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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 05:34

Comme je le disais dans un précédent compte-rendu, depuis 2015 (qui reste pour le moment mon année de référence car c’est celle où j’ai eu mes meilleurs résultats), mes performances ont doucement diminué. Je n’ai pas mis en cause un éventuel surentrainement car les périodes hivernales (avec du faible volume mais toujours des intensités) ne semblaient pas changer la tendance. Durant l’automne 2016, j’ai acquis un capteur de puissance et un Tacx iFlow pour l’entrainement intérieur. Je me suis à m’entrainer comme jamais sur le vélo, avec deux séances d’intensité de course à pied, et autant en vélo. Cependant, mes performances ont continué à diminuer sur les courses sur route hivernales. Fin avril, lors du demi-marathon de Montréal, alors que j’étais à une allure similaire à celle de mon 70.3 Mt Tremblant 2015, j’ai abandonné au kilomètre 15, incapable de tenir jusqu’au bout.

Cette fois-ci, pas le choix de nier le surentrainement. Puisque que ce n’est pas le volume qui est à l’origine de ça, c’est logiquement les intensités trop nombreuses. Une fois cette conclusion tirée, j’ai décidé de prendre une pause d’intensité, surtout que je m’envolais pour la France pour trois semaines avec l’habituelle idée derrière la tête de faire beaucoup de volume basse intensité.

Cet objectif-là a été bien atteint avec trois semaines de 570km, 430km et 400km de vélo. Trois triathlons me permettaient de juger de ma forme, deux sprints et un 70.3. Comme raconté précédemment, les deux sprints ont en effet montré de nettes améliorations, restait à voir le juge de paix, le 70.3 Pays d’Aix.

Pour commencer, la nage s’est passée de manière idéale, puisque j’ai trouvé deux paires de pieds (Acevedo et Mlinar) pour me tracter sans aucun effort sur ces 1900m. Je sors de l’eau sans me brûler dans les 27’30’’ (30’’ de plus qu’en 2015, mais avec nettement moins d’effort). Je trouvais en effet plus intéressant pour la suite de nager abrité, plutôt que de sortir de mon canapé pour trente secondes.

Sur le vélo, je suis parti sur le wattage cible (300 watts), mais après avoir brisé le bracelet de ma montre en transition, celle-ci est tombée sur la route au kilomètre 15. Après avoir fait demi-tour et l’avoir rangé au fond de ma poche arrière, j’ai décidé de continuer sans regarder mes watts, au feeling, comme d’habitude, donc. Dans la poche, la montre a perdu le signal avec mon capteur de puissance, ce qui fait que je ne sais toujours  pas quels sont mes chiffres sur un 90km de vélo. En revanche, malgré ma semaine de 430km (j’ai tout de même ralenti sur les trois derniers jours avant la course), je me suis senti plein d’énergie toute la course, et ai gagné quelques places au classement. Je signe le même temps qu’en 2015 (où j’étais plus reposé), 2h32, sur le 2ème parcours le plus dur que je connaisse (le plus dur étant le 70.3 Weymouth).

En course à pied, j’ai découvert le nouveau parcours qui m’a semblé un peu plus vallonné que l’ancien, qui consistait en trois boucles. J’ai pris ma montre dans la main et à l’issu de la première boucle, j’ai réalisé que j’étais sur les mêmes bases que 2015 (1h21). J’ai rangé à nouveau la montre dans la poche pour le deuxième tour pour me rendre compte lors de ma pause toilette qu’elle avait perdu le signal GPS au fond de la poche. Je l’ai donc à nouveau repris dans la main pour la dernière boucle. J’ai un peu accusé le coup des grosses journées d’entrainement un peu proches de la course et ai ralenti pour finir en 1h26 ces 20,3km (ou 1h24’30’’ sans la pause toilette, ce qui me donne une meilleure idée de ma forme). Pour la première fois depuis un an et demi je peux dire que je suis satisfait de ma course dans les trois sports, et je pense être sur la bonne voie pour retrouver une forme similaire à 2015, et je suis même déjà loin des courses de 2016 où j’explosais en course à pied. A Aix, je n’ai pas eu l’ombre d’une crampe, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps, en particulier sur les parcours difficiles comme Aix (je cours en général le même temps sur le 20,3km d’Aix que sur un 21,1km plus plat comme Mt Tremblant).

Pour la suite, je compte continuer à juger de l’évolution de ma forme sur quelques triathlons au Québec avant le 70.3 Mt Tremblant. Je pense reprendre les intensités en vélo et course progressivement les semaines sans compétitions le dimanche. A terme, il faudra que je repense mes semaines d’entrainement avec moins d’intensité pour éviter de retomber dans ce piège du surentrainement.

IRONMAN 70.3 PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h33'20''

Nage : 27'37'' (1'27''/100m)

Transition 1 : 4'54''

Vélo : 2h32'40'' (35,371km/h)

Transition 2 : 2'09''

Course : 1h26'00'' (14,721km/h, 4'04''/km)

68ème sur 2054 finishers

23ème pro.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 15:58

   Depuis la mi-août, j’ai commencé à me concentrer plus ou moins sur ma grosse échéance d’octobre, l’ironman de Barcelone, ce qui signifie passer par des semaines de volume plus grosses que d’habitude, et de conclure avec un mois de septembre dans le sud de la France. Puisque je devais me rendre en Avion en France et que je  devais faire un repos obligé d’au moins 48h (voyage en avion et ses préparatifs), je me suis dit, tant qu’à faire, j’allais atterrir à Londres pour faire le 70.3 Weymouth (le prix du vol étant le même). Pour ce 70.3 j’ai donc testé un repos très minimal (seulement vendredi et samedi).

   Depuis le début de cette année, j’essaie de me faire héberger chez l’habitant pour les weekends de course, et j’ai été très chanceux en 2016 car j’ai toujours trouvé un hôte chaleureux pour mes courses. L’Angleterre n’a pas dérogé à la règle, et la famille Ireland a été formidable et a simplifié beaucoup de choses dans mon weekend. C’est formidable de s’immerger à 100% dans un pays qu’on ne connait pas.

   L’Angleterre a apporté son lot de surprises : Parcours de vélo sur la voie de gauche, arrière-pays magnifique, valloné et verdoyant, pluie torrentielle le samedi et grand soleil le dimanche, palmiers et côte jurassique en bord de mer…

   En ce qui concerne la course, je m’imaginais quelque chose semblable à Mt Tremblant ou Timberman, c’est dire à quel point j’ai été surpris, mais surpris dans le bon sens puisque j’étais plus à la recherche d’une séance difficile que d’un chrono. La natation en mer était peut-être un peu longue compte tenu que j’ai toujours eu des temps rapides en eau salée (28 minutes cette fois au lieu des 26 minutes de Miami l’an dernier) et des temps réalisés par la tête de course. Mais la véritable difficulté a été de gérer le froid à la sortir de l’eau (10°C), même si, à écouter les Anglais, la température était parfaite.

   Ma technique a été de mettre une bonne couche de journal sur le torse, ce qui m’a permis de n’être gelé qu’aux bras et aux jambes pendant la première heure. Cette première heure ressemblait à des montagnes russes du style 70.3 Muskoka, où j’ai gardé un 36 de moyenne. Vers la moitié, je m’attendais à ce que ça redescende afin de poser le vélo en moins de 2h30, mais au contraire, on a eu droit à 3 ou 4 belles côtes genre Mt Royal, c’est-à-dire des côtes de 2 ou 3km bien sèches qui flinguent la moyenne. Sur la fin, je m’acharne à rouler de toute mes forces dans de nouvelles montagnes russes, car j’ai le sentiment d’être à la traine, mais loin de là, car je double 3 autres pros, et même avec un temps de 2h38’ (parcours de 93km), je ne suis qu’à moins de 20 minutes de la tête.

   Ma course a été pleine jusqu’au kilomètre 10 où je tiens une moyenne de moins de 4 minutes du kilomètre. Ensuite, la fatigue de la semaine a un peu pris le dessus et je ralentis, et les deux pauses toilette n’arrangent pas le chrono. Bref, je boucle à la 14ème place chez les pros. Je ne parle pas de classement général, car les pros ne font pas la même course que les amateurs, nous notre course est sans drafting, du moins, je l’espère, car je n’ai vu que les premiers groupes d’âge et pas la tête de course des pros, ni les arbitres d’ailleurs car ils étaient restés couchés ce matin-là.

   Bref, c’était une course bien dépaysante et qui tombait à point de par sa difficulté et son emplacement dans le calendrier.

 

 

 

 

 

 

 

IRONMAN 70.3 WEYMOUTH - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h49'10''

Nage : 28'12'' (1'29''/100m, 42ème temps)

Transition 1 : 5'30''

Vélo : 2h38'27'' (34,080km/h, 37ème temps)

Transition 2 : 2'41''

Course : 1h34'20'' (13,420km/h, 4'28''/km, 74ème temps)

38ème sur 1731 finishers

14ème pro.

Les photos ici.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 22:55

   En début de saison, moins entrainé, j'ai eu quelques courses loin de mes attentes. Je me savais moins en forme, mais pas autant. J'ai donc mis le temps, l'argent et l'énergie nécessaire entre les 8 semaines séparant le 70.3 Mont Tremblant du 70.3 Timberman. Au moins une fois par semaine j'ai loué une voiture ou me suis arrangé avec des amis pour aller rouler à Lake Placid, Magog, Mt Tremblant, Val d'Acton, bref des places sans feux rouges, avec des belles côtes, pour faire des (très) longues sorties de de vélo de qualité. C'était une nouveauté pour moi, qui ne roulais avant que sur le Mt Royal ou le circuit de formule 1. Je me suis aussi tapé des semaines bien dégueulasses, comme celle où j'ai cumulé 18 heures d'entrainement entre le lundi et le vendredi avant d'aller faire le demi-ironman de Magog le samedi, une course avec du dénivelé, avec ce qui me restait de jambes.

Crédit : Gwendoline Pichard Photographe

   Mais le miracle ne s'est pas produit à Timberman, et j'ai à peine fait mieux qu'en début de saison, 4h25, en ayant pourtant l'impression d'être à bloc et en forme tout le long. C'est un niveau de forme que j'avais il ya 2/3 ans, et avec le recul, c'est bien logique avec mes courses sur route de printemps où j'ai fait des temps sur 10k et 21k identiques à de que je faisais il y a 2/3 ans. C'est dur de comprendre pourquoi ça n'avance pas cette année, mais peut être que le corps avait besoin d'une pause après 5 années de progrès non-stop depuis mon premier triathlon en 2011. Je ferais donc les courses restantes de cette années sans objectif si ce n'est que de courir avec plaisir, car heureusement au-delà de la performance, le plaisir de s'entrainer de faire des compétitions est là, et on verra en 2017.

   Pour ce qui est de la course, la nage était comme en 2015 sans combinaison pour les pros. Je nage mon record personnel de quelques secondes sur ce parcours sans combinaison, mais l'organisation s'est rendu compte que le parcours était en fait trop long et l'ont raccourci entre les pros et les vagues amateurs. Je pense que j'aurais fait un solide record personnel sans ça.

   Sur le vélo, j'ai lutté pour aller chercher 38km/h de moyenne, alors qu'il y a 2 ans, j'étais au-dessus de 40. Mais je n'ai pas de crampes et des bonnes jambes, alors je me dis que je peux sortir un truc en course à pied.

Crédit : Rob Clifford Photography

   En T1, je pose le vélo avec mon ami Fred Bouchard. Il fait une transition très rapide alors je ne mets pas de chaussettes pour embarquer avec lui. On fait quelques kilomètres à 3'40''/km, puis je le laisse filer pour essayer plutôt de courir sous les 4'/km. Mais je ralentis un peu sur la fin et je ferais le même temps qu'en 2014. Sur les derniers kilomètres, je deviens le lièvre involontaire de Magali Tisseyre en 1ère place à ce moment-là qui luttte contre le retour de Miranda Carfrae, ce qui a donné de très belles photos de Gwendoline Pichard Photography !

Crédit : Gwendoline Pichard Photographe

IRONMAN 70.3 TIMBERMAN - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h25'43''

Nage : 29'24'' (1'32''/100m, 82ème temps)

Transition 1 : 1'53''

Vélo : 2h23'42'' (37,578km/h, 46ème temps)

Transition 2 : 1'22''

Course : 1h29'22'' (14,166km/h, 4'14''/km, 46ème temps)

37ème sur 2154 finishers

23ème pro.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 18:32

   Lors du 70.3 Chattanooga, j'étais blessé au genou, et j'avais fait la course relax. Lors du 70.3 Eagleman, il y avait une chaleur terrible, et je ne me suis pas plus affolé que ça quant à mon temps très lent. Mais après le 70.3 Tremblant, je dois me rendre à l'évidence, la forme est loin d'être là.

   Je savais déjà que j'étais dans un creux en course à pied à cause de mes temps un peu plus lent qu'en 2015 sur les courses sur route printanières. Et je savais aussi que mon niveau à vélo était inférieur à 2015, puisque j'ai placé mes vacances en France en septembre cette année pour être prêt pour l'Ironman de Barcelone en octobre. Du coup, je savais qu'il me manquait 4 semaines à 600-700km/semaine de vélo dans les bosses du sud de la France, mais je ne pensais pas que mon niveau serait si bas.

  Je roule entre 250 et 350km par semaine, mais en l'absence de voiture, je fais tout sur l'ile de Montréal, ce qui fait qu'il y a beaucoup de ville, de pistes cyclables, de plat et donc très peu de qualité dans le tas. Je me rends compte que ce volume-là maintenait mon niveau acquis en mai les années passées, mais n'est pas suffisant pour développer des qualités. Du coup, j'ai maintenu mon niveau pourri de sortie d'hiver. Les intervalles sur la piste de formule 1 ou sur la montée du Mt Royal ne sont pas suffisants je pense s'ils ne sont pas combinés avec des longues de qualité comme c'est possible en campagne ou dans le sud de la France. Bref l'an dernier j'avais roulé 2h17 à Tremblant et j'avais les jambes à peine entamées, prêtes à courir 1h21 sur la course à pied. Cette année, j'avais tablé plus sur du 2h20. Mais au final c'est 2h23, et surtout des jambes explosées et bonnes à rien.

   Commençons par le début. Cette fois-ci, je n'ai même pas un bon temps de nage pour me réconforter. Depuis quelques temps, je sortais à 3'-3'30'' de la tête de course. Cependant, Tremblant a été ma première nage en wetsuit depuis août 2015, et comme un débutant, je n'ai même pas pris la peine de plus ma pratiquer en wetsuit malgré les nombreuses occasions. C'était d'autant plus important à faire que j'ai fait des corrections technqiues dans mes gestes pendant l'hiver. Bref, j'avais mal aux épaules à mi-course, et je sors à 4'30'' de la tête, 30 secondes plus lent que l'an dernier, à la rue donc.

   Sur le vélo, j'étais à peine plus lent que l'an dernier, 40km/h pile au premier demi-tour à 35km. Je me disais que c'était dans les temps pour 2h20 vu les montées de la fin, mais après le demi-tour, je me suis rendu compte qu'il allait falloir composer avec le vent de face. A l'entrée des fameuses montées (Chemin Duplessis) au km 75, dès la première bosse, je crampe au deux cuisses. Le reste des montées ont été faites au ralenti pour ne pas cramper, et j'ai même dû m'arrêter dans la dernière, incapable de pousser sur les pédales. J'avais encore jamais eu une crampe sur le vélo en plus de vingt 70.3.

   Lorsque je pose le vélo, j'ai une douleur vive à chaque fois que je contracte mes quads, et je ferais avec du début à la fin. Je démarre la course à pied au bout de 2h55 de course et je me dis que si je sors 1h25 (ce que je sortais l'an dernier quand j'étais explosé et courrais en mode survie), je finirais en 4h20. Mais mon mode survie cette année c'est plus 4'30''/km. Bref, pas au niveau. Je ne peux même pas dire qu'il faisait chaud. Oui, on était à plus de 30°C, mais ça ne m'a pas inconforté. En fait c'est la température qu'on trouve sur 90% des tiathlons même au Québec. C'est plutôt 2015 qui avait été une course exceptionnellement fraîche, et donc rapide.

   Au cours de l'été dernier, en ayant à peu près n'importe quelle stratégie de course, n'importe quelle météo (vent, canicule, ...), je m'arrangeais pour finir sous les 4h20, et ce chrono là me semblait acquis. Mais rien n'est jamais acquis. Du coup, plutôt que de faire l'Ironman Tremblant le 21 août, je me inscrit au 70.3 Timberman le même jour, avec l'objectif de retrouver le niveau de 2015, ce qui semble déjà être un objectif énorme, mais plus réaliste que de faire l'Ironman Tremblant en s'entrainant sur le canal Lachine. Il me reste deux mois pour caler quelques longues de qualité le weekend !

   Hormis la claque du dimanche, le weekend de trois jours étais d'enfer avec la famille venue de france et la traditionnelle descente de la rivière rouge en canoë (le clébart a pas sauté à l'eau cette fois).

Les photos ici.

IRONMAN 70.3 MONT TREMBLANT - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h30'45''

Nage : 27'36'' (1'27''/100m)

Transition 1 : 3'37''

Vélo : 2h23'28'' (37,639km/h)

Transition 2 : 1'06''

Course : 1h34'58'' (13,331km/h, 4'30''/km)

38ème sur 2705 finishers

17ème pro.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:46

   Le 70.3 Eagleman était sur ma liste depuis un bon moment, mais le calendrier (trop proche du 70.3 Mt Tremblant) avait fait que c’était trop compliqué d’aller faire cette course. Cette année, la course se situait deux semaines avant le 70.3 Mt Tremblant, alors je me suis dit qu’il fallait saisir l’occasion. Le parcours étant plat et rapide, j’avais même décidé d’en faire un objectif principal pour battre mon record personnel de 4h10, quitte à faire Tremblant deux semaines après avec ce qu’il me resterait d’énergie. Ce record personnel ayant été fait à Tremblant sur un parcours pas si plat, j’étais persuadé de faire mon meilleur temps dans le Maryland.

   En plus d’être un billard, Eagleman a la réputation d’être chaud. Cela ne m’a pas inquiété mais ça aurait dû, car il y a une différence entre chaud/30°C où je sais que je ne suis pas tant affecté et chaud/36°C où je suis bon à rien. Bref la prochaine fois qu’on me dit qu’un parcours est chaud, je demanderais « chaud comment ? ».

   L’autre chose que j’ai sous-estimée c’est le temps de voyage, 10h de voiture, 13 avec les pauses pipi et frontière. Disons que je suis content d’avoir Eagleman à mon tableau, car je ne suis pas prêt de me réinfliger ce trajet.

   Mis à part le long trajet, le homestay chez l’habitant proposé par l’organisation était fantastique. Une mamie qui vivait à 1,5km du départ hébergeait 5 pros dans sa grande maison et était adorable. Pour l’anecdote, elle demandait à tout le monde si c’était notre premier triathlon et qu’on devait se méfier car le triathlon de dimanche était très long. Et quand le futur vainqueur Cody Beals est passé devant chez elle le dimanche matin en tête de la course, elle a dit qu’il n’était pas connu car elle ne le connaissait pas et ne l’avait jamais hébergé. Bref, je suis parfaitement d’accord avec ses critères de popularité.

   En ce qui concerne la course, la nage était encore sans wetsuit pour les pros, pour la 4ème fois sur mes 4 derniers 70.3, mais c'est un truc que j'ai appris à apprécier. Je considère avoir fait ma meilleure nage puisque je suis à trois minutes des premiers. J’ai même fait les premiers 400m avec le pack, ce qui est là aussi un record et un signe de progression.

   Sur le vélo, la première moitié était vent de face ce qui a été difficile pour moi à gérer sans powermètre. Je pense avoir un peu trop poussé car je suis à presque 39km/h de moyenne à mi-course, et pour le retour vent de dos, je n’ai pas roulé très vite (en fait j'ai roulé aussi vite). J’aurais dû en garder un peu sous la pédale, surtout que sur la fin je n’avais plus de jus sur les quelques passage vent de face et j’y ai laissé des minutes. Je gagne tout de même deux places.

