE DRUMMONDVILLE - 5KM+20KM+2,5KM

57'23''

Course à pied 1 : 16'37'' (18,054km/h, 3'19''/km, 3ème temps)

Transition 1 + Véloroute +  Transition 2 : 32'12'' (3ème temps)

Course à pied 2 : 8'33'' (17,544km/h, 3'25''/km, 3ème temps)

2ème sur 60 arrivants

1er homme 20/24 ans.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 21:44

   Après avoir longuement étudié le calendrier des duathlons au Québec, mon ami Fred et moi avions décidé d'en sélectionner quelques uns, et Oka serait le premier de la liste. Aussi, après avoir jeté un coup d'oeil aux résultats, si nous faisions réellement les temps que nous voulions, nous serions devant les premiers. Du coup, nous attendions cette course avec impatience. Fred étant bien meilleur que moi en course à pied, mais étant donné mon avantage en vélo grâce à mon entrainement d'hiver, il était dur de savoir lequel des deux finirait devant l'autre. Mon plan d'attaque était donc de laisser filer Fred sur la première partie (5km de course à pied), de tout donner sur le vélo (20km), surtout de le rattrapper avant la mi-parcours afin d'emmagasiner assez d'avance pour ne pas me faire doubler dans les derniers 5km de course à pied.

   Et donc nous voilà dimanche matin à 6h30 à essayer de faire rentrer deux vélos dans une petite voiture de location. Nous partons finalement vers le magnifique parc naturel d'Oka avec une roue qui sort par la fenêtre arrière droite, ce qui fait qu'on se les gèlent dans la voiture à cette heure de la matinée à 100km/h sur l'autoroute. Le parc d'Oka est une somptueuse forêt bordant une large plage de sable autours d'un lac. Je ne résisterai pas à la tentation d'aller nager après la course d'ailleurs. Après avoir récupéré nos dossards, déposé nos vélos, étudié le parcours, l'heure du départ sonne.

   Nous partons donc pour les 5 premiers kilomètres de course à pied. A première vue, je suis beaucoup moins courbaturé qu'en début de semaine, et satisfait de ma foulée. Beaucoup de duathlètes partent en fous, et je rattrappe les trois-quarts dès le premier kilomètre. Je compte que je suis 4ème à ce moment-là, et je laisse Fred partir petit à petit au loin, comme prévu. Il est en tête de course sans surprise. Je me sens de très bonnes jambes, et je pense être sur mon rythme de course pour un 10km, peut-être même plus rapide, mais je passe dans l'aire de transition 4ème en 19'38'' à 1'30'' de Fred. C'est sûr, je n'ai pas pu être aussi lent, il doit y avoir un peu plus de 5km.

   A présent, fini de rigoler, je veux frapper fort sur le vélo. Je quitte mes chaussures en vitesse, cours pied nu, enfourche ma monture, entends le bruit des élastiques tenant mes chaussures de vélo qui pêtent (ouf, c'était la permière fois que je testais ça, je n'étais pas trop sûr de moi), et file à 42-43km/h sur les premières parties plates. Au bout de quelques kilomètres, je rejoins la boucle à faire deux fois avant de rentrer. A ma surprise, ce n'est pas tout à fait plat, et c'est même très vallonné, il faut savoir jouer avec les pignons pour passer les côtes en perdant le moins possible de vitesse. J'ai le coeur qui s'emballe vite, mais j'attends impatiemment de croiser Fred. C'est au kilomètre 6 que je le double en l'encourageant, bien avant la mi-parcours, mon plan focntionne donc très bien. j'attaque la seconde boucle en essayant tant bien que mal de garder de rythme, et je me surprends à rouler à 37km/h de moyenne. Je prends un gel par prévention d'un coup de fatigue, ce que je ne fais jamais d'habitude sur les petites distances, mais je préfère mettre toutes les chances de mon côté. En rentrant sur la fin du vélo, mon compteur indique plus de 38km/h de moyenne, je pense avoir pas mal d'avance sur Fred, mais je ne connais pas ma position, car sur le parcours vélo, nous étions mélangés avec le triathlon parti plus tôt, et je ne savais pas si je doublais des triathlètes ou duathlètes.

