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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 16:21

   J'avais participé au triathlon des marettes il y a deux ans, alors au top de ma forme, et j'avais finis 6ème dans un peloton très relevé (manche de 3ème division), derrirèe des gros noms comme Etienne Diesmunsch, Raoul Shaw ou Anthony Pannier. J'avais signé l'un des meilleurs temps vélo (oui, aussi l'un des pires de nage et de transition), ce qui annonçait une saison 2015 prolifique.

   Cette année le contexte était bien différent. En recherche de ma forme, j'ai abandonné au 15ème kilomètre du demi-marathon de Montréal une semaine auparavant. Cet abandon concluait une série de mauvaises performances sur mes courses sur route hivernales et printanières, mais a eu le mérite de me faire réaliser que trop d'intensités cet hiver et pas assez de repos ont un peu brulé les cannes.

   All work and no play makes Jack a dull boy.

   Je pense donc que c'est davantage de la fatigue qui est à l'origine de mon problème et décidé de prendre une pause de travail d'intensité, et favoriser le volume à basse intensité, ce qui tombe bien puisque c'est l'idée derrière chacune de mes vacances en France.

   Le triathlon des marettes s'est déroulé une semaine après mon break d'intensité et déjà je sens un léger mieux dans mes sensations, ce qui conforte un peu mon choix d'entrainement actuel. L'eau était à 15°C ce qui n'est pas l'idéal pour une première nage en eau libre de l'année, mais j'ai nagé 25 secondes de mieux qu'en 2015 (parcours un peu long de 900m).

   Pour le vélo, j'ai été surpris de constater le changement de parcours (deux fois une longue côte pentue au lieu du parcours plat d'il y a deux ans) ce qui n'a pas été à mon avantage en cette sortie d'hiver. Je n'ai fait "que" le 7ème temps vélo, mais j'ai enfin mes premiers chiffres de wattage en compétition, et j'en suis très satisfait.

   Sur la course à pied, je m'attendais à mourir, mais au contraire, j'ai tenu un bon rythme de 3'40''-3'45''/km malgré les petites montées, et j'ai repris des places, ce qui me redonne enfin un peu de confiance. Au final, je finis 18ème, loin de la 6ème place de 2015, mais les gains sur cette course sont avant tout mentaux.

   Pour la suite, ce sera le sprint de la côte bleue le 8 mai, avant ma course préférée à Aix le 14 mai.

TRIATHLON DES MARETTES - 0,75KM+17,7KM+5KM

1h04'40''

Nage : 12'55'' (1'43''/100m, 41ème temps)

Vélo : 29'39'' (35,818km/h, 7ème temps)

Course : 18'53'' (15,887km/h, 3'46''/km, 20ème temps)

18ème sur 262 partants

2ème sénior 2.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 11:25

   Le mois de juillet a été un mois de sacrifices. Sacrifices de temps et financiers car pour effectuer des sorties de vélo de qualité, je n'avais pas le choix que de sortir de Montréal, et de louer une voiture la plupart du temps. Les courses que j'ai fait durant la période 24 juin - 7 août ont été faites en entrainement, afin de rajouter une séance de qualité par-dessus encore, lors de semaines de gros kilométrage. Cette période a été la meilleure en terme d'entrainement que j'ai pu avoir depuis que je suis à Montréal. C'est ce dont j'avais besoin, je pense, vu mes résultats de début de saison.

   Le grand prix de Verdun était la première course à laquelle je me rendais avec un mini repos, et je l'ai immédiatement senti pendant la course, puisque j'ai pu me rendre dans des zones dans lesquelles je ne m'étais pas rendu depuis un moment.

   Ce triathlon sprint a été changé en duathlon à cause des orages de la veille qui ont pollué le fleuve (enfin, un orage ne pollue pas, plutôt les stations d'épuration qui ont débordé comme à chaque gros orage). Cela a joué plutôt en ma faveur, étant meilleur coureur que nageur. C'était le championnat provincial élite, mais aussi le support de la série nationale junior. A cela s'ajoutaient des concurrents de la coupe du monde de Montréal de la semaine passée, ce qui faisait que c'était la course élite la plus dense à laquelle j'ai participé.