   En transition, mettre mes chaussettes est un effort intense dans cette chaleur. Je suis tellement écrasé par la chaleur dès les premiers mètres que l'idée de laisser tomber me traverse l'esprit. Mais je pars plutôt avec en tête un 13 X 1 miles + 1 minute marche pour me remplir le trisuit de glaçons aux ravitaillements. Le parcours de course n’a rien d’alléchant avec des longues lignes droites sur la route bouillante en plein soleil, et ce sera l’un des plus durs 21km que j’aurais couru, et même l’un des plus long (1h38), mais je reprends quand même Viktor Zyemtsev et Kyle Pawlaczyk à 1500m de l’arrivée, encore plus explosés. C'est mon lot de consolation. D’après le thermomètre de la voiture, il faisait 36°C. Je ne suis même pas déçu, comme à Miami, j’étais dans un bon jour mais je suis juste incapable de livrer quoi que ce soit dans cette chaleur.

   Je dois aussi donner une mention spéciale à ma chérie et à Milton, qui se sont tapé les côtés chiants du weekend (la route et la chaleur) sans le plaisir de franchir la ligne d’arrivée d’un 70.3 avec des glaçons dans le short.

Les photos ici.

IRONMAN 70.3 EAGLEMAN- 1,9KM+90KM+21,1KM

4h31'44''

Nage : 29'26'' (1'32''/100m)

Transition 1 : 1'40''

Vélo : 2h20'34'' (38,416km/h)

Transition 2 : 1'47''

Course : 1h38'17'' (12,859km/h, 4'38''/km)

31ème sur 1828 partants

14ème pro.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 19:58

   6 mois se sont écoulés depuis mon dernier compte-rendu et de l'eau a coulé sous les ponts. Voilà un résumé de ces derniers mois.

   Comme l'an passé, j'ai fait une grosse préparation hivernale en course à pied. L'an dernier, c'était la première fois que j'augmentais autant le kilométrage, et le résultat avait été un pic de forme en avril avec de très beaux chronos (33'58'' sur 10km et 1h14'37'' sur 21km), pic de forme qui avait duré jusqu'en juin, d'où de très bonnes sensations sur mes triathlons aussi.

   Cette année, je me suis entrainé encore un peu plus fort, mais je n'ai pas trouvé ce pic de forme, très loin de cette sensation de l'an dernier où j'avais l'impression d'être indestructible en course à pied. Cette année, c'était plutôt l'inverse, j'avais l'impression que je n'arrivais jamais à trouver mon rythme, malgré tous les bons entrainements que j'ai pu faire. En ont découlé trois courses moyennes (34'53'', 1h16 au demi-marathon de New York, et 1h17 à celui de Montréal). Mais j'ai appris avec le temps que la course à pied est un sport de hauts et de bas, et j'espère que le volume à vélo me fera entrer dans un pic pour les courses importantes de juin. En effet, j'essaie de m'entrainer un peu plus intelligeament que l'an dernier en vélo.

 

   En natation, par contre, les résultats sont là : Après 16 séances de technique cet hiver auprès de l'ancienne ITUienne Anastasia Polito, j'ai réglé pas mal de problèmes, et je nage maintenant dans la swim squad de Bart Rolet, ce qui me permet de me taper une très solide séance par semaine proche des 5000m, mais surtout très structurée, et dans un groupe fort. C'est un gros changement avec mes habituelles séances seul dans les piscines publiques, avec une structure de séance faite à l'arrache. Le but est de nager 25' sur les 70.3.

   Voilà pour l'hiver. Maintenant, concernant ma course dans le Tennessee : Je voulais bien nager et bien courir, le vélo étant toujours délicat avec l'hiver québécois qui se termine en avril. Malheureusement, une chute trois semaine avant l'épreuve a déclenché 3 tendinites dans mon genou gauche qui ont coupé court mes entrainements. C'est trois jours avant l'épreuve qu'un ostéopathe découvre que mon bassin est déplacé et trois verterbres comprimées. Bref, je n'ai commencé à guérir de mes tendinites qu'à partir du jeudi avant la course. Trop tard pour y performer, mais assez tôt pour aller y faire un bon entrainement.

   Pour le vélo et la course à pied, j'ai été llimité par mon genou à une vitesse de 36km/h et une allure de 4'20''/km, ce qui constitue un solide entrainement donc ! Pour la nage, j'ai nagé du mieux que j'ai pu, et j'ai sorti un très beau 26'58'' sans combinaison, ce qui est extrèmement encourageant, compte tenu que l'an dernier je nageait 29'30'' sans combinaison. Je ne pense pas cependant avoir gagné 2'30'' à cause du courant favorable la plupart du temps dur le parcours de nage, mais plutôt une belle minute. Donc ça sent bon pour le 25' sur une nage sans combinaison. Bref, j'avais besoin d'un peu de confiance, et cette course m'en a donné.

   C'était aussi une belle expérience de faire la course relax, de ne pas être dans sa bulle, et de faire le touriste. J'ai écris un compte-rendu de la course depuis le point de vue du touriste plutôt que de l'athlète pour le site trimes.org, voilà donc de la lecture supplémentaire :

http://www.trimes.org/2016/05/ironman-70-3-chattanooga-resume-de-course-de-linterieur/

   Maintenant que mon genou est presque à 100%, je suis dans une belle semaine d'entrainement avec dimanche un petit sprint pour voir la forme actuelle. Et dans 10 jours, je serais au 70.3 Eagleman, l'objectif sera de battre mon temps de 4h10 du 70.3 Mont Tremblant 2015.

Les photos ici.

IRONMAN 70.3 CHATTANOOGA - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h38'52''

Nage : 26'58'' (1'25''/100m)

Transition 1 : 3'34''

Vélo : 2h34'31'' (34,948km/h)

Transition 2 : 1'44''

Course : 1h32'05'' (13,748km/h, 4'21''/km)

82ème sur 2296 partants

25ème pro.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 16:55

   En 2014, j'avais calculé que j'aurais pu gagner 2750$ si j'avais fait mes courses longue distance en élite plutôt qu'en amateur. Cependant en 2015, signe d'un niveau qui s'élève très vite en longue distance, je n'ai gagné que 500$ en prime de course, et uniquement sur des courtes distances au Québec. Cependant, je savais dès le printemps que ma situation financière allait changer en septembre, puisque j'allais changer de grade, passant d'étudiant au master à étudiant au doctorat. Ainsi, pendant l'été je décidais de dépenser mes économies dans un beau triathlon de fin de saison exotique. Initialement, j'avais choisi de faire IronMan Arizona afin de me lancer dans la grande aventure. Mais cela impliquait une préparation dès le mois d'août, chose risquée sachant que mon nouvel emploi du temps de septembre allait peut être géner mes entrainements. Avant de se lancer dans l'IronMan, il est important d'avoir trouvé un équilibre dans sa vie, j'ai donc remis l'idée à plus tard, pour plutôt prendre le départ d'un dernier 70.3. J'avais 4 possibilités : Los Cabos (Mexique), Las Vegas, Austin ou Miami (USA). Las Vegas n'était pas commode car la course était loin de l'aéroport, Los Cabos trop compliqué pour faire l'aller-retour sur le weekend avec les changements de vols. Austin et Miami présentaient des courses accessibles en transport en commun depuis l'aéroport, avec des AirBnB pas cher aux alentours. En regardant les plateaux d'athlètes des années précédentes, j'ai finalement choisi Miami, car j'étais certain d'y voir des stars, et je n'ai pas été déçu (Raelert, Starykowicz, Dye, Reid, Dreitz, Albert, Costes, ...). J'ai donc pris un vol pour Miami (aller-retour sur le weekend) et un AirBnB devant la course pas cher (une sorte de dortoir à 4 par chambre, heureusement avec des partenaires de chambre respectueux et silencieux).

   Bien que ce voyage était un gros investissement financier, je n'ai eu aucune pression particulière avant ma course vis-à-vis d'une éventuelle contre-performance ou bris mécanique. C'était mon premier gros voyage pour une course, et j'éprouvais une fierté de m'y être rendu : J'avais obtenu seul, sans avoir jamais eu d'entraineur, par mes entrainements de ces dernières années, le niveau pour obtenir ma licence élite afin de prendre part à cette course en tant que pro, et j'avais financé complètement seul ce voyage. Une chose que je n'aurais jamais pensé pouvoir faire il y a 4 ans quand j'ai commencé le triathlon. Arriver à cette course représentait udéjà une petite victoire, et tout ce qui pouvait arriver le dimanche, c'était du bonus. Pour paraphraser Lionel Sanders à Kona, peu importe ce que la journée de dimanche allait m'offrir, je l'accepterai volontier.

   6 semaines s'étaient écoulées depuis ma mauvaise performance au championnat canadien. J'avais raisonnablement pris une dizaine de jours de repos avant de commencer une augmentation progressive du volume. La météo ayant été de mon côté (100% du vélo fait à l'extérieur), j'avais pu faire deux très grosses semaines, où je me sentais en grande forme. J'avais poussé mon corps à la limite de la blessure, et la semaine de repos pré-course avait tout réparé : J'étais 100% entrainé, 100% reposé. Du côté du matériel, j'ai appris que même la part de hasard peut être relativement maitrisée en ne négligeant pas le matériel : Sur deux 70.3 au mois d'août, j'avais eu deux crevaisons, et en effet, j'étais devenu feignant quant à l'entretien du vélo et le transport du nécessaire pour réparer. Cette fois, j'avais rajouté un porte guidon sur mon vélo pour y glisser chambre à air, cartouche de CO2, produit réparant, boyau. J'avais réglé les petits problèmes de mon vélo (remplacement du boitier de pédalier, recentrage de la roue arrière et des freins,...). J'avais vraiment eu l'impression d'avoir approché cette course comme un vrai professionel, restait toutefois la livraison de la performance. J'avais calculé pouvoir me rapprocher du 4h sur le parcours facile de Miami si je réitérais ma performance de Mont Tremblant (nage sans wetsuit en 28', vélo en 2h12', course en 1h20' + les transitions).

   Cependant, dans mon apprentissage, j'ai eu une nouvelle leçon. Je me suis toujours cru résistant à la chaleur, car j'ai toujours été capable de courir vite cette année dans la très grosse chaleur (comme le 1h22 à Challenge Maine). En fait, j'ai découvert que je suis résistant à la chaleur lorsque je suis acclimaté. Rien que le fait de gonfler mes pneus la veille m'a fait tremper mon T-shirt. Marcher me faisait terriblement suer, alors que les policiers n'avait aucun problème à rester en plein soleil avec leur veste en cuir. Si 30 secondes d'effort pour gonfler mon vélo était à ce point incommodant, je me demandais ce qu'il adviendrait d'un 70.3 dans cette température, mais je m'imaginais tenir le rythme tout en suant des litres, comme je l'avais fait cet été. Ne pas arriver 30h avant le départ mais plus tôt est la seule chose que j'aurais vraiment pu améliorer, si j'en avait eu la possibilité, je n'ai donc au final aucun regret sur ce plan là. Je saurais dorénavant qu'il faut adapter ses objectifs lorsqu'on fait une course chaude en début/fin de saison, quitte à courser pour le plaisir plutôt que la performance.

   Le matin de la course, le luxe bien trop rare de séjourner proche du départ, m'a permis de prendre un bon petit déjeuner après une nuit complète. La veille, les organisateurs nous avaient prévenus d'un risque d'annulation de la nage à cause de courant, mais la nage aura finalement bien lieu avec un problème tout autre. Le départ s'est fait dans le port de Miami, dans une soupe de déchets plastiques qui ne donnait pas envie de boire la tasse. Une fois le départ donné, je pose la main sur une masse gluante qui me laisse une sorte de bave sur les doigts pendant quelques mètres. L'incident se répète et bien que les bénévoles nous avaient assurer qu'ils n'avaient jamais vu de méduses à cet endroit dans l'histoire de la course, il va falloir se faire à l'idée d'un slalom. Je me rends compte que parfois elles piquent, parfois non. Je touche parfois des grosses comme des ballons de foot, parfois des petites, mais l'eau trouble empèche d'anticiper, et je les sens assez souvent me froler le visage ou le corps. Au final, je me ferais piquer 6 fois, dont une dernière très douloureuse à l'avant bras qui me fera hurler dans l'eau et me laissera une belle plaque rouge en cadeau. Mais au final les plus à plaindre seront ces petites bestioles transparentes qui ont dû se demander pourquoi 3000 types avaient décidé cette journée-là de leur passer sur le corps, surtout qu'elles ne nous auront pas vraiment ralenti. J'ai nagé la première moitié confortablement dans les pieds d'un athlète, pour ensuite accélérer sur la deuxième moitié. A la sortie, j'ai été très étonné de voir un 26 minutes à ma montre sur une nage sans wetsuit (j'avais tout de même enfilé le speedsuit Zoot pour maximiser mes chances de faire un bon temps), mais c'était mon 4ème triathlon en eau salée, et mon 4ème temps de nage canon, je commence donc à croire que l'eau salée a une influence flagrante sur la flottaison et la vitesse. Une fois sorti, je perds malheureusement quelques secondes à me faire passer du vinaigre blanc sur mes piqûres, et passe sur le tapis en 27 minutes, avec le recul, je m'en serais bien passé.

   Le parcours vélo a été un véritable régal; Une longue ligne droite traversant Miami suivi de deux autres sur l'autoroute jonchée de palmiers, jusqu'aux frontières du parc des Everglades, plat comme un billard. Pour l'occasion, j'avais adapté les roues avec une Falcon Rampage à l'avant (88mm), et la "grosse Bertha" à l'arrière (disque). Une fois sorti de Miami, j'ai commencé à rouler à 44-46km/h sans forcer, faisant monter la moyenne à 42km/h au demi-tour (1h04 sur le premier 45km) et j'ai eu la courte illusion d'une journée de forme incroyable. En effet, une fois le demi-tour effectué, un gros vent de face m'a ramené à la réalité et m'a fait payer cher ma naïveté, et j'ai vraiment poussé de toutes mes forces sur le retour pour ne faire que du 36km/h de moyenne. J'ai brisé de justesse le 2h20, déçu d'être aussi loin que ce que j'espérais, mais avec le recul, je n'ai pas tant progressé que ça sur le vélo cette année, et 2h19 c'est juste ce que je valais, peut-être proche de 2h15 une journée sans vent, mais pas mieux, puisque les autres pros ont sorti des temps comparables aux années précédentes malgré le vent. Ceci dit, il se pourrait qu'ils se soient fourvoyés à vouloir suivre le rythme infernal de Starykowicz à vélo (1h56), le payant par la suite à pied, les temps de course à pied n'ayant rien d'incroyable.

   Pour ma part, je croyais en la possibilité d'un temps rapide sur le parcours plat le bord de l'eau. J'avais couru 1h21 dans des conditions correctes (Mont Tremblant et Pays d'Aix) et 1h22-23 dans la canicule (Muskoka et Challenge Maine), ou même 1h25 en état de grosse fatigue (Championnat canadien). Mais comme énoncé plus haut, j'étais acclimaté. A Miami, dès le premier kilomètre, j'ai été pris de vertiges tant le soleil combiné à la chaleur reflétée par le goudron était inconfortable. Je n'ai eu aucun mal à oublier le chrono pour passer en mode survie et trouver une stratégie pour finir la course coûte que coûte. Elle a d'abord été de se tremper intégralement à chaque ravitaillement, puis une autre méthode plus efficace a été de se remplir les vêtements de glaçons. Ma non-résistance à la chaleur était flagrante, car ce n'étaient ni les verres d'eau (j'avais bu quatre gourdes sur le vélo et était très bien hydraté), ni les gels qui me faisaient courir vite, mais uniquement la présence de glaçons dans les vêtements. J'avais deux vitesses, la "vitesse glaçon", un peu en dessous de 4'/km, et celle "sans glaçon" qui était surement vers 5'/km. Cette stratégie a été assez payante puisque que j'ai maintenu une allure moyenne d'environ 4'10''/km avant de bien ralentir sur les derniers kilomètres, pour d'autres raisons comme la déshydratation où le manque d'énergie. Ca ne m'a pas vraiment dérangé, car le chrono espéré s'étant envolé, je n'était plus vraiment dans la course. j'ai même fait quelques kilomètres pieds nus car j'avais un échauffement très douloureux sur le bord du pied droit, jusqu'à ce que je me rende compte que verser un verre d'eau rendait finalement la douleur supportable et était plus pratique que de courir avec ses godasses dans les mains. Bref, peut être à cause de la chaleur qui a grillé les quelques neurones encore opérationels à ce moment de la course, c'était un peu le cirque sur la fin. Mais en franchissant la ligne, j'ai été loin d'être déçu, et même très heureux, car je m'imaginais que tout le monde avaient été incommodé par les conditions de vent et de chaleur, et que cela se verrait sur les résultats. ce n'est que plus tard, lorsque j'ai vu que les temps globaux des meilleurs pros étaient très similaires aux autres années que j'ai réalisé que cette chaleur n'avait rien d'incroyable, ça venait juste de moi. Ca a donc été un peu les montagnes russes : J'ai été très content d'avoir fini vivant la course, puis assez déçu d'être si loin au classement (battu par 9 pros féminines et groupe d'âge, chose dont je m'étais arrangé que ça n'arrive pas sur mes derniers 70.3), puis à nouveau très content car après analyse, mes temps de nage et de vélo sont représentatifs de mon niveau actuel, et concernant la course, je me demande comment j'ai pu ne courir qu'en 1h31 (mon temps le plus lent depuis 2 ans et demi) en ayant l'impression de m'arrêter presque un quart d'heure à chaque ravitailement pour se remplir le slip de glaçons.

   Finalement, très dur donc de repartir de Miami avec des mauvais souvenirs, mais facile de retenir la leçon : Adapter ses objectifs à la météo !

 

IRONMAN 70.3 MIAMI - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h21'17''

Nage : 27'12'' (1'25''/100m, 101ème temps)

Transition 1 : 2'20''

Vélo : 2h19'27'' (38,724km/h, 32ème temps)

Transition 2 : 0'53''

Course : 1h31'25'' (13,849km/h, 4'19''/km, 34ème temps)

29ème sur 2505 partants

20ème pro.

Les photos ici.

 

Tellement satisfait d'avoir franchi cette ligne d'arrivée au 70.3 Miami ! Comment ne pas l'être ? Je me suis entrainé à...

Posted by Sacha Cavelier Triathlete on Sunday, October 25, 2015

 

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 23:18

   Je m'étais inscrit au triathlon Esprit longtemps à l'avance, mais je me gardais une réserve quant à ma participation. En effet, ces dernières années, à cause de mes saisons chargées, je remarque que septembre est souvent le mois annonciateur des défaillances physiques. Il faut savoir s'arrêter, ou en faire moins pour durer. Aussi, je me gardais le droit de sauter sur la distance olympique, ou même de ne pas participer. Cependant, la petite amertume laissée par mes crevaisons à 70.3 Timberman et Challenge Maine a essayé de me convaincre d'aller faire un record personel à Esprit. De plus, le fait que cette course était le support des championnats canadiens longue distance, avec un superbe plateau québécois, a mis fin à mes hésitations.

   Cela a fait du bien de faire un 70.3 tout en dormant dans son lit et en allant au départ à vélo. J'aurais trouvé lourd un gros voyage de plus. Contre toute attente, une modification des rêgles de triathlon Canada de dernière minute a autorisé le port du wetsuit dans l'eau très chaude. Au départ, j'ai trouvé la nouvelle bonne afin de faire un bon temps de nage, mais une fois dans l'eau, j'ai vite surchauffé dans mon wetsuit. A la sortie, je nage 1'30'' plus lent que d'habitude, mais en voyant que je sors avec les mêmes personnes que d'habitude (Pierre Heynemand et patrice Brisindi), je me dis que tout va bien. Certains ont avancé un parcours trop long, pour ma part je pense que l'eau trop chaude a ralenti les organismes.

   Sur le vélo, 91km, soit 21 tours du circuit de formule 1 nous attendais. Si ce parcours devait sur le papier être très rapide, il ne sera finalement que rapide, puisque le vent a décidé de souffler dans le sens opposé à d'habitude, et nous avions vent dans le dos dans la moitié abritée, et un gros de vent de face dans l'autre moitié qui consistait en une longue ligne droite de 2000m environ. Pour l'occasion, j'ai testé une roue pleine Falcon Composite dont l'inertie m'a été plus que précieuse sur ce parcours plat. Sur le début, seul, un peu en manque de repères (et de motivation ?), je pense m'être un peu endormi sur les premiers 30km. Mais, en me faisant prendre un tour (soit 6 minutes) par les deux premiers (Antoine Jolicoeur et Pierre Marc Doyon), et du même coup rattraper par Jérôme Bresson, je me suis subitement réveillé, et même si je ne les ai pas suivi très longtemps, les 61km suivant ont été nettement plus rapide, et la vitesse moyenne est remontée à 40km/h tout juste, malgré la pluie qui s'était invitée.