2.jpg   Cela ne m'empêche pas de partir sur la dernière partie de course stressé de me faire rattrapper. Je me retourne fréquemment, et lutte pour donner du rythme. La course à pied consiste en un aller-retour sur des chemins de terre dans la forêt, et au demi-tour, je lance le chrono. Je croise Fred au bout d'environ 30 secondes, ce qui veut dire que j'ai à peu près une minute d'avance sur lui. Il faut que ça tienne jusqu'à l'arrivée. Je prends à nouveau un gel pour me booster, je donne tout, et me retourne tous les 100m sur la fin : pas de Fred. Je franchis la ligne d'arrivée très satisfait, et Fred me suit de 25 secondes. Il s'en est fallu de peu, il a été 1'30'' plus rapide que moi à nouveau. Mais j'ai tenu le coup.

   Nous ne connaissons toujours pas notre classement, et c'est lorsque les résultats sont affichés après deux heures de suspense que nosu voyons nos deux noms en tête de liste. C'est bizarre de ne pas avoir à se chercher dans la feuille, et ça fait tellement plaisir. C'est ma première victoire à vie, et ça vient de me mettre en joie pour au moins un mois. Avec Fred, on n'était pas venus à Oka pour parler brioche.

3-copie-1.jpgDUATHLON D'OKA - 5KM+20KM+5KM

1h13'06''

Course à pied 1 : 19'38'' (15,280km/h, 3'56''/km, 4ème temps)

Transition 1 + Véloroute +  Transition 2 : 33'52'' (1er temps)

Course à pied 2 : 19'35'' (15,319km/h, 3'55''/km, 3ème temps)

1er sur 61 arrivants

1er homme 20/24 ans.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 22:41

   St Sauveur, QC, Canada, un dimanche à 8h du matin :

La fille de l'organisation : M. Leclerc, il faut que vous écrive au marqueur votre numéro de dossard.

Jean-Philippe Leclerc : Où ça ? Sur la fesse ?

Moi : Dans ce cas, JP, tu vas devoir nager le cul à l'air pour qu'on puisse voir ton numéro.

Jean-Philippe : OK, je vais faire le béluga.

La fille de l'organisation : Non, non, je veux juste l'écrire sur l'épaule.

1-copie-1.jpg

   Difficile de prendre au sérieux deux abrutis venus faire, l'un son premier triathlon, l'autre son premier duathlon au Québec. Et pourtant les sensations ont été là. Malgré la pluie, qui a arrêté plus tard le grand prix de formule 1 de Montréal, ce fut une assez bonne surprise de trouver des jambes si faciles sur les deux premiers kilomètres de course à pied (7'15'' en comptant la transition course à pied - véloroute, soit le 3ème temps). Un Chrono plus qu'acceptable en vélo, vu que je m'offrais le 3ème temps avec 41'08'' pour les 25km, soit une moyenne de 36,5km/h. Un parcours vallonné encore à mon avantage, puisque je doublais les "casques profilés", qui me redoublaient sur le plat, jouant ainsi au chat et à la souris avec eux. En ce qui concerne les résultats, avec le second chrono sur les huit derniers kilomètres de course à pied (32'23'' en comptant la transition véloroute - course à pied), j'accédais avec surprise à mon premier podium de duathlon.

   Pas de bouteille de vin comme en France, mais beaucoup de satisfaction et de rêves pour l'avenir. Jean-Philippe, 9ème de son premier triathlon, n'était pas venu pour rien non plus.

DUATHLON DU MONT HABITANT - 2KM+25KM+8KM

1h20'45''

Course à pied 1 + Transition 1 : 7'15'' (3ème temps)

Véloroute : 41'08'' (36,467km/h, 2nd temps)

Transition 2 + course à pied 2 : 32'23'' (2nd temps)

1323kcal

2nd sur 27 arrivants

1er homme 20/24 ans.

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