J'ai effectué les 5 premiers kilomètres à environ 3'20''/km (le parcours était un peu court). J'ai gardé ce rythme constant, ce qui fait que je me suis retrouvé dernier sur le premier kilomètre pour ensuite remonter en milieu de peloton. Sur le vélo, je rattrape deux groupes sur le premier tour de quatre, mais à chaque fois que je prends le relais, je m'échappe involontairement. Je fais le deuxième tour en solitaire, mais ne parviens pas à joindre le groupe de devant que j'ai en ligne de mire. Je me fais finalement rattraper par un gros peloton emmené par mon ami Simon, un gros cycliste, et m'y abrite. En queue de peloton, il me faut relancer à 47-48km/h à chaque demi-tour et c'est loin d'être confortable. Je me place alors plus à l'avant, récupère, et dans le dernier tour, je viens seconder Simon avec un relais d'un kilomètre à 45-46km/h face au vent. Mon unique contribution au groupe nous permet de faire la jonction avec le peloton de devant juste avant la transition. Je trouve ma stratégie impeccable puisque sur les 2,5km de course à pied, je double une dizaine de participants pour me classer 27ème.

   Même si je n'ai pas cottoyé les vrais ITUiens devant, la densité sur cette course m'a donné beaucoup d'expérience. Il faut être un grand stratège pour lire ce qui se passe sur le vélo et choisir la milleure stratégie. C'est excitant, mais je dois encore m'améliorer là-dedans. Et les courses avec drafting sont de loin plus éprouvantes que les sans drafting, puisqu'il n'y a aucune gestion d'effort sur le vélo, mais sans arrêt des pics de wattage.

GRAND PRIX DE VERDUN - 5KM+20KM+2,5KM

56'52''

Course : 15'48'' (3'09''/km, 45ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 32'29'' (31ème temps)

Course : 8'38'' (3'27''/km, 16,559km/h, 23ème temps)

27ème élite sur 131 partants.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 09:14

   J'avais prévu de faire un triathlon sprint une semaine avant mon 70.3 pour répéter quelques intensités et transitions. C'est d'ailleurs même devenu un rituel depuis quelques temps. J'avais donc prévu de faire la course élite de Joliette, mais au moment de payer l'inscription de 130$, je me suis dit que ça faisait un peu cher l'entrainement. Je me suis donc rabattu sur le triathlon de Sherbrooke avec son nouveau nom, le S-Triman. C'est sûr que je préfère finir 10ème dans une course relevée où je me suis dépassé et fait un gros effort que premier avec 5 minutes d'avance, mais l'avantage du S-Triman, c'est que les grosses côtes permettent justement de se pousser même si on est seul.

   J'ai aussi pu essayer mon wetsuit Zoot Prophet 2.0 flambant neuf. J'ai fait la première moitié de la nage abrité dans des pieds puis après le demi-tour, j'ai accéléré pour sortir en tête avec une légère avance.

   C'était aussi le baptème des roues Falcon IV. Je leur ai fait subir une bonne séance de fartlek sur 20km avec des montées à bloc, et des descentes en récupération. J'ai posé le vélo avec quelques minutes d'avance avec l'idée de poursuivre ma séance de fartlek à pied.

   Les jambes ont plutôt bien répondu malgré une bonne semaine d'entrainement dans les jambes (14km nage, 270km vélo et 85km course à pied). Mais c'est aussi la seule vrai semaine d'entrainement depuis un mois à cause de ma blessure au genou, donc effectivement je me sens très reposé et en forme.

   C'est ma première victoire en 2016, et c'est Milton qui est le plus heureux de porter fièrement sa nouvelle médaille.

S-TRIMAN - 0,75KM+20KM+5KM

1h09'18''

Nage : 11'20'' (1'30''/100m)

Transition 1 : 56''

Vélo : 35'42'' (33,613km/h)

Transition 2 : 44''

Course : 20'34'' (14,587km/h, 4'06''/km)

1er sur 39 partants.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 22:38

   Dimanche dernier a eu lieu le triathlon de Valleyfield. J'avais fait une croix dans mon calendrier car j'avais une inscription gratuite grâce à ma deuxième place de l'année dernière, et car cette année des bourses étaient offertes pour les 4 premières places. Si la peur donne des ailes, l'appât du gain, lui, fait pousser un troisième poumon. Jamais je n'ai poussé la machine aussi fort, car la bataille a été assez rude, avec beaucoup de jeunes élites qui s'étaient donnés rendez-vous.