   En T2, je suis alors 7ème, mais en très bonne compagnie puisque j'ai en ligne de mire Frédéric Bouchard et Victor Laroque, et le pace sur lequel nous partons est très bon : 3'40''/km sur les 5 premiers kilomètres, et je me dis que c'est aujourd'hui que ça va tenir jusqu'au bout car il n'y a aucune montée autours du bassin olympique. Mais petit à petit, je sens toutes mes courses de la saison qui me descendent dans les jambes, et il n'y a rien à faire, la vitesse diminue, les autres s'éloignent et je perds même une place au classement à cause du retour de l'excellent coureur Derek Lantz.

   Finalement 8ème avec un demi-marathon en 1h25, soit le plus mauvais de ma saison, je relativise en me disant que cela reste tout de même plus rapide que tous mes 21km de 2014, le fait que ma chérie soit venue m'encourager à vélo seule sous la pluie n'y est surement pas étranger, et surtout j'avais besoin d'une course comme celle-ci pour me faire comprendre que l'entrainement va bien, mais c'est du repos dont j'ai besoin pour faire une santé, avant de reprendre l'entrainement pour les objectifs de fin de saison.

Crédits photos : 10 21 42km et Rob photographe.

 

TRIATHLON ESPRIT - 1,9KM+94KM+21,1KM

4h13'44''

Nage : 28'21'' (1'29''/100m, 7ème temps)

Transition 1 : 1'31''

Vélo : 2h16'55'' (39,440km/h, 6ème temps)

Transition 2 : 1'48''

Course : 1h25'13'' (14,856km/h, 4'02''/km, 9ème temps)

8ème sur 464 partants.

Les photos ici.

 

TOASTEDPendant 4h13 ce matin, j'ai senti toutes les courses de ma saison me descendre dans les jambes ! J'ai sauvé les...

Posted by Sacha Cavelier Triathlete on Saturday, September 12, 2015

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 18:40

 

   Challenge avait décidé de retirer les bourses de ses courses, faute de moyens financiers, durant le printemps. Le plateau d'athlètes s'avérait donc beaucoup moins relevé, même si les pros avaient droit à l'entrée gratuite. Challenge Maine figurait à mon calendrier, et vu le parcours assez rapide, je voulais tout de même y aller pour aller chercher un 4h05 et améliorer ma marque établie à Mont Tremblant. Le parcours en bord de mer, en plus d'être rapide, était aussi somptueux. La veille de la course, j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir, repensant à mon désagréable DNF à Timberman, et, bien qu'improbable, redoutait terriblement un problème mécanique.

   Après avoir vu les rouleaux de l'océan Atlantique s'échouer sur la plage, je me demandais si la difficulté à les traverser allait autant nous ralentir que l'eau salée (améliorant la flottaison) allait nous faire accélérer. En d'autres termes, je me demandais si j'allais nager plus ou moins vite que mon temps classique de 26'55'' sur un 1900m avec wetsuit.La marée basse a vite réglé le problème, puisque nous avions 150m à courir (au lieu de nager) jusqu'à la mer, et autant à faire en sortant de l'eau. Du coup, 3 à 4 minutes étaient sauvées. Je suis donc sorti de l'eau en 23'03'', 4ème, et je ne saurais jamais si ma nage a été bonne, en tout cas, j'avais de bonnes sensations.

   Une longue et belle transition de 3 minutes à travers les rues d'Old Orchard beach nous attendait. Une fois sur le vélo, j'ai pu rattraper assez vite le 3ème et me suis retrouvé très seul pendant 40km, où j'ai pu constater que le parcours plat qu'on m'avait vendu était en fait plutôt "rolling". La première moitié consistait majoritairement de faux plats montants, et je stressais un peu de voir la moyenne à peine à 38km/h, mais je me disais que tout ce qui est monté doit être descendu, alors je patientais.

   Au kilomètre 40, bis repetita. Je crêve à l'avant. Je prends 10 secondes pour laisser sortir ma colère, puis me resaisi pour changer ma chambre à air. Cela me prendra exactement 7 minutes, 7 longues minutes pendant lesquelles j'ai pu voir défiler une douzaine d'athlètes. Mais cette fois, ayant pu réparer ma roue, le moral va mieux qu'à Timberman, et dans ma tête s'en est fini du classement général, mais je peux toujours aller chercher mon chrono de 4h05, ou plutôt 4h12 considérant le temps perdu. En repartant, je constate que ma mini-pompe fixée à mon cadre n'a pu gonfler qu'une pression limitée dans mon pneu avant. Je suis condamné à jouer l'équilibriste et freiner dans tous les virages jusqu'à la fin, mais comme prévu, le retour est en faux plat descendant, et très rapide : Après avoir passé les premiers 45km en 1h11 (hors temps de réparation), j'avale la deuxième moitié en 1h04. Je remonte aussi quelques places, mais la fin du parcours se mélangeant à l'épreuve de distance olympique, je suis dans le flou. Mon temps de 2h15 passé sur le vélo me déçoit un peu compte tenu de la rapidité du circuit, mais les 50km avec un pneu sous gonflé font que je m'en contenterais. Officiellement, mon temps est de 2h22, et je suis sur de bonnes bases pour faire le nouvel objectif de 4h12. Mon ambition est de m'essayer pour 1h20 sur la partie course à pied.

   Les sensations sont vraiment mauvaises sur les premiers kilomètres et j'ai l'impression de ne pas avancer. les jambes font mal pour tenir le pace, et les marqueurs sont en mile, ce qui fait que je n'ai aucune idée de ma vitesse, si ce n'est que je suis à 5'30''/mile sur les deux premiers miles (3,2km). Avec le recul, il s'avère que 5'30''/mile correspond à 3'26''/km et je comprends mieux pourquoi les jambes souffraient ! D'habitude, je suis un expert pour trouver mon pace, mais aujourd'hui, je suis à côté de la plaque. Je me rendrais compte de mon départ trop rapide au demi-tour de la course à pied du triathlon olympique, qui correspond à 5km, que je passe en 18 minutes, soit 3'36''/km. Je freine alors immédiatement et me retrove sur un rythme plus approprié. Vu qu'à présent il n'y a que des participants du 70.3, j'en profite pour demander mon classement aux bénévoles qui me répondent "third" ! J'en suis le premier surpris, surtout que le 2ème est en ligne de mire. A ce moment là, au passage, nous traversons des marais magnifiques qui en font oublier la souffrance naissante dans les muscles. Je passe en 40 minutes la mi-course, pile sur du 1h20, très proche du second, mais très loin (10 minutes) du premier. Une fois la 2ème place acquise, je me concentre à garder le pace, mais je paie mon départ rapide, puisque les miles que je franchissait en 5'30'', sont courrus à présent dans l'autre sens en 7'00''. Je finis mes 21km en 1h22', 6' derrière le gagnant, ce qui est tout à fait correct, car cela me permet de finir 4h12 comme prévu ! Ainsi, sans crevaison, j'aurais rempli mon objectif de 4h05. la frustation de la crevaison en est presque oubliée, si ce n'est qu'une belle bagarre avec le premier a malheureusement été évitée !

   J'ai été particulièrement enchanté par cette course, et j'ai hâte de revenir l'an prochain avec, qui sait, une marée haute, un pneu gonflé et peut être même un plateau élite digne de Challenge !

Crédits photos : GP Pictures.

CHALLENGE MAINE - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h12'49''

Nage : 23'03'' (1'12''/100m, 4ème temps)

Transition 1 : 3'12''

Vélo : 2h22'54'' (37,789km/h, 29ème temps)

Transition 2 : 1'15''

Course : 1h22'23'' (15,367km/h, 3'54''/km, 2ème temps)

2ème sur 443 finishers

1er pro.

Les photos ici.

 

De retour de Challenge Maine, où l'objectif était de terminer en 4h05 et, accessoirement, en l'absence de prize money et...

Posted by Sacha Cavelier Triathlete on Sunday, August 30, 2015
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 00:20

  Je n'aime pas parler de mes objectifs avant une course car je sais qu'il y a un tas de paramètres qu'on ne peut contrôler : Météo, mauvaise journée, quadruple bris mécanique sur le vélo. Aussi, je suis toujours silencieux tant que je n'ai pas livré la performance. Mais bien entendu, j'ai des objectifs dans le cas où les planêtes sont alignées.

   Pour Le 70.3 TImberman, l'entrainement du mois de juillet avait été excellent, ainsi que la récupération avant la course. Sur ce parcours que je juge un peu plus facile que le 70.3 Mt Tremblant, 4h05 me semblait réaliste, ainsi qu'un top 8 afin d'accéder aux bourses. En effet, l'an dernier avec 4h16, j'aurais été 7ème pro, et avec 4h05, 5ème. Cependant, la WTC a fait quelques réformes, en créant en 2015 des courses sans pros, afin de concentrer le spectacle sur certaines courses. Le résultat est que chaque course est extrèmement intéressante, avec des start list impressionnantes. Par contre, il faut oublier les top 10. (Mal)heureusement cela devrait changer en 2016 vu que les courses sans pros n'attirent aucun intérêt médiatique. En voyant la start list de Timberman (Potts, Griffin, Reid, Wurtele, Cunningham, O'Donnell etc...), j'ai oublié le classement général et me suis concentré sur le 4h05. J'avais 11 minutes à gagner par rapport à l'an dernier: 1 sur la nage (27'50'' en 2014, et j'ai nagé deux fois dans les 26'50'' cette année), 8 sur la course à pied (1h28' en 2014, et ayant couru 1h21' à Mt Tremblant, je me sentais confiant pour un 1h20'), et donc finalement restaient 2 minutes à gagner sur le vélo pour un split de 2h14.

   La veille de la course, en revissant un prolongateur de valve, celui-ci s'est fendu. Le matin de la course, j'ai donc utilisé celui de la roue arrière pour gonfler mes deux roues. Petit détail qui aura une grosse incidence plus tard. Cette année, la température de l'eau a fait que les pros seulement n'avaient pas droit au wetsuit. Dès le départ j'ai fait une croix sur le 4h05, même si le speedsuit Zoot a fait des miracle en me faisant sortir de l'eau en 29'30''.

   Sur le vélo, les sensations étaient plus que bonnes, et je devais me freiner pour ne pas rouler à 45km/h sur le plat. Ma roue bougeait excessivement à l'arrière, mais ne touchant ni les freins, ni le cadre, je ne me suis pas inquiété. J'étais sorti bien en arrière de l'eau (28ème sur 33) à cause du fait que le wetsuit n'a pas gommé mes défauts techniques. Au bout de 25km de vélo, j'avais 4 athlètes devant moi et la course commençait. Au kilomètre 30, je sens la jante arrière qui touche le sol. Le cauchemard que je fais 10 fois avant chaque course devient réalité. Je m'arrête retourne le vélo, enlève la roue arrière pour réparer la crevaison, mais le dérailleur vient avec. En fait, je remarque que depuis le début de la course, j'ai la patte de dérailleur brisée net. Cette pièce en aluminium relie le cadre en carbone au dérailleur arrière et à l'axe de la roue. Je ne saurais expliquer physiquement comment ma roue tenait dans les descentes à 70km/h, qui composent les 20 premiers kilomètres du circuit vélo. Dans mon esprit, si ça a tenu aussi longtemps, ça tiendra encore, et je ne songe qu'à réparer et repartir. Je demande du support technique au policier à 100m qui appelle une voiture chargée de cela. J'enlève le pneu et la chambre et air, et le fond de jante se brise. Cette bande de plastique protège la chambre à air de l'intérieur de la roue. Sans ça, je crèverai au bout d'un kilomètre. Les gars du race support arrivent et fond un travail remarquable en découpant la chambre à air crevée et en me fabriquant un fond de jante maison. Entretemps, tous les pros m'ont passé, et même des amateurs. Les premiers pros reviennent même du demi tour 15 km plus loin. Nous remontons la roue avec une chambre à air neuve, et en revissant le prolongateur de valve, le seul encore entier, celui-ci se brise. Il devient impossible de gonfler ma roue, puisque la valve ne sort pas des roues profilée. Tous les efforts pour rétablir l'étanchéité entre la valve et le prolongateur, avec du ruban adhésif ne donnent rien, et après 40 minutes passées à bricoler, la seule option sage qu'il reste à prendre, c'est l'abandon, le DNF, did not finish.

   C'est assez incroyable comment des heures, des journées, des semaines passées à se concentrer sur une course, la concentration extrème dans laquelle j'étais juste avant de crever, comment tout ça peut s'écrouler en un éclair. La frustration est très grande dans la voiture qui me ramène au départ, qui humidifie un peu mes yeux. Comme pour remuer le couteau dans la plaie, la voiture double tous les pros, et j'assiste à la bataille en direct, en spectateur iimpuissant.

   Je ne manquerais pas d'idées pour me essayer de me faire avaler la pillule:

- Statistiquement, un pépin mécanique à mon 18ème 70.3 seulement, c'est logique.

- J'ai échappé de bien pire si j'avais perdu ma roue dans une descente rapide.

- Le temps très chaud (30°C) ne m'aurait de toute façon pas permis de remplir mes objectifs. Reste qu'on ne l'avale pas complètement jusqu'à la prochaine course, Challenge Maine, qui devient du coup prioritaire pour moi, vu que TImberman vient de s'envoler par la fenêtre.

   Pour ne pas perdre la journée, j'ai remis ma puce aux organisateurs et suis parti courir le 21km en 1h20' comme prévu, même si c'était beaucoup plus facile avec 60km de vélo en moins. J'ai pu courir aux côtés de Taylor Reed, pour son dernier 10km (je lui avais expliqué que j'étais hors course, pour ne pas l'inquiéter), j'ai même eu droit à une poignée de main dans son dernier kilomètre pour les quelques encouragements. Bref, j'ai essayé d'avoir le plus de fun possible. La leçon est passée. On ne néglige pas le matériel.

Crédits photos : GP Pictures.

Les photos ici.

 

Les courses les plus dures sont celles qu'on ne finit pas.La journée était bien partie avec une nage sans wetsuit en...

Posted by Sacha Cavelier on Sunday, August 16, 2015

 

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 11:51

   J'avais participé à cette épreuve en septembre 2013, et le changement de date pour début juillet en 2015 faisait que cette course rentrait bien dans le calendrier. A cause de son parcours difficile, la performance que je pouvais faire à ce triathlon restait néanmoins imprévisible. J'avais accumulé beaucoup de courses pendant le mois de juin, et je ne savais pas trop ce que ça allait donner dans les bosses. Vu que le plateau n'était pas si relevé, je ne me fixait comme seul objectif mon premier top 10 sur une course WTC (World Triathlon Corporation, l'entreprise qui gère les courses Ironman).

   Le coin de Muskoka, au fond de l'Ontario, est vraiment paradisiaque, mis à part les moustiques; Je n'en ai jamais vu autant, et c'est très dur de s'endormir dans une chambre quand il fait 30°C, mais qu'on est obligé de dormir sous les draps car 25 moustiques sont rentrés en même temps que moi par la porte. Le samedi matin, avec Gwen et Milton, nous avons vu notre premier orignal sauvage dans le parc Algonquin. Vu qu'il n'était vraiment pas effrayé, nous ne devions pas être ses premiers humains sauvages.

   Concernant la course, j'ai eu d'excellentes sensations dans l'eau. Le départ des pros ne comptait qu'une quinzaine d'athlètes, ce qui facilitait la chose. Nous avons tous été surpris par le coup de départ, un peu expédié rapidement, et j'ai du pousser sur les 100 premiers mètres pour rejoindre les pieds de Sanders. Trop confortable, je suis parti du groupe au bout de 500m. Je m'attendais à ce qu'on me suive, mais non, je me suis retrouvé seul en 5ème position de la course pendant un moment. Peu avant la fin, Chase et Monnink me passent et je sors 7ème juste sous les 27 minutes.

   Je considère cela comme ma meilleure nage car le 26 minutes a été fait en solitaire. De plus je sors davantage en 26'40'' de l'eau, le tapis se trouvant un peu plus loin sur la berge. Motivé par ce résultat, je m'attendais à faire une grande course, car je ne perds pas de place sur le vélo en général. Mais là, j'en ai déjà logiquement perdue une dans le premier kilomètre lorsque Sanders m'a passé, puis deux autres peu avant la fin. J'était loin de ma meilleure forme de vélo, car je fais le même temps qu'en 2013, ce qui est un peu frustrant, mais je m'y attendais un peu avec l'enchaînement des courses. Le parcours était terriblement dur, un peu plus de 1000m d'ascension sur 94km, et à aucun moment je ne me suis senti vraiment confortable. Bref, j'ai déposé le vélo en 10ème place, et espérais que ma course à pied allait me sauver.

   Là encore, le parcours de course à pied n'avait rien de plat, notamment la fin avec de très grosses bosses. D'entrée de jeu, je me fait doubler par Lantz qui a décidé de courir son 21km à bloc. Mais plus loin, le brésilien Amorelli a sauté et finit à la marche. Vers la fin, je reprends Chase, passe en 9ème position et rempli donc mon objectif de top 10. Mon 21km en 1h23 est assez correct vu ma performance en vélo et la difficulté du parcours (et la pause toilette à mi-course), et surtout je confirme mes progrès en course à pied, je suis loin des 1h28 de l'an dernier ! Un parcours plat et des jambes reposées pourraient me rapprocher des 1h20 voire même le casser, mais encore faudra-t-il tenir le 3'45''/km plus loin que le 11ème kilomètre !

   Il y avait deux places à moins de deux minutes devant moi, et c'est vraiment dommage que je n'ai pas su pousser plus sur le vélo. Mais d'un autre côté, heureusement que certains athlètes comme Beals ou Crawford ne se sont pas pointés à la course, ce qui m'a permis de remplir mon objectif. En juillet, il y aura beaucoup moins de courses, et beaucoup plus d'entrainement. L'idée est de retrouver de la fraîcheur pour août et 70.3 Timberman, où je fais chaque année ma meilleure course.

IRONMAN 70.3 MUSKOKA - 1,9KM+94KM+21,1KM

4h29'42''

Nage : 26'59'' (1'25''/100m, 25ème temps)

Transition 1 : 3'16''

Vélo : 2h34'47'' (36,438km/h, 17ème temps)

Transition 2 : 0'42''

Course : 1h23'58'' (15,077km/h, 3'58''/km, 9ème temps)

9ème sur 1545 partants

9ème pro.

Les photos ici.

 

Pas une journée aussi bonne qu'au 70.3 Trembant, mais voilà premier top 10 overall à 70.3 Muskoka !Swim 26'59'' (50 sec devant Sanders cette fois !)Bike 2h34 (94km)Run 1h23

Posted by Sacha Cavelier Triathlete on Sunday, July 5, 2015

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 23:38

   Depuis sa création en 2012, je n'avais jamais participé au IronMan 70.3 Mont Tremblant. C'est pourtant la course IronMan la plus proche de chez moi. La raison est qu'il faut s'inscrire un an à l'avance pour avoir son dossard. Sauf que cette année, avec la carte pro, je pouvais m'inscrire jusqu'à trois semaines avant l'épreuve. J'allais donc enfin pouvoir prendre le départ.

   Comme pour le 70.3 Pays d'Aix, je n'étais pas du tout tendu avant l'épreuve. Le samedi, j'ai descendu la rivière rouge en canot avec ma chérie Gwen et le capitaine/chasseur de canards Milton, j'ai mangé mes ironfraises et gardé mon ironvin pour ironmom & irondad, pour la prochaine fois qu'ils viennent au Québec. Avec Gwen, nous avions pris un chalet pas cher sur AirBnB en plein milieu de la forêt, loin de l'agitation. Et ça a fait beaucoup de bien de s'éloigner de l'athmosphère électrique du village de Tremblant, même si c'était en revanche très apprécié le jour de la course.

   A l'heure du départ, j'étais assez intimidé de me retrouver à côté de gros noms comme Lionel Sanders, Cody Beals, Jesse Thomas, Taylor Reid, Tyler Butterfield, Paul Ambrose ou Richie Cunninghman. La bourse totale s'élevait cette année à 60 000$ (contre 25 000$ l'an dernier), et du coup, la start list s'est etoffée. Cependant, j'étais relax, trop relax d'ailleurs quand je vois cette photo, quelques secondes avant le départ, où tout le monde est prêt à partir, sauf... Moi, tout à gauche, debout et... Relax.

