Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 20:26

Dans un article précédent, je racontais ma saison de trail pendant l'été austral, du fait de mon séjour à Adélaide pour trois mois dans le cadre d'un projet de recherche. Je n'ai pas pour autant mis de côté le triathlon, et j'ai fait l'expérience d'une saison de triathlon un peu spéciale en Australie méridionale.

Côté entrainements, avec mon nouvel horaire de travail, je me suis accoutumé à ne faire qu'un seul sport par jour: 2 séances de nage (au lieu de 5), 2 de courses (au lieu de 5) et 3 de vélo par semaine (au lieu de 5). J'ai donc grimpé mes séances de nage à 5000m, les courses à 20 à 30 km, et les sorties de vélo de 80 à 100 km (en deux fois entre le matin et le soir). Au final, j'ai eu beaucoup de plaisir à effectuer ces changements, même si certaines journées étaient longues (de 6:00 à 19:00).

En Australie méridionale, il n'y a pas de triathlon longue distance, surement à cause de la météo capricieuse (il peut faire très froid ou très chaud). Je n'ai donc pas fait de planification particulière, je suis juste parti à la chasse aux sommets des Adelaide Hills, et faisais des intervalles en course à pied, ou en côte en trail.

Cependant, les sud-australiens ne manquent pas de créativité dans l'organisation de leurs compétitions. Pour commencer, toutes leurs courses ont une catégorie "open" qui serait équivalent à "pro" sur ironman. Cette catégorie permet de partir dans la première vague et de se battre pour les bourses. Il faut savoir que les pros Australiens en longue distance sont très actifs sur les courses locales, et j'ai donc pu prendre des départs aux côté de Luke Bell, Sarah Short, Steve McKenna ou Sarah Crowley.

Cette mini-saison a consisté en :

- Triathlon de Sémaphore en 2 manches (changé en duathlon à cause de la météo) - 1 décembre 2019

- Triathlon sprint de Moana - 15 décembre 2019

- Aquathlon de Glénelg - 18 janvier 2020

- Australia day triathlon (format olympique) - 27 janvier 2020.

Le premier triathlon devait avoir lieu trois jours après mon arrivée, le 1er décembre, à Sémaphore. Le format était très intéressant, avec un trois-quart de sprint à 7h30 puis un demi-sprint à 9h. Deux départs donc, pour faire partie du classement du Rushfest. Cependant, la météo froide et surtout venteuse, a rendu la mer trop agitée pour une nage. J'ai donc fait ma première expérience de "double duathlon".

Comme d'habitude, les Australiens ne s'embarassent pas de simagrées. L'aire de transition n'était pas fermée, nous n'avions pas de marquage, seulement un dossard et une puce. Les distances ajustées suite à l'annulation de la nage étaient ainsi de 2.5/15/5 km suivi d'un 1.25/9/2.5 km.

Je n'avais pas encore repris les intervalles après une pause hivernale de deux mois, et ma course à pied le long de la mer a été lente (8ème en T1). Sur le vélo, j'ai pu profiter de bons restes pour faire le deuxième temps (ce qui est inespéré dans ce pays avec ce niveau si relevé) malgré une sortie du parcours un peu hâtive qui m'a fait perdre du temps (oui c'était 5 tours, pas 4, mais j'avais du mal avec l'accent australien à ce moment là). Pour ce séjour en Australie, j'ai fait le choix de venir avec mes roues Falcon III avec un profil de 88 mm, ce qui est juste parfait. Je me place finalement 3ème en T2, et finis 5ème sur la première manche.

Sur la deuxième, j'ai vite compris que le duathlon est très différent du triathlon vu les courbatures apparues suite au premier effort. Je fais tout de même une course très similaire et me reclasse 5ème. L'un dans l'autre, je termine 3ème de ce Rushfest, très content de cette reprise dans le froid et le vent.