   La semaine avait mal commencé avec les difficultés que j'ai connues pour trouver un magasin de vélo capable de me commander la pièce brisée de mon Kestrel. Elle s'est plutôt bien finie puisque mon ami Charles m'a prêté son vélo, un Squad très rigide donc très nerveux dans les relances, surtout que le parcours de Valleyfield en comportait beaucoup. Bien qu'un peu petit, en montant la selle, ce vélo m'a permis de sauver les meubles sur cette course. En montant mes roues Falcon Rampage dessus, j'avais une nouvelle bête de course équipée di2 (les vitesses électroniques).

   A Valleyfield, le parcours de nage a cette particularité de se faire à 75% avec le soleil dans la face. Le nombre limité de bouée rend l'orientation compliquée. Encore une fois, en nageant sans wetsuit, mes faiblesses ont été mises à nue, et je suis sorti 12ème de l'eau sur un parcours plus proche de 1000 que de 750m. Après un coup de stress en transition, où j'ai cru qu'on avait volé mon casque (il était juste tombé dans un sac sur le sol !), je suis parti en mode single speed, car les vitesses ne voulaient plus passer ! J'ai finalement réalisé qu'un fil s'était débranché, et que si les vitesses ne passaient plus depuis le prolongateur, tout fonctionnait depuis les manettes de frein. Je me suis alors appliqué à sortir le plus possible de watts, carburant aux gels Pro Circuit, et les sensations ont été excellentes. J'ai dû laisser quelques watts dans le le mauvais fitting de ma position car je ne suis remonté que 6ème en début de transition, et 7ème à la sortie de la transition.

   Un peu déçu de mes aventures, j'ai décidé que c'était le moment de tout donner pour rentrer dans les bourses. La situation était la suivante: Nous étions 7 à se suivre quasiment à la queuleuleu, tous des élites. Bref, une véritable guerre. J'ai poussé de toute mes forces sur le premier tour de 2,5km pour remonter 5ème, et dans le second tour, alors que ça commençait à vraiment piquer, je me retrouve juste derrière le 3ème et 4ème à 1km de l'arrivée. Je me dis que les deux jeunes ont un meilleur kick final que moi, alors j'en remets une couche pour passer 3ème et prendre 30 mètres d'avance. Je me retourne beaucoup dans les derniers hectomètres, et mon avance tient le coup. Mais à 50 mètre de la ligne, voilà que derrière ça se met à sprinter. Je suis dans un état lamentable, mais je n'ai pas le choix que de sprinter aussi en sacrant. Devant la ligne, je me fais doubler sans pouvoir rien faire, et puis là, c'est le shut down. Mon corps ne peux pas faire un mètre de plus, je m'arrête, je me penche pour vomir mais le petit déjeuner est déjà digéré et rien ne sort. Je réalise qu'il faut que je termine la course pour assurer ma 4ème place, alors je passe l'arche d'arrivée à la marche pour ensuite me mettre à quatre pattes pour une deuxième tentative tout aussi infructueuse. Je n'ai même pas couru un marathon en 2h23 pour justifier mon envie de vomir, mais de toute façon, c'est sans regret, car les caméras de télévision ne sont même pas là pour immortaliser ma galette.

   En tout cas, je suis bien fier d'avoir tiré mon épingle du jeu dans cette bataille, et d'avoir piqué la dernière bourse, mais surtout d'avoir repoussé mes limites comme jamais ! A l'heure où j'écris ces lignes, le Kestrel vient de se refaire une beauté, et a l'air d'accord pour rouler un 90km à bloc à Challenge Maine dimanche.

TRIATHLON DE VALLEYFIELD - 0,75KM+20KM+5KM

1h04'21''

Nage : 12'55'' (1'43''/100m, 12ème temps)

Transition 1 + vélo + transition 2 : 34'03'' (4ème temps)

Course : 17'25'' (17,225km/h, 3'29''/km, 3ème temps)

4ème sur 387 partants

2ème homme 25/29 ans.

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 21:49

   Je n'ai jamais été autant stressé pour une course, incluant mes premières courses pro, et les premières en élite. A Verdun, j'ai frisé l'ulcère à l'estomac, et je connais par coeur de chemin des toilettes. Il faut dire que c'était le premier triathlon de ma chérie et j'avais revêtit le costume de l'entraineur - supporter pour l'occasion, et je comprends la satisfaction que retirent les entraineurs quand ils voient performer leurs athlètes. Aussi, la performance a été au rendez-vous, et les trois quarts de la nervosité sont retombés à son arrivée, 20 minutes avant mon départ. J'espère qu'elle ne prévoit pas de faire un ironman un jour, pour le bien-être de mon système nerveux.