   De plus, au premier plongeon dans l'eau, mes lunettes partent et je dois m'y reprendre trois fois avant de parvenir à les remettre correctement. Bref, une fois lancé, je me sens immédiatement très à l'aise malgré l'eau fraîche (16°C). En plus, je parviens à me glisser dans un groupe, et je ne force pas trop, c'est le wetsuit Zoot Prophet qui fait tout le boulot. Sur le chemin du retour, je suis trop confortable, et je me mets sur le côté pour essayer de dépasser, mais malheureusement durant les derniers 800m, je ferais le yoyo, sans jamais vraiment pouvoir m'éloigner du groupe. Je sors ainsi avec ce groupe de 5. La première bonne surprise fut qu'enfin, le sub 27 était atteint (26'58'', de justesse). La deuxième bonne surprise fut que je réalisais que le leader du pack n'était autre que Sanders, et je me suis retrouvé à courir à côté de lui jusqu'à nos vélos. Un moment vraiment spécial. Les autres personnes du pack étaient mon ami Pat Brisindi, Ryan Cain, et Pierre-Yves Gigou.

   Une fois embarqué sur le vélo, n'ayant pas de powermeter, je me suis fié au feeling, qui m'a fait aller un peu vite sur les 20 premiers kilomètres. J'ai rattrapé du monde, dont Gigou, qui m'a ensuite redoublé plus loin. Je suis ensuite entré dans ma vitesse de croisière jusqu'au kilomètre 50. J'ai bu seulement deux gourdes sur le vélo contre quatre d'habitude, et je n'ai eu aucune crampes. J'ai aussi beaucoup moins mangé que d'habitude. C'est intéressant de voir qu'avec l'expérience, je stocke davantage de réserve pour ce type d'épreuve.

   Au kilomètre 50, je me suis fait rattraper par le train des trois premières femmes, avec à l'arrière James Seear et Ryan Cain, piégés, car l'arbitre qui suivait à moto prévenait que si on doublait, il fallait sortir les watts pour doubler tout le train et ne pas gêner la course des femmes. J'étais un peu écoeuré de me faire rattraper par Meredith Kesler et ses copines, alors que j'étais parti 4 minutes avant elles, alors je me suis saigné dans une côte afin de semer tout le monde. J'ai eu les jambes explosées au sommet, mais j'ai réussi à prendre le large... Pour 5km, car tout le monde m'a repassé à l'occasion d'une longue descente. Cette fois, nous sommes sortis de l'autoroute pour entrer dans la montée Ryan, plus étroite, et c'était tout simplement impossible de doubler à cause des motos des médias qui filmaient les femmes à l'avant. Pendant environ 15 - 20km, je suis resté en arrièredu train, frustré, car ça n'avançait vraiment pas au rythme que j'aurais voulu dans ces petites côtes. Devant moi, Seear et Cain parlaient carrément ensembles. Sur la fin de la montée Ryan, donc proche du chemin Duplessis et ses fameuses montées, je demande l'autorisation à l'arbitre de doubler. Il me l'accorde et je me faufile entre les motos et m'échappe à nouveau.

   Au pied de Duplessis, je suis presqu'à 40km/h de moyenne, mes Falcon Rampage ont fait un travail magnifique, mais le quasi-plat est maintenant fini. Dans les côtes, je rattrappe un autre pro, qui décide de me suivre, puis c'est Seear et Cain qui nous rejoignent. Entre deux blagues sur le fait que cette partie n'est pas la plus agréable, Meredith Kessler nous rejoint juste avant le sommet, et s'excuse de me doubler pour une troisième fois. Je la pardonne volontier, vu que cette fois, elle est venue seule sans ses copines. C'est à nouveau un joli train donc qui redescend vers la T2. Au final, mon temps vélo est de 2h17'08'', un peu déçu d'avoir été bloqué un moment, car du coup j'ai roulé à peine 18 secondes de mieux qu'en septembre, sauf que cette fois, grâce au petit répis à mi-course, je me sens nettement d'attaque pour la course à pied.

   Je suis parti directement sur le pace travaillé à l'entrainement, 3'50''/km, et ça a été un peu difficile de le tenir dans les premiers kilomètres assez vallonés. Je me suis fait rattraper par Monnink, et me suis accroché à lui. Au bout de 5km, nous entamons la piste cyclable du petit train du nord, plate, et du coup je retrouve un deuxième souffle, accélère et sème Monnink. Je fais tomber le pace à 3'45''/km de moyenne au kilomètre 10, et j'ai trois personnes en ligne de mire devant moi. Cependant, j'ai une baisse d'énergie au kilomètre 11. Je passe ce kilomètre au bout de 3h30 d'effort, donc je me fixe comme objectif de finir à 4'00''/km pour faire 4h10. Je ne doublerai plus personne de la course, mais j'ai Antoine Joicoeur Desroches à 50 mètres devant, et je m'efforce de ne pas le perdre. Grâce à lui, nous tenons un 3'58''/km, même dans les 5 derniers kilomètres qui se durcissent à nouveau avec de belles montées. Je suis sur les bases de 4h09, mais la montée finale dans le village aura raison de moi. Dans cette dernière côte, je perds Antoine. A ce moment, c'est 90% mental, et l'autre moitié physique. Je franchis la ligne heureux et soulagé en 4h10'35''. 15ème à la sortie de l'eau, 14ème en posant le vélo, et 14ème à l'arrivée. J'aurais été 5ème l'an dernier avec ce temps, alors que cette année les 5 premiers ont cassé le record du parcours. Une très belle cuvée 2015, donc !

Crédit photo : http://julienheon.com/

   C'est une petite victoire que celle d'avoir pu ne pas perdre de places au long de la course. L'autre victoire, c'est d'avoir couru 1h21'58'' sur mon 21km sur un parcours pas facile, ce qui constitue de très très loin ma meilleure course à pied en triathlon, et du coup mon meilleur temps sur 70.3. Pour finir, aucun amateur ne finit devant moi, ce qui est soulageant en quelque sorte, car ça me donne un peu moins l'impression de faire un hold-up à chaque fois que je prends un dossard avec un numéro à un ou deux chiffres !

IRONMAN 70.3 MONT TREMBLANT - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h10'35''

Nage : 26'58'' (1'25''/100m, 48ème temps)

Transition 1 : 3'41''

Vélo : 2h17'08'' (39,378km/h, 19ème temps)

Transition 2 : 0'50''

Course : 1h21'58'' (15,445km/h, 3'53''/km, 11ème temps)

15ème sur 2391 partants

14ème pro.

Les photos ici.

 

Voici le resume de la course a Sasha au Ironman Mont-Tremblant 70.3 ce dimanche passe:"L'IronMan 70.3 de Mt Tremblant ...

Posted by Zoot Team Canada on Thursday, June 25, 2015

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 11:16

   Cela allait être la troisième fois que je participais à l'Ironman 70.3 Pays d'Aix, et ma première course en tant que pro. J'avais pris cette décision de prendre part aux courses comme élite pour diverses raisons dont j'ai parlé précédemment, et je dois dire que dès ma première course je me suis jeté dans la gueule du loup. La course en question a rassemblé 53 pros rien que chez les hommes, dont 19 français, avec bien sûr tout le gratin (Romain Guillaume,Sylvain Sudrie, Denis Chevrot, ...). Cependant, je n'ai quasiment pas eu de pression, car d'une part j'étais confiant quant à ma préparation (je nage et pédale bien, j'ai couru 1h14 sur semi-marathon...), et surtout, j'avais l'avantage du terrain en connaissant le parcours.

   Le matin de la course, le speaker a annoncé une eau à 19°C. J'ai beaucoup ri vu que la veille elle était à 16°C, et cela m'aurait étonné qu'elle prenne 3°C dans la nuit. Effectivement elle en avait perdu un plutôt. J'ai été le premier athlète à rentrer dans l'eau, et au bout d'un quart d'heure, alors que plusieurs centaines de personnes nageaient déjà, je n'avais pas encore réussi à rentrer. Je suis définitivement trop frileux dans l'eau.

   j'ai aussi droit à un dossard assez classe, le numéro 15, ce qui fait que j'avais des gros noms à coté de moi dans la transition. Pour l'anecdote, je râlais à cause du vélo mal posé à côté de moi, et j'espérais que le gars sorte de l'eau avant moi pour ne pas qu'il m'empêche d'enlever le miens. j'ai ensuite réalisé que c'était le vélo de Joe Gambles. Problème réglé.

   En ce qui concerne la nage, ce fut assez calme, vu que ma vague du coup était réduite à 75 (pros hommes et femmes), au lieu de plusieurs centaines. Je m'étais mis en retrait pour faire ma nage vraiment de mon côté sans pression, armé de mon fidèle Zoot Prophet. J'ai vraiment été gêné par contre par le froid, ça m'a pris 1000m pour commencer à respirer convenablement. Mais au demi-tour, j'ai commencé à bien me sentir et la technique s'est améliorée. Lorsque je regarde ma montre à la sortie de l'eau, je remarque avec joie que j'ai brisé le 27 minutes, 26'56''. Malheureusement, le temps d'atteindre le tapis, je suis en 27'08'', ce sera donc pour une prochaine fois, mais c'est tout de même 1'12'' plus rapide que l'an dernier, ce qui valide le temps passé dans les bassins cet hiver. Je suis aussi heureux de ne pas sortir dernier pro de l'eau, il y a encore du monde derrière, et je suis persuadé à ce moment là que je vais faire une grosse remontée à vélo.

   Cependant les sensations n'ont pas été si bonnes à vélo. Le vent a été de face la plupart du temps, ce qui fait que la moyenne était à peine au dessus de 33km/h sur la première moitié, puis il a fallu se sortir le sang des veines pour rouler à 50-55km/h sur les portions de plat et vent de dos sur le retour pour monter la moyenne. J'ai doublé pas mal de pros sur le vélo, et ne me suis fait doublé que par un russe, donc au début j'ai mis ces mauvaises sensations sur le compte du vent de face. Mais vu que j'avais déjà des douleurs musculaires au kilomètre 20, je pense que j'étais simplement dans une journée sans jambes de vélo, surtout quand je vois que les ubberbiker comme Michael Weiss m'ont planté 19 minutes... J'avais pourtant fait une partie vélo très satisfaisante la semaine passé sur mon sprint, et m'étais reposé depuis, mais c'est le sport. Sur la fin du vélo, un col finit de couper les jambes ainsi que la moyenne déjà pas très haute, et je m'attendais à m'écrouler en arrivant à Aix. En plus, c'était le défilé d'amateurs, partis 5 minutes après, qui me rattrapaient, et j'avais le moral assez bas. En arrivant, à Aix, j'avais exactement la même moyenne que l'an dernier, ce qui est bien d'un côté vu les conditions plus venteuses, mais d'un autre côté, j'étais beaucoup mieux préparé et espérais un temps un peu plus canon. Le parcours faisait 1km de plus que l'an dernier, d'où les quelques minutes de plus (2h31'). Bref, une mauvaise journée sur un 90km de profil montagneux, ça donne quand même un 36km/h de moyenne quand tu es armé de roues Falcon Supremacy.

   La bonne surprise a été du côté de la course à pied. D'habitude le vélo est vraiment mon point fort, mais cette fois, je me suis fait cartonner sur le vélo, et je n'étais pas très loin sur la nage et sur la course. En effet, lors de mon premier tour, j'ai croisé l'Autrichien Steger qui avait fini son premier tour (de quatre). J'ai décidé de m'accrocher à lui pour m'en servir de lapin. J'ai du coup rattrappé tous les amateurs qui m'avaient dépassé. Le premier tour a été facile, le deuxième un peu dur, mais dans le troisième les jambes sont revenues, et finalement dans le quatrième tour, je me suis senti tellement bien que j'ai même lâché mon lapin, pour courir 3 minutes de mieux qu'en 2014, les encouragements de ma chérie en prime. Ce fut une première pour moi de faire la course à pied à allure constante, sans problème de crampes ou de baisse d'énergie, surtout après les douleurs du vélo. Du coup j'ai abaissé mon temps général de l'an dernier de 2 minutes et me suis classé 24ème pro sur 34 qui ont fini. Il faut dire que les abandons ont été nombreux, beaucoup de monde, se voyant hors du coup, a préféré garder ses jambes pour une future course. Mais ce qui me rend très très content, c'est surtout de voir combien j'ai réussi de me rapprocher des bons athlètes sur la course à pied. J'ai couru 1h21, et c'est très encourageant quand on voit que les Sudrie, Ospaly, Pannier ont couru 1h19, que Romain Guillaume a couru aussi vite que moi, et que j'ai même battu sur la partie pédestre des noms comme Fraser Cartmel ou Michael Weiss. Bref, ce que je retiens de cette course, c'est qu'il faut que je parvienne à combiner cette journée-là avec un bon vélo comme l'an dernier, et ça pourrait être intéressant.

IRONMAN 70.3 PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h26'43''

Nage : 27'07'' (1'25''/100m, 68ème temps)

Transition 1 : 3'35''

Vélo : 2h31'45'' (35,585km/h, 91ème temps)

Transition 2 : 2'23''

Course : 1h21'53'' (15,461km/h, 3'52''/km, 30ème temps)

39ème sur 2434 partants

24ème pro.

Les photos ici.

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:46

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10632655 526609110816591 4241361609542109370 n   Au mois d'août, j'ai expérimenté pour le 70.3 Timberman une manière différente de m'entrainer, avec mon plus petit mois en terme de volume de course depuis 2010, mais beaucoup de courses sur route et de triathlons en mode entrainement. Le résultat a été une performance similaire à auparavant, mais avec l'impression d'avoir plus de fatigue accumulée. Je voulais surtout améliorer mon temps de course à pied, ce qui n'a pas été le cas. Ainsi, pour mon dernier triathlon de la saison, le championnat du monde amateur de demi-ironman, j'ai décidé de faire comme je faisais avant, moins de compétitions et plus d'entrainement.

10645095 526609144149921 6069056316796103658 n   J'étais dans un grande confiance, car je n'ai pas connu de mauvaise 10600492 526609234149912 4839557670606360823 ncourse cette année, ni de problèmes mécaniques. Je n'ai eu aucune pression, un bonheur comparé à ma première course de la saison, en mai, où j'ai dû rêver une vingtaine de fois que je ratais le départ. J'étais donc serein, et c'était un weekend de fête car en plus de ma chérie venue m'encourager, mes parents avaient même fait le déplacement depuis la France. J'avais donc une formidable équipe à mes côtés pour m'encourager ! Malgré un petit coup de stress le vendredi, car je ne pouvais pas aller chercher mon dossard (apparemment la terre s'arrête de tourner lors des championnats du monde amateur, il est interdit d'être étudiant et d'avoir des cours le vendredi après-midi), l'organisation m'a bien aidé à régler ce problème et je les en remercie.

10686792 526630204147815 1020910296045245459 n   Le matin de la course, le lac couvert de brume était magnifique mais peu accueillant. Heureusement, le départ tardif laissait une chance au soleil de réchauffer un peu l'ambiance au départ. Comme d'habiture, les grands moyens étaient mis en oeuvre, et c'était un véritable spectacle. Mon départ a été donné dans les dernières vagues. Cependant, étant donné le niveau de l'évènement, à aucun moment je n'ai été gêné par les nageurs plus lents des autres vagues. Il n'y avait tout simplement pas de nageurs lents et j'ai pu nager sans être gêné, et même la densité de nageurs de mon groupe d'âge autours de moi était une aide. Cependant, je pense avoir accumulé un peu de fatigue dans les épaules, car malgré l'absence d'obstacle, j'ai nagé à peine 5 secondes plus rapide qu'à Timberman, soit 27'51''. Je devrais attendre 2015 et un autre hiver de nage pour mon sub 27 !

   Sorti de l'eau, j'ai eu droit à la fameuse10620765 529204713890364 8726891140113237601 n longue transition de Tremblant. Une fois sur le vélo, sans surprise, j'avais de super jambes. Je n'ai encore jamais eu de triathlon où le vélo s'est mal passé, alors j'ai tendance à pousser sans compter sur cette discipline là. Je suis arrivé avec 42km/h de moyenne à l'autoroute 117, la portion rapide du parcours, mais venteuse cette journée là. Au bout de quelques kilomètres, des cyclistes très rapprochés me doublent. Je me retourne et c'est un peloton de 100 coureurs qui est derrière moi ! Ne comprenant pas l'intérêt des athlètes à s'inscrire à une course pour tricher, j'ai accéléré pour  semer le groupe. 5km plus tard, le même groupe me rattrape. Je le laisse alors partir, dans l'impossibilité de le semer. Je me retrouve enfin à nouveau en solitaire, et arrive vers le kilomètre 35 au demi-tour, avec 41km/h de moyenne. Je suis très encouragé 10696298 529320140545488 8432028795290044269 npar cette moyenne mais suis aussi conscient qu'elle va chuter dans les 20 derniers kilomètres (montée de Duplessis). Peu après, c'est un nouveau peloton qui me rattrape. En fait, des pelotons il y en a absolument partout, mais celui-ci contient des visages familiers québécois, ce qui est d'autant plus frustrant de savoir que la mentalité dans notre beau sport est en danger jusque dans notre province canadienne.  Ce peloton là, je prends le risque de le semer, et je parviens à parcourir une vingtaine de kilomètres sans problèmes, jusqu'à la sortie de l'autoroute. De retour vers le village de Tremblant, alors que la fatigue commence à se faire sentir, le même groupe de cyclistes me rejoint. Moi, je commence a être dans le rouge dans ma position aéro, et je me fais doubler à 40km/h par des gens même pas en position aéro et en train de parler. J'ai juste envie d'appeler un arbitre mais il n'y en a pas un seul sur tout le parcours, alors ma colère explose et je me retourne pour m'adresser au groupe: "Good job drafters ! Good job ! Drafting is like doping ! I just want to say today you all CHEATERS !". Sur ce, avec ma petite montée d'adrénaline, je trouve la force d'accélérer dans une côte et me débarasse définitivement du groupe de tricheurs.

   Cet épisode est la grosse tâche d'encre 10687177 10152604769716999 8671178995032934999 ndans la fête au début parfaite. L'organisation, en ne mettant aucun arbitre, et les coureurs, en draftant, ont juste gâché l'évènement et faussé complêtement les résultats. D'après ce que j'ai vu, j'estime que les deux tiers des cyclistes roulaient en peloton. Si deux tiers trichent en draftant, quel pourcentage trichent en se dopant ? J'ai récemment lu un article où 20% des athlètes à un ironman en Allemagne ont avoué se doper. Ma question, est : Quel pourcentage se dope mais ne l'avoue pas ? Et quel est le plus grave, gagner 5 minutes sur le vélo en draftant et 5 minutes sur la course à pied car on a les jambes fraîches, ou gagner 5 minutes sur le vélo et 5 minutes sur la course à pied car on est dopé ? Voilà pourquoi selon moi drafter ou se doper, c'est la même chose. D'autres diront qu'il est impossible d'éviter les pelotons sans se griller les jambes. C'est en réfléchissant comme ça que les pelotons passent de 5 à 10 puis 20 puis 50 coureurs. Pour ma part, j'ai pu les éviter même si ça a été dur. Je pensais les triathlètes avec une meilleure force mentale que ça.

h502ns0n   Bref, je suis rentré à Tremblant avec 40km/h de moyenne au compteur, au kilomètre 70. Complêtement écoeuré, j'ai monté Duplessis, suis redescendu, et j'ai posé le vélo en 2h17', battu par 115 athlètes, certains meilleurs que moi, d'autres n'ayant pas donné un coup de pédale.

   Je me suis considéré chanceux de faire parti des rares privilégiés à faire un triathlon, 66% des participants n'ayant qu'un demi-marathon au programme, alors j'ai resaisi mon orgueuil et suis parti sur du pace de 4'00''/km. Tout allait très bien malgré les côtes, je n'avais aucune crampes ni grosse fatigue. Mais ayant un très mauvais niveau dans les montées, j'ai laissé beaucoup de temps dans la grosse côte du village. Ce moment était magique avec l'abondance de spectateurs. Mais sur la deuxième boucle, j'ai senti que j'avais laissé des plumes dans cette montée là. Je n'avançais plus pareil dans les petites côtes et j'ai vu le pace diminuer. Sans toutefois connaitre de mur, je me suis fait un peu violence pour rallier le fil d'arrivée avec mon 21km en 1h30', mon niveau actuel sur parcours accidenté. Encore une fois, la ligne d'arrivée était un grand moment de spectacle et d'émotion, tant sous l'arche qu'au moment de retrouver ma famile, ma chérie, mes amis. 10349151 10152604771446999 3716160454584723588 n   Dans l'ensemble, mon temps de 4h21' me satisfait grandement au vu du parcours de course à pied, et je peux espérer quelques minutes de moins sur la version "facile" en juin 2015. C'est un grand évènement dont j'ai été très heureux d'être acteur plutôt que spectateur comme auparavant, et je suis content d'y finir ma saison. Cependant, je ne pense pas refaire cette course, qu'elle soit ici ou ailleurs. C'est un évènement qu'il faut faire une fois dans sa vie, mais cela reste un championnat du monde faussé où l'intérêt est très pauvre, car il ne reflête pas notre place dans le niveau mondial. Je préfère garder mon énergie pour les courses avec arbitres ou tout simplement les autres triathlons de Tremblant. J'ai un sentiment mitigé vis-à-vis de mon premier championnat du monde, et j'espère que les organisateurs comme les athlètes sauront faire revenir notre sport dans la bonne direction.