SPRINTFEST - 2,5KM+15KM+5KM

55'28''

Course 1 : 9'19'' (16,10km/h, 3'43''/km, 8ème temps)

T1 : 27''

Vélo : 25'07'' (35,83km/h, 2ème temps)

T2 : 22''

Course 2 : 20'12'' (14,85km/h, 4'02''/km, 7ème temps)

5ème sur 70 partants.

ENTICERFEST - 1,25KM+9KM+2,5KM

29'54''

Course 1 : 4'34'' (16,42km/h, 3'39''/km, 11ème temps)

T1 : 16''

Vélo : 14'50'' (36,40km/h, 3ème temps)

T2 : 21''

Course 2 : 9'53'' (15,18km/h, 3'57''/km, 10ème temps)

5ème sur 58 partants.

RUSHFEST

3ème sur 22 finishers

 

Deux semaines plus tard, nous partons très tôt à la frontale le matin à vélo avec ma chérie pour parcourir une quarantaine de kilomètres et prendre le départ du triathlon de Moana Beach à 8h, qui se déroule dans l'un des endroits les plus beaux du coin.

Cette fois-ci, la température est idéale pour ce sprint, et je vais enfin pouvoir enfiler mon wetsuit Huub Agilis. Je nage avec ce wetsuit depuis plus d'un an et je sais que c'est une vraie arme. Malgré la réduction de mon volume de nage et les vagues (j'ai toujours du mal à trouver mon rythme dans la houle), je fais une nage satisfaisante.

Le vélo était très valloné, et je voulais y faire la différence. De manière très surprenante, j'ai totalement manqué de watts, et suis passé à côté de ma course. Peut être que les 40km très tôt ont laissé des traces, peut être qu'il était temps de reprendre quelques intervalles à l'entrainement ! Je me suis consolé avec la deuxième option. J'ai rallié la T2 juste pour finir tranquillement, un peu déçu des jambes complètement endormies, qui n'allaient pas mieux sur la course.

MOANA TRIATHLON - 0,75KM+20KM+5KM

1h07'46''

Nage : 13'16'' (1'46''/100m, 18ème temps)

T1 : 39''

Vélo : 33'07'' (36,24km/h, 24ème temps)

T2 : 36''

Course : 20'06'' (14,93km/h, 4'01''/km, 31ème temps)

16ème sur 249 partants.

 

En janvier, nouveau type de course : j'ai participé à mon premier aquathlon, sur un format "long" (bien que je trouvais ça court) : 2000m de nage et 5km de course, à Glenelg, une ville de bord de mer.

La nage s'est merveilleusement bien passée encore dans mon Agilis, même si finalement la distance était plus courte (1560 m). Je nage à mon meilleur, signe que les séances en eau libre commencent à faire leurs effets sur ma nage dans les vagues.

En course à pied, je m'attendais à avoir beaucoup de mal à partir dans cet effort bizarre qui enchaine une position couchée puis une position debout, mais c'est plutôt l'inverse, les cannes allaient très bien et j'ai filé surprenamment vite vers une 9ème place.

GLENELG SWIMRUN - 1,5KM+5KM

42'48''

Nage : 22'49'' (1'27''/100m)

T1 : 46''

Course : 19'14'' (15,60km/h, 3'50''/km)

9ème sur 58 partants.

 

Pour finir cette mini-saison en territoire austral, j'ai pris part à l'Australia Day triathlon, qui avait lieu comme son nom l'indique le jour de la fête nationale, un lundi. C'était -enfin- une distance olympique, que j'aime beaucoup. La nage avait lieu dans un lac proche du bord de mer, puis le parcours était urbain avec des boucles en vélo autours du lac, puis des aller-retours de course à pied au bord du lac.

Là encore, la nage s'est très bien passée dans des eaux calmes. Le parcours vélo de 42 km était plat sans relances, un peu exposé au vent, bon pour environ 40 km/h de moyenne, bien que pas suffisant pour gagner des places en Australie.