   Ma course avait lieu à 12h15 plus les 30 minutes de retard classique. C'était le championnat provincial élite sur distance sprint, et je me suis présenté dans une très bonne forme. Avec la baisse du volume en vue de 70.3 Timberman, la semaine a été réparatrice et les sensations vraiment bonnes dans les trois sports. Sur la nage, je savais le premier virage délicat (j'avais participé à et même gagné la course l'an dernier qui était le championnat provincial aussi mais amateur). Mais je devais surement être le plus lourd du groupe car je suis passé sur le corps d'à peu près tout le monde en prenant le virage à l'intérieur. Sur la première moitié du parcours, courant dans le dos, je suis resté proche des pieds du peloton, mais me suis un peu fait larguer sur le retour avec le courant de face d'une trentaine de secondes. J'ai tout de même nagé beaucoup plus rapidement cette année sans combinaison que l'an passé avec. De plus, n'ayant pas de combinaison à laborieusement enlever, j'ai fait une transition aussi rapide que tout le monde. Je suis resté "dans la game".

   D'après ce que j'ai pu voir sur longue distance cette année, c'est qu'on apprend des choses au contact dans l'eau et sur la course à pied, lorsque ceux de devant ralentissent à cause des dynamiques de course qu'ils ont subit sur le vélo, ou parce que la course à pied est leur point faible. On apprend beaucoup stratégiquement et mentalement sur la course à pied sur 70.3, mais très peu en vélo, car à mon niveau, je suis loin de l'action à l'avant. Au moins, 70.3 après 70.3, j'améliore toujours ma gestion de l'effort et ma nutrition. Sur les courses avec drafting, c'est l'inverse. La course à pied est all-out alors que le vélo est très stratégique. A Verdun, la plus grosse densité que sur les précédentes courses a fait que ça s'est très bien organisé et la course a été intéressante. J'ai commencé mon ramassage scolaire d'athlètes isolés, et une fois que j'ai eu 4 athlètes dans ma roue, j'ai commencé à faire signe qu'il fallait faire la roue. J'ai pris mes responsabilités en tant que plus gros rouleur du groupe, et j'ai fait 75% des relais, afin de continuellement rattraper des cyclistes, autant qu'on en perdait, pour toujours être environ 5, et même 7 lorsque j'ai rattrapé Mathieu Pageau en fin de parcours. Notre groupe a été très efficace car j'ai eu beaucoup plus de pauses qu'à Joliette où nous étions deux à rouler, et c'était beau de voir notre roue se fonctionner aussi bien ! Devant, un peloton d'une douzaine d'athlètes a fait l'effort de revenir sur le trio de tête. Entre le premier et notre deuxième pack à 2'30'' derrière se trouvais Simon Lalonde, dans un effort solitaire. Et les lâchés derrière s'étaient organisés en un troisième pack.

   Bref, en posant le vélo, j'étais 15ème, et même si j'ai couru 30 secondes de plus que l'an dernier, je suis remonté jusqu'à la 10ème place tout doucement au fil des 5km. Tout le monde a un peu trop lâché de watts sur le vélo ce qui m'a permis de me glisser dans le top 10 de cette dernière course draft legal de l'année. Les voyants sont au vert dans les trois sports, je me sens entrainé en reposé, et sauf malchance je devrais avoir beaucoup de plaisir dans une semaine au 70.3 Timberman, avec un très beau plateau ! (O'Donnell, Potts, Griffin, Wurtele, Millward, Cunningham, Bowstead, Reid, ... ).

 

Top 10 au championnat provincial élite de triathlon à Verdun, très content de finir la saison de courses "draft legal"...

Posted by Sacha Cavelier on Sunday, August 9, 2015

GRAND PRIX DE VERDUN - 750M+20KM+5KM

1h01'12''

Nage : 9'55'' (1'19''/100m, 24ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 33'11'' (12ème temps)

Course : 18'07'' (3'37''/km, 16,559km/h, 8ème temps)

10ème élite sur 59 partants.

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  • : Sacha Cavelier Triathlète
  • : Après une formation d'ingénieur en France, je combine le triathlon élite LD à un doctorat de 2015 à 2020 au Canada et Australie. Installé en Ohio, papa, je poursuis la route sur les ultra trails et triathlons en espérant être encore compétitif.
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