10656189 10152646871733211 701754707 n

IRONMAN 70.3 WORLD CHAMPIONSHIP - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h21'31''

Nage : 27'51'' (1'27''/100m, 324ème temps)

Transition 1 : 4'27''

Vélo : 2h17'25'' (39,297km/h, 116ème temps)

Transition 2 : 1'28''

Course : 1h30'20'' (13,948km/h, 4'18''/km, 366ème temps)

188ème sur 2230 partants

41ème homme 25/29 ans.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 20:26

Sans titre

2014-08-16 15.30.47   Je m'étais inscrit à Timberman l'hiver dernier dans l'optique d'aller chercher mon meilleur temps de 2014 sur la distance, car dans mes souvenirs, le parcours était le plus facile que j'ai eu à faire jusqu'à présent (j'avais fait 4h35 sur ce parcours en 2012 avec mon vélo classique Giant en aluminium). C'est aussi  un grand rendez-vous des québécois, ça parlait quasiment plus français qu'anglais en plein coeur du New Hampshire. J'ai aussi testé une manière différente de m'entrainer avec un bloc très spécifique à la distance fin juillet, puis beaucoup d'intensités dans les deux dernières semaines avant la course : Deux sprints (Terrebonne et Verdun), et deux courses sur route en entrainement (5km Dollard-des-ormeaux en 17'12'' et le 10km de la coupe Dix30 à Brossard en 36'12'').

   La chose que je déteste avec WTC est que pour des raisons obscures, les groupes d'âge les plus rapides partent en dernier, une heure après les pros dans mon cas (25/29 ans), et nous passons la course à risquer notre vie à doubler à 40km/h des gens en plein milieu de la route, où à rentrer dans des gens plus lents sur la nage. C'est assez pénible. Bref, je suis parti dans la dixième vague environ à 8h06, espérant qu'il ne fasse pas trop chaud à 11h pour ma course à pied.

   Mon but était de confirmer que j'étais capable de nager en 27' comme à Saint Andrews, car l'eau n'étant pas salée, la flottaison diminuée demandait de bons efforts pour ce temps de nage. J'ai inhabituellement nagé en zigzag, alors que je trouve normalement de belles lignes droites, et j'ai dû redoubler d'efforts pour sortir en 27'55'', de justesse. Ce qui est encourageant c'est que j'ai des dizaines de secondes à aller chercher en nageant plus droit.

   Sur le vélo, le but était de casser mon temps de 2h20 de Saint Andrews, grâce au parcours plus clément, et même d'approcher le 2h15. Avec les petiteszex5f8lz montées du début, la moyenne ne voulait pas décoller à plus de 35km/h. Heureusement, au kilomètre 22 s'ensuivaient 23km de faux plat descendant (45-50km/h) suivi du retour, 23km de faux plat montant (40-43km/h) qui ont fait décoller la moyenne jusqu'à 39,6k/h. Au début de cette portion de plat, j'ai ratrappé le premier de mon groupe d'âge, et nous avons pris des relais "mentaux" tout le long de la portion plate, c'est-à-dire que j'étais 7 mètres derrière lui, mais dès qu'il rentrait dans un faux rythme ou avait une baisse d'énergie, je le doublais et lui à son tour s'accrochait derrière moi à 7 mètres en respectant les distances légales, et ainsi de suite. Ce qui fait qu'aucun de nous n'a connu de ralentissement pendant cette portion et nous avons glâné du temps précieux. J'ai compris à ce moment là toute l'importance du fameux Kona train, les pros qui se suivent sur le vélo à Hawaï. Malgré la fraîcheur, j'ai suivi mon plan de nutrition habituel, une gourde aux 20km. Sur la fin de la portion plate, j'ai perdu mon collègue et me suis retrouvé en tête de mon groupe d'âge. Je ne m'attendais pas à avoir autant de côtes sur la fin, le parcours était plus difficile que dans mes souvenirs. J'ai dû travailler très fort pour conserver mon 39,6 de moyenne, et j'y ai laissé plus de plumes que je ne le pensais. A 15km de la fin du vélo, je ratrappe mon ami JP parti dans un vague précédente, et ça le motive à me suivre jusqu'à la fin. J'arrive un peu brisé en T2 mais avec un beau 2h16' de vélo ! Cela me conduit à la 8ème place au général au moment où j'enfile mes chaussures de course, mais je sais que la course n'est pas mon point fort.

573ksl0x   Dans la transition, j'ai peur de la suite car je n'ai jamais autant poussé sur le vélo dans un 70.3, et j'aurais dû me résoudre au fait que la fin était plus dure que dans mes souvenir et me contenter d'un temps plus proche de 2h20. Cependant, pour la première fois depuis longtemps, je commence à courir sans début de crampes, signe que l'alimentation et hydratation sur le vélo (et la fraîcheur de l'air) ont été bien maitrisées. Je pars alors sur le pace de 4:00/km initialement prévu. Tout s'est bien passé, aucune crampes et alimentation qui passe à merveille, jusqu'au kilomètre 11 où j'ai commencé à payer mes efforts cyclistes par une baisse d'énergie. Le pace est tombé à 4:20 pendant 5km et j'ai vu JP me revenir dessus. Au dernier demi-tour, synonyme de retour définitf vers l'arrivée, j'ai décidé d'essayer de réaccélérer sur les 5 derniers kilomètres. J'ai plutôt réussi mais JP est tout de même parvenu à me dépasser à 3km de l'arrivée, ce qui m'a poussé à sortir de ma "zone rouge" pour ma "zone noire". Ce fût donc un échange de services (je l'ai boosté sur lé vélo, lui sur ma course) très gratifiant ! Malgré la fatigue, unqyw5i99h rapide calcul à chaque panneau de mile me donnait un éventuel sub 4h17. Je n'ai rien laché jusqu'à l'arrivée, et quand je l'ai aperçu, avec 4h16'15'' à ma montre, je suis sorti de ma "zone noire" pour ma "zone noire avec des lumières clignotantes rouges et un signal d'alarme sonore", et en sprintant, j'ai franchis l'arche de justesse en 4h16'55'' complètement vidé.

   Ce temps gomme le 1h28' un peu moyen sachant que je m'entraine depuis le début de la saison pour du 1h24'. j'aurais au moins aimé un 1h26' comme à Saint Andrews. J'ai clairement payé mon entêtement sur le vélo, mais les gros points positifs sont l'absence de crampes, le fait que quand je casse au milieu de mon 21k, je sors tout de même un 1h28 qui était mon meilleur temps la saison passée, et surtout que je trouve les ressources pour finir fort les derniers 5km.

   Pendant la course, je n'ai pas pu suivre un gars de mon groupe d'âge, trop rapide, et finis donc 2ème de ma catégorie, 7ème amateur, et 14ème au général. Je me qualifie aussi pour les championnats du monde en Autriche l'an prochain, de justesse, car avec 30 slots sur la course, seul les premiers ou deuxièmes pour les groupe d'age les plus nombreux avaient leur place. J'ai d'autres plans pour l'an prochain que l'Autriche, et me concentre plutôt sur ma course à Mont Tremblant dans trois semaines, où l'objectif sera de refaire la même chose avec 2 minutes de moins sur la course.

10608921 10152363670611656 369025535 n

IRONMAN 70.3 TIMBERMAN - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h16'55''

Nage : 27'55'' (1'28''/100m, 56ème temps)

Transition 1 : 1'57''

Vélo : 2h16'45'' (39,488km/h, 7ème temps)

Transition 2 : 1'39''

Course : 1h28'39'' (14,281km/h, 4'12''/km, 34ème temps)

14ème sur 2277 partants

2ème homme 25/29 ans.

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:03

Sans titre

1.jpg   Voulant découvrir l'organisation Challenge, et voulant m'aligner sur un parcours relativement facile, car mon dernier demi-ironman rapide remontait à Timberman 2012, je me suis inscrit, avec mon pote JP, à la course inaugurale Challenge Saint Andrews, au New Brunswick. Après 9h de voiture à travers le Maine, et surtout à travers l'ouragan Arthur, c'est un paysage dévasté par les arbres tombés et les lacs au milieu des parkings que l'on a découvert, difficile à croire que le triathlon du lendemain allait se dérouler dans le calme plat et 25°C. Du coup, après 24h sans électricité ni eau, à manger du riz au barbecue, les nuages sont parti et nous avons pu découvrir la mer et les paysages du New Brunswick.

   Le matin de la g9b5ez7k.jpgcourse, la nage s'est déroulée dans Katy's cove, une baie à l'abri des vagues et des courants, donc prometteuse d'une nage rapide. De plus, le wetsuit Zoot Prophet, combiné à l'eau salée allait donner un mélange détonnant. Parti 5 minutes après les pros, je me suis glissé en 4ème position des amateurs, et ai nagé étonnant droit tout le long du parcours. Sur la fin, me sentant plus endurant, j'ai même pu relancer et recoller au 3ème, sortant avec ma meilleure nage sur 1900m, soit 27'10''. En revanche, la grosse montée de 400m (3 minutes exactement) pour remonter vers la transition n'était pas très optimale pour commencer la journée.

   Sur le parcours cycliste, je suis parti en chasse, conscient de mes récents progrès en vélo. Sur les premiers 15km très vallonnés, je m'affolle un peu et arrive à la portion d'autoroute à 39km/h de moyenne. Mais je double tout un wagon de filles pros, et les amateurs sortis devant moi de l'eau. ps1z9kmu.jpgA présent, il s'agit de faire deux allers-retours sur l'autoroute avec des bosses qui se passent tout en puissance. Mais avec un bon vent de face, la moyenne descend vite, je m'inquiète un peu et pousse un peu trop. Je rattrape quelques pros, et fait un état des lieux au premier demi tour: 10ème à quelques minutes de Mirinda Carfrae. Sur le retour, avec le gros vent de dos, la moyenne remonte, et je comprends que ça ne sert à rien de pousser à l'aller, car le retour compense bien ! En effet je suis à 39,4km/h de moyenne à mi parcours, 1h08'30'' aux 45km, il faut dire que mes roues Blackace sont dans leur élément sur ce revêtement parfait, mais je dois ralentir tout de même d'urgence ! Sur le deuxième aller, je gère l'effort, ce qui ne m'empêche pas de doubler deux filles dont Mirinda, et de rester seul très longtemps ensuite. Je m'hydrate énormément malgré la fraîcheur (4 bouteilles, donc 2 litres, rien que sur le vélo, et du Pro Circuit X1 en pagaille !). En quittant l'autoroute, la moyenne a un peu diminué et je me sens entamé. Je redoute les 15km vallonnés pour rentrer, mais il semble que je garde l'allure, car je double à nouveau un pro, puis un autre à quelques mètres de la fin du vélo, avec une moyenne finale de 38,6kmh (si on prend en compte les 90,5km, exactement), 5ème overall à ce moment là, mais sutout avec mon meilleur vélo à vie, 2h20.

   A présent, j'ai épuisé mes armes secrêtes60webfki et je pars pour sauver les meubles pour 21km. Au bout d'un kilomètre, je me fait doubler. Au kilomètre 3, c'est Mirinda, accompagnée de Scott Cooper, qui me doublent sur un pace de malade. Puis je croise dans le sens opposé Tim O'Donnell, qui est en train de bouffer la course à 3'30''/km. Et moi, j'ai mal partout, des débuts de crampes, maux de tête, maux de ventre. Je m'attends à exploser sévèrement. Mais en fait, à cause du gros effort sur le vélo, il fallait juste laisser le temps à mon corps de faire sa transition vers un autre effort. Au kilomètre 5, les engrenages décollent, et je pars à mon rythme de croisière, à 4'05''/km, que je tiendrais jusqu'à la fin sans flancher, pour la première fois. Au kilomètre 15, je vois qu'il est possible de casser le 4h20 mais ça va se jouer à un poil de cul. Je donne vraiment tout sur les derniers kilomètres, en faux plat montant.dno0g95l.jpg Quand j'aperçois l'arche d'arrivée, je sens que je vais passer dessous à 10 secondes de l'échéance... Mais on me dirige vers une boucle de 200m que je n'avais pas vu et ce sera finalement en 4h20 et des brouettes que je terminerai, avec 1h26 pour la partie course.

   Ceci dit, je suis couvert de bonheur de réaliser un tel chrono. De même, mon classement, 4ème amateur et 8ème overall me comblent de joie. Si j'avais été pro sur cette course, j'aurais fini 4ème pro avec une bourse de 2000$ à la clé (le prize money de la course était de 30 000$). Certes, on ne fait pas ce sport pour l'argent, mais deux mois de (mon) salaire, ça fait réfléchir pour mon statut 2015. Alors peut être que l'ouragan aura fait peur aux meilleurs aujourd'hui tout simplement, mais il me semble que les podiums en 25/29 ans ça va quelques années, et c'est en se frottant à meilleur que soi que l'on progresse. Je suis rendu au milieu de ma saison et je ne pouvais pas espérer mieux, j'ai hâte de voir ce que la suite de l'été me réserve !

CHALLENGE SAINT ANDREWS - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h20'42''

Nage : 27'10'' (1'25''/100m, 8ème temps)

Transition 1 : 4'29''

Vélo : 2h20'48'' (38,352km/h, 7ème temps)

Transition 2 : 1'23''

Course : 1h26'54'' (14,568km/h, 4'07''/km, 17ème temps)

8ème sur 269 partants

2ème homme 25/29 ans.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 05:41

1-copie-1

 P1130709  Le 70.3 Pays d'Aix a été l'un de mes premiers triathlons, lors de ma première saison en 2011. J'étais alors en mode découverte, et j'ai toujours voulu y retourner pour faire un bon résultat. Il faut dire que c'est motivant d'avoir une course 70.3 à 50km de là où j'ai grandi. Aussi, quand la date a changé de septembre à mi-mai, pendant mes vacances, j'ai sauté sur l'occasion.

   Vu l'hiver déprimant qu'on a eu au Québec, mon but était de limiter la casse en vélo, mais de bien nager et bien courir, car ayant bien travailler ces disciplines pendant l'hiver. Avec le recul, même le vélo a bien été, grâce aux sorties de qualité de dernière minute pendant avril et début mai.

   Mes parents sont depuis peu arbitres de triathlon, et ils ont été aux premières loges pendant la course pour me voir, surtout au départ de la natation, ce qui a été vraiment agréable, surtout qu'il ne m'ont pas mis de carton, il faut dire que je suis resté sage toute la semaine. P1130713

   Bref, à 5h30 du matin le jour J, les bus nous ont mené sur le lieu du départ au lac de Peyrolles. Pour une fois, je ne pars pas en derniére vague, mais juste après la vague des pros et des femmes. On ne sera donc pas gênés sur le parcours vélo. L'eau est à 18°C et le wetsuit est autorisé. Il n'y a pas un nuage et la journée s'annonce très chaude. Je bois une gourde de Pro Circuit X1 avant le départ pour bien m'hydrater, et j'ai une autre gourde sur le vélo, avec un gel X4. Le but et de tenir avec ça jusqu'au ravitaillement du kilomètre 75, et donc de sauter les deux premiers ravitaillements pour gagner du temps.

   Sur cette course, c'est avec le wetsuit Zoot Force 3.0 que j'ai nagé (en attendant que le Prohpet 2.0 sorte de l'usine), ce qui m'a très bien réussi. Le départ a été très rapide, on dirait que tout le peloton de nageurs effectue un sprint de 300m avant de ralentir considérablement. Bien qu'en première ligne, je me fais remuer les 300m premiers mètres, mais ensuite m'extirpe du peloton et prends mon rythme de croisière. Comme à mes premiers triathlons de début de saison, j'ai vite mal aux bras et aux épaules, même aux cuisses. Je ne suis pas habitué à un rythme soutenu sur 1900m. Je sors les épaules en vrac de l'eau, mais nage en 28'31'', soit le même temps qu'à Muskoka en fin de saison 2013, ce qui est très encourageant, sachant que j'ai habituellement 1'30'' de différence entre une nage en début de saison et une nage en fin de saison. P11307201   La transition est vraiment très longue, 700m à courir pieds nus en wetsuit pour rejoindre le parc à vélo. Lorsque le vélo commence, nous avons droit à 15km de plat avec vent de face à 30km/h. La route est parfaite et je suis déjà à 39km/h de moyenne, boosté par les gros vélos de contre-la-montre autours de moi. Lors de la première montée, le goudron devient vraiment mauvais, et ce sur 12km. Moi et trois autres gars nous faisons avertir par un arbitre car nous sommes trop proches. Comme les trois gars autours de moi ont l'air louche (l'un d'eux, un suisse, m'a même proposé de rouler ensembles, je n'ai même pas répondu), je mets une petite accélération dans la côte pour m'éloigner d'eux. Bonne idée, car je ferais tout le reste de la course seul et sans problèmes. Les deux premières difficultés se font finalement assez bien, la pente n'est pas trop élevée, et après la deuxième grosse montée, un long faux plat descendant 8permet de rouler à 50km/h pendant de longues minutes, et je mesure toute la qualité des roues Blackace C6 qui fendent l'air. Au pied de la dernière difficulté, au kilomètre 70, j'ai le moral au plus haut avec 37km/h de moyenne au compteur. Mais le col du cengle et ses 5km auront raison de ma moyenne. Au total, nous auront eu 1250m d'ascension sur le parcours (pour comparer, le Revolution 3 Quassy en a 1150m), mais ces dénivelés étant bien concentrés sur trois grosses montées, il y a de la place pour des parties bien roulantes qui remontent la moyenne. Derrière le col du cengle, après une courte montée (Le Tholonnet), nous avons à nouveau du plat dans la ville d'Aix, mais avec beaucoup de virages en angle droit et relances, et la moyenne reste à un peu plus de 36km/h. Je pose le vélo en 2h28. P1130724

16   La course a pied consiste ensuite en 4 tours d'un peu plus de 5km, majoritairement plat, avec de très courtes montées dans le parc de la Torse au milieu de la boucle. Pour la partie course à pied, j'étais équipé d'un deux pièces Zoot Ultra Tri, dont la technologie cold black qui garde au frais m'a très été utile sous la chaleur de fin de matinée. Pour les chaussures, j'ai couru avec des Zoot Ultra Race 4.0 car j'ai fait toute ma saison passé avec, donc je sais que je cours bien avec, et surtout elles font gagner un temps précieux en transition. Je suis parti sur mon rythme objectif, 4'00''/km. J'ai été inquiété dans le premier tour par un crampe à la cuisse, mais je ne l'ai pas écouté, j'ai continué, me suis bien hydraté et elle a finit par passer. J'ai été à peu 4près constant sur mes 4 tours, sauf le dernier où j'ai payé un peu les efforts en vélo, car je finis en 1h24 sur un parcours d'environ 20,5km, soit 1h26 s'il y avait eu la distance. J'ai deux minutes de trop à mon goût, mais suis très heureux de ce temps en début de saison, et surtout de briser le 4h30 compte tenu des difficultés en vélo, et des transitions interminables. Concernant le vélo, j'ai comme prévu été battu par beaucoup de monde qui roule à l'année en Europe. Mais la bonne nouvelle est que j'ai un meilleur bike split que 9 des 22 pros, à la différence près que eux ont allongé 1h21/1h22 minimum sur la course à pied. Donc finalement mon vélo n'est pas si mal et c'est plus sur la course à pied que j'aimerais progresser. En attendant, mon objectif de courir à 4'00''/km se concrétise, surtout si le parcours vélo est moins taxant. Je n'ai plus fait de 70.3 faciles depuis 2012, et j'ai hâte de voir le temps que je peux sortir sur un all flat comme ceux qui s'en viennent en 2014. 10IRONMAN 70.3 FRANCE PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h28'33''

Swim : 28'31'' (1'30''/100m, 85ème temps)

Transition 1 : 3'55''

Bike : 2h28'42'' (36,315km/h, 70ème temps)

Transition 2 : 2'51''

Run : 1h24'36'' (14,965km/h, 4'00''/km, 68ème temps)

57ème sur 1659 arrivants

6ème men 25/29 ans.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 21:14

111

2013-09-06 19.41.15   Je n'étais jamais arrivé autant stressé sur un triathlon. Et ça m'a plutôt bien réussi car j'ai réalisé mon meilleur triathlon depuis que j'ai commencé ce sport. Il faut dire que la plupart de mes amis avaient fini leur saison avec de superbes performances, voire des qualifications pour les mondiaux de Mont Tremblant en 2014. Moi, je voulais la mienne, et je ne m'étais jusqu'à présent qualifié qu'une seule fois au 70.3 Syracuse, et au sprint pour quelques secondes. Bref, il fallait que je sorte LA course.