 

Mais cette fois-ci, c'est en course à pied que j'ai explosé, sans vraiment pouvoir trouver de raisons. Il n'a fallu que 2 km avant que mon allure ne tombe à 4:15/km, et que je ne me traîne jusqu'à la ligne d'arrivée sans éclat en 24ème place. J'ai du mal à expliquer pourquoi de telles défaillances m'arrivent en course, mais je les accepte mieux cette année, compte tenu que mon cerveau est davantage occupé sur d'autres sphères de la vie que celui du triathlon. Pour donner une idée du niveau sur cette course, le gagnant a nagé à 1:08/100m, roulé à 44km/h et couru son 10 km en 33 min pour un temps final de 1h50. Luke Bell finit 4ème en 1h54. Bienvenue sur un triathlon local en Australie.

AUSTRALIA DAY TRIATHLON - 1,5KM+42KM+10KM

2h11'34''

Nage : 22'56'' (1'31''/100m, 18ème temps)

T1 : 49''

Vélo : 1h04'12'' (39,25km/h, 25ème temps)

T2 : 52''

Course : 42'43'' (14,05km/h, 4'16''/km, 31ème temps)

24ème sur 187 partants.

 

Au final, j'ai eu l'impression d'avoir maximisé mes découvertes triathlétiques de ce coin du monde durant mon séjour, ce qui constitue la cerise sur le gâteau quand on a déjà la chance de faire une saison complète de mai-juin à septembre-octobre. Pour ce qui est du reste de l'année 2020, lorsque les microbes nous le permettront, j'espère planifier un été similaire, basé sur l'envie, et donc sur des petits évènements et des courses de trail, avec espérons un peu moins de défaillances.

Partager cet article
8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 20:14

   Cette course est la suite de mon week-end mouvementé. Après le grand prix du samedi (compte-rendu ici) et un déménagement, je me suis aligné sur ce nouveau format inédit pour une coupe du Québec.

Sprint coupe du Québec sans sillonage (dimanche) : On reprenait l'idée de demi-finale/finale sur la course amateur du lendemain. La demi-finale était un sprint en contre-la-montre (0,75km/20km/5km) et les 7 premiers finissaient en finale A1, les 7 suivants en A2, puis B1, B2, etc... Seuls ceux de la finale A1 allaient s'octroyer les 7 premières places du classement final et les 5 bourses. Les finales se jouaient sur un super super sprint (0,18km/5km/1,25km).

   La demi-finale en contre-la-montre laissait très peu de place à l'estimation de son classement en temps réel. La stratégie de se garder des jambes était donc très risquée, car la fenêtre de 7 qualifiés en finale A1 n'était pas grosse. J'ai cependant eu la chance de partir en tout dernier, et après une nage et un vélo à bloc, j'ai vu que je n'avais pas beaucoup de retard sur les meilleurs partis un peu avant moi. J'ai donc pris la course à pied très tranquille, ce qui était plus que bienvenu vu les efforts de la veille. Je me suis classé au final 4ème, qualifié pour la finale A1, donc.

   En finale, la natation de 180m a été très tendue. Nous avons été 4 à nous neutraliser, à essayer de nous dépasser, nous donnant des coups. J'ai perdu mes lunettes au bout de 50m et nagé que d'un oeil le reste. Les temps de nage ont été très lents, et 2 ou 3 types devant ont eu le champ complètement libre pour prendre 30 secondes d'avance dès la fin de la nage. Grâce à un sprint dans le dernier droit de 50m, je passe 4ème en transition. Je réitère ma stratégie de mettre mes chaussures de courses sur le vélo. Je me retrouve alors dernier, mais au contact, et je ne suis pas affolé car je sais que cette stratégie va me faire combler mon retard en T2. Cependant, sous la précipitation et la tension, je m'embronche dans mon vélo, et m'entaille la jambe avec le pédalier. Lorsque je monte sur le vélo, je réalise que la chaine a déraillée, et je dois descendre pour la remettre en place. Evidemment, après tout ça, je suis dernier et très loin derrière. Je me dis que sur une course de moins de 20 minutes, tout est fini, mais je commence quand même le vélo à bloc. Et je suis surpris que sur 5 km j'arrive à remonter 4ème, mais avec pas mal de retard sur les 2ème et 3ème. En T2, j'ai juste à poser le vélo et partir courir, et je me retrouve un peu plus proche des 2ème et 3ème. Puis, pendant 1000m, je réalise le miracle de retrouver le contact du 2ème et 3ème. Miracle, car les jambes en étaient à 4 triathlons en 24h, et étaient loin d'être fraiches. A 250m de la ligne, j'était complètement résolu à ma 4ème place, en me disant que c'était pas si mal, et que de toute façon, j'étais à 100% et que j'irai pas plus vite. Mais j'ai quand même essayé d'accélérer, et trouvé un 110% que je n'avais jamais utilisé auparavant. En 50m, je me suis retrouvé 2ème en ayant du mal à y croire. Dans un sprint à trois final, je réussi à arracher la 3ème place de la course. La grimace sur la photo n'est pas encore assez représentative de l'intensité de l'effort. La vidéo (de 4:17 à 4:30, mais surtout à 4:25 !) en bas décris mieux la réalité !

 

GRAND DEFI DE VICTORIAVILLE

DEMI-FINALE - 0,75KM+20KM+5KM

1h05’31’’

Nage : 11’27’’ (1’31’’/100m, 6ème temps)

T1+vélo+T2 : 34’36’’ (3ème temps)

Course : 19’30’’ (3’54’’/km, 15,385km/h, 12ème temps)

4ème sur 61 finishers

3ème homme 20-29 ans.

 

FINALE A - 0,18KM+5KM+1,25KM

18’28’’

Nage : 3’11’’ (1’46’’/100m, 12ème temps)

T1+vélo+T2 : 11’05’’ (4ème temps)

Course : 4’14’’ (3’23’’/km, 17,717km/h, 4ème temps)

3ème sur 25 finishers

2ème homme 20-29 ans.

 

 

Partager cet article
8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 20:14

   Après la comédie à succès "Quatre mariages et un enterrement", voici "Quatre triathlons et un déménagement". C'était moins drôle de le vivre par contre. En fait, je me suis inscrit au grand prix du samedi et au sprint du lendemain dans l'idée de rester dormir sur place comme je l'avais déjà fait. Mais je n'avais pas regardé les dates, et c'est plus tard que j'ai réalisé que j'avais mon déménagement entre les deux évènements. Je me suis donc rajouté un aller-retour de 340km à Montréal entre le grand prix du samedi et le sprint du dimanche. Pour lire le compte rendu du sprint, c'est ici.

   Pourquoi 4 triathlons ? Parce que les courses avaient lieu à un format aussi spectaculaire qu'intense : Demi-finale et finale, sur de courtes distances, parfois très courtes. Mettons un peu d'ordre :

Grand prix élite avec sillonage (samedi) : La demi-finale était un super sprint (0,36km/10km/2,5km) avec plusieurs vagues de départ, puis suivant les temps et résultats, nous étions envoyés dans 4 finales (A, B, C ou D). Les finales se jouaient sur un format encore plus court (0,18km/5km/1,5km).

Sprint coupe du Québec sans sillonage (dimanche) : On reprenait l'idée sur la course amateur du lendemain. La demi-finale était un sprint en contre-la-montre (0,75km/20km/5km) et les 7 premiers finissaient en finale A1, les 7 suivants en A2, puis B1, B2, etc... Seuls ceux de la finale A1 allaient s'octroyer les 7 premières places du classement final et les 5 bourses. Les finales se jouaient aussi sur un super super sprint (0,18km/5km/1,25km).

  Concernant le samedi, je n'ai malheureusement pas de fichier Strava pour témoigner de l'intensité de l'effort, car il a fallu réfléchir à tous les gains de temps possibles, et allumer un GPS en transition était déjà une perte de temps. Il va sans dire que ma seule stratégie a été de tout donner en demi-finale. Je n'ai pas réussi à "faire le pack" (être dans le peloton), mais j'ai ramassé 5 ou 6 cyclistes sur la route et on a fait notre propre pack. Une bonne course à pied m'a permis d'accéder à la finale B, ce qui était plus que satisfaisant vu le niveau de la course (ce grand prix était le support de la série nationale junior, donc il y avait du jeune qui courrait vite).