   Je suis donc allé à Muskoka, ce coin perdu dans le parc Algonquin, à 6h de route de Montréal, avec mon ami Alain. Comme j'ai toujours fait sur mes triathlons depuis 3 ans, j'ai passé deux nuits dans la tente dans la forêt sous la pluie, et j'ai mangé des boîtes de raviolis froids de 1,5kg pendant deux jours. Mais au moins j'ai rencontré Andreas Raelert et Mirinda Carfrae. Pas dans la forêt, dans le hall du village-expo. J'ai aussi rêvé à plusieurs reprises, pas de Mirinda, hélas,  mais de crevaison ou de départ de nage raté. En fait, je me sentais dans une période de grande forme, doublé d'une semaine avec beaucoup de repos très bénéfique, et je me disais que c'était trop beau, il allais se passer quelque chose. J'étais même persuadé de crever à un moment donné, sachant que je n'avais rien pour réparer. 2013-09-07-15.59.41.jpg   Et donc après deux nuits difficiles, le réveil avec 8°C augurait une course 10vu que cette température n'a pas augmenté sur toute la nage. C'est d'ailleurs un élément de plus qui explique ma grande forme ce jour-là. Difficile de comparer cette course avec une autre, car bien que supposée être assez dure (parcours de 94km au lieu de 90 et rempli de côtes, course à pied vallonnée, ...), beaucoup de choses font que finalement c'est une course où l'ont souffre peu (forme de fin de saison, pic de forme de début d'automne, température fraîche tout le long de la course comme cela n'est jamais possible le reste de la saison, ...).

   Après avoir vérifié peut être 20 fois mes affaires, je me suis finalement dirigé vers la plage. En voyant le field dans mon groupe d'âge (Mathieu Plaisance et Julien Biboud, anciens pros, Pierre-Yves Gigou, 9h06 et premier amateur à l'Ironman Tremblant, ...), je me suis mis à trembler pour mon slot pour les championnats du monde... Et je me suis dis que tant pis, l'important était de tout essayer et de ne rien regretter.

   Je suis aainsi parti à fond de cale dans la natation, annoncée à 2000m, à 8h24, dans la 4ème vague, 24 minutes après les pros. Tout est allé très bien et très vite. Je me suis sorti du pack plus vite que d'habitude et j'ai donc pu prendre et surtout tenir mon rythme sans problèmes, sans moment de faiblesse ou de baisse de motivation. Je sors en 28'20'', ce qui me fait penser que c'était plus un 1900m, mais je réalise tout de même ma meilleure nage sur cette distance, qui me propulse 6ème de mon groupe d'âge. La transition consiste en un beau 400m de grosse montée, pieds nus sur le bitume pour traverser un terrain de golf et aller chercher son vélo. Heureusement les pieds étaient anesthésiés par l'eau fraîche, et le resteront d'ailleurs jusqu'au début de la course à pied.

3   Dès le début du vélo, je double la plupart de mes camarades 25/29ans, et me retrouve 2ème derrière Pierre-Yves. En fait, je ne connaissais pas ma place, mais je savais que j'étais dans les premiers au vu des sensations sur le vélo. J'avais déjà fait le meilleur temps vélo de mon groupe d'âge à Syracuse, et aujourdh'ui les jambes tournaient toutes seules, mieux qu'à Syracuse. Sans forcer, je rattrapais tout le monde, sur un début de vélo vallonné mais facile : les côtes, pas immenses, se passaient en force, au-dessus de 30km/h. Je double beaucoup, puis de moins en moins, puis très rarement. J'arrive en 1h11 aux 45km, et ne cesse d'améliorer ma moyenne jusqu'au kilomètre 65 (38,2km/h de moyenne). Là, les choses se corsent : les montées sont plus longues, plus raides, et brisent le rythme comparativement au deux premiers tiers. Mais on se dit que la fin est proche et on prend son mal en patience. Je ne réalise qu'un pauvre 33km/h de moyenne sur les difficiles 29 derniers kilomètres, dû aussi en parti au mauvais bitume. Mais ce qui est encourageant, c'est que je passe en 2h26 le 90km (le même temps qu'à Syracuse, mais sur un parcours un peu plus dur, ce qui valide une petite progression en vélo sur mes trois derniers mois d'entrainement). Cependant, il a fallut compter un gros 8 minutes de plus pour arriver à bout de ces 94km... mais je découvre que je suis 2ème en voyant un seul vélo posé dans le rack de mon groupe d'âge.

   Plein de confiance car ayant posé le vélo avec autant 5d'air dans les pneus qu'au départ, je suis parti assez vite sur ma course à pied. Le parcours était certes vallonné, mais à profil descendant jusqu'au demi-tour. J'ai pu ainsi tenir un 3'54''/km sans problèmes sur les premiers 10,5km, boosté par les encouragements des coureurs que je dépassais. On m'annonce dans le top 20 à la mi-parcours, et je garde le rythme, curieux de savoir si ça va tenir. Bien entendu, au km 12, usé par les deux ou trois petites côtes, je ralentis significativement. J'ai du mal dans le faux plat montant au kilomètre 15, surtout qu'il dure jusqu'à la fin. Mais j'ai des frissons en pensant à ma performance qui se dessine depuis ce matin, ma meilleure course à vie possiblement, et je décide de pousser le plus possible tant que mes jambes me soutiendront. La seule grosse difficulté du parcours surgit au kilomètre 20, une grosse montée jusqu'à l'arrivée. Et en voyant des gros noms parti dans la vague précédente et en face de moi dans la montée (Bernard Alix, Andrew Tanner), je livre mes dernières forces. C'est avec beaucoup d'émotion et d'épuisement que je franchis la banderole de l'arrivée réservée aux meilleurs des groupes d'âge. J'ai couru mon meilleur 21km (1h28) en 70.3, ce qui conclut bien ma course. Jamais je n'aurai imaginé finir 4ème amateur et 16ème overall sur une telle course, et je me dis que j'ai bien mérité mon slot pour les championnats du monde, que je ne refuserai pas cette fois-ci. J'ai l'impression d'être sur la bonne voie dans mes entrainements, surtout depuis que j'ai assez modifié certaines choses au début de l'été, et passer le ruban de l'arrivée d'une course comme celle-là vaut largement les sacrifices nécessaires tout au long de l'année.

0463_27571.jpg   Je saurai enfin quoi répondre maintenant la prochaine fois qu'on me demandera pourquoi je m'inflige cette séance de vélo seul sous la grosse pluie dans le froid.

20IRONMAN 70.3 MUSKOKA - 2KM+94KM+21,1KM

4h35'11''

Swim : 28'20'' (1'25''/100m, 52ème après swim)

Transition 1 : 3'31''

Bike : 2h34'12'' (36,576km/h, 14ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'00''

Run : 1h28'08'' (14,365km/h, 4'10''/km, 16ème classement final)

16ème sur 1221 partants

2ème men 25/29 ans.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 16:58

Sans titre

   Il s'est passé vraiment beaucoup de choses ce weekend, avec mon pote et training partner JP "the moustache". Déjà, gros évènement du mois, nous avons vu des hamishs sur la route pour aller à Syracuse, NY. On a longtemps hésité à s'installer avec eux, puis finalement on s'était dit que c'était pas si mal d'aller faire un ironman 70.3.

4.jpeg995688_10152943789865693_689370065_n.jpg   En arrivant sur le site du triathlon de la salt city, la température était déjà très chaude, et ça n'allait en rien s'améliorer car c'était 47°C en température ressentie que la météo annonçait. Cela changeait légèrement les plans, car ça ne servait plus à rien d'en garder sous la pédale, car de toute façon tout le monde allait casser sur la course à pied. Bref, il fallait tout donner sur le vélo.

   Nous étions aussi en mode poorfessional. Je l'ai été l'an dernier en dormant dans la voiture à plusieurs reprises, mais cette fois avec JP nous avions réservé dans un camping. Mais en voyant le calme du site, nous avons finalement planté la tente à... 200m du parc à vélo. Oui, nous étions les premiers sur place le dimanche matin. Autre chose aussi, nous avons découvert qu'en camping... Il n'y a rien à faire. Du coup JP s'est couché à 19h, et moi, après plusieurs heures à regarder les canards sans bouger, je l'ai rejoint à 20h30. Certes, on était réveillés à 4h30 du matin, mais avec une grosse nuit qui nous donne au réveil des impressions de jour de forme.

   Puis, il y a quelque chose de qv9jiz0y.jpgdifficilement compréhensible sur les évènements WTC : les groupe d'âge rapides partent en dernier, et passent la course à doubler les autres groupes d'âge lents. donc, moi et JP, en 25/29 ans et 30/34 ans, les deux groupes d'âge les plus compétitifs, nous sommes partis en derniers, une heure après les pros. Nous avons eu tout le loisir d'observer ces messieurs dames faire leur transition, et on s'est dit que finalement on était pas si mal nous autres en transition. Mais ce qui nous a inquiété c'est que les stars comme Joe Gambles ou Lisa Norden (médaillée d'argent aux derniers jeux olympiques, qui d'ailleur au passage a raté la médaille d'or pour 0,9 millième de seconde) ont nagé jusqu'à 2 minutes, 2 minutes 30 plus lentement que d'habitude. C'est clair que la distance n'était pas bonne et en effet, malgré les superbes sensations de glisse dans mon wetsuit Zoot, les conditions parfaites (eau à 20°C), le fait que j'ai pris le draft dans les pied d'un bonhomme assez rapide, je suis sorti en 31 minutes, bien déçu, de l'eau. Pour info, j'avais nagé en 29 minutes il y a trois semaines, avec bien plus mauvaises sensations à cause de la fatigue.

h4i0ed8k.jpg   Bref, je me suis dis que je ne devais pas être mal classé, et je suis parti à la chasse aux places. Les plus grosses montées étant en début de parcours, j'ai forcé modérément en début de course pour utiliser ma force, la grimpe. Je rattrape JP parti 5 minutes avant un peu avant le ravitaillement du 20ème kilomètre. Je m'hydrate énormément car déjà je sue à grosses gouttes sous mon casque aéro. Le vent fait chuter la moyenne si bien que je ne m'attends pas à un grosse moyenne comme prévu, et suis un peufpxwyvqj.jpg découragé à mi-course. Des douleurs apparaissent, et heureusement les ravitaillements et le vent dans le dos dans le chemin du retour me redonnent le moral, car ça roule à présent à 45km/h sur le plat au lieu de 37. En plus, je rattrape deux bonhommes de mon groupe d'âge, ce qui me motive encore plus, j'ai vraiment l'impression de faire un beau vélo, et la moyenne ne cesse de grimper. Je pose le vélo en 2h26, mon meilleur bike split jusqu'à présent, et surtout le meilleur bike split de mon groupe d'âge. Je suis 2ème des 25/29 ans, mais je sais que je vais devoir lutter sur la course à pied.

   Les 21,1km sont un aller-retour à faire deux fois. Sur le premier aller, je suis littéralement terrorisé par les côtes, environ 3, qui semblent tellement plus raides que sur le site internet. Et sur deux aller-retour, ça en fait 12. Surtout que je n'ai plus d'énergie, même pas sur le retour un peu plus en descente. La chaleur me fait même vomir un peu sur le début de la course. Mais le gros point positif, c'est que j'ai réussi à inverser la tendance à grand coup de glaçons sous le tri suit dans le dos et le ventre. Je me suis aspergé sans modération, bu énormément, pris des gels, et les jambes sont reparties. Tous ceux de mon groupe d'âge, et même les autres, qui m'avaient uc3on8uf.jpgdépassé à toute allure dans la première partie, se sont mis à marcher dans la deuxième, et j'ai pu reprendre beaucoup de monde. Un bonhomme du même âge que moi me ratrappe, je suis d'humeur à batailler, nous courrons côte à côtes quelques minutes dans une grosse côte puis soudain il marche et me dis "Ok, good run, man". C'est un gros point positif dans mon cas de pouvoir tenir le crachoir sur la fin de course, et même si sur le papier mon temps de 1h43 est assez lent, on peut dire que je fait parti de ceux qui ont le moins cassé. Chez les pros, seulement 3 brisent le 4h20, alors que d'habitude tout le monde est aux alentours des 4h. D'ailleurs des pros qui trottinaient sur le parcours, j'en ai croisé quelques uns, qui avaient complètement arrêté de s'arracher, mais qui ne voulait peut-être pas de DNF (did not finish).

   Bref, à trois kilomètres de la ligne d'arrivée,l3n0kn29.jpg je ralenti un peu car je commence à être sur les rotules. Mais voilà, à environ 1000m du finish, un bonhomme avec 'Great Britain' sur les fesses et '27' (son âge) inscrit sur le mollet me double vraiment très vite. Je suis écoeuré mais je me dis que je peux pas laisser ce gars là me dépasser maintenant, pas maintenant, même si je n'ai aucune idée de mon classement. Alors je me mets à accélérer avec mes dernières forces, le dépasse et je garde 20m d'avance sur lui. Je suis complètement à bloc, s'il décide d'en remettre une couche, je suis foutu. Je me retourne tous les 50m, et mon avance de 20m a l'air de tenir. Sur la dernière ligne droite, voyant qu'il me laisse tranquillement, je lève un peu les bras en l'air pour célébrer ces 8 secondes d'avance. Sans le savoir, je viens de gagner au sprint le dernier slot pour les championnats du monde à Las Vegas, en me classant 4ème. Je suis extrêmement fier d'avoir réussi cela, même si je n'irai pas pour des raisons financières. Mais qu'il est bon de dire qu'on est capable de se mériter un billet pour les world championships. Bref 4h44 temps final, et une très satisfaisante 31ème place overall sur une course de 1616 athlètes. JP qui n'est guère loin derrirère est lui aussi sur les rotules. Les deux clowns sont bien heureux d'être sortis vivants du four.

3.jpegIRONMAN 70.3 SYRACUSE - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h44'58''

Swim : 31'35'' (1'39''/100m, 66ème après swim)

Transition 1 : 2'45''

Bike : 2h26'14'' (36,927km/h, 26ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'27''

Run : 1h43'00'' (12,291km/h, 4'52''/km, 31ème classement final)

31ème sur 1616 partants

4ème men 25/29 ans.

Les photos ici.


 
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:22

111379758 494255337313432 582150935 n   Une semaine après mon demi ironman en France, j'ai remis le couvert pour un autre aux USA cette fois, dans le Connecticut, un Etat magnifique. Bien que mon demi ironman de la semaine passée était une préparation parfaite pour ce Revolution 3 Quassy qui est extrèmement dur, une seule semaine de repos ce n'était définitivement pas assez pour récupérer correctement, et j'en ai payé les conséquence sur ma course à pied.

   Surtout que des facteurs agravants comme la chaleur extrème était présents. Ceci dit, ils étaient compensés par d'autre facteurs améliorants, comme le fait que j'allais courir pour la première fois avec un vélo time trial et un casque aéro, grâce à la générosité d'un ami. L'eau n'était pas très froide, les conditions de nage étaient excellentes. Ma vague partait quasiment en dernier (hommes de moins de 30 ans), à 7h40, ce qui veut dire que j'allais970316 495672983838334 2039051797 n doubler du monde tout le long. Je me suis positionné en première ligne, confiant de mes capacités. Du coup, en étant un peu devant le pack, je n'ai pas été bousculé. Mais dès les premières centaines de mètres, des petites douleurs, restes de ma grosse nage de la semaine passée, sont ressorties. Je ne pensais pas qu'il fallait autant de temps pour récupérer de la natation. Du coup, même si ça allait assez vite et que je rattrapais les autres vagues, je sentais que je ne poussais pas comme je le voulais et que mon temps serait correct mais pas excellent comme je l'espérais. Je nage donc en 29 minutes, comme quoi un bon wetsuit Zoot ça sauve les meubles, en 5ème position dans mon groupe d'âge et 49ème au total.

   Puis, en embarquant sur le vélo, j'ai été emporté par l'euphorie de conduire un avion à réaction. Je me suis laissé un peu emporter par mes jambes, et fait une belle remontée puisque d'après les résultats détaillés, après 62km de vélo, j'étais 4ème de mon groupe d'âge et 10ème au général ! Le "pic" de ma course en quelque sorte, car j'ai un peu ralenti, involontairement, le rythme dans les grosses côtes de la fin du vélo, à cause de crampes dans les cuisses. Je ne pense pas avoir vu de parcours vélo aussi dur à part sur l'ironman de Nice, ce qui fait que je suis très satisfait de poser le vélo en 2h37', 5ème de mon groupe d'âge et 14ème au général. Satisfait, mais inquiet.

3.jpg   En effet, sur les trois premiers kilomètres, j'ai du m'arrêter à trois reprises 1.jpgpour m'étirer et faire passer les crampes. Malgré la belle descente, je n'allais pas plus vite que 4'15''/km. Je me faisais beaucoup de soucis pour la suite, mais heureusement, en buvant et me ravitaillant bien, toutes mes crampes sont passées. Par contre, les montées ont commencé. Avec la perception biaisée par la fatigue, j'avais l'impression de grimper l'Everest. J'ai complètement cassé, ma seule satisfaction et de ne pas avoir marché. J'ai tout donné, même essayé de m'accrocher à ceux de mon groupe d'âge qui me doublaient, je résistais 3 ou 4km avant de les laisser partir. Le plus dur a été le dernier mile, en grosse montée, j'ai eu l'impression qu'il faisait 5km de long. S'il n'y avait pas eu des coureurs autours de moi, j'aurais fait demi-tour car ne voyant pas la ligne d'arrivée 11 minutes après le panneau du mile 12, j'aurais cru m'être trompé de route. Bref, un beau calvaire sur cette course à pied, 389290 495671800505119 210014920 navec ce combo vélo - course, c'est sûr que ce triathlon est le plus dur que je connaisse, au moins l'ironman de Nice était plat au moins sur la course à pied. Même le vainqueur du jour, Joe Gambles a été du même avis que moi, si ce n'est que lui a couru en 1h13' et moi 1h46'. Avec ce dernier chrono, je me suis ainsi joliment effondré à la 49ème place, 7ème groupe d'âge. Mais je retiendrais que je suis très content de ce que je peux faire en nage et vélo, reste à arriver plus frais pour ne pas casser sur la course. J'ai réussi à le faire au Timberman 70.3 l'an dernier, donc je vais tout mettre en oeuvre pour le faire au Syracuse 70.3 le 23 juin.

Revolution-3-Quassy-2013 5547-L

REVOLUTION 3 QUASSY - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h57'42''

Swim : 29'38'' (1'32''/100m, 49ème après swim)

Transition 1 : 2'29''

Bike : 2h37'25'' (34,304km/h,14ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'21''

Run : 1h46'49'' (11,852km/h, 5'03''/km, 49ème classement final)

49ème sur 996 finishers

7ème men 25/29 ans.


 
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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 06:19

front.jpgtriathlon du sud 25-26 mai 2013 (59)

   Après trois semaines assez intenses et axées sur le vélo, mon séjour en France se devait de terminer par un beau triathlon. Ainsi, après une semaine de 35h d’entrainement et une montée du Ventoux le mercredi qui concluait 20h d’entrainement sur le début de la semaine, j’ai tout stoppé pour retrouver des jambes en vue de l’half ironman de Villetelle, le triathlon du sud. Le temps de la veille peu clément n’a pas empêché mon frère de gagner son groupe d’âge sur le sprint, et heureusement le soleil était au rendez-vous le dimanche matin. Les mauvaises températures des dernières semaines n’ont pas permis à l’eau de se réchauffer plus que 15°C, ce qui m’inquiétait un peu. Mais finalement après un bon échauffement dans l’eau, le froid était supportable.

   Ce petit half ironman d’une centaine de partants était une belle occasion de tester ma forme avant les courses d’envergure, mais aussi le moment d’essayer de s’illustrer un peu. Je suis donc parti un peu à tombeau ouvert dès les premiers mètres des 1900m natation. Au bout d’un moment, je lève la tête et constate que je suis 4ème. Le 3ème n’est pas loin et j’essaie de revenir sur lui. Mon wetsuit Zoot F4 a joué un rôle primordial. Je le trouvais très serré en dehors de l’eau, mais dès qu’on s’immerge, il devient une seconde peau. Des ajouts de matières au niveau des bras assurent une diminution des remous, mais surtout ce qui est incroyable c’est la glisse qu’il procure. Lors de mon premier essai en piscine, après l’avoir enlevé, j’avais l’impression de nager dans du beurre plutôt que de l’eau. Et ce jour-là, le sub 13 minutes au 1000m en piscine m’avait mis en confiance pour les triathlons à venir.

triathlon du sud 25-26 mai 2013 (82)   Bref, du coup tout allait bien dans l’eau fraîche de la rivière Vidourle, et une fois le 3ème rejoint, je suis sagement resté dans ses pieds jusqu’à la fin. Nous sortons à moins de deux minutes des premiers avec un chrono de 24 minutes. Un temps un peu trop rapide, j’ai donc des doutes sur la distance réelle, toujours est-il que cette sortie 4ème de l’eau me bourre de confiance. Malgré une transition très lente à cause du froid qui m’avait engourdi, je suis toujours 4ème lorsque je me pose sur le vélo, et entame la portion vélo que j’imaginais assez facile.

   Je m’étais fait prêter des roues Zipp pour l’occasion, triathlon du sud 25-26 mai 2013 (98)espérant sortir un beau chrono, mais le vent et les côtes m’ont vite fait changer d’avis. Cependant, le vent de face et le beau col au kilomètre 35 ont joué en ma faveur puisque j’ai pu prendre un temps la 3ème place. Ce pied sur le podium, je ne l’ai pas gardé longtemps, car dès la descente, les roues lenticulaires et les vélos aéros m’ont déposé. Je constate ainsi, le moral dans les chaussettes, vers le kilomètre 70 que je suis 7ème. Un petit coup d’accélérateur me permet de repasser 5ème à la fin du vélo, avec un joli 35km/h de moyenne sur ce parcours côteux et venteux d’environ 95km finalement. Mais j’y laisse un peu des plumes, car je retombe immédiatement 7ème lors de la première boucle de la course à pied.

triathlon du sud 25-26 mai 2013 (103)   Le circuit de course consiste en une boucle à faire 4 fois. A ma grosse surprise, de grosses montées sont présentes, et même des montées de trail.  Du coup, ce triathlon est propulsé comme l’half ironman le plus dur que j’ai eu à faire. Heureusement, je ne craque pas et reste 7ème sur les deux autres boucles. Puisque la forme va assez bien, j’accélère un peu sur la dernière boucle, mais ne rattrape personne. Je suis satisfait de mon temps (1h33) vu les difficultés, et encore plus du temps final, 4h47, à 13 minutes de mon meilleur temps qui avait été établi sur un parcours très facile.

Je suis donc en pleine confiance pour les triathlons à suivre, et en prime je finis premier de mon groupe d’âge. Avec plus de repos et pas de Ventoux le mercredi, je me sens bien d’aller chercher un beau classement sur un triathlon de niveau relevé, même si mes fidèles supporters / photographes, mes parents, ne seront pas là la prochaine fois. La saison est lancée !

triathlon du sud 25-26 mai 2013 (127)TRIATHLON DU SUD - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h47'00''

Swim + transition 1 : 7'01'' (4ème apèrs swim+T)

Bike : 2h46'00'' (34,880km/h,5ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 + run : 1h33'59'' (7ème classement final)

7ème sur 85 finishers

1er homme 25/29 ans.

Les photos ici.

 

 


 
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 12:39

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Ironman-70.3-Timberman-2012 0003    Me voilà arrivé au dernier triathlon longue distance de la saison. Le dernier grand rendez-vous, le dernier gros objectif. Cette saison est passée en un éclair, puisqu'elle commencé il y a deux mois à peine avec l'Ironman de Nice. Heureusement il y aura d'autres petits évènements en septembre, mais c'est dur de se dire qu'on ne va pas revivre avant l'année prochaine ces fabuleux moments que l'on trouve dans les triathlons longue distance. Encore une fois, je suis parti en mode 'aventurier solitaire' : 4h30 de voiture d'une traite à l'aller et une nuit dans la voiture au milieu des forêts du New Hampshire. Au passage, ce coin là du New Hampshire que j'ai découvert est une merveille de la nature. Après avoir traversé les immenses falaises des White Mountains, je suis tombé sur un véritable paradis, sur les rives de ce lac, Lake Winnipesaukee, où les plages de sable et les vagues côtoient les animaux sauvages et les paysages montagnards au large des eaux claires. Une beauté dans ces paysages qui donne davantage envie de pousser fort la machine, afin de mériter ce cadre. D'ailleurs, j'avais des ambitions pour ce triathlon. Après deux demi ironman où les résultats n'étaient pas à la hauteur de mes espérances, je ne me voyais pas faire à nouveau en dessous de ma marque de l'an passé, 4h53. Cette fois-ci, j'ai eu quasiment un mois pour récupérer de ma dernière épreuve, j'arrive donc frais, et j'ai énormément travaillé la natation, avec des semaines qui frôlent le 15km de nage. Il faut dire qu'à force de regarder les jeux olympiques, j'ai découvert que mes mouvements n'étaient pas excellents, et j'ai gagné de précieuses secondes à vouloir imiter le geste parfait que l'on aperçoit quelques brêves secondes lors d'une épreuve à la TV depuis les caméras situées dans la piscine. Il fallait que je fasse un temps en natation. En vélo aussi, vu que le parcours allait être le plus roulant que je n'ai jamais fait jusqu'à présent. Et dans la foulée, je veux faire un bon temps en course à pied. Bref, pour résumer, je veux faire un bon temps de partout. 

   Lorsque le grand jour arrive enfin, il fait encore nuit. 11C'est 4h, et le parking vient d'ouvrir. Je voulais être parmi les premiers arrivants, car lorsque le parking sera complet vers 5h, les suivants devront se garer loin et prendre une navette. A 4h15 je suis garé dans le parking et je me rendors jusqu'à 6h. J'ai beaucoup moins de pression à présent lors de mes triathlons. Auparavant, je me disais "dès que tu sors de l'eau, si tu es vivant, tu es sauvé". Maintenant, la nage est loin d'être la partie que j'aime le moins, c'est une discipline où je ne suis plus en train d'essayer de sauver les meubles, mais plutôt où je me mets en première ligne au départ pour être le plus compétitif possible. J'ai progressé techniquement en natation et c'est à présent une discipline que j'aime. Avant je nageais parce qu'en triathlon il y a une partie nage. Maintenant, je peux dire que j'aime et je fais du triathlon en partie parce qu'il y a de la nage dedans. Ce matin,  je suis dans la dernière vague, celle des hommes de moins de 29 ans. Je regarde patiemment les autres vagues partir, et quand vient mon tour, je me mets sur la première ligne. Je suis très content de cette fraicheur matinale qui a permis d'autoriser le port de la combinaison. C'est tellement plus rapide avec. Nous avons de l'eau jusqu'aux genoux, et lorsque le départ est donné, c'est la ruée vers le large. Dès les premiers mouvements j'essaie de m'extirper du peloton. Très vite je rattrappe les autres vagues, et lorsque je lève la tête pour me repérer, contrairement à d'habitude, je n'aperçois que très peu de bonnets blancs, la couleur de ma vague, ce qui m'encourage. Je me concentre énormément à faire le mouvement le plus efficace possible. Il est dur de se concentrer en triathlon, car la majeure partie du temps, on cherche à doubler, éviter des nageurs, où se diriger vers les bouées du parcours. Le temps passe très lentement aussi dans l'eau. j'ai l'impression de nager depuis une heure, mais pourtant, je suis bien en dessous de la demi-heure lorsque je regarde ma montre pour la première fois, sur le chemin du retour vers le rivage. J'ai un objectif secret qui est de casser le 30 minutes, et je donne tout dans mes brassées sur la fin pour y parvenir. Lorsqu'il y assez de fond pour que je me redresse, ma montre indique 30'20''. Peut être qu'une vingtaine de mouvements un peu plus forts aurait suffit... Je cours sur la plage et passe sous l'arche en 30'38''. Il y a très peu de bonnets blancs autours de moi et je suis extrêmement content de voir qu'il ya beaucoup de vélos dans ma rangée dans l'aire de transition. Ceux de ma catégorie sont encore en train de nager. En fait sur la cinquantaine de men 18-24, je suis sorti de l'eau 6ème, une première pour moi. Grâce à deux bénévoles qui m'arrachent litérallement ma combinaison, je fais une transition rapide, et enfourche mon vélo.

1   Il me faut un petit moment pour fixer mes chaussures sur les pédales, puis rentrer mes pieds dedans, car j'ai oublié mes élastiques pour faire tenir mes chaussures et du coup je les ai emportées dans les mains. Ce sont des détails qui importent peu sur de la longue distance, mais je suis rendu à un point où chaque minute gagnée est une petite joie. J'embarque finalement pour 90km de vélo. Ce circuit sensé être très plat commence néanmoins avec de belles bosses en début de parcours. Les montées sont mon point fort, et je ne me fait que très peu doubler, et toujours par des coureurs d'entre 30 et 40 ans (l'âge de chaque triathlète est inscrit au marqueur sur le mollet gauche avant le début de l'épreuve). J'ose lâcher les freins dans quelques descentes vertigineuses, et puis finalement vers le kilomètre 20 ou 25, une portion de faux-plat descendant commence, et ne finira pas avant le demi-tour de la mi-parcours. C'est un régal de rouler à plus de 40km/h sans forcer. A tel point que je m'alimente assez tard, ne ressentant aucun manque d'énergie, et en me forçant, avec une barre de céréales, à la mi-parcours, que je passe en 1h13. Le retour se fera un peu moins rapide, mais tout de même aux alentours de 36, 37km/h grâce à un léger vent dans le dos qui pousse dans le faux-plat montant. J'arrive donc aisément au kilomètre 60 ou 65 en essayant de me rappeler les descentes de l'aller qui seront maintenant des montées. C'est aussi à ce moment qu'un groupe de coureurs de ma catégorie d'âge me rattrappe, armé de time trial. C'est un peu une course poursuite qui s'engage, car ils me doublent sur le plat, mais je les rattrappe aisément sur les montées. Je commence à prendre des gels de temps à autre que j'ai scotché sur mon vélo, et c'est finalement à une dizaine de kilomètres de l'arrivée que je sèmerai mes poursuivants. Je force dans les derniers kilomètres de plat pour aller chercher un chrono sous les 2h30', que je ne raterai que de 19 secondes. Je me souviens alors de ce ravitaillement au kilomètre 70 où je suis allé très lentement sur quelques dizaines de mètres pour prendre le temps de vider ma gourde avant d'en prendre une nouvelle. C'est à peu près le seul moment de la course où j'aurais pu grapiller ces 19 secondes, tout le reste du circuit ayant été fait à plain régime. Je pose mon vélo en zone de transition et en compte quatre autres dans ma rangée. Je suis donc 5ème de  mon age group. C'est une excellente nouvelle, j'arrache le dernier gel du cadre de mon vélo et pars faire mon demi-marathon le gel à la main.

SC 0001   Les premiers kilomètres sont difficiles pour mes jambes et je 3ne parviens pas à trouver le rythme. J'ai peur de payer, encore une fois, les efforts fournis sur le vélo, d'autant plus que mes habituelles crampes d'estomac apparaissent. Mais cette fois-ci, elles passent assez rapidement, peut être parce que le circuit est moins dur que d'habitude. Je trouve alors mon rythme de croisière, et me base sur les miles indiqués le long du parcours, en essayant de les passer toujours en un peu moins de 7 minutes. Je m'alimente et bois beaucoup aussi, car aujourd'hui, tout passe sans problème. Je glisse des éponges un peu de partout sous mes habits, et les encouragements du public amassé le long du parcours me fait doubler du monde à la pelle et me porte jusqu'à la mi-parcours, 10,5km, que je passe en 44 minutes. Je surveille ardemment les mollets des concurrents, mais je n'ai encore vu aucun coureur de ma catégorie. Je m'engage alors sur le deuxième aller-retour, avec une petite baisse d'énergie. Le parcours me semble plus long qu'à l'aller, et je me sens piocher dans mes dernières réserves. Je suis un peu écoeuré par le sucre, et penche plutôt pour des verres d'eau aux ravitaillement. C'est au demi-tour, le deuxième, près du kilomètre 16, donc, que je retrouve de la motivation pour aller me battre sur cette fin de parcours. A ce 4moment je me dis que même un gros coup de fatigue ne m'empèchera pas de garder ce rythme que j'ai réussi à tenir depuis plus d'une heure à présent. Je commence à accélérer progressivement, et les encouragements des autres triathlètes eux-mêmes me donnent du coeur à l'ouvrage. A deux miles de l'arrivée, je me laisse complètement emporter par mes jambes. J'ai des sensations fabuleuses, je cours sûrement à 4'10'' ou 4'05'' au kilomètre mais avec la fatigue et l'euphorie j'ai plutôt l'impression de faire du 3'15'' au kilomètre. C'est d'ailleurs dans ces derniers instants que je double le 4ème de ma catégorie. Cette fois, en abandonnant à mes muscles les derniers milligrammes de sucre de mon sang, je brise la symbolique barre des 1h30' d'une dizaine de secondes et finis en 4h35'07''. J'ai enfin rempli mon objectif de temps, en faisant une course dont l'intensité n'a pas diminué pendant 4h35, ce qui me rempli de bonheur. Dans les trois disciplines, j'ai fait le temps que j'espérais, c'es tellement rare que je finisse une course sans aucun regrets : Il n'y a aucun moment aujourd'hui où je peux dire "j'aurais dû...". Alors je savoure l'instant, surtout que les américains savent les faire apprécier grâce à leur buffets de nourriture d'après course. Sur les évènements IronMan, ici, les podiums vont jusqu'à la cinquième place, et pour la première fois je vais monter sur une marche, sur un IronMan 70.3. Chaque seconde grave le temps mais certaines gravent votre mémoire.

Ironman-70.3-Timberman-2012 0001IRONMAN 70.3 TIMBERMAN - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h35'07''

Swim : 30'38'' (1'36''/100m, 79ème après swim)

Transition 1 : 2'25''

Bike : 2h30'19'' (35,924km/h, 53ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'55''

Run : 1h29'50'' (14,093km/h, 4'15''/km, 38ème classement final)

38ème sur 1335 partants

4ème men 18/24 ans.

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 11:31

Sans titre

TM2 1742   Un de plus. Ce qui était l'été dernier une grosse course est devenu cette année la routine. A un tel point, que sans m'en rendre compte je néglige la période de repos d'avant course. Couché tard vendredi soir, levé tôt le samedi matin pour regarder le tour de France, et une nuit de quelques heures dans la voiture de samedi à dimanche. Aussi, avec les combinaisons interdites malgré la fraîcheur matinale, dimanche matin, il était très dur de trouver de la motivation, même pour les championnats canadiens de demi ironman. Heureusement le plaisir est vite revenu dès la fin de la natation, après avoir nagé 1,9km dans le lac Magog en un peu plus de 33', une minute plus rapide qu'il y a deux semaines. Ces derniers temps, j'ai mis l'accent sur la natation, et je me sens progresser de semaine en semaine, tant sur la technicité, sur les appuis, que sur le physique. Peut ête l'effet est-il psychologique, mais je me sens de plus en plus à l'aise sur cette distance de 1,9km.

   Bref, j'étais bien déterminé à faire quelque chose sur le vélo. Comme prévu, le parcours était assez difficile, très valloné. Avec un léger vent de face sur la première moitié, j'ai pu tout de même garder un 33km/h de moyenne, qui s'est transformé en 34,5km/h sur la deuxième moitié avec le vent favorable et plus de descentes. La température n'était pas très chaude, ce qui m'a permis de ne pas perdre de temps à m'arrêter sur les ravitaillements. J'ai réussi à garder un effort constant tout le long, sans baisse de régime comme c'est parfois le cas, et surtout je me suis donné à fond dans chacune des montées, dépassant énormément des vélos de contre-la-montre, qui me rattrappaient ensuite dans lesTM1 1831 descentes et sur le plat. J'ai plutôt apprécié ce jeu du chat et de la souris tout le long du parcours, car pour chaque coureur qui me doublait en descente, je faisais l'effort de le rattrapper dans montée qui suivait, et surtout de l'enrhumer en le doublant, quitte à y laisser de l'énergie pour plus tard. Bref, je me suis bien fait plaisir sur cette partie vélo, ce qui m'a emmené à la terminer en 2h40', mais en comptant les deux transitions, ce qui est là encore une nette amélioration par rapport à il y a deux semaines. Malgré ça, je n'étais pas classé dans le premier 10% de la course, comme sur un ironman classique. Cette fois, j'étais dans les 40ème (après avoir compté les cyclistes au demi tour du parcours vélo), peut être le signe que malgré son faible nombre de participants (200), les championnats canadiens attirent du niveau.

   Je suis donc parti sur mon demi marathon après 3h13' à ma montre, très satisfait et plein d'ambition. En effet, avec une bonne course à pied, ce qui correspond pour moi à 21km en 1h30', je pouvais nettement briser le 4h45', ce qui aurait été un chrono vraiment excellent sur un parcours global assez difficile. La partie de course à pied était constituée d'une boucle de 5,25km à faire quatre fois, avec un belle montée au milieu de chaque tour. Je suis parti sur mon pace visé, pas trop vite cette fois, car l'envie et l'espoir de bien faire étaient là. Des crampes d'estomac sont apparues, mais je ne me suis pas affolé, car il y a deux semaines, j'ai fait une belle partie course à pied avec ces crampes d'estomac. TM2 3488J'ai l'impression que mon corps n'arrive pas encore totalement à encaisser une grosse partie vélo enchaînée d'une grosse course. Cela viendra et en attendant, je me suis efforcé de faire passer doucement ces crampes d'estomac. Le premier tour s'est finalement assez bien déroulé, mais c'est dès le début du deuxième que mes intestins ont lâché, m'obligeant à faire une pause toilette urgente. Du coup, j'avais déjà perdu des minutes dès le deuxième tour. Dans le troisième, un autre problème est apparu, l'hypoglycémie. Sur les ravitaillements de course à pied, les bénévoles ne tendaient que des verres d'eau et de boisson énergétique. Je sentais qu'il me fallait plus que ça, comme des gels, et c'est lorsque j'ai commencé à me sentir mal sur le troisième tour et que j'ai marché à un ravitaillement que j'ai vu des gels tranquillement posés sur les tables, comme cachés dans un coin entre les nombreux verres d'eau et de e-load. J'étais un peu énervé que les bénévoles n'en avait pas donné aux IMG00011-20120722-1047coureurs, aussi j'en ai pris cinq ou six et je suis partis avec. Sur les sept ou huit kilomètres qui restaient, je n'ai carburé plus qu'avec ça et de l'eau, en essayant tant bien que mal de surmonter ma grosse baisse d'énergie. J'ai terminé ma course en 1h39', déçu, mais pas surpris, car j'avais compris dès le deuxième tour que ça serait dur d'atteindre l'objectif fixé. Malgré ça, je fais à trente secondes près le même temps qu'il y a deux semaines, sur un parcours plus difficile, et moins reposé. Je finis donc 38ème de ces championnats canadiens, et 9ème de ma catégorie, une performance pas si pire, d'autant plus qu'elle m'aurait qualifié pour les championnats du monde 2013 de longue distance à Belfort, en France, si j'avais eu la nationalité canadienne !

   Mes sensations sur la nage et le vélo m'ont donné plein d'ambitions pour l'IronMan 70.3 Timberman en août. A condition de moins le prendre à la légère cette fois-ci, et d'arriver frais et motivé, la deuxième chose étant toujours plus facile que la première dans mon cas.

TRIMEMPHRE - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h54'06''

Swim : 33'43'' (1'46''/100m, 41ème temps)

T1 + Bike + T2 : 2h40'44'' (38ème temps)

Run : 1h39'41'' (12,700km/h, 4'43''/km, 49ème temps)

38ème sur 200 partants

9ème homme 20/24 ans.