   En finale, j'ai réussi à rester dans le pack pendant la nage, car 180m ça n'a pas suffit à me larguer ! Mais j'ai fait le choix de faire le vélo avec des chaussures de course à pied car cette stratégie s'est déjà avérée payante sur les courses sans sillonage (gros gain de temps en T2). Sauf que cette fois, le temps que je mette mes chaussures, et le peloton était déjà loin. Lors des courses avec sillonage, il faut donc oublier cette stratégie pour garder le contact. Après 5km en solo, ma course à pied m'a permis de ne pas finir lanterne rouge de la finale B !

  Voilà pour les courses du samedi.

 

GRAND PRIX DE VICTORIAVILLE

DEMI-FINALE - 0,36KM+10KM+2,5KM

32’07’’

Nage : 5’47’’ (1’36’’/100m, 76ème temps)

T1+vélo+T2 : 17’33’’ (31ème temps)

Course : 8’49’’ (3’31’’/km, 17,013km/h, 23ème temps)

30ème sur 124 finishers

8ème élite sénior.

 

FINALE B - 0,18KM+5KM+1,5KM

18’51’’

Nage : 2’59’’ (1’39’’/100m)

T1+vélo+T2 : 10’36’’

Course : 5’16’’ (3’30’’/km, 17,089km/h, 15ème temps)

17ème sur 39 finishers

4ème élite sénior.

 

Partager cet article
16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 12:58

   Une heure après le triathlon sprint de St Lambert, les 20 premiers étaient qualifiés pour le Sprintman, épreuve extrèmement courte ou un nouveau paramètre rentrait du coup en jeu, la tactique. En effet, sur 300m de nage, 3,5km de vélo et 1km de course, les transitions sont un point critique.

   Premier point, j'étais venu sans mon casque aéro, et un casque classique s'enfile bien plus vite, pour une perte de temps nulle sur un 3,5km de vélo. Ensuite, je pense être l'un des seuls à avoir fait le vélo avec des chaussures de course, et ç'a été déterminant. Tout le monde est sorti très rapproché hors de l'eau, et j'ai perdu une vingtaine de secondes à mettre mes chaussures, mais je suis sorti du coup plus vite de l'aire de transition, et j'ai pu recoller à la tête de course pendant que tout le monde roulait au ralenti pour se chausser sur le premier kilomètre. J'ai par contre eu très peur lorsque par deux fois lorsque mon pied a glissé de la pédale et heurté le sol à plus de 40km/h. Des choix efficaces, mais dangereux !

   Encore une fois, je pose le vélo en troisième position derrière Andrew Tanner et Robin Tétreault, mais déjà chaussé, j'ai couru plus vite pour traverser l'aire de transition et refait mon retard, puis pris une vingtaine de secondes d'avance pendant que les autres mettaient leurs chaussures de course, et sur 1000m de course à pied restants, la course était donc gagnée.

SPRINTMAN- 0,3KM+3,5KM+1KM

15'48''

Nage : 4'45'' (1'35''/100m, 6ème temps)

T1 + Vélo : 6'42'' (3ème temps)

T2 + Course : 3'44'' (2ème temps)

1er sur 47 partants

1er homme 25-29 ans.

Partager cet article
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 00:47

    La troisième manche de la série Grand Prix était très particulière, car elle se déroulait sur un format très court (180m nage / 5km vélo / 1,5km course), en deux manches, des demi-finales et une finale. Les 5 premiers de chacune des demi-finales de 13 concurrents étaient qualifiés ainsi que les 4 meilleurs temps excluant les qualifiés. Bien que cette distance ne m'avantage pas, je voulais utiliser cette course particulière pour enfin faire le pack à vélo. Le wetsuit était évidemment sans intérêt sur une distance si courte.

   Je n'ai jamais porté de dossard aussi bas de ma vie (#3, en raison de mon actuelle 4ème place au général, le 3ème étant absent), et cela m'a valu une bonne place sur le ponton. Sur la nage, j'ai poussé de toute mes forces et me suis senti très incorfontable, et suis sorti de l'eau juste derrière la fameux pack. Par contre, j'ai appris que ma transition était vraiment trop lente comparée à celle des autres. Etourdi, je n'ai pas couru aussi vite que les autres jusqu'au vélo, et je ne suis pas assez rapide dans l'exécution de mes gestes, notamment la montée sur le vélo en étant en train de courir. Résultat, j'ai pris 10 secondes en transition, et encore une fois, j'ai fait tout le vélo 50m derrière le pack.

   Du coup, étant environ 10ème en T2, j'ai couru aussi vite que j'ai pu pour me qualifier. Je suis vite remonté en 6ème place, et j'ai poursuivi mon effort pour être repêché. Mon effort a payé, j'ai eu le meilleur temps de course à pied de toutes les demi-finales (4'48'' au 1500m, soit 3'12''/km), 6ème et de ma manche, mais aussi 6ème temps des trois demi-finales. Bref, j'avais le meilleur temps des non-qualifiés et j'ai été repêché.

   J'ai poussé comme jamais pendant 17'35'' sur cette épreuve, et je pense sans hésiter que c'était l'effort le plus violent que j'ai eu à faire. Je suis passé par le goût du sang dans la bouche, l'envie de vomir, et les poumons et la gorge brulés à l'arrivée. Je n'avais encore jamais goûté à ce combo, j'ai eu droit à la complète, jambon - oeufs - fromage !

   Pour la finale, je me suis dis que je devais me concentrer sur la technique de nage pour mieux glisser dans l'eau, plutôt que de pousser inefficacement comme un boeuf. Là encore, ç'a été bénéfique, je suis sorti dernier, certes, mais bien accroché aux pieds du groupe, et plus confortable. Malheureusement, j'ai appris que même si je sors de l'eau assez proche, je dois améliorer mes transitions pour partir avec le pack. Encore une nouvelle leçon ! Trop lent en T1, j'ai été immédiatement largué, surtout que cette fois l'entente a été bonne au sein du groupe et les relais se sont faits, car trois gars étaient en échappée devant... Bref, je me suis fait distancer malgré mes efforts, et les seuls gars que j'ai doublé sont ceux qui ont chuté.

   En course à pied, encore une fois, je me suis fais violence pour remonter des places et j'ai fini 13ème sur les 19 athlètes de la finale. Nous étions 39 à aprticiper au total, donc 13ème sur 39 me met dans le premier tiers, je suis à ma place.

   Victoriaville est une ville très entreprenante en matière de sport et d'environnement, et j'ai beaucoup aimé l'endroit comme la philosophie. Aussi je suis resté pour le sprint le lendemain. En effet, le voyage depuis Montréal est assez long, alors autant profiter du coin, et essayer de rentabiliser le weekend avec les bourses offertes sur le sprint.

GRAND PRIX DE VICTORIAVILLE- 2X(0,18KM+5KM+1,5KM)

DEMI-FINALE

17'35''

Nage : 2'38'' (1'27''/100m, 23ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 10'09'' (5ème temps)

T2 + Course : 4'48'' (18,750km/h, 3'12''/km, 1er temps)

6ème élite sur 68 partants.

FINALE

17'56''

Nage : 2'43'' (1'30''/100m, 24ème temps)

T1 + Vélo + T2 : 10'14'' (14ème temps)

T2 + Course : 4'59'' (18,090km/h, 3'19''/km, 12ème temps)

13ème élite sur 35 partants.

 

Partager cet article

  • : Sacha Cavelier Triathlète
  • : Après une formation d'ingénieur en France, je combine le triathlon élite LD à un doctorat de 2015 à 2020 au Canada et Australie. Installé en Ohio, papa, je poursuis la route sur les ultra trails et triathlons en espérant être encore compétitif.
  • Contact

SPONSORS

 

 

 

 

*******************************************************

Suivez-moi sur Strava

Sacha Cavelier


 

Instagram