Les photos ici.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 10:27

Sans titre

   Après avoir très bien récupéré de l'Ironman de Nice, deux 541456 10150197181544980 1266825462 nsemaines plus tôt, je me suis lancé tête baissé dans mon deuxième objectif de la saison, performer sur le demi ironman, ou 70.3, une distance qui me plaît vraiment : on récupère très vite d'un 70.3, on peut mettre du rythme tout le long de ce type de course sans essayer de se garder de l'énergie pour plus tard comme dans un ironman, l'épreuve est moins exigeante en entraînement. Bref, je suis donc parti à 9h de Montréal samedi matin, et après avoir traversé le Vermont, le New Hampshire, le Massachusetts, après avoir franchi la frontière et les embouteillages de Boston, j'ai débarqué dans cet Etat que je ne connaissais pas, le Rhode Island, quelques minutes avant la fermeture du retrait des dossards à 17h. Puis, la course contre la montre a continué pour aller déposer les affaires de courses puis le vélo à quelques kilomètres de là, à Olney Pond, un petit coin paradisique où je n'ai pas pu résister à la tentation de me baigner dans l'eau chaude avec le soleil couchant. Dans la soirée, ma voiture, en plus de me servir de moyen de transport, m'a aussi servi d'hotel. Après tout, ce n'était que pour quelques heures, puisqu'à 4h du matin, je me levais pour me diriger vers le centre ville de Providence, la ville hôte de l'évènement, pour prendre une navette qui me conduirait jusqu'au départ de la natation. 

IronMan-70.3-Rhode-Island-2012 0002   Arrivé vers 5h30 sur l'ère de départ, je vérifie rapidement mon vélo avant de quitter la zone de transition à 5h45. Le départ des pros se fera à 6h et le départ de ma vaque à 6h45. J'ai donc tout le temps de regarder les vagues partir et même arriver. La mauvaise nouvelle de la matinée est que les combinaisons sont interdites, pas étonnant avec la température de l'eau. Moi qui voulait casser le chronomètre sur la nage aujourd'hui, je dois me résigner à ce que mon temps ne soit pas excellent. Lorsque l'heure du départ s'a0197 00499pproche, les coureurs de mon groupe d'age se rassemblent sur la plage. Je me suis faufilé dans les premières lignes. Puis le départ est lancé. Je cours quelques mètres là où l'eau est au niveau des genoux, et au moment de plonger pour nager, je marche sur une pierre qui me fait contracter bizarrement le pied, et je crampe au niveau de l'arche du pied. Pendant 50m, je ne parviens pas à nager comme je le devrais, et la moitié des triathlètes de ma vague me passe sur le corps. Lorsque la crampe passe enfin, je prends un rythme peu confortable afin de rattrapper du monde. Je me concentre pour garder ce rythme, toujours être à la limite de mes capacités pulmonaires. Je profite aussi de l'instant, car les sensations sont très bonnes, je me sens glisser dans l'eau chaude, sur ce lac magnifique. Je double beaucoup de monde, notamment ceux des autres vagues partis avant. Après 25 minutes et quelques virages, j'aperçois la ligne d'arrivée de la nage, et je me donne encore plus, sentant les muscles des épaules s'échauffer. Lorsque je sors, je suis extrêmement satisfait de m'être défoncé comme jamais, même si le temps n'est pas mon meilleurs, 34'47'', la combinaison aide définitivement à aller plus vite. Je cours jusqu'à l'aire de transition, attrappe mon vélo et pars sur le circuit de 90km.

0197 000070197 02627   Sur les premiers kilomètres de plats, le compteur flirte avec le 40km/h. J'ai regardé le profil du parcours, et il semble que ce sera très plat, plus facile qu'à Nice en tout cas. Mais à ma grande surprise, en plus des faux plats montants ou descendants, je rencontre de nombreuses côtes courtes et raides. Je suis à mon avantage dans ces montées-là, et, debout sur le vélo, je double à la pelle des coureurs. Jamais sur le parcours je ne verrai un seul coureur me doubler en côte. Mais dans les descentes, c'est une autre affaire. Là où je roule à 50km/h, les time trial me doublent à 60km/h. Je me concentre sur ma course, car mon objectif est de me rapprocher des 2h30 sur ce parcours vélo, soit un 36km/h de moyenne. Mais vers la mi-parcours, je me rends compte que ces montées et descentes n'amènent ma vitesse moyenne qu'à 34km/h à0197 03974 peine. Ce parcours n'est pas si plat finalement, et il en sera de même jusqu'à l'arrivée. J'ai beau tout donner sur le vélo, sans aucun calcul d'économie d'énergie, ma vitesse moyenne ne bougera pas. La chaleur commence à tomber aussi, et les boissons énergétiques des ravitaillements sont les bienvenues. Le parcours n'a rien de grandiose, des arbres, et parfois des boulevards avec une voie réservée pour les triathlètes et démarquée par des plots. Ces 90km passent rapidement, j'ai maintenant l'habitude de faire des sorties beaucoup plus longues. A l'approche de Providence, le parcours devient par contre vraiment... dégueulasse. De nombreuses portions de routes sont défoncées, et par quatre fois il faut traverser des rails de chemin de fer. De partout sur la route se trouvent à ces endroits-là des bidons d'eau de cyclistes dont la secousse sur les rails a fait tomber les gourdes. Ces bidons sont des dangers mortels, et je me languis d'en finir avec ce parcours de vélo qui est bien différent des parcours que j'ai pu admirer sur les autres évènements ironman. Je pose donc le vélo après 2h39'57'', assez déçu de ne pas avoir mis en banque plus de temps que ça, et d'avoir été à peine plus rapide qu'à Nice où le parcours vélo était très exigeant, car je sais qu'à présent le parcours de course à pied n'est pas facile, et il va être dur de faire un chrono correct.

0197 09935   La transition est très rapide, juste le temps d'enfiler mes chaussures et une casquette et me voilà parti. Je pars très vite d'entrée, surtout que le parcours commence par une descente. Après un kilomètre, je sens des crampes d'estomac. je décide d'arrêter de manger aux ravitaillements le temps de les laisser passer, et je ne prends que quelques gorgées d'eau, mais surtout me verse des litres d'eau sur la tête, coince des éponges d'eau glacée de partout sous mes habits et ma casquette, façon Craig Aexander. La première difficulté est un longue et raide montée de peut être un ou deux kilomètres, qui n'arrange rien à mes crampes d'estomac. Heureusement, je parviens à garder un bon rythme, ces crampes vont et viennent mais ne me gênent pas tant que ça. Je suis étonné de ne voir que peu de monde sur le circuit, je suis pourtant partis dans les dernières vagues. Passé la grande montée, se trouvent encore quelques bosses, puis un demi tour nous renvoit descendre ce que nous avons monté. S'ensuit alors une grande boucle assez plate cette fois mais avec moins de ravitaillement, où je parviens à retrouver de 0197 09937la vitesse. Je finis alors les 10,5km après une dernière belle montée vers l'aire d'arrivée, et je repars pour le dernier tour. Je suis un peu démoralisé à l'idée de devoir me retaper la grosse montée. Mais cette fois, de nombreux coureurs sont arrivés sur le circuit, et dans cette montée, beaucoup d'entre eux marchent. Je les double en courant, ce qui me redonne le moral. L'estomac va bien mieux, et je prends quelques gels et oranges, à titre préventif, car je ne sens aucune baisse de régime, ni physique, ni mentale. Lorsque s'en viennent les cinq derniers kilomètres de plat, je pousse un peu sur la machine pour essayer de garder un bon rythme. Je double énormément de coureurs, et puis lorsque je finis la dernière montée, la ligne d'arrivée apparait. Je suis satisfait d'avoir poussé autant, mais là encore, les montées réduisent mon temps à 1h34'18''. Je finis tout de même en 4h53', le même chrono qu'au demi ironman de Montréal sur un parcours complètement plat. Je suis très content d'en avoir fini, d'avoir pu mettre tout ce rythme tout le long de la course, sans baisse de régime, une première. Mais à l'annonce des résultats, j'ai un peu de rancoeur à voir que je ne suis que 8ème de ma catégorie. Même pas un top 5. Pour une course faite avec d'aussi bonnes sensations, j'aurais espéré mieux. Mettons ça sur le compte de la fatigue de Nice, et puis la saison est loin d'être finie. Je profite des pizzas de l'arrivée, et après une sieste réparatrice dans l'herbe, je finis mon aventure par 6 heures de route vers Montréal. 

0197 11467IRONMAN 70.3 PROVIDENCE RHODE ISLAND - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h53'36''

Swim : 34'47'' (1'49''/100m, 121ème après swim)

Transition 1 : 2'47''

Bike : 2h39'57'' (33,761km/h, 83ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 1'47''

Run : 1h34'18'' (13,425km/h, 4'28''/km, 69ème classement final)

69ème sur 910 arrivants

8ème men 18/24 ans.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 14:53

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   Déjà trois triathlons dans le corps depuis mon inaugural en juin 2011, mais toujours aucun sur le vieux continent. Il était évident que cet IronMan 70.3 qui allait lancer sa première édition à Aix en Provence, à 50 km de ma ville natale, sonnait comme un signe du destin, comme une provocation, même. Deux semaines après celui de Montréal, me voilà embarqué dans une nouvelle aventure, sur la terre qui m'a vu naître.
240911-1302   Malgré leur prix, les triathlons du label IronMan sont un plaisir à courir tant l'organisation est pensée jusque dans les moindres détails. Je passe ma journée du samedi avec les 1250 autres athlètes à déposer à Aix en Provence mes affaires "run", puis à Peyrolles mes sacs "swim" et "bike" ainsi que ma monture en question. 800 bénévoles se chargeront de faire en sorte que l'on trouve bien nos affaires à chaque transition. Le label IronMan flashe dans tous les sens et met dans l'ambiance des grands jours. Puis, le temps de retrouver l'ami Alexandre DeLayre pour boire un sirop de menthe et c'est l'heure de dormir, ou tout du moins d'essayer, un samedi soir dans une ville aussi agitée qu'Aix.

15
   Puis vers 3h du matin, les bruits de la rue se taisent. Je comprendrais pourquoi au réveil, à 4h55 : il pleut des cordes ! mon moral tombe au plus bas, du soleil avait été prévu jusqu'à hier soir, et voilà que le temps casse l'ambiance. Je n'ai rien prévu pour la pluie et je ne me vois pas me jeter dans l'eau à 20°C ce matin, ni enchainer avec 90km de vélo sous la pluie. Mais je pars tout de même en Tshirt, dans la nuit, sous la pluie, rejoindre le bus qui dois partir à 5h30 pour nous mener à Peyrolles où aura lieu la natation.
   Et heureusement, le pluie cesse à notre arrivée. Les vélos, au chaud sous leur housse de protection, hénnissent de nervosité. Elles sentent les matins des grands jours ces bêtes là. Le temps de faire l'inspection traditionnelle du mien, d'enfiler la combi, et me voilà sur la plage du lac avec les 1250 autres athlètes pour assister au départ des pros, qui partent 5 minutes avant la masse... En parlant de masse... Ce sera mon premier mass start, et je redoute de savoir ce que ça va donner. J'ai toujours fais des triathlons avec des départs par vagues successives par tranche d'age, mais aujourd'hui, je vais devoir me jeter dans la foule des 1250 bonnets bleus. Heureusement, Alexandre est là pour me conseiller. "Distribue des beignes. Moi je fous des baffes à tous ceux que je croise, et au bout d'un moment, je suis seul dans un cercle de 2m de diamètre. Bon je te laisse, je vais en première ligne, c'est là où ça va fighter le plus". Bon, bin merci Alex.
3   Et puis soudainement le départ est lancé. Je pars en arrière du groupe et entends déjà le son des battements de bras lorsque j'avance sur la plage. La dernière chose que je perçois avant de m'enfoncer dans l'eau fraiche est les paroles du speaker : "Regardez cette bataille, cette machine à laver ! C'est ça, le IronMan !". Et puis je sombre dans les cliquetis aquatiques.
   J'en ai pour mon argent. Je reçois souvent une baffe de la gauche, parfois un type me passe carrément sur le corps de la droite. Mais l'époque où je subissais est enfin terminée. j'ai à présent beaucoup plus d'aisance dans l'eau et je ne me laisse pas impressionner, je distribue autant que je reçois, et surtout je double en me faufilant entre les gens, quitte à en bousculer deux ou trois. J'ai l'impression d'exploiter bien plus mes capacités qu'à Montréal, d'aller plus vite. Involontairement, je prends même les virages à la corde. Je prends du plaisir et me retrouve bien vite à la fin de la nage. Je constate avec stupéfaction que j'ai nagé sous les 30 minutes. je déchanterais le soir lorsque je me rendrais compte qu'en réalité il manquait 200m au parcours nage pour atteindre les 1,9km caractéristiques des IronMan 70.3, mais la joie du moment devient un carburant pour parcourir pieds nus les 500m qui nous séparent des vélos. C'est parti pour environ 3h de découverte de la signification du mot "monter".
Slideshow-10080 02129   Je parcours rapidement les 10 premiers kilomètres de plat, à plus de 40km/h, porté par l'ivresse du moment. Puis commence la première difficulté, le premier col. Il y en aura 5 en tout avant d'arriver à Aix en Provence, 5 montées bien raides d'entre 3 et 8km à chaque fois, autours de la montagne de la Sainte Victoire. Les prochains kilomètres de plat seront dans la ville d'Aix. Mais j'aime monter, donc je fais l'effort. En fait, je ne sais pas ce que je n'aime pas. Si c'est dur, j'adore, difficile de me décourager. Et pourtant, j'ai bien eu envie de me taper la tête contre un pin de la pinède lorsqu'au kilomètre 30 mon pneu avant a crevé. Plutôt que de perdre du temps à changer la chambre à air, je préfère balancer une bombe de produit anti crevaison à l'intérieur pour gagner du temps. Mais le trou devient une crevaison lente qui m'oblige à regonfler tous les 20km. Mais je persiste et préfère faire de courtes pauses tous les 20km plutôt qu'une grosse pour changer la chambre à air, qui casserait mon rythme. Lorsque je dépasse dans les côtes au son des "Nice !" encourageants (il n'y a que 500 coureurs français aujourd'hui), c'est pour entendre "Again ?" lorsque je regonfle au sommet avant les descentes.
   Les kilomètres défilent et j'arrive au deuxième ravitaillement. Un homme dans une civière de pompier m'indique de ralentir. J'ai laissé le premier ravitaillement, alors je prends cette fois-ci une gourde. Mais après quelques kilomètres, je ne sais que faire de cette gourde vide, mon vélo étant déjà un garde-manger rempli de gourdes et de barres de céréales.  Je ne veux pas la jeter dans la nature, et je décide plutôt de la donner à un gamin qui serait ravi d'avoir une gourde Powerbar, puisqu'ils sont nombreux dans les villages qu'on traverse. Dans le suivant, j'aperçois un gamin et sa mère sur un trottoir. En passant, je jette ma gourde à deux mètresSlideshow3 d'eux pour éviter de leur faire peur et crie "Tenez, c'est cadeau!". Mais quelques secondes plus tard, j'entends la mère hurler : "Va te faire foutre, connard !". C'est désolant de constater une fois encore qu'en France, contrairement au Québec, la bêtise des gens les pousse à prendre la moindre chose comme une agression. Comme si j'avais rien d'autre foutre pendant mon IronMan 70.3 que d'agresser les spectateurs. Bref, après avoir ri un bon coup, j'ai 0080 06464basculé pour la dernière descente vers Aix. Après quelque virages serrés, l'odeur de la fin se fait sentir. Dommage de quitter ce fantastique milieu naturel. Mais si les mauvaises nouvelles n'arrivent jamais seules, les crevaisons non plus. Et à 500m du finish, c'est au tour de l'arrière de se dégonfler. Je finis donc complètement sur la jante, à 10km/h, jusqu'à l'arche de la fin du vélo, avant de la lancer à un bénévole. J'ai parcouru les 90km en 2h53', 2h45' même d'après mon compteur si on enlève les pauses de regonflage. Je ne suis pas peu fier de la performance, mais troque bien vite ma prétention contre ma paire de chaussures qui m'attend là depuis hier soir. Et je m'élance dans les rues d'Aix, complètement fermées, pour 21,1km...
250911-1537
   Je fais le tour du rond point de la Rotonde, la célèbre fontaine d'Aix en Provence,0080 09759 immense carrefour de circulation, complètement entourée de barrières aujourd'hui, et à la merci de l'armée de triathlètes. Comme à mon habitude j'imprime du rythme. La boucle de 7km est à faire trois fois, et je passerais donc trois fois à ce rond point. C'est un régal de voir tout ce monde le long du parcours. J'utilise ma technique habituelle, marcher quelques secondes à chaque ravitaillement, pour boire un ou deux verres de boisson énergétique, et emporter un gel que je prendrais petit à petit jusqu'au prochain ravitaillement, pour amener un flux continue de sucre. J'ai posé le vélo après 3h34' de course, et j'ai déjà bien puisé dans les réserves, il faut que j'apporte du sucre dans la machine si je veux finir ces 21,1km. Ma méthode fonctionne bien, je parcours la première boucle en 27'. 0080 11423Un peu rapide même ! En fait, j'apprendrais le soir que la boucle faisait 6,5km au lieu de 7. Ce sera donc 19,5km au lieu de 21,1... Décevant, au prix où on paye l'inscription, il pourrait y avoir les distances exactes ! Lors de ma deuxième boucle, durant le passage dans un parc un peu boueux (ou bouetteux), j'entends des "Allez Alexandra !" du public, et me  fais doubler par Alexandra Louison, une triathlète professionnelle qui en est à son dernier tour. Son physique est impressionnant, la moitié de ma taille, 40kg, des muscles fins et affutés, on a l'impression que ses pieds ne touchent pas le sol lorsqu'elle court, elle semble voler sur le sol. J'effectue ma boucle en 29'. Je suis bien décidé à reprendre un bon rythme pour en finir avec ce dernier passage, surtout que je double énormément de monde qui craque. Je donne tout, et puis même si je n'y croyais en pas en descendant du vélo, l'objectif du sub 5h se dessine peu à peu, à condition de rien lâcher. Je fais un peu la grimace, mais paradoxalement, je trouve la fin moins dure que lorsque je cours un demi marathon classique, peut être grâce à l'effet des endorphines. J'aperçois enfin le rond point de la Rotonde, signe du finish. 28' pour cette dernière boucle, soit 1h24'55'' pour la course à pied (bon, la distaance est un poil courte). Je profite au maximum de ces derniers hectomètres entourés par les barrières IronMan, il n'y a que trop peu de moment comme celui là dans l'année, alors j'essaie de transformer ces dernières secondes en minutes. J'entends mon nom au micro, et regarde sur ma montre, 4h58'. Je passe sous l'arche d'arrivée en criant un bon coup les poings serrés.
JPC 41250080 15285
0080 18309  
   Il y avait beaucoup de niveau aujourd'hui, je suis 17ème dans ma catégorie, bien loin de la 4ème place que j'avais fait à Montréal. Devant moi, des athlètes de toute l'Europe, tout le monde est venu finir sa saison à Aix. Un peu de déception, mais je suis content de figurer dans le premier 1/5ème des finishers. Et puis si j'arrive à réitérer une performance de ce type sur d'autre demi IronMan, comme le Mooseman que j'avais fait en juin, je peux prétendre à un podium dans ma catégorie. Alors je sais ce qu'il me reste à faire pour 2012. De plus, si je prends autant de plaisir à finir une course comme celle-ci, j'aimerais vraiment savoir ce que ça donnerait sur un IronMan... Mais pour le moment, je prends une bière (tiens, la première de l'année) avec l'ami Alexandre pour fêter l'arrivée, la fin de la  saison, et penser un instant aux milliers de coureurs qui s'élancent à cet instant précis sur le marathon de Montréal, avec beaucoup d'amis parmi eux.
319243 2208157001386 1171260735 32060373 1434702635 nIRONMAN 70.3 FRANCE PAYS D'AIX - 1,9KM+90KM+21,1KM

4h59'05''

Swim : 30'11'' (1'35''/100m, 404ème après Swim)

Transition 1 : 7'33''

Bike : 2h53'19'' (31,157km/h, 413ème après swim+T1+Bike)

Transition 2 : 3'07''

Run : 1h24'55'' (14,909km/h, 4'01''/km, 288ème classement final)

288ème sur 995 arrivants

17ème men 18/24 ans.

Les photos ici